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Origine et évolution de l'humanité

- La seconde, celle du polycentrisme ou encore théorie multirégionale, (ou modèle du Candélabre) soutient que les différentes races actuelles sont issues d'une évolution parallèle sur chaque continent de l'homo erectus qui avait émigré hors d'Afrique. Elle est défendue par des paléontologues comme Milford H. Wolpof et Wu Xhingzi.

Une troisième théorie intermédiaire dite réticulaire imagine des échanges constants de gènes entre les populations de l'Asie et de l'Afrique par le biais de migrations fréquentes réciproques. Par ce phénomène d'échange les deux continents auraient ainsi contribué à constituer le patrimoine génétique des premiers hommes modernes. Les hommes modernes auraient alors un double berceau l'Afrique et l'Asie.

Paléontologie

En 1988, les paléontologues Günter Bräuer, Reiner Protsch, Christopher Stringer concluent à l'origine africaine monogénétique de l'homme moderne. En 1994, dans la revue ANKH, Günter Bräuer, paléo-anthropologue de l'Université de Hambourg, en Allemagne, fait le point sur le modèle "Out of Africa" c'est-à-dire sur la thèse de l'origine monogénétique africaine de l'homo sapiens sapiens :

"... l'homme anatomiquement moderne s'est développé il y a un peu plus de 100 000 ans en Afrique subsaharienne, à partir d'une lignée évolutive facile à suivre. Cet homme moderne s'est répandu dans le Nord et au Proche-Orient".

Il apporte de nouvelles données confortant ce modèle, en 1996 à Dakar (Sénégal), lors du colloque international "L'oeuvre de Cheikh Anta Diop et la Renaissance africaine au seuil du 3ème millénaire" confortant le modèle "Out of Africa". Puis en juin 1998, dans le cadre du colloque Humanity from African Naissance to Coming Millenia - Colloquia in Human Biology and Palaeoanthropology, qui s'est tenu à Sun City en Afrique du Sud il procède à une analyse critique du modèle "Out of Africa" en essayant de cerner d'une part le processus de "modernisation" de l'homme en Afrique à partir d'un homo sapiens archaïque et d'autre part le processus de remplacement des populations humaines archaïques par les hommes modernes dans les différentes régions du monde, en Afrique, en Europe, en Asie orientale et en Australie.

Ce remplacement s'est-il produit selon un phénomène biologique complexe impliquant des croisements entre populations modernes nouvellement arrivées et populations archaïques locales ou bien s'est-il déroulé "brutalement" sans mélange entre les deux types de populations et aboutissant à l'extinction des populations archaïques ? Si les plus récentes données archéologiques et analyses anthropologiques paraissent confirmer l'antériorité de la présence des "near-modern humans" en Afrique subsaharienne, des spécialistes s'interrogent néanmoins sur le ou les scenarii qui ont mené jusqu'à l'humanité contemporaine. Tout récemment l'annonce a été faite de la découverte de nouveaux fossiles d'homo sapiens en Éthiopie, datant de d'environ 160 000 ans (homo idaltu). Les études qui en ont été faites notamment par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw et américain Tim D. White, permettent d'affirmer encore :

"Their anatomy and antiquity constitute strong evidence of modern-human emergence in Africa" et que "... modern human morphology emerged in Africa long before the Neanderthals vanished from Eurasia".

Crâne fossile OMO1 : homo sapiens sapiens découvert par le paléontologue Louis Leakey, en 1967, dans le sud de l'Ethiopie (Kibish Formation). Initialement daté de 130 000 ans, il a été récemment re-daté par une équipe de chercheurs australiens et américains. Cette nouvelle datation fournit 195 000 ans ± 5000 ans, faisant de ce fossile le plus ancien représentant de l'homme anatomiquement moderne bien daté. Cf. Nature, vol. 433, 17 february 2005. De plus, les récentes études démontrant la discontinuité génétique entre les homo sapiens sapiens (hommes modernes) et les homo neandertalensis (hommes de Neandertal) renforcent encore la théorie de l'origine monogénétique africaine de l'homme moderne tout en rendant toujours plus irrecevable au plan scientifique l'hypothèse polycentrique.

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