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27 juin 2020 Catégories: Civilisation

Une réflexion importante sur l'état des plus grandes "démocraties", celle des Etats-Unis, celle de l'inde. La démocratie dans les deux cas ne se maintient que pas la violence exercée sur les exploités, castes ou races, il s'agit d'intérioriser la domination, dans un système où chacun trouve satisfaction à en détester et opprimer un autre.

Le pouvoir brutal, fasciste, d'un Trump et des suprématistes blancs aux USA trouve un écho alors dans celui du Modi, le tout en vendant à l'extérieur l'image de Ghandi comme celle de la démocratie amricaine. Mais il y a aussi la tentative par les dalits (les intouchables) de s'identifier à la révolte des noirs américains pour être plus visibles. Tout cela nous parle aussi de nous, si nous savons écouter ce que nous dit Arundhati Roy, cette magnifique rebelle, grand écrivain, marxiste. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

26/06/2020

• 8 juin 2020

« Nous vivons nous-mêmes dans une société assez malade qui semble incapable de sentiments de fraternité, de fraternité, de solidarité ».

Une interview par courriel avec Arundhati Roy

DC: Comment soutenons-nous le mouvement aux États-Unis et comment manifester notre solidarité avec les gens qui manifestent en Inde?

Je suppose que vous voulez parler des protestations massives qui ont éclaté contre le meurtre de sang-froid de George Floyd – le dernier d'une série de meurtres d'Afro-américains par la police américaine blanche. Je dirais que la meilleure façon de soutenir ce mouvement est de comprendre d'où il vient, d'abord.

L'histoire de l'esclavage, du racisme, du mouvement des droits civiques – ses succès et ses échecs. Les manières grossières et subtiles avec lesquels les Afro-Américains en Amérique du Nord sont brutalisés, incarcérés, privés de leurs droits dans le cadre de la « démocratie ».

Et pour comprendre le rôle que la majorité de la communauté indienne aux États-Unis a joué dans tout cela. Avec qui s'est-elle traditionnellement alignée? Les réponses nous en diront beaucoup sur notre propre société. Nous ne pouvons soutenir cette très grande manifestation de rage à travers les cultures et les communautés qui se produit là-bas, si nous abordons nos propres valeurs et actions avec un certain degré d'honnêteté. Nous vivons nous-mêmes dans une société assez malade qui semble incapable de sentiments de fraternité, de fraternité, de solidarité...

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27 juin 2020 Catégories: Civilisation

Une réflexion importante sur l'état des plus grandes "démocraties", celle des Etats-Unis, celle de l'inde. La démocratie dans les deux cas ne se maintient que pas la violence exercée sur les exploités, castes ou races, il s'agit d'intérioriser la domination, dans un système où chacun trouve satisfaction à en détester et opprimer un autre.

Le pouvoir brutal, fasciste, d'un Trump et des suprématistes blancs aux USA trouve un écho alors dans celui du Modi, le tout en vendant à l'extérieur l'image de Ghandi comme celle de la démocratie amricaine. Mais il y a aussi la tentative par les dalits (les intouchables) de s'identifier à la révolte des noirs américains pour être plus visibles. Tout cela nous parle aussi de nous, si nous savons écouter ce que nous dit Arundhati Roy, cette magnifique rebelle, grand écrivain, marxiste. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

26/06/2020

• 8 juin 2020

« Nous vivons nous-mêmes dans une société assez malade qui semble incapable de sentiments de fraternité, de fraternité, de solidarité ».

Une interview par courriel avec Arundhati Roy

DC: Comment soutenons-nous le mouvement aux États-Unis et comment manifester notre solidarité avec les gens qui manifestent en Inde?

Je suppose que vous voulez parler des protestations massives qui ont éclaté contre le meurtre de sang-froid de George Floyd – le dernier d'une série de meurtres d'Afro-américains par la police américaine blanche. Je dirais que la meilleure façon de soutenir ce mouvement est de comprendre d'où il vient, d'abord.

