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Le peuple camerounais pris dans le double étau de la mondialisation de la violence par les armes

Pour Nintcheu Jean Michel, député du Social Democratic Front (SDF) :
 

«ces négationnistes d'un genre nouveau de l'Histoire du Cameroun ont laborieusement tenté de nier la réalité du génocide ou de susciter le doute chez un public qu'ils espèrent mal informé et non averti. En recourant à des déclarations volontairement scandaleuses sur la période sombre des années 60 au cours de laquelle de vaillants compatriotes ont été massacrés par les colons et leurs collabos en service commandé dans l'armée camerounaise, ces deux personnages se sont honteusement livrés à un exercice pitoyable et hideux de reniement de la réalité, de l'ampleur, et des modalités de l'extermination de nos compatriotes en pays Bassa et Bamiléké» fait observer l'honorable Jean-Michel Nintcheu, avant d'exposer ce qu'il pense être l'objectif de la sortie du très taiseux Pierre Semengue.
 

L'analyse de leurs propos démontre qu'ils étaient clairement destinés à légitimer un discours négationniste en prélude à la déclassification imminente des archives qui a été annoncée en des termes à peine voilés par le Président François Hollande lors de sa récente visite au Cameroun. L'obsession frénétique de M. Anani Rabier Bindji à vouloir à tout prix et à tous les prix dédouaner le chef de l'armée du régime néocolonial de la responsabilité des atrocités commises durant les années d'indépendance et le fait surtout de banaliser les faits au motif fallacieux que les crimes auraient été perpétrés par des bandits, obligent désormais et à juste titre les Historiens à s'intéresser sur le rôle que lui, Anani Rabier Bindji, aurait personnellement joué durant cette période trouble... Que les négationnistes Anani Rabier Bindji et le Général Pierre Semengue sachent une chose : qu'ils le veuillent ou pas, ça va se savoir. La déclassification des archives étant irréversible, rien ne sert de procéder à une fuite en avant pitoyable. Les crimes de sang, les crimes de génocide et les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles» affirme l'élu du peuple.
 

1.2. Contentieux historique: Un témoignage qui accable
 

« Après la dissolution de l'Upc, le Kamerun a plongé dans un bain de sang imprévu, plus particulièrement dans les régions natales des principaux dirigeants de l'Upc à savoir : la Sanaga Maritime, région natale de Ruben Um Nyobe, secrétaire général, fondateur N°1 de l'Upc, la région natale de Dr Félix Roland Moumié, premier président national de l'Upc, Kingué Abel et Ouandié Ernest 1er et 2e vice-président de l'Upc et Kamsu Innocent, trésorier général de l'Upc. Viennent s'y ajouter les régions du Mungo, du Mbam, de Tcholiré, une partie du Centre et quelques villages du Nord etc...

(...)
 

Pour diaboliser davantage l'Upc, l'armée de domination française décapitait certain de ces responsables et exposait leurs têtes dans les principaux carrefours des villages et des villes. Non contente de cette exposition macabre, elle contraignait la population et surtout les membres des familles des victimes à cracher sur eux et à leur lancer les cailloux. Quel cynisme ! »
 

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