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Le peuple Kongo à une histoire fantastique et une culture qui n'a rien enviée des autres, dans le Royaume Kongo, des enseignements étaient organisées pour les jeunes. et on y apprenait la polémologie, la métallurgie (Ngāgula en Kikongo), la médecine, la philosophie, la minéralogie, la sculpture (académie des beaux arts), etc.

Royaume Kongo

Fondation

 Le Royaume Kongo a été fondé entre 1300 - 1400 par Nimi ALUKENI lorsque les nouvelles populations BANTU, venu du Nord, ont franchi le fleuve à la recherche des nouveaux terrains d'habitation. Le territoire était anciennement occupé par les Ambundu, Constitués en petites unités non unifier. L'empire Kongo était un empire de l'Afrique du sud-ouest, situé dans des territoires du nord de l'Angola, de Cabinda, de la République du Congo, l'extrémité occidentale de la république démocratique du Congo et d'une partie du Gabon. À son apogée, il s'étendait de l'Océan Atlantique jusqu'à l'ouest de la rivière Kwango à l'est, et du fleuve CongoLoje au sud.


 Géographie

À l'époque du premier contact avec les Portugais, l'empire Kongo devait avoir une étendue de plus de 300 000 km2, selon certaines estimations. Une grande partie du sud-ouest de la République démocratique du Congo, du nord de l'Angola ,du Sud de la République du Congo et une partie du Gabon composait cet État. Toute la partie nord et nord-est de l'actuel Angola était des territoires du royaume Kongo dont les frontières s'étendaient sur tout le long du littoral de l'océan Atlantique de tous ces trois actuels pays Angola, République démocratique du Congo et République du Congo (soit des ex-provinces du royaume Kongo : Soyo, Mbata, Pumbu, et des ex-territoires vassaux : Loango, Vili, etc. Cette partie dans l'actuel Angola fut détachée de l'autorité du roi Kongo par un groupe d'aventuriers portugais chassés de Mbanza-Kongo (capitale du royaume Kongo) à cause de leurs activités de commerce d'esclaves que n'approuvait plus le peuple Kongo.

En se réfugiant dans cette partie du royaume Kongo, les aventuriers portugais firent assassiner Dongo, le gouverneur nommé par le roi, avant de procéder à la sécession. Dans la partie ouest de l'actuelle République démocratique du Congo, pays qui tire son nom par la substitution du K par le C (Kongo = Congo), le royaume Kongo s'étendait du littoral de l'océan Atlantique jusqu'à la rivière Kwango, soit toute l'actuelle province du Kongo central jusqu'aux rives du fleuve Kwango.

Le Bandundu actuel est une entité purement politique créée par Mobutu vers les années 60, elle n'existait pas autrefois. L'actuelle ville de Kinshasa était bel et bien un territoire à part entière du royaume Kongo qui s'appelait Pumbu et dont les chefs des terres étaient les clans : Lukeni, Lukunga et Teke, les Humbu n'étant devenu un clan chef des terres que bien après. Les peuples de la province de Kwango, les Yaka, les Lonzo, les Mbata, les Suku, etc. sont des Bakongo. L'empire Yaka fondé vers le xviie siècle était une fabrication des Portugais qui voulaient éloigner les guerriers Yaka du royaume Kongo afin de l'affaiblir militairement.

Dans l'actuelle République du Congo, en dehors de la partie nord tout le reste du pays était un territoire du royaume Kongo. Les ethnies Kôngo parlent divers dialectes du Kincongo, ainsi le Kituba ou le munu-kituba qui est un créole Kikongo, simplifié et véhiculaire. En République démocratique du Congo et parmi les bakongo angolais qui y ont vécu pendant des années comme des réfugiés, le kikongo a cédé beaucoup de terrain au lingala. En République du Congo : Bémbé, Dondo, Kamba, Hangala, Kongo Boko, Kugni, Lari, Manyanga, Mikéngé ou N'Kéngé, Suundi, Bavili, Yombé

En république démocratique : Manyanga, Ndibu, Lemfu, Ntandu, Yombé, Mbata, Besi-Ngombé, Soondo.

Au Cabinda en Angola : Yombé, Woyo, Kotchi, Zombo, Lindji.

