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Interview de Komla KPOGLI

komla kpogli rodrigue 18 juillet 2012

La Grande interview: "Quand l’Occident défend ses intérêts, la dissidence n’est pas de mise, c’est l’union sacrée."

Komla Kpogli, Secrétaire Général du MOLTRA (Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique) a bien voulu répondre aux questions du Lynx. Ici, il nous parle de Guillaume Soro, Alassane Ouattara et de leurs maîtres Occidentaux. Fin connaisseur de la situation socio-politique ivoirienne, l’analyste politique regrette que les africains ne cernent pas encore les contours de l’impérialisme français : « L’internationale Socialiste n’a rien à avoir avec ce qu’imaginent certaines têtes africaines. On n’est pas là dans un groupe de fraternité ou une amicale où on défend de mythiques idéaux auxquels seuls des africains croient. La France y est pour défendre ses intérêts multiformes » martèle t-il. Un condensé du drame ivoirien dans une interview inédite. Lecture !

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info, le 14 juillet 2012

Lynx.info : Soro a été reçu par Claude Bartolone. Comment expliquez-vous que la France n’ait pas de problèmes à s’asseoir avec les officiels africains fortement soupçonnés d’atteintes aux droits de l’homme ?                  

Komla KPOGLI : La seule raison qui explique ce soutien sans faille de la France aux tyrans africains est que ces derniers sont ses créatures. Ce sont des créatures qui travaillent pour les intérêts de la métropole. Nous sommes en pleine colonisation même si beaucoup, vraiment beaucoup d’africains ne s’en rendent pas compte ou font semblant de ne pas s’en rendre compte. Nous avons là, une « élite indigène », collaboratrice coloniale qui n’a d’autres tâches que de veiller à la conservation et au renforcement du système de protectorat colonial. En retour la métropole se doit de lui apporter tout ce qu’il faut pour qu’elle mène à bien sa mission. Il n’y a donc rien d’étonnant dans cette rencontre Bartolone-Soro. C’est naturel que deux entités qui travaillent pour la même cause se rencontrent.

Pour ce qui est des droits de l’homme, il serait grand temps, pour les africains de se demander, en fonction des réalités et non de leurs vœux oniriques ou de leurs illusions noires, quels sont ces droits et quel est cet homme qui a ces droits. Dans le système de protectorat colonial, les seuls droits qui existent sont ceux de la métropole et les détenteurs de ces droits sont la « race blanche» et les entreprises commerciales qui s’implantent dans la colonie. Les habitants de la colonie ainsi protégée n’ont que des devoirs. Le reste relève du rêve.

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