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Géostratégie et Religion : Comment déterminer la relation entre la religion et le comportement des individus ? Partie III

QUI EST DIEU ?

« Voilà ce que disent les Mbochi quand ils n'ont pas perdu leur authenticité par acculturation et déracinement culturel. Tout Mbochi initié sait que l'Homme est un dieu (twere ou nzambe). Les Hommes sont des dieux (a-twere ou a-nzambe). L'Homme est un o-twere (l'étymologie de ce mot est incontestablement notwere, natwara et natara-wa: le n étant tombé comme dans beaucoup de lexèmes mbochi commençant par le même phonème).

Si, malgré cette petite mise au point, le lecteur se sent gêné ou froissé dans ses convictions, je n'y suis pour rien.

[...] L'initiation consiste, degré après degré, à aider l'homme profane ou l'homme enfermé dans la banalité quotidienne, non seulement à prendre conscience de la divinité de l'Homme, mais, au degré supérieur, à lui permettre de connaître et d'expérimenter les degrés supérieurs de son essence. Pour les Mbochi, les Hommes sont des dieux, mais ils ne le savent pas.

On comprend pourquoi ceux d'entre eux qui sont choisis pour exercer le pouvoir sont appelés rituellement a-nzambe, c'est-à-dire les dieux. On dit aussi a-twere, c'est-à-dire les dieux, avec cette nuance supplémentaire de "dieux détenteurs de la connaissance absolue". »

Guy Emmanuel Ngalebha. "Cahiers inter-isodermiques de Macchémologie" (1978) volume I cahier n°3, p.65

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« Le rapport de l'Homme à la Nature est un rapport créateur, et non passif, englué dans la Fatalité. Sous le Soleil, Amenophis IV-Akhnaton prône la liberté créatrice de l'Homme.

[...] Les hommes seraient une partie du corps du démiurge. Les hommes seraient des dieux [...] Ici Dieu ne crée pas l'homme à son "image" comme dans d'autres traditions religieuses et philosophiques. Ici l'homme est dieu: l'homme-dieu, re-créateur encore et toujours, sans angoisse du "Salut", propre à une pensée qui va de la chute au rachat et, dans un tel contexte, on peut célébrer "la mort de Dieu" comme celle d'un homme.

Les Négros-Africains de l'Égypte pharaonique et de toutes les Afriques postérieures ont voulu souligner au contraire l'unité radicale entre l'homme et tout ce qui existe, "de la moindre parcelle de la terre à l'univers".

[...] Toutefois, dans l'ancienne Egypte, l'homme est proprement dieu; il est homme-dieu, d'une seule couture pour ainsi dire. Une pensée de la totalité devait naître, comme univers spirituel de la "polis" pharaonique. »

(Théophile Obenga. "La philosophie africaine de la période pharaonique, 2780-330 avant notre ère". Édition L'Harmattan, Paris,1990, p.91 et 100 à 101).

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