Au Gabon il faut intégrer à cette estimation de l'étendue de l'ancien royaume Kongo, tous les territoires frontaliers avec la République du Congo et ceux du littoral de l'océan Atlantique. Car le pouvoir Kongo avait pour ambition le contrôle du littoral de l'océan Atlantique pour l'exploitation du sel marin et des coquillages « N'kodia » qui étaient sa monnaie (symbole repris sous forme d'escargot par l'alliance de Bakongo « Abako » fondée par Nzeza Nlandu en 1957, d'où est venu le premier président du Congo Kasa-Vubu et qui fut aussi à l'origine de l'indépendance du Congo en 1960.


Le royaume Kongo se développa sous plusieurs migrations du VIIe au XVe siècle, puis entra en contact avec le Portugal. Avant l'arrivée des Européens, l'Empire Kongo était un État très développé, avec un large réseau commercial. À part les ressources naturelles et l'ivoire, le pays fondait et commerçait le cuivre, l'or, les vêtements de raffia, et la poterie, disposait d'une monnaie et de finances publiques.

Mais surtout, il pratiquait l'agriculture, la chasse et l'élevage. Il était comme les autres peuples d'Afrique noire organisé sous forme de castes, mais avec une structure beaucoup plus souple que par exemple dans le cas Songhaï. On pouvait par exemple apprendre un métier de son choix en intégrant l'une des grandes écoles du pays. Les plus connues sont les quatre plus prestigieuses, à savoir Kimpasi, Kinkimba, Buelo et Lemba.

Ces écoles toujours d'actualité représentaient le lieu où était formée l'élite Kongo. Si leur accès était relativement libre, toujours est-il qu'il s'agissait d'une longue initiation aux critères de sélection très stricts. A tel point que des "explorateurs" comme Bittremieux, qui tentèrent de comprendre l'enseignement (en vain), en conclurent qu'il s'agissait de cultes secrets ou ésotériques. Il n'en n'est rien mais on imagine cependant le niveau de cet enseignement (toujours en vigueur) à fortiori pour un étranger à cette culture.

Au cours de ses voyages le long de la côte africaine dans les années 1480, le navigateur portugais Diogo Cão fut le premier à évoquer un grand empire qui contrôlait le commerce dans la région. En 1483, il rendit visite à Ntinu Nzinga Nkuwu dans sa capitale, Mbanzaigname et d´échange de houe et d´arme contre de l´ivoire avec les populations de l´intérieur de l´Angola. Il persuada difficilement le roi d'ouvrir le pays aux Portugais. Les six États de l'Empire étaient Soyo, Ndamba, Mbemba, Bata, Luangu et Nsundi. Le dernier fut le premier à tomber sous le protectorat portugais. Des missionnaires catholiques arrivèrent dans la région en 1490, l'années suivante, Nzinga Nkuwu fut baptisé et prit le nom de Ndo Nzuawu. Cão crut alors la voie libre pour se procurer des esclaves et le tenta.

Cependant, Nzinga Nkuwu était décidé à ne pas faire de son royaume un lieu de traite. Il fit capturer en échange les missionnaires portugais et les fit tuer à chaque mois de retard dans le retour des captifs Kongo. Sous Nzinga Nkuwu les relations se refroidirent avec le portugal et ne s'améliorèrent guère jusqu'à sa mort. Elles auraient certainement empiré n'eut été la mort de son fils, Mpanzu a Nzinga, qui était lui contre toute forme de relations avec le portugal.

Prétendant favori à la succession de son père (la succession se faisait par élection et il n'était pas systématique qu'un fils succède à son père), Mpanzu a Nzinga, soutenu par les représentants votants des clans et des corps de métiers Kongo, désirait écourter au plus vite les relations avec le portugal. Cela lui couta la vie lors d'un attentat, le jour de son accession au trône. Kongo.Le royaume Kongo était alors à son apogée grâce à la production d´

Son frère, Mvemba Nzinga fut baptisé au catholicisme et prit le nom d'Afonso (Ndo Funsu).

