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La santé mondiale entre racket et bien public-Partie I

 D'où la conclusion que le système en est un de maladie.

VCR. Votre livre, ''La Mafia médicale'', vous a fait connaître, fait découvrir votre pensée et mis en cause les corporations qui ont mission d'encadrer les professionnels de la santé. En écrivant ce livre, vous saviez bien que la rupture allait être consommée avec la corporation, que votre carrière risquait de prendre fin. S'est-il passé quelque chose de spécial dans votre vie ? Et pourquoi vous a-t-il semblé que la crise de la santé était devenue sans précédent ?

G.L. : Oui, en effet, la retalliation du Collège des médecins à mon endroit ne fut pas une surprise. J'avais parlé des punitions de l'insoumission dans mon livre La Mafia médicale. Elles vont de l'intimidation à la mort, en passant par la dépossession des droits et biens de l'insoumis. Pourquoi mettre en péril ma carrière, ma profession, ma situation sociale et financière ? Cela peut sembler suicidaire, certes, d'un point de vue matérialiste. Mais dans mon âme et conscience, tout se passait bien différemment. Une énorme force de vérité me poussait inexorablement à divulguer le vrai visage de la médecine que je découvrais.

Ce que j'avais cru être une profession honorable au service de la vie se révélait être un business impitoyable au service de la mort. En tant que médecin pratiquant activement la médecine depuis 25 ans, douée de curiosité et de bon sens, et avec une bonne expérience de terrain dans trois pays, je venais tout juste de comprendre le fonctionnement du système médical. Je réalisais que le malade n'a aucun moyen de comprendre ce qui se passe dans ce système compliqué, frustrant et coûteux. De là ma décision d'exposer la mafia médicale, ses membres, son fonctionnement ainsi que la solution qui mène à la santé réelle.

VCR. Vous touchez un sujet d'intérêt lorsque vous relevez les faits que les services diminuent chaque jour davantage, que les gouvernements n'arrêtent pas de supprimer les subventions aux hôpitaux et que les financiers qui s'interposent en sapeurs-pompiers sont les mêmes qui ont ruiné les programmes de l'assurance-maladie. On ne comprend pas très bien la conséquence que vous tirez de ce constat.

G.L. : Avant la mise en place de l'assurance maladie en 1970, la médecine, avec ses hôpitaux, services, assurances, médicaments, technologie...fonctionnait en entreprise libre. L'assurance-maladie vint créer un monopole public, c'est-à-dire réduire la concurrence à zéro et installer une dictature médicale unique au nom du bien commun. Rappelons-nous la célèbre phrase de Rockefeller qui dit : " Competition is a sin " (la concurrence est un péché). De là, il suffisait de créer le chaos dans le système public et d'appeler le secteur privé à notre secours, pour démontrer que le système public était inadéquat et qu'il fallait le privatiser. Ce qui est presque réalisé.

" En politique, rien n'arrive par hasard ", répétait F. D. Roosevelt.

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