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Aperçu du Colloque du Caire

Il présente alors les arguments prouvant l'origine nègre des anciens Égyptiens :

♦l'examen des peaux de momies : " le professeur DIOP a étudié un ensemble de préparations faites en laboratoire. Il s'agissait d'échantillons de peau prélevés sur les momies provenant des fouilles de MARIETTE. Ils révélaient tous - et le professeur DIOP a soumis ces échantillons aux spécialistes participant au colloque - la présence d'un taux de mélanine considérable entre l'épiderme et le derme. Or la mélanine, absente des peaux des leucodermes (peau blanche), se conserve, contrairement à ce qui est souvent affirmé, des millions d'années, comme l'ont révélé les peaux des animaux fossiles. Le professeur DIOP a souhaité pouvoir effectuer le même type de recherche sur les peaux des pharaons dont les momies sont conservées au Caire (ce qui lui a été par la suite refusé)."

♦les mensurations ostéologiques et les groupes sanguins : l'ostéologie fait des égyptiens des nègres (Canon de Lepsius). Leur groupe sanguin générique est B comme ceux des noirs (et à un moindre degré O) à l'instar des blancs qui sont A 2.

♦l'iconographie : représente partout des nègres (tresses africaines en dégradées, posture, peau d'animaux sur le corps...).

♦les témoignages des auteurs grecs et latins : ceux des voyageurs tels que Hérodote, Diodore de Sicile, Plutarque, etc., qui attestent tous que les Egyptiens anciens étaient des noirs... et aussi l'académicien français VOLNEY, ou encore celui légué lors de son dessin du SPHINX (à l'époque en meilleur état) par Vivant DENON, durant l'expédition d'Égypte dirigée par BONAPARTE :

"Je n'eus que le temps d'observer le Sphinx qui mérite d'être dessiné avec le soin le plus scrupuleux, et qui ne l'a jamais été de cette manière. Quoique ses proportions soient colossales, les contours qui en sont conservés sont aussi souples que purs : l'expression de la tête est douce, gracieuse et tranquille; le caractère en est africain : mais la bouche, dont les lèvres sont épaisses, a une mollesse dans le mouvement et une finesse d'exécution vraiment admirable ; c'est de la chair et de la vie.", (Vivant DENON, Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du Général BONAPARTE, Paris, 1ere édition Didot l'Aîné, 1802 ; réédition, Pygmalion/Gérard Watelet, 1990, p. 109).

Plus loin commentant l'art égyptien, il écrit :

"Quant au caractère de leur figure humaine, n'empruntant rien des autres nations, ils ont copié leur propre nature, qui était plus gracieuse que belle. ...en tout, le caractère africain, dont le Nègre est la charge, et peut-être le principe" (op. cit., p. 168).

♦les traditions biblique et coranique : qui ont voulu que Kam, ou Cham soit l'ancêtre des noirs (Kam ou Cham venant de l'égyptien KMT, Kamit, Kémit).

Le professeur Diop rappelle que pour les écrivains grecs et latins contemporains des Egyptiens de l'antiquité, l'anthropologie physique de ceux-ci ne posait aucun problème : les Egyptiens étaient des Nègres Lippus à cheveux crépus et aux jambes grêles (Cf. Aristote, Lucien, Hérodote, Diodore de Sicile, Plutarque, Apollodore, Strabon, Eschille, Ammien Marcellin mais aussi, Champollion-Figeac, Volney, Amélineau, etc.)

(...) Les Egyptiens n'avaient qu'un terme pour se désigner eux-mêmes : KMT, littéralement, les Nègres. C'est le terme le plus fort qui existe en langue pharaonique pour indiquer la noirceur. Ce mot est l'origine étymologique de la fameuse racine « Kamit » qui a proliféré dans la littérature moderne. La racine biblique « Kam » ; en dériverait. Il a fallu donc faire subir aux faits une distorsion pour qu'il puisse signifier blanc ; dans la langue des savants (...)

Enfin noir ou nègre était l'épithète divine qui qualifie invariablement les principaux bienfaiteurs de l'Egypte (...) Km-wr : le grand Noir, surnom d'Osiris Athribis, Kmt : déesse, la noire, Km : est aussi appliqué à Hathor, Apis, Min et Thot, Set Kemet : la femme noire, Isis.

Le professeur Diop signale encore que ce hiéroglyphe (KMT), n'est pas écrit avec des écailles de crocodiles mais avec un morceau de bois charbonneux. C'est en s'appelant eux-mêmes « KMTJW » (Kemtiou) que les Egyptiens se distinguaient des autres peuples.

♦En matière de parenté linguistique : les mots égyptiens se révèlent être identiques en Wolof (exemple Kef empoigner en égyptien = saisir en Wolof, « feh » ; s'en aller en égyptien = s'en aller précipitamment en Wolof, etc.). Les coïncidences hasardeuses sur une liste de mots interminable, ne peuvent plus être le fait du hasard.

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