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Le peuple camerounais pris dans le double étau de la mondialisation de la violence par les armes

Le communiqué de presse signé le 15 mars 2010 par le Ministre de la défense de la République ''berlinoise'' du Cameroun confirme l'analyse de Raphaël Granvaud :
 

« Suite aux exactions perpétrées dans la nuit du 23 au 24 février 2010 par certains éléments égarés du Bataillon d'intervention rapide Delta (Bir-Delta) sur les populations civiles à Limbe, au lieu dit Church Street, et au terme des enquêtes menées à cet effet, les sanctions disciplinaires ci-après ont été établie, sans préjudice des poursuites judiciaires en cours :
 

- 20 jours d'arrêts de rigueur aux 3 officiers chargés de l'encadrement des militaires impliqués pour négligence dans l'exercice de leurs fonctions d'encadrement.
 

- 45 jours de prison à l'encontre des 13 militaires de rang impliqués dans les exactions, assortis d'une radiation définitive des effectifs des Bir
 

- 60 jours de prison et traduction devant le conseil de discipline pour les trois militaires du rang reconnus comme principaux instigateurs assortis d'une radiation définitive des effectifs des Bir. »
 

Par ces sanctions, le ministre de la Défense vient de rappeler les éléments de ce corps à l'ordre. Les exactions sur les populations du Bataillon d'intervention Rapide (Bir) n'ont pas commencé à Limbe. À l'Est du pays, les populations de Bertoua avaient maille à partir avec les éléments du Bataillon d'intervention rapide qui régnaient en maîtres absolus et frappaient qui ils voulaient. Ce corps d'élite de l'armée camerounaise, constitué pour lutter contre le grand banditisme et les coupeurs de route est pourtant très apprécié des populations pour les prouesses de ses éléments face aux bandits de grand chemin et autres pirates.
 

1.1. Massacre à grande échelle des populations par l'armée françafricaine camerounaise
 

Le 20 février 2000, un décret du chef de l'Etat crée le Commandement opérationnel dont le but, officiel, est de lutter contre la grande criminalité à Douala. Il nomme à sa tête le général de brigade Philippe Mpay, déjà commandant de la 2ème région militaire. Un communiqué du secrétaire général de la présidence de la république publié le même jour précise que le commandement opérationnel mise en place...est essentiellement temporaire: il prendra fin dès l'accomplissement de la mission.
 

Plus de 1000 camerounais sont envoyés dans les fosses communes par l'armée. C'est le bilan que les organisations de défense des droits de l'homme font des exactions du commandement opérationnel. En un peu plus d'un an. 1000 camerounais abattus sauvagement, sans jugement. Au vue et au su de tous. (Mutations n°474)
 

Imhotep

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