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Le peuple camerounais pris dans le double étau de la mondialisation de la violence par les armes

 

Prologue : 

Depuis plus de trois ans, l'armée camerounaise est en guerre contre les Islamistes de la secte radicale, Boko Haram. Dans nos précédents articles, nous avons longuement publié sur les soutiens, les sources de financement et les raisons de la présence de ce groupuscule luciférien en terre africaine. Du fond du coeur, nous rendons un vibrant hommage aux valeureux soldats tombés au front.
 

Un double étau de la violence par les armes saigne à blanc le peuple de Um Nyobè: celui de Boko Haram, le prolongement de l'État Islamique (DAESH) en Afrique et celui de l'armée françafricaine camerounaise, fruit du ''génie'' de Pierre Messmer, le bras droit de Foccart Jacques et Louis-Paul Aujoulat.

1. L'armée coloniale (néocoloniale) et ses méthodes contrastées
 

Les armées françafricaines n'ont pas été formées pour assurer la protection du territoire, encore moins, les populations. Leur rôle premier, assigné par les puissances coloniales, c'est de mater toute insurrection visant à contester l' « ordre colonial ».

« A partir de l'expérience indochinoise, Lacheroy invite à distinguer plusieurs phases par lesquelles l'adversaire gagne le contrôle de la population et propose des solutions adaptées à chacune d'entre elles. Il faut d'abord identifier le danger subversif avant qu'il n'apparaisse. Lacheroy appelle à la vigilance contre toutes les formes de contestation de l'ordre colonial : dans le cadre de la guerre froide, elles relèvent forcément du complot communiste orchestré par Moscou, même si elles s'en défendent.
 

La guerre des peuples colonisés n'est qu'« une immense étape en direction de cette guerre totale vers laquelle semble inéluctablement, hélas, s'acheminer le monde », affirme-t-il. Tandis que, pour Hogard, « la guerre est devenue permanente, universelle et véritablement "totale" (...) non seulement en Algérie, mais dans toute l'Union française, en métropole même ! ». Une fois le danger subversif identifié, il faut l'éradiquer avant qu'il ne puisse étendre son influence sur la population. L'organisation ennemie (le Vietminh, le FLN) est décrite comme un corps étranger ayant perverti une population saine et les théoriciens de la guerre contre-insurrectionnelle se décrivent volontiers comme des chirurgiens du corps social.

Imhotep

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