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Affaire d'État: financement criminel de la campagne de Sarkozy Nicolas et meurtre avec préméditation du Combattant Mouammar el-Kadhafi

 [ LES PREUVES DE L'ARGENT LIBYEN ]

La Note Koussa et les 50 millions : Chapitre 30 des ''Compléments du guide''.

https://www.mediapart.fr/journal/france/221117/la-folle-histoire-de-la-note-moussa-koussa?onglet=full 

Cette note est peut-être la pièce la plus importante de cette affaire libyenne. En tout cas, c'est la révélation par Mediapart de ce document le 28 avril 2012, en plein entre-deux tour de la présidentielle, qui a lancé "l'affaire Kadhafi". Ce document, daté du 9 décembre 2006, fait état d'un accord de financement à hauteur de 50 millions entre le régime libyen et le clan Sarkozy pour la campagne présidentielle de 2007. Cette note, signée par le chef des services secrets extérieurs libyens Moussa Koussa, est un ordre direct, donné à Bachir Saleh, directeur du principal fond d'investissement du régime.

Ce document, tous les experts graphologues l'ont authentifié. Certains utilisent même des techniques d'authentification qui n'existaient pas en 2006, à l'époque de la rédaction et qui, de ce fait, semblait délicate à contourner. Cependant, très vite après la publication de Mediapart, Moussa Koussa et Bachir Saleh démentent avoir signé le papier. Seulement, depuis, leurs versions ont quelque peu évolué. Nous vous invitons à lire l'histoire de Bachir Saleh plus bas, lorsque nous racontons la tentative d'assassinat dont il a été victime. Voici comment Moussa Koussa a progressivement changé sa version.

Moussa Koussa a été entendu par les juges français au Qatar, pays où il a trouvé refuge le 5 août 2014. Prêtez attention à la manière dont les juges rendent compte de cette entrevue. La voici livrée sous la plume d'Arfi et Laske :

"Moussa Koussa est dans un premier temps catégorique dans sa réponse : « Il s'agit d'un faux, car la signature est fausse. Ce n'est pas ma signature. » Mais le maître espion libyen ne semble pas parler spontanément. Les juges notent sur le procès-verbal : «Mentionnons que le témoin lit une feuille.» Ils s'étonnent : Vous lise —z un document, de quoi s'agit-il ? C'est un papier spécial privé. La signature sur la note est fausse. —

— Pourquoi avez-vous besoin d'un document pour répondre à nos questions sur la note arguée de faux? Numéro 1, le document est faux. Ce sont des idées que point par point... ce sont des points de mémoire.  —

Plus l'audition avance, plus Moussa Koussa nuance son propos. Il finit par admettre que le « contenu [de la note – nda] n'est pas faux ». Et quand les juges le relancent pour lui demander de préciser ce qui est vrai dans ce document, il répète :

« Son contenu, son origine. » Puis il ajoute, comme saisi par une inquiétude : « Le contenu de ce document, c'est ça qui est dangereux. Je ne vous ai pas dit que c'était faux ou pas faux. [...] Mais ne m'introduisez pas dans cette histoire» . "

Les carnets de Choukri Ghanem :

https://www.mediapart.fr/journal/international/270916/un-carnet-consignait-en-2007-les-millions-libyens-de-nicolas-sarkozy?onglet=full 

Choukri Ghanem, "M. Thune n°2", est un ancien premier ministre et ministre du pétrole libyen. Malgré sa mort en 2012 (voir plus bas) des carnets de sa main ont été retrouvés. Ils sont d'un importance capitale pour l'enquête. D'abord, attardons-nous sur les circonstances de découverte de ce carnet. Ces carnets ont été découverts tout à fait par hasard par la justice norvégienne. Enquêtant sur un vaste système de corruption concernant son fleuro pétrolier et chimique national Yara, la police norvégienne a mis la main sur les carnet de Choukri Ghanem au domicile de son gendre, aux Pays-Bas.

Passés entre les mains de trois justices européennes et authentifiées par chacunes, ces carnets sont d'une valeur inestimable pour l'enquête. Dans ces carnets est retranscrit le compte-rendu d'une réunion tenue le 29 avril 2017, une semaine après le premier tour de notre élection présidentielle. Durant cette réunion, les versements de 6.5 millions d'euros à Sarkozy ont été confirmés.

Bachir Saleh dit en avoir transféré 1.5 millions, Saïf al-Islam Kadhafi (le fils) 3 millions et les 2 millions restants ont été versés par Abdallah Senoussi, le chef du renseignement intérieur libyen. De plus, ces carnets ont été rédigés en 2007, en pleine lune de miel entre la Libye et le clan Sarkozy. Il n'y a donc aucune raison de croire – contrairement à ce qu'affirme la défense de Sarkozy – que les accusations de financement libyen serait une revanche destinée à lui faire payer le déclenchement de la guerre en Libye en 2011.

Imhotep

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