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Boko Haram : le nouveau piège de la mondialisation! (2)

Au cours d’une conférence-débat à l’Université de Kinshassa (Congo-RDC) dans le courant de l’année 2011 co-organisé par le mouvement négro-spirituel Kimbanguiste VU.VA.MU (VUTUKA VANA MPAMBU UVIDILA), sous le thème « La science de l’Occident face à la tradition africaine », assistante chercheur pose la question:

« Ne croyez-vous pas que le mercantilisme occidental a pris le dessus sur la solidarité africaine et nous voilà aujourd’hui esclave. Est-ce que vous estimez que notre choix est un bon choix? »

Réponse du Professeur Kabeya Gabriel:

« Je voudrais répondre à cette question, parce que je suis sûr que c’est le vrai piège. Le vrai piège de l’Occident c’est l’étoffe, c’est les chaussures, c’est le mascara, c’est les cheveux synthétiques(…) Mais avant de répondre à la question, je voudrais partager avec vous une expérience. Le Père(…) qui a écrit abondamment dans les années cinquante et qui est mort au début des années soixante était un maître dans la science du développement, rapporte une scène qui a eu lieu en Inde. Le Premier ministre de l’Inde, l’Inde est devenue indépendante, c’est un rappel, en 1945. Le Premier ministre de l’Inde a écrit une lettre au début des années cinquante à la puissance d’Amérique et il a transmis cette lettre par la voie de l’Ambassadeur des États-Unis. La lettre est arrivée à destination à Washington. Au bout de deux-trois semaines, une réponse a été envoyée au Premier ministre de l’Inde par l’intermédiaire de l’Ambassadeur des États-Unis qui s’est fait fort d’aller avec ses conseillers demander audience au Premier ministre. Retenez que le Premier ministre en Inde, c’est l’autorité de l’État la plus haute. 

Et, le Premier ministre a reçu l’Ambassadeur et sa suite. L’Ambassadeur a tendu la lettre au Premier ministre. Le Premier ministre l’a prise et la ouverte. Il l’a lue et il a laissé tomber les bras. Regardant en face l’Ambassadeur des États-Unis, voici ce que dit le Premier ministre :’’Excellence monsieur l’Ambassadeur. l’Inde par ma voix a écrit au peuple et aux dirigeants américains pour leur proposer un pacte de solidarité et l’amitié de mon peuple. En retour, vous nous proposez l’argent et les machines. L’argent et les machines, est-ce la plus grande richesse de votre peuple?’’.Je crois que la jeune génération doit répondre à cette question. Je voudrais y répondre en prenant une autre métaphore. Vous savez que nous avons deux animaux domestiques.

Nous avons le cochon et nous avons le chat. Regardez comment le cochon est une usine à transformer la nourriture en viande. Transformer tout ce qui est autour : les noix de bal; la végétation; tout ce qui passe eu nez du cochon est transformé en graisse et en  viande parce que le cochon est une usine de transformation de tout en viande et en graisse. Regardez comment mange le chat. Le chat est très sélectif. Lorsque vous prenez un morceau de viande vous voulez jeter au chat, le chat fait la dignité. Il le regarde. Il ne se précipite jamais. Regardez la stature et l’envergure du chat : mince, rabougris, presque affamé, mais doux et sûr de lui-même. Regardez le cochon. Toujours préoccupé. Toujours à la recherche de quoi transformer en viande et en graisse. Si sur la terre, vous voulez-vous incarné, mademoiselle, je vous pose la question. Vous auriez souhaité vous incarné dans un chat ou dans un cochon? (…)

Je voudrais vous dire ceci. La civilisation de cochon qu’a apportée le Blanc a mis en danger l’humanité toute entière. Au jour d’aujourd’hui, nous avons des problèmes inextricables de l’environnement de vie sur toute la terre à cause de cette ‘’économie de cochon’’. L’économie du cochon c’est une économie où tout en dehors de vous est moyen. Votre voisin est un moyen. Votre père est un moyen. Tout autour de vous est un intrant qui vous permet de réaliser vos rêves à vous. Pareil comme un cochon. Tout ce qui est à côté du cochon constitue un matériau qu’il utilise pour transformer, agrandir la graisse et sa température. Cette civilisation du Blanc est vers sa fin! Au jour d’aujourd’hui, la Grèce est par terre. Demain, ce sera l’Italie et l’Espagne. Il y a aujourd’hui en Europe, un mouvement qui a pris naissance, l’Altermondialisme. Et aujourd’hui, il y a même une couche sociale des gens qu’on appelle les Indignés.

C’est la remise en cause de ce modèle du cochon. Nous n’avons pas nous, à rendre en état de ‘’moyen’’, à rendre instruments tout ce qui nous côtoie y compris les hommes   que Dieu a crée. Les hommes ne sont pas des moyens pour nous. Les hommes sont des hommes. Cette civilisation qui prend les peuples entiers pour les transformer en esclave. Qui prend des contrées entières, avec des canons, est Une avec une religion d’ ‘’humanisme’’. Cette civilisation ne fera pas long feu. Aujourd’hui, elle est à bout de souffle(…) Si nous ne pouvons produire aujourd’hui, retenez bien. C’est toujours dans la stratégie du roseau qui plie au lieu de couper les chaînes qui résistent(…) Le roseau est plié dans le sens du vent et demeurer. C’est cette Afrique. L’Afrique a vu la violence avec laquelle le Blanc est arrivée. C’est cette Afrique qui a fait notre survie aujourd’hui. Mais les Incas, les Mayas, les Aztèques, et d’autres brillantes civilisations ont disparu de la terre. Nous, si aujourd’hui nous produisons. Nous, si aujourd’hui nous transformons nos ressources naturelles, ça doit être à la stratégie du roseau. En d’autre terme, par nécessité de survie et donc pas parce que c’est la valeur de la civilisation fondamentale. Le productivisme, nous devons le fabriquer par nécessité de survie et non parce que c’est une des valeurs fondamentales de la civilisation africaine. »

 

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