Mvemba Nzinga, qui avait été largement influencé dès son enfance par "l'encadrement missionnaire", devint roi à la suite de l'assassinat de son frère (par un soldat portugais). Mvemba Nzinga envoya son fils Lukeni Lua Nzinga au Portugal qui devint plus tard le premier évêque africain de l'histoire de l'Église catholique. La capitale fut renommée São Salvador (Saint-Sauveur). Dans les décennies qui suivirent, l'Empire Kongo tomba dans la spirale du commerce d'esclaves planifiée par les commerçants du Portugal et d'autres pays européens.

Les conséquences commençaient à se faire sentir pour l'Empire, et en 1526, le Manikongo écrivit au Roi Jean III de Portugal, lui demandant de mettre fin à cette pratique. Sa requête reçut une réponse cynique et les relations entre les deux pays s'envenimèrent. Fortement affaibli par la dépopulation et victime des incursions des États voisins sous impulsion portugaise et néerlandaise ensuite, l'Empire Kongo se trouva sur le déclin. Les Portugais profitèrent de la situation pour augmenter leur prélèvement d'esclaves dans la région. Sous la pression coloniale croissante, l'Empire avait déjà perdu son indépendance au XVIIe siècle, puisque les Portugais, puis les Anglais (suivis par les Britanniques) étaient maintenant ceux qui intronisaient les rois, en remplacement du vote populaire.


Le royaume se disloqua, chaque province sous tutelle portugaise, britannique ou libre devenant indépendante. La lutte pour la réunification commença et au besoin, les anciennes provinces furent rebaptisées par l'envahisseur, créant par là des ethnies artificielles. A cette époque déjà, en territoire conquis, l'enseignement de la bible et des valeurs occidentales se faisait dans tous les villages et villes soumis, par la force chaque fois que possible. On bastonnait les vieillards et violait les femmes, on brûlait et pillait les villages et villes. Les provinces occupées étaient en proie à des luttes pour leur souveraineté, mais cela ne suffit à les libérer.

Au cours de la bataille d'Ambuila en 1665, les forces portugaises en provenance de l' actuelle Angola, c'est à dire des zones conquises, accompagnées des troupes soumises furent en mesure de vaincre les forces du Roi Antoine Ier du Kongo. Antonio fut tué avec beaucoup de ses lieutenants, ainsi que l'auteur Luso-Africain Manuel Roboredo, qui avait essayé d'empêcher cette dernière bataille.

Cependant, l'État Kongo continua d'exister, ou tout au moins formellement, durant deux siècles, jusqu'à ce que sa division soit décidée entre le Portugal, la Belgique (en fait Léopold II de Belgique), et la France par la Conférence de Berlin en 1884-1885. Il faut retenir cependant que les luttes persistèrent jusqu'aux indépendances, par exemple avec Ana Nzinga, qui tenut en échec les coalitions portugaise, néerlandaise et britannique pendant près de trente ans et réussit à freiner l'expansion de la traite sur territoire Kongo.

Cependant, les densités de populations de l'époque, qui étaient de 35 hab/km2 chutèrent dramatiquement à 5 habitant par km carré au début XIXe siècle... La traite avait fait son œuvre de dépeuplement sanglant et le colonialisme venait à grand pas saigner encore le peuple Kongo comme les autres peuples de la région.

Organisation politique


Le royaume Kongo se développa après plusieurs migrations bantoues du viie au xve siècle dans une zone peuplée de Baka. Ces groupes indépendants ont été unifiés sous la direction de l'un d'eux et organisés en royaume. Le pouvoir du roi kongo, le Manikongo, est d'abord de nature spirituelle, cette autorité lui étant assurée par des pouvoirs surnaturels et divinatoires lui donnant accès aux ancêtres. En principe, les rois étaient élus par les anciens parmi les membres éligibles des 12 clans Kongo.

Le Royaume Kongo comprenait six provinces ( Mpemba, Nsundi, Mpangu, Mbata, Mbamba et Soyo). Celui-ci était dirigé par un monarque parfois appelé Manikongo (Mani Kongo). Les Kongos (les Bakongo, les suivants de Kongo. Sing.: N'kongo) composaient majoritairement l'ensemble de l'Empire, ou plutôt une confédération des États Kakongo, Loango et Ngoyo subordonnés par le Royaume Kongo dont les rois étaient nommé de plusieurs manières:

* Ntinu: chef militaire, celui qui a à sa charge la défense nationale

* Mwene: celui qui pourvoit aux besoins du peuple

* Mani: celui qui représente la volonté du peuple

Mani, si c'est l'expression la plus rencontrée dans la littérature occidentale est moins utilisée que Ntinu par les Kongo. En effet, Mani désigne aussi bien un gouverneur (Mani Soyo).

