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L'Afrique impériale

 Fasilidas

En 1632, le clergé copte souleva la population abyssinienne, contraignant le négus (roi) Sousneyos à abdiquer et à expulser les jésuites portugais. Son fils Fasilidas (1632-1667) se fit construire une capitale, à Gondar, au nord du lac Tana. En diplomate habile, il noua des relations avec les Turcs, devenus les maîtres de la Méditerranée, et avec le grand Mogol dont l'autorité s'étendait sur la plus grande partie de l'Inde. Fasilidas et ses successeurs enrichirent Gondar de palais édifiés et décorés par des artisans indiens et arabes.

Ménélik

C'est Ménélik, roi du Choa, une province au sud du lac Tana, qui édifia l'Ethiopie moderne. Reconnu comme négus en 1889, il bâtit un empire en annexant plusieurs régions de la Corne de l'Afrique et en construisant Addis-Abeba (la "nouvelle fleur"), une nouvelle capitale, loin de l'Abyssinie et de ses intrigues. Il meurt en 1913 en ayant tout tenté pour éviter à son empire d'être colonisé.

LE ROYAUME DU BENIN

Sur le pourtour du golfe de Guinée, la forêt a empêché la formation de grands empires. Mais à partir du XVIe siècle, l'établissement de comptoirs commerciaux européens sur les côtes a favorisé l'essor de cités marchandes grâce à leur artisanat, et même, pour certaines, grâce à l'esclavage.

Le travail des métaux

Avec plus de 130 habitants au km2, le sud du Nigeria est une des régions les plus peuplée d'Afrique. La culture organisée de l'igname depuis 6500 ans semble avoir favorisé cette forte densité de population. C'est dans le petit village de Nol, sur le plateau central, qu'on a trouvé de superbes têtes de terre cuite datant de 500 ans avant notre ère ainsi que des vestiges du travail du fer. Ces connaissances en métallurgie ne cessèrent de s'améliorer pour aboutir à la confection de masques en bronze ou en laiton, véritables œuvres d'art.

La cité d'Ifé

La ville d'Ifé, au sud-ouest du Nigeria, aurait été fondé il y a plus de 1000 ans, par les Yoroubas, venus du lac Tchad sous la conduite du roi Odoudoua. Après la fondation d'Ifé, ses fils seraient partis chacun de son côté pour créer les cités de Bénin, Oyo et Owo. Il y eut souvent des conflits entre ces cités, mais toutes reconnaissaient Ifé comme leur centre religieux et culturel. Ifé était placée sous l'autorité de l' "oni", un roi-prêtre qui présidait aux rituels de la fêtes des ignames.

Les cités de Bénin et Oyo

Bénin, au sud-est d'Ifé, entre dans l'histoire au Xe siècle. Ses "obas" (rois) en font un Etat centralisé qui bénéficie de l'affaiblissement d'Ifé et de l'arrivée des Portugais à la fin du XVe siècle. L'oba s'entoure de nombreux artisans qui exécutent des commandes faites pour l'aristocratie portugaise. En contrepartie, les Portugais aident l'oba à régler ses conflits avec les voisins. Sous l'influence portugaise, le Bénin se lance dans la culture du palmier à huile et dans la traite des esclaves.

A Oyo, l' "afalin" (roi) ou "compagnons des dieux" était secondé par son fils aîné dans la conduite des affaires de l'Etat. Pour éviter que celui-ci ne tente un coup d'Etat après la mort de son père, sept "oyomesis", des dignitaires chargés de faire respecter la tradition, veillaient à ce qu'il suive son père dans la tombe. Les oyomesis finirent par prendre goût au pouvoir mais les luttes internes et les incursions du Dahomey voisin sonnèrent le glas d'Oyo qui sombra dans le désordre.

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