• Font size:
  • Decrease
  • Reset
  • Increase

Articles

La santé mondiale entre racket et biens publics-partie VII

Partie VII:

Faut-il lyncher les médecins payés par les laboratoires pharmaceutiques ?

Auteur : Vincent Fromentin 13 novembre 2018

Ce matin, un premier volet d'une enquête vient d'être publié. Il est consacré aux liens d'intérêts tissés par les laboratoires pharmaceutiques avec la profession médicale. Avec une annonce fracassante : 14 millions de liens ont été répertoriés en France depuis 2012, pour un montant total de plus de 3,5Md€ versés aux professionnels de santé. Faut-il y voir un véritable scandale ?

 Lire : Affaire Levothyrox, retour sur un scandale

 L'information est révélée, en partenariat avec l'Observatoire des Multinationales, par BastaMag, un magazine dirigé par Mathieu Lapprand, journaliste Force Ouvrière. Manque de bol, le Parisien a révélé hier les notes de frais salées de ses cadres... Après l'histoire du prix des cigares de Blondel, l'histoire se répète mais le timing tombe bien mal.

 Les deux médias, l'Observatoire des multinationales et BastaMag, sont soutenus par de nombreuses fondations (pour la plupart basées en Suisse) et des aides publiques (Culture, réserve parlementaire des députés), notamment la Fondation pour une Terre humaine, fondée et dirigée par Jean-Louis Gueydon de Dives, militant d'une écologie radicale et décroissante, soutien de José Bové et fils de Jacqueline Beytout, ex-propriétaire et PDG des Échos. "L'écologie a un grand avenir devant elle si l'économie venait à s'effondrer" n'hésite-t-il pas à lancer.

On retrouve aussi la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme qui vit sur les dividendes (plusieurs centaines de millions d'euro bien placés) issus du patrimoine financier de son fondateur, le milliardaire Charles Léopold Meyer. Des organismes sans but lucratif qui ont le sens des affaires. Le décor est planté. Mais, s'il est parfois intéressant de savoir qui se cache derrière une information, l'argument de l'arroseur arrosé ne suffit pas... Pure jalousie diront les contempteurs, pour une Lettre de Galilée qui peine à glaner quelques euro auprès de lecteurs fauchés...

Les gestions politiques des derniers scandales sanitaires ont renforcé les suspicions et les craintes populaires. Un terreau parfait pour faire le buzz. L'article relève la "densité des liens d'intérêts tissée par les labos autour de la profession médicale, en particulier avec quelques "influenceurs" privilégiés." Depuis 2012, chiffres à l'appui, le magazine recense près de 14 millions de liens d'intérêts et 3,5Md€ de "rémunérations perçues" par les professionnels de santé. Ce qui fait à peu près 200€ par an et par médecin en France.

Non. Il s'agit certainement de ces "influenceurs". Le problème est connu et repose sur le fait que ces influenceurs sont des personnes expertes. Et leur expertise est convoitée tant par les laboratoires que par l'État. Ce qui est plutôt bon signe : "l'indépendance totale n'existe pas à moins de faire appel à une personne totalement extérieure au sujet, ce qui est contraire à la notion même d'expert" rappelait Laurent Degos. La transparence pour la transparence, poussée à l'extrême, écarte les experts les plus renommés. C'est ce qu'avait d'ailleurs pointé du doigt Agnès Buzyn et qui lui avait valu ses premières critiques : si vous voulez un expert, il aura forcément un lien avec une industrie. Un médicament sans médecin en amont comme en aval ne peut se concevoir.

Lire : Mais qui est vraiment Agnès Buzyn? 

 L'argument de BastaMag repose sur une logique de "réciprocité" qui viendrait à entamer la déontologie des médecins par le biais de "mécanismes psychologiques d'influence". Car au final le magazine ne relève aucune irrégularité : depuis 2016, les données sont rendues publiques sur le site transparence.sante.gouv.fr.


