• Font size:
  • Decrease
  • Reset
  • Increase

L’Italie, terre d’émigration massive aujourd’hui farouchement anti-migrante

Par Charlotte Boitiaux Dernière modification : 19/09/2018

Depuis l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite italienne, la politique migratoire s'est considérablement durcie. Pourtant, les Italiens ont eux-mêmes migré au XXe siècle en quête d'une vie meilleure. Certains ont fui les difficultés économiques, d'autres le régime autoritaire de Mussolini.

Ses slogans de campagne donnaient le ton : "Stop à l'invasion", "les Italiens d'abord", et son programme était radical : expulser 500 000 clandestins installés dans le pays. Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2018, Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur italien - d'extrême-droite - s'évertue à mettre en place ses promesses électorales. Le gouvernement italien entend ainsi accélérer les expulsions de migrants, multiplier les centres de rétention et les accords de rapatriement avec les pays d'origine. Matteo Salvini a déjà interdit aux navires de secours de jeter l'ancre dans les ports du pays et a annoncé son intention de "donner un bon coup de ciseaux dans les cinq milliards d'euros" consacrés chaque année à l'accueil des demandeurs d'asile. Pourtant, jusqu'au milieu du XXe siècle, l'Italie a surtout été une terre d'émigration. Petit rappel de l'histoire migratoire du pays.

1-La France, 3e destination des immigrés italiens avant la Première Guerre mondiale

Au début du siècle dernier, et jusqu'à la Première Guerre mondiale, plus de 10 millions d'Italiens ont quitté la péninsule. Les premiers ont traversé l'océan en direction des États-Unis, attirés par l'eldorado américain. Les seconds tentent leur chance en Argentine. Les autres ont pris le chemin de la France – qui subit un déclin démographique et manque de main d'œuvre.

Imhotep

imhotep imhotep2 

Pour soutenir nos efforts

Faites un don à l'institut Per aâ n Imhotep pour soutenir nos efforts.

Amount: 

devenir-membre-home