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La santé mondiale entre racket et biens publics-partie XI

« Nous savons qu'une bonne santé contribue à l'amélioration du développement résultats » a déclaré Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. Et d'ajouter : « Ce qui n'a pas encore été clairement compris, c'est l'impact de la mauvaise santé sur les résultats en matière de développement».

 Matshidiso Moeti : « Ce qui n'a pas encore été clairement compris, c'est l'impact de la mauvaise santé sur les résultats en matière de développement »

 Pourtant les solutions semblent évidentes

Une réorientation des politiques publiques vers le secteur de la santé semble inévitable, si l'Afrique veut atteindre un vrai développement. D'après le journal The Globalist, « bien que l'Afrique supporte un quart du fardeau mondial de la maladie, elle n'a que deux pour cent des médecins du monde ».

« Bien que l'Afrique supporte un quart du fardeau mondial de la maladie, elle n'a que 2% des médecins du monde ».

Si les dépenses en santé peuvent paraître secondaires pour les Etats africains, de nombreuses statistiques prouvent qu'une meilleure politique sanitaire est bénéfique pour l'économie. D'après une étude menée par plusieurs chercheurs de l'université de Harvard, l'augmentation d'un an d'espérance de vie de la population d'un pays, équivaudrait à une augmentation de 4% de son produit intérieur brut (PIB).

D'après l'OCDE, une augmentation de 1 % de l'espérance de vie se traduirait par une augmentation de 6 % du PIB total et de 5 % du PIB par habitant. D'après l'OCDE, une augmentation de 1 % de l'espérance de vie se traduirait par une augmentation de 6 % du PIB total et de 5 % du PIB par habitant. Dans son rapport, l'OMS indique également qu'en mettant en œuvre les politiques sanitaires exigées par les objectifs de développement durable, les pays africains pourront économiser près de 47% les coûts de productivité induites par les maladies d'ici 2030.

Pour l'institution, l'atteinte de ces objectifs passe par l'accélération de la mise en œuvre des différentes stratégies de lutte contre le SIDA, la tuberculose, le paludisme et les maladies tropicales négligées. Au-delà des infrastructures sanitaires les gouvernements doivent également investir dans la formation du personnel afin d'augmenter l'accès pour tous à des soins équitables, et à l'assurance maladie universelle. De plus, la mobilisation des recettes fiscales doit être améliorée pour permettre aux Etats de mieux financer les dépenses prévues dans le secteur de la santé.

Enfin, la contribution du secteur sanitaire au PIB de l'Afrique pourrait connaître une véritable embellie si les pays du continent développaient une véritable industrie pharmaceutique pour répondre aux énormes besoins en santé de leurs populations. D'après la CEA, l'Afrique pourrait représenter la deuxième opportunité d'affaires au monde dans le secteur de la santé avec 14% de part de marché d'ici 2030. En investissant dans la santé, le continent pourrait créer 16 millions d'emplois supplémentaires et par là, réduire ses importations de produits pharmaceutiques.

Moutiou Adjibi Nourou
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*Le dollar international est une unité de compte, qui possède le même pouvoir d'achat dans un pays donné que le dollar américain aux États-Unis, à un moment donné. Il est couramment utilisé par les organisations internationales, comme l'Organisation des Nations unies (ONU), la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI).

source:https://www.agenceecofin.com/la-une-de-lhebdo/0305-65837-l-afrique-ne-peut-pas-supporter-25-du-fardeau-mondial-des-maladies-avec-2-des-medecins-de-la-planete

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