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CRISE EN RÉGION ''ANGLOPHONE'' AU KAMERUN: ET SI ON AVAIT AFFAIRE À DES ''OPÉRATIONS FAUX DRAPEAU'' ("false flag" en anglais)

Quand le même Omgba Damase organisait depuis 1990 les milices terroristes Beti, Amougou Noma et bien d'autres "elites" Beti trônant aujourd'hui à la tête de la communauté urbaine de Yaoundé et au gouvernement furent très actifs dans le rôle de recrutement et de distribution des armes de guerre aux jeunes de familles Beti pauvres.

Reconnu comme un proche de Paul Biya pour ses relations idylliques avec la famille présidentielle, Amougou Noma fut l'un des administrateurs de la société Patrice Bois, une entreprise du secteur forestier dont l'actionnaire principal est Franck Emmanuel Biya, plusieurs fois accusée par les Ongs internationales de défense de la nature de piller les forêts camerounaises. Combattre la grande criminalité au Cameroun reviendrait à se désolidariser de ces gangs nourris, armés et entretenus qui, en contre partie des missions crapuleuses, demandent la liberté d'opérer à leur propre compte. Or les kleptocrates de la République sont-ils prêts à un tel sacrifice ? A vous d'en juger.

Il n'est point besoin de noter que, pour une efficacité des opérations criminelles, la collaboration de quelques fripons de l'armée camerounaise et des forces de l'ordre est requise. Raison pour laquelle ces hommes en tenue sont montrés du doigt. Au mois de septembre 2007, nous apprenions de La Nouvelle Expression que, parmi les trois individus appréhendés à Yaoundé au domicile de Mgr Antonio Ariotti, le Nonce apostolique, un gendarme en service à Bafoussam et un policier en fonction à Ebolowa avaient été identifiés.

L'autre malfrat était quant à lui un chef de gang bien connu. En 1999, dans sa livraison du 11 Août, La Nouvelle Expression révélait que les autorités françaises au Cameroun étaient informées d'un réseau de braquage de véhicules de luxe à Yaoundé dont faisaient partie des officiers supérieurs de l'armée de notre pays. La présidence de la République en était informée, mais de toute évidence a opté pour un silence complice.

Tous ces faits traduisent en réalité une volonté machiavélique d'un système qui soumet les populations par une domination accrue. Il faut donc reconnaître que les forces armées du Cameroun, qui tuent et massacrent des jeunes dans la rue, ne peuvent pas voler au secours d'un peuple en détresse. De nombreuses tentatives d'assassinat, bien souvent déguisés en accidents de voitures et des agressions dans la rue ou à domicile, sont classés sans suite pour protéger les commanditaires. Mgr Victor Tonye Bakot, archevêque de Yaoundé ne le démentira pas.

Patrick de Saint-Exupéry, faisant référence au génocide des Tutsi au Rwanda de 1990-1994, dans son ouvrage intitulé ''L'Inavouable'', sur la « guerre révolutionnaire », nous explique qu'il y a selon lui, et selon les confidences qu'il a reçues, une conjonction entre l'évolution de cette doctrine et celle d'une partie de l'armée française, essentiellement constituée autour des forces spéciales et/ou des ex-régiments coloniaux : l'infanterie de marine, la Légion, les commandos de la DGSE. Ces forces auraient fait une sorte de « coup d'État » en prenant leur autonomie au sein de l'armée française, avec la bénédiction de François Mitterrand.

Cette autonomisation s'est faite autour de la continuité et la prospérité d'une doctrine, enfantée à la fin de la guerre d'Indochine et mise en application pendant la guerre d'Algérie, au Cameroun (génocide en pays bamiléké) et au Rwanda : la «guerre révolutionnaire ». Cette doctrine répond à la question : comment gagner les guerres d'aujourd'hui, non pas la guerre nucléaire, mais celles où l'enjeu est le contrôle des populations et des médias?

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