* Mfumu: désigne quant à lui la notion de responsable au sens administratif comme au sens social.
Calendrier (jusqu'à la rivière). Comme dans beaucoup de régions de l'Afrique centrale ou de l'ouest, un calendrier basé sur la "semaine" de quatre jours était en vigueur; trois jours ouvrables et un jour pour le marché:

* "Semaine" = 4 jours

* Mois = 7 "semaines"à

* Année = 13 mois 1 jourAvec la venue du christianisme, le calendrier chrétien a pris de plus en plus la place de ce calendrier.

La langue Kongo

Cette population a une langue, très riche. Cette langue est de souche Bantoue, elle est proche des langues comme le Xhosa, le Zouloue, le Soto, au Souto, Swazi ... Elle emprunte certaines expressions des langues portugaises. Elle est langue nationale en Angola, on peut à l'occasion l'écouter sur Radio Luanda. Elle fait partie des 4 langues nationales ans l'ex Zaïre. Au Congo-Brazza, elle est une des 2 langues nationales. C'est une langue très riche et dispose de certaines ressources didactiques entretenue par des missionnaires Belges, Portugais et Français.

Les savoirs

Le peuple Kongo à une histoire fantastique et une culture qui n'a rien enviée des autres, dans le Royaume Kongo, des enseignements étaient organisées pour les jeunes. et on y apprenait la polémologie, la métallurgie (Ngāgula en Kikongo), la médecine, la philosophie, la minéralogie, la sculpture (académie des beaux arts), etc.

La gestion de la philosophie, de la littérature et des arts


L'éclosion de la culture et des arts dans le royaume de Kongo est une donnée très importante pour saisir le prodigieux développement de la métallurgie-bijouterie, de la poterie, de la sculpture, du tissage et de la vannerie. La production d'objets de la vie quotidienne et d'un art de luxe et de prestige où les motifs de décoration ou d'ornementation sont d'exécution très soignée et la maîtrise du travail de représentation des formes humaines ou animales faisant preuve de professionnalisme et où l'abstraction et l'expressionnisme sont de rigueur, démontre la finesse de la statuaire kongo.

Le contrôle de la production, la réglementation de la distribution et de la commercialisation des produits, de même que la détermination de la destination finale desdits produits dans leur utilisation (selon qu'ils seront domestiques ou profanes, ou qu'ils seront de fonction religieuse et sacrée), attestent le souci de la royauté de contrôler la gestion de la culture en général et des arts en particulier. Lorsque l'on parle de la philosophie traditionnelle kongo ou africaine, plus d'un souhaite qu'il soit plutôt fait usage des termes «art de penser », celui-ci conduisant à la sagesse.

Il est vrai que les énigmes, les proverbes (ngàna) et les devinettes sur la cosmogonie, l'origine du monde, l'origine de la nature et la place de l'homme, etc., introduisent parfaitement à des exercices sur la Connaissance et la Logique, catégories essentielles de la philosophie. Lorsque l'on parle de la grande sagesse des Mani Kongo et autres dignitaires du Conseil des 24 sages*, qui régnèrent respectivement vers le milieu du XIIè et la fin du XVIè s., beaucoup s'ingénient à mettre en évidence leurs facultés à lier la conjonction des constellations (bwetete) et le cycle des saisons, l'arrivée des Portugais à l'intérieur du royaume et la perte du contrôle sur le commerce, etc.

L'art de penser aurait ainsi préoccupé les moralistes, les juges traditionnels, les experts de la connaissance et les docteurs de la pensée (Nga) qui ont rivalisé pour déterminer les canons du raisonnement et du jugement (lufundusu).

Des écoles philosophiques ont essaimé dans le royaume à partir du XIIIe-XIVes. mettant en évidence la lutte idéologique opposant traditionalistes et modernistes, conservateurs et réformistes, tenants de la religion et du mysticisme contre les tenants de la laïcité et de l'évolution. C'est au sein de cette lutte entre courants idéologiques, qu'il faut rechercher le cheminement de la philosophie traditionnelle kongo et établir les catégories du vrai ( bu kedika, ludi) et du faux (luvùnu), du bien (bubote) et du mal (bubi).

