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Ces Africains qui ont libéré l'Europe du nazisme

tirailleurs sngalais 2Pendant seize jours à Bir Acheim au milieu du désert Lybien, du 26 mai au 11 juin 1942, c’est grâce aux soldats africains (l'Afrika Korps) du général Rommel, (dénommé « tirailleurs sénégalais » par l'idéologie coloniale française), que la première brigade française libre du général Kœnig y résista aux attaques des armées motorisées italienne. Le répit ainsi gagné par les Français libres permit aux Britanniques, en mauvaise posture, de se replier et de triompher par la suite à El Alamein. Les soldats africains sont intervenus de façon décisive lors du débarquement en Normandie le 06 juin 1944 pour libérer définitivement la France des hordes barbares et hitlérienne. En guise de « remerciements », la France imposa à ses colonies le nazisme monétaire par la création du Franc des Colonies Françaises d’Afrique (Franc CFA) le 25 décembre 1945 qui continue de plomber les efforts de sursaut vers la libération économique véritable.

Au cours de leur progression en Afrique noire, les officiers français des troupes coloniales (l'infanterie de  marine) commencent à recruter aussi des supplétifs indigènes, en l'occurrence des bataillons de "tirailleurs sénégalais".

Le premier de ces bataillons est constitué le 21 juillet 1857, sous le Second Empire, sur une suggestion du général Louis Faidherbe. Ses hommes sont d'anciens piroguiers du Sénégal ou des esclaves affranchis. Les soldats africains seront ultérieurement enrôlés dans toutes les colonies d'Afrique noire, sur la base du volontariat ou... de force (selon une pratique qui a eu cours aussi dans les pays européens, y compris en Grande-Bretagne pour le recrutement des marins). Ces combattants vont s'acquérir une grande popularité lors des défilés sur les Champs-Élysées.

La IIIe République poursuit avec la création de bataillons de combattants annamites, tonkinois et malgaches ainsi que de chasseurs algériens, de spahis marocains, de goumiers et de méharistes sahariens. La Grande Guerre (1914-1918) Fort de son expérience coloniale, le général Charles Mangin, qui a participé à l'expédition de Fachoda, publie en 1910, peu avant la Grande Guerre, La Force noire. Dans ce livre à succès, il présente l'Empire comme une réserve inépuisable de chair à canon susceptible de compenser la faiblesse de la population métropolitaine en cas de conflit avec l'Allemagne.

Les troupes coloniales ignorent tout des enjeux géopolitiques auxquels elles sont mêlées mais obéissent par fidélité et devoir à l'égard de leurs chefs et officiers. Elles sont renforcées par des recrutements complémentaires dans toutes les colonies, souvent de force, parfois pour des raisons alimentaires. Elles sont d'abord engagées avec parcimonie dans la Grande Guerre car l'état-major n'est pas aussi convaincu que Mangin de leur utilité. Les troupes coloniales, notamment nord-africaines, sont présentes à Verdun mais c'est surtout en 1917, pendant l'offensive du Chemin des Dames, qu'elles seront engagées en masse. Sur 8 millions de soldats mobilisés (dont 1,4 million tués ou disparus), la mobilisation des troupes coloniales aura concerné :

– 175.000 Algériens (dont 35.000 tués ou disparus),

– 40.000 Marocains (dont 12.000 tués ou disparus),

– 80.000 Tunisiens (dont 21.000 tués ou disparus),

– 180.000 Africains noirs (dont 25.000 tués ou disparus),

– 41.000 Malgaches (dont 2.500 tués ou disparus),

– 49.000 Indochinois (dont 1.600 tués ou disparus),

Total : 565.000 (dont 97.100 tués ou disparus)

 

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