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Boko Haram : le nouveau piège de la mondialisation! (2)

 La "thérapie du choc" est également employée dans le domaine de la santé. C’est ainsi qu’en inondant le public des publicités et des effets dévastateurs des cancers, la population consent à une augmentation du budget alloué à la "lutte contre les cancers", qui en réalité, profite aux firmes pharmaceutiques qui fabriquent des chimiothérapies dont les doses sont hautement toxiques pour les patients :

« L’utilisation du cancer dans le discours politique encourage le fatalisme et justifie de mesures ‘’rigoureuses’’ tout en renforçant l’idée largement répandue que cette maladie est obligatoirement mortelle. Le concept même de la maladie n’est jamais innocent. Mais on pourrait répondre que les métaphores liées au cancer portent en elles, et implicitement, l’idée de génocide. » (Susan Sontag, La maladie comme métaphore, traduit de l’anglais par Marie-France de Paloméra, 1993)

Pour Milton Friedman dans une lettre adressée au général Augusto Pinochet, le 21 avril 1975 :

« Si cette méthode de choc est adoptée, il faut, je crois, l’annoncer publiquement et en détail et procéder sans tarder. Plus le public sera pleinement informé, et mieux ses réactions en faciliteront l’ajustement. » (Milton Friedman et Rose D. Two Lucky People. Memoirs, University of Chicago Press, Chicago, 1998, p. 592).

Dans les années 90, les pays africains ont subit de façon effroyable la thérapie du choc, à travers les mesures d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, ayant pour conséquences une augmentation croissante des dettes; le démantèlement des services sociaux de base; la destruction du tissu social et l’éclatement des familles; la mise au chômage de million de travailleurs; la pauvreté galopante; l’exode rural. Dès lors, des milliers de bras valides se sont retrouvés pris au piège d’une immigration clandestine. La fuite des cerveaux du Sud vers le Nord, étant le butin de guerre des « choqueurs » de la mondialisation-globalisation.

Pour Eduardo Galeno, 1990 :

« Les citoyens étaient en prison pour que les prix fussent en liberté. » (Lawrence Weschler, A Miracle, a Universe. Setting Accounts with Torturers, Pantheon Books, New York, 1990, p. 147.)

Boko Haram apparaît comme le cheval de Troie pour mettre en application la politique occulte de l’Oncle Sam, afin de créer un état de choc mondialisé, pour asseoir ses bases militaires en Afrique et s’assurer le contrôle des ressources naturelles et humaines.

 4. Boko Haram, la face cachée d’AFRICOM

Dans un article du Réseau Voltaire, on peut lire ceci :

« A l’horizon 2013, un quart du pétrole et des matières premières consommés aux USA devraient provenir d’Afrique. Sur la base de constat, un think tank israélo-états-unien l’Institute for Advanced Strategic & Political Studies (IASPS) a préconisé la création d’un commandement militaire US pour l’Afrique, l’Africom. Il a été inauguré par l’administration W. Bush à la fin de son mandat et placé sous le commandement du général afro-américain William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne. L’annonce de ce dispositif a suscité une forte résistance en Afrique et aucun État n’a accepté d’héberger le commandement général, lequel s’est en définitive installé en Allemagne (Stuttgart) et en Italie. La montée en puissance de l’Africom devrait s’articuler autour de la base US de Djibouti où stationnent déjà des troupes israéliennes. Une emphase particulière devrait être portée au contrôle du Golfe de Guinée. Dans un premier temps, pour des raisons diplomatiques, elle devrait prendre la forme d’un réseau de petites bases, plutôt que de la construction de grandes installations. »

Imhotep

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