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“En 1236, les Africains avaient déjà une constitution “, Pr Kum’a Ndumbe III

C'est au XIIIème siècle, dans une région qui est devenue le Mali actuel que se situe le « pays mandingue» et sa capitale - Dakadjalan -, où va régner Soundjata Keïta, qui n'aura de cesse d'accomplir sa mission, l'abolition de l'esclavage sous toute ses formes et sur toute l'étendue de son empire. Pour mener à bien son action, il fait prêter serment aux chasseurs sur la « Charte du Manden », Manden Kalikan.

Son exigence de liberté, son œcuménisme, son refus de l'abandon des plus faibles et sa volonté d'organiser la solidarité dans le cadre de l'intérêt général, guident Soundjata qui, avec la Charte du Manden, replace l'homme comme référence première et proclame ici son attachement aux principes fondamentaux de l'harmonie sociale et des droits humains (au sens human right).

A partir d'éléments de civilisation, récits, chants et mythes, feu le Professeur Youssouf Tata Cissé, qui était un des grands initiés du Manden et le découvreur de cette charte dans les années soixante, nous donne ici à comprendre la grande histoire de l'Afrique et du Mali.

 Histoire qui fait de l'Afrique une pionnière dans la proclamation et l'application universelle des droits de l'homme. Reconnue par la suite au niveau international, la « Charte du Manden », Manden Kalikan, dont cet ouvrage narre la genèse et les modalités de découverte par le professeur Youssouf Cissé, a été inscrite par l'UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2009 (ITH/09/4.COM/CONF.209/13 Rev.2, Paris, 23).


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XIIIe siècle, alors qu'il achève la construction de l'empire du Mali, le souverain Soundjata Keïta réunit les notables afin qu'ils établissent une charte de vie commune. Transmise de génération en génération, la Charte du Mandé est fondée sur des valeurs encore profondément ancrées dans la société soudano-sahélienne. Cette déclaration africaine des droits humains constitue un apport majeur à la grande conversation planétaire sur le destin de notre humanité.

La Charte du Mandé est suivie de textes classiques du Mali en éloge à la nature, la fraternité, la noblesse d'âme, traduits tantôt par l'ethnologue Youssouf Tata Cissé, tantôt par l'écrivain Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Calligraphe et designer textile, Aboubakar Fofana nous en offre une interprétation pictographique des plus expressives. Sur fonds de papiers japonais ou de cotonnades teints à l'ancienne, la puissance graphique des signes nous plonge aux sources mêmes de la culture africaine. 

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