"Mais celui-ci, sous la responsabilité du ministère, est si mal conçu que ces informations sont au final inaccessibles aux citoyens et difficiles à exploiter. En cause la mauvaise volonté aussi bien des laboratoires pharmaceutiques que du gouvernement."

Certes. Alors les lanceurs d'alerte ont travaillé ces données publiques pour les rendre plus accessibles. Problème : pour se connecter à la base de BastaMag, il faut accepter l'utilisation de ses données personnelles. Zut. On ne verra pas la belle ergonomie...

 Bref. Beaucoup de fumée. Reste à connaître les conclusions pénales de ces accusations. Faut-il lyncher les médecins qui ont accepté de se faire rémunérer pour leur expertise ? La justice des réseaux sociaux le dira. En attendant, La Lettre de Galilée risque bien d'être clouée au pilori des collabos de Big Pharma... 

Entre les labos pharmaceutiques et les médecins, 14 millions de conflits d'intérêts potentiels !

Par Rozenn Le Saint / Mis en ligne le 13 novembre 2018

En leur offrant gratifications et contrats rémunérateurs, les laboratoires pharmaceutiques ont tissé une dense toile de liens d'intérêts au sein de la profession médicale. Cette influence leur permet de peser sur les prescriptions et les décisions des agences sanitaires. Malgré la succession des scandales, la transparence reste très parcellaire dans ce domaine. En partenariat avec le projet EurosForDocs, nous dévoilons un outil permettant d'y voir plus clair sur ces liens d'intérêts : pas moins de 14 millions de liens ont été répertoriés en France depuis 2012, pour un montant total de plus de 3,5 milliards d'euros versés aux professionnels de santé.

Mediator, vaccination contre le virus de la grippe H1N1, pilules contraceptives de troisième génération, Depakine... Les scandales sanitaires se suivent et se ressemblent. Le dernier en date concerne le Levothyrox : la nouvelle formule de ce médicament destiné à lutter contre les troubles de la thyroïde, lancée par le laboratoire Merck en mars 2017, a provoqué de nombreux effets indésirables.

Malgré les déclarations rassurantes de Merck et des autorités de santé, il subsiste des zones d'ombre autour de cette affaire (1). Encore une fois, le manque de contre-pouvoir face au poids du lobbying de l'industrie pharmaceutique est décrié. Et l'indépendance des médecins qui défendent publiquement des médicaments controversés est mise en cause. Le manque de contre-pouvoir face au poids du lobbying de l'industrie pharmaceutique est régulièrement décrié.

La ministre Agnès Buzyn n'a retenu que très peu des recommandations faites dans le nouveau rapport commandé par le ministère de la Santé suite au scandale. Mais elle s'est au moins engagée à « sécuriser, moderniser et améliorer l'accessibilité de la base Transparence santé ». Celle-ci avait été créée en 2012 sur le modèle américain du Sunshine Act suite à un précédent scandale sanitaire, celui du Mediator.

Les entreprises pharmaceutiques sont censées y répertorier tous les avantages (repas, transport, hébergement lors des colloques) d'une valeur supérieure ou égale à dix euros offerts aux professionnels de santé (médecins, chirurgiens dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, pédicures et podologues, orthophonistes et orthoptistes), ainsi que les contrats passés avec eux. Ces contrats peuvent être des formations dispensées au personnel des laboratoires par les médecins, des animations de conférences pour leur compte, des signatures d'articles scientifiques vantant les mérites d'un médicament (ghost writing), etc.

Les données sont rendues publiques sur le site transparence.sante.gouv.fr depuis avril 2016. Mais celui-ci, sous la responsabilité du ministère, est si mal conçu que ces informations sont au final inaccessibles aux citoyens et difficiles à exploiter. En cause la mauvaise volonté aussi bien des laboratoires pharmaceutiques que du gouvernement.

Les liens d'intérêts des défenseurs de Merck en plein scandale du Levothