• Font size:
  • Decrease
  • Reset
  • Increase

Articles

Peuple français réveille-toi ! Peuples africains arrêtez de suivre la France!

Nous sommes en 1970 et le souvenir des pavés est encore frais.

L'antisionisme devient ''le cheval de Troie des néo-nazis'', qu'ils soient de gauche ou de droite. Dès cette période, antisionisme et antisémitisme ne font plus qu'un. Antisémitisme et fascisme ne font qu'un, eux aussi. Donc antisionisme et fascisme ne feront qu'un désormais. De quoi donner le tournis.
En octobre 1973, c'est la guerre du Kippour - offensive égyptienne et syrienne contre Israël - qui débouche sur un choc pétrolier mondial. Les pays producteurs de pétrole profitent en effet de ce conflit pour imposer une hausse des prix sans précédent et se servent de cet argument massif dans leur conflit avec Israël. La LICA n'a pas de mot assez durs à l'égard du gouvernement français et de son attitude ''aberrante'', ''équivoque'' et ''partisane''. Manifestations et meetings aux cris de ''Israël vivra'' sont organisés.

Le président de la LICA, Jean Pierre-Bloch, se rend dans l'État hébreu et fait à son retour cette déclaration : ''Retour de ce voyage éclair en Israël, je tiens à dire combien nous avons admiré encore une fois la politique hardie, constructive et fidèle à l'idéal démocratique de nos amis de l'État d'Israël. Ces plaines arides, ces monts grillés, Israël les a connus et les connaît encore, mais il sait comment les vaincre, les transformer en terres fertiles et donner à ses habitants la joie de vivre. Cet exemple, il le propose au monde. Au plan des événements, les Israéliens estiment que la guerre du Kippour est une "affaire Dreyfus" à l'échelle mondiale''. Victimes, toujours.

Contre Valéry Giscard d'Estaing

Le septennat de Giscard ne verra aucune amélioration dans les relations avec la LICA, et dès novembre 1974, le DDV titre : « Israël livré aux assassins ». La France vient en effet de reconnaître officiellement l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). L'article se termine par une menace à peine voilée :

« La conscience universelle ne permettra pas ce nouveau génocide. On a vu les réactions provoquées en France par la politique aberrante de notre gouvernement. C'est une armée innombrable qui, le cas échéant, se mobiliserait aux côtés d'Israël pour défendre son droit à la vie ». Afin d'appuyer sa démonstration, la LICA organise un gigantesque meeting le 5 décembre 1974 à Paris « pour faire comprendre au gouverne- ment et au monde que la France populaire (est) décidée à ne pas permettre de sacrifier le peuple d'Israël aux intérêts des pétroliers arabes ».

On peut lire dans Le Droit de Vivre de ce même mois de décembre 1974 des phrases qui dramatisent fortement la situation des juifs de France : «À la suite des déclarations de Yasser Arafat, le représentant français lui a serré chaleureusement la main : comment les juifs français se sentiraient-ils à l'aise sous un gouvernement dont le représentant vient d'applaudir les propos négateurs sur l'État d'Israël ? On touche ici du doigt la précarité de la situation des juifs de la diaspora.

En période normale la plus grande partie de la population française repousse l'antisémitisme, sou- vent avec horreur, mais qu'adviendrait-il en des temps troublés sous des instances politiques à ce point pro-arabes ? »

Imhotep

imhotep imhotep2 

Pour soutenir nos efforts

Faites un don à l'institut Per aâ n Imhotep pour soutenir nos efforts.

Amount: 

devenir-membre-home