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Le peuple camerounais pris dans le double étau de la mondialisation de la violence par les armes

Dans les années 90, les pays africains ont subit de façon effroyable la thérapie du choc, à travers les mesures d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, ayant pour conséquences une augmentation croissante des dettes; le démantèlement des services sociaux de base; la destruction du tissu social et l'éclatement des familles; la mise au chômage de million de travailleurs; la pauvreté galopante; l'exode rural. Dès lors, des milliers de bras valides se sont retrouvés pris au piège d'une immigration clandestine. La fuite des cerveaux du Sud vers le Nord, étant le butin de guerre des « choqueurs » de la mondialisation-globalisation.
 

Pour Eduardo Galeno, 1990 :
 

« Les citoyens étaient en prison pour que les prix fussent en liberté. » (Lawrence Weschler, ''A Miracle'', a Universe. Setting Accounts with Torturers, Pantheon Books, New York, 1990, p. 147.)
 

Boko Haram apparaît comme le cheval de Troie pour mettre en application la politique occulte de l'Oncle Sam, afin de créer un état de choc mondialisé, pour asseoir ses bases militaires en Afrique et s'assurer le contrôle des ressources naturelles et humaines.
 

Contrairement aux populations libyenne et syrienne, qui ont ''fait corps'' avec leur dirigeant véritable, librement choisis et voulus par eux-mêmes, le dilemme des populations de la postcolonie sub-saharienne réside dans le fait que depuis les ''indépendances'' factices, elles sont prises en otage par les dictateurs kleptocrates qui usent de la force militaire pour se maintenir au pouvoir.

Les coups d'état à répétition, les massacres à grande échelle des populations et les assassinés ciblés des personnalités politiques qui menacent leur autorité, sont autant de comportement anti-patriotiques et agressives des armées françafricaines. Dans son œuvre maîtresse, Vom Kriege, Clausewitz (1780-1831) a fortement souligné la subordination de la guerre à la politique. Tout lecteur du stratège prussien a en tête les expressions frappantes employées au chapitre 6B du livre VIII :
 

"La guerre n'est qu'une partie des rapports politiques, et par conséquent nullement quelque chose d'indépendant".
 

Ou, un peu plus loin :
 

"la guerre n'est rien d'autre que la continuation des relations politiques, avec l'appoint d'autres moyens" (trad. D. Naville, 1955, p.703).
 

Si la guerre est la continuation de la politique, comment alors fédérer les peuples africains avec leurs bourreaux sempiternels pour gagner la guerre contre l'OTAN? Qui est l'ennemi de qui dans la guerre déclarée contre Boko Haram? Au nom de qui et pour qui combattent les armées françafricaines?
 

Le journaliste Glen Ford de ''Mondialisation.ca'', dans un article nous informe que :

« L'Afrique est un territoire occupé. L'Union africaine ne prétend même pas être responsable de ses propres missions de maintien de la paix, qui sont devenues en fait des opportunités pour les forces armées africaines de se faire payer pour faire le job de l'Occident. La Chine et le Brésil peuvent recueillir la part substantielle du commerce avec l'Afrique, mais les hommes disposant des armes à feu sont fidèles à l'AFRICOM – le papa gâteau pour la classe militaire africaine. Les troupes étatsuniennes dorment maintenant dans les casernes africaines.

Elles sont les frères d'armes des officiers africains et peuvent déterminer les futurs présidents africains. Le rythme de la pénétration étatsunienne de l'Afrique de l'Ouest s'est accéléré de façon spectaculaire depuis 2011, quand Obama (Sarkozy et Cameron, ndt) a liquidé le gouvernement libyen de Mouammar Kadhafi, installant un flux de jihadistes et d'armes vers la Syrie et vers le Sud pour déstabiliser les nations du Sahel.»
 

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