L'histoire de l'esclavage, du racisme, du mouvement des droits civiques – ses succès et ses échecs. Les manières grossières et subtiles avec lesquels les Afro-Américains en Amérique du Nord sont brutalisés, incarcérés, privés de leurs droits dans le cadre de la « démocratie ».

Et pour comprendre le rôle que la majorité de la communauté indienne aux États-Unis a joué dans tout cela. Avec qui s'est-elle traditionnellement alignée? Les réponses nous en diront beaucoup sur notre propre société. Nous ne pouvons soutenir cette très grande manifestation de rage à travers les cultures et les communautés qui se produit là-bas, si nous abordons nos propres valeurs et actions avec un certain degré d'honnêteté. Nous vivons nous-mêmes dans une société assez malade qui semble incapable de sentiments de fraternité, de fraternité, de solidarité...

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Par Alcali Gnammankou

En ces moments où se pose avec acuité la question de la décolonisation de l'espace public dans les pays occidentaux qui ont déporté, réduit en esclavage plus de vingt-cinq millions d'Africains et causé la mort de centaines de millions d'Africains du XVe au XXe siècle (400 millions selon Louise Maes-Diop, in ''Afrique noire, Démographie et histoire''), il faudrait prendre connaissance d'un certain nombre d'informations historiques ou les réexaminer afin que le débat ne soit pas déséquilibré entre les différentes parties.

D'autant plus que l'écrasante majorité des Européens adultes en 2020 ignorent l'histoire des crimes contre l'humanité commis contre les Africains par les royaumes euro-chrétiens du 15e au 20e siècle.

Les Africains aussi connaissent mal cette tragédie d'une inhumanité inégalée dans l'histoire dont leurs ancêtres ont été victimes. Quant aux Afro-descendants, les survivants héroïques de ce Triple Crime contre l'humanité (Razzias-Déportation-Esclavagisation), seule la mémoire transmise par leurs ancêtres leur permet de connaître l'histoire de l'enfer esclavagiste.

Car les anciens royaumes négriers esclavagistes euro-chrétiens ont tout fait pour étouffer, occulter ou travestir dans leur récit national les crimes qu'ils ont perpétré sous haute protection papale et juridique en rendant coupables leurs otages-roitelets-mercenaires africains à qui ils ont imposé la terreur du canon et de l'artillerie pendant des siècles.
 

Trafic de déchets électroniques vers l'Afrique : 34 personnes arrêtées en Espagne

Barrage sur le Nil : accord temporaire entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte

Published in Transatlantique

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Par Alcali Gnammankou

En ces moments où se pose avec acuité la question de la décolonisation de l'espace public dans les pays occidentaux qui ont déporté, réduit en esclavage plus de vingt-cinq millions d'Africains et causé la mort de centaines de millions d'Africains du XVe au XXe siècle (400 millions selon Louise Maes-Diop, in ''Afrique noire, Démographie et histoire''), il faudrait prendre connaissance d'un certain nombre d'informations historiques ou les réexaminer afin que le débat ne soit pas déséquilibré entre les différentes parties.

D'autant plus que l'écrasante majorité des Européens adultes en 2020 ignorent l'histoire des crimes contre l'humanité commis contre les Africains par les royaumes euro-chrétiens du 15e au 20e siècle.

Les Africains aussi connaissent mal cette tragédie d'une inhumanité inégalée dans l'histoire dont leurs ancêtres ont été victimes. Quant aux Afro-descendants, les survivants héroïques de ce Triple Crime contre l'humanité (Razzias-Déportation-Esclavagisation), seule la mémoire transmise par leurs ancêtres leur permet de connaître l'histoire de l'enfer esclavagiste.

Car les anciens royaumes négriers esclavagistes euro-chrétiens ont tout fait pour étouffer, occulter ou travestir dans leur récit national les crimes qu'ils ont perpétré sous haute protection papale et juridique en rendant coupables leurs otages-roitelets-mercenaires africains à qui ils ont imposé la terreur du canon et de l'artillerie pendant des siècles.
 

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