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CRISE EN RÉGION ''ANGLOPHONE'' AU KAMERUN: ET SI ON AVAIT AFFAIRE À DES ''OPÉRATIONS FAUX DRAPEAU'' ("false flag" en anglais)

 Des mouvements séparatistes prennent le relais

En janvier 2017, les mouvements SCNC et Consortium prônent le fédéralisme, puis la sécession. Des appels à la violence et de fausses informations enflamment les réseaux sociaux. Le gouvernement fait interdire les activités des mouvements séparatistes et tente de lancer un contre-campagne de communication sur les réseaux sociaux.

Le ton monte

De nombreux militants, du Consortium et du SCNC sont arrêtés et font l'objet d'une enquête judiciaire. Du matériel de propagande est saisi, ainsi que des preuves de financements provenant de la diaspora camerounaise anglophone basée en Afrique du Sud, USA, Grande-Bretagne, Canada, etc. Le gouvernement coupe l'Internet dans les régions anglophones à partir du 17 janvier.

Mesures d'apaisement

Les autorités multilplient les initiatives pour tenter d'appaiser la situation. Le ministre de la Justice annonce la création d'une faculté des Sciences juridiques et politiques à Buea, ainsi que des départements d'English Law dans les universités de Douala, de Maroua, de Ngaoundéré et de Dschang. L'enseignement du droit public est programmé dans les universités de Buea et de Bamenda et une section de la Common Law est annoncée à l'ENAM (école de la magistrature). Le Président Biya initie une Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ainsi qu'un projet de loi modifiant l'organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême, pour y intégrer une section de la Common Law.

Deux anglophones sont nommés généraux de brigade, de même que de nouveaux préfets à la tête des départements, de nouveaux secrétaires généraux et inspecteurs généraux dans les régions. Le 20 avril, l'internet est rétabli et le chef de l'Etat ordonne la fin des poursuites contre les principaux leaders des mouvements anglophones. Le terme « régions anglophones » est banni du discours officiel à propos des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Avènement du terrorisme

Le 18 et 22 septembre, des bombes éclatent à Bamenda et à Douala, laissant penser que des éléments radicalisés tentent de destabiliser le pays. Des séparatistes annoncent une « déclaration d'indépendance » pour le 1er octobre. Le Secrétaire général de l'ONU se dit très préoccupé par la situation.

Dominique Flaux

Imhotep

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