La sagesse (bù ndwenga), l'intelligence (mayéla), la finesse du raisonnement (dyéla) et de la connaissance (bù zaayi), dont font preuve les docteurs (nganga) et les maîtres (Nga, titre ou dignité reconnue à un expert) de la Vérité (kikédika), et la logique expriment la lutte entre deux courants opposés, le conservatisme et le rationalisme

En cultivant lors des jugements, la recherche des arguments, des causes et des motifs des faits et phénomènes, avant de décider de la raison (bùngu) et repousser ainsi le mensonge (bùngùngu) ou la ruse (bù ngàwa)

*Depuis Nimi a Lukeni le fondateur de Kongo dia Ntotela au milieu du XIII' siècle, jusqu'à Nzinga Kuwu (fui du XV' s.) et de son fils Mbemba Nzinga ou Affonso ler (début du XVI' s.), les Bakongo entretiennent le souvenir de grands dignitaires siégeant au Conseil des sages (sorte de Conseil d'État composé de douze à quatorze membres), le souvenir impérissable de détenteurs de la sagesse, de l'intelligence et de l'art de bien gouverner.

Les Ecoles Initiatiques du Rayaume Kongo

On pouvait par elo et Lemxemple apprendre un métier de son choix en intégrant l'une des grandes écoles du pays. Les plus connues sont les quatre plus prestigieuses, à savoir Kimpasi, Kinkimba, Bueba. Ces écoles, toujours d'actualité formaient l'élite Kongo. Ces écoles, toujours d'actualité formaient l'élite Kongo. Si leur accès était relativement libre, toujours est-il qu'il s'agissait d'une longue initiation aux critères de sélection très stricts.


Le Kimpasi est la plus grande des institutions initiatiques des Bena Kôngo. Cette université de la forêt tropicale était destinée à former les prêtres traditionnels ; c'était donc une école d'initiation sacerdotale, une académie de la prophétie divine. Le pays disposait de trois institutions initiatiques, les deux autres étant le Kinkîmba et le Lêmba. Si les enseignements de ces dernières institutions étaient, à l'instar de ceux du Kimpasi, centrés aussi sur la connaissance de Dieu et de la divinité de l'homme, Ils n'avaient pas pourtant le caractère sacerdotal.

Le Kinkîmba et le Lêmba étaient donc des écoles du petit mystère, des écoles destinées à créer de bonnes conditions de vie dans le pays. Le Kinkîmba était une académie martiale, ce qui peut se justifier par le symbolisme du serpent (le python) qui le caractérise ; car le python (mboma) est le symbole par excellence de la puissance martiale en Afrique.

L'initiation martiale chez les Bakôngo était l'affaire de l'académie Kinkimba. Le mystère du Kinkîmba a régné en maître sur la côte ouest du Royaume Kôngo, depuis le territoire des Bayômbe, jusqu'au Luangu )en passant par les Bawoyo situés à l'embouchure du Fleuve Kongo.

Sur le plan étymologique, le terme Kinkîmba vient du verbe kîmba qui veut dire courir et il montre que cette initiation était liée aux prouesses physiques.

Que le Kinkîmba fût une académie militaire se voit au symbolisme du serpent qui lui est attaché. Chez les Bawoyo, à la fin de son initiation, l'élève du Kinkîmba devait être léché par un serpent vivant. Quant à l'académie Lêmba, elle s'occupait de l'initiation civile ; il était donc le garant de toutes les connaissances humaines non-martiales, entre autres la connaissance de l'art du gouvernement et de la guérison.

Le mystère civil par excellence au Royaume Kôngo est le Lemba. Le Lêmba est l'école initiatique qui dominait au Nord du Royaume Kôngo. Sur le plan étymologique, le mot lêmba, vient du verbe lêmba qui veut dire apaiser. Le Lêmba avait donc pour tache de pacifier le pays en apaisant les forces négatives : maladie, crise, tension entre les Bena kôngo, etc.

Référence:

''Histoire et civilisation Kongo''.

 Publication de l'Association Mbanza-Kongo pour la Culture
C.A

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