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Afrique, mère patiente de la révolution Bolivarienne

MANDINGUE

(traduction en français colonial par le Frère de combat Senfo Tonkam de La Nation Noire en Babylone-Allemagne, message qui lui a été adressé en espagnol colonial et en anglais colonial par le Frère Marcos du Mouvement Afro Vénézuélien).

« J'avais une grand-mère, on l'appelait Inés la Noire. Elle était une femme Noire magnifique, célèbre dans toute la plaine. C'était il ya près de 100 ans et pourtant les poètes de la plaine se souviennent d'elle: Inés la Noire, qui vivait dans la maison de Semeruco, près de l'église (une maison où il y avait beaucoup de fruits Semeruco - un fruit tropical au Venezuela). Ils disent que Inés la Noire, ma grand-mère, était la fille d'un Africain qui a traversé ces plaines. Ce n'est pas seulement qu'ils le disent, cela est vrai parce que, quand une centaine de personnes disent la même chose dans une petite ville, c’est que c’est vrai. Bien que je ne connaitrais probablement jamais le nom de ce grand-père Africain qui était d’origine Mandingue ». 

« Inés la Noire, la mère de Rosa Inés, était une femme Noire extraordinairement attractive. Elle était la fille de cet Africain et ils disent que cet Africain était originaire du Peuple Mandingue. Un Italien est tombé amoureux d’Inés la Noire, et de cette relation est née ma grand-mère Rosa Inés, qui est la mère du Professeur Hugo Chavez de los Reyes. Et de ce prof est né ce maigre, moitié Africain qui a été nommé Huguito (« le petit Hugo»). Donc, c'est comme ça que j'ai fini par être un Mandingue ».

Hugo Chavez

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Dessin publié par le journal Tal Cual, Venezuela

Le 16 mars 2012 le journal d’opposition « Tal Cual », dirigé par l’ex-ministre néo-libéral des années 90 Teodoro Petkoff, publiait une caricature accusant le gouvernement bolivarien de distribuer de l’eau sale aux usagers. Le dessin montre un homme coiffé d’un béret incarnant Hugo Chavez accompagné d’enfants et regardant l’eau jaillir d’un robinet sur lequel s’est posée une mouche. L’homme au béret dit: “Assez de suprématie blanche, maintenant nous avons des eaux afrodescendantes”. Dans “Le général dans son labyrinthe”, Gabriel García Márquez raconte comment les peintres du XIXème siècle «blanchirent» les traits de Simón Bolívar jusqu’à effacer ses traits africains. Cette obsession raciste des « mantuanos » – aristocratie coloniale d’origine européenne – n’a pas disparu. L’élite qui rêve de chasser Hugo Chavez du pouvoir « par tous les moyens » considère comme illégitime l’élection à la Présidence de la République d’un « zambo » (mélange d’indigène et d’afrodescendant). Le mythe fondateur de la société coloniale puis censitaire postulait que les millions de « morenos », « pardos », « zambos », n’appartenaient pas au genre humain.

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Hugo Chavez vu par l’opposition

Pour les historiens Mario Sanoja et Iraida Vargas-Arenas (1) : « Aujourd’hui, dans les coiffures des quartiers chic de Caracas, les clientes qui dénigrent à voix haute le “singe Chávez” et les singes en général oublient que les «choses noires» qui leur lavent les cheveux, leur soignent les pieds, leur vernissent les ongles, sont des « singes » qui habitent des quartiers populaires comme Santa Cruz ou Las Minas, tout comme les «cachifas» (domestiques) qui s’occupent de leurs enfants, leur font la cuisine, lavent leur linge et s’occupent de leurs jardins». Après avoir fui la misère de leur Europe originelle, devenues élite sociale par la négation de l’Autre, ces communautés d’origine européenne voient soudain leur statut se banaliser et nourrissent une rage raciste décuplée contre Hugo Chávez. Mais quand les dirigeants de cette opposition (minoritaire dans les urnes à l’issue de scrutins validés internationalement) répètent « nous sommes la majorité », ils ne mentent pas. Ils réaffirment sincèrement leur vision du monde. Eux seuls appartiennent au genre humain, eux seuls peuvent être comptés. Ils sont donc, très logiquement, « majoritaires ». Un racisme relayé par des « spécialistes » du monde extérieur comme le français Alexandre Adler pour qui « Hugo Chávez est un “populiste quasi fasciste” (France Culture, 3 mai 2005), un “gorille” ou un “primate” (Le Figaro, 11 mai 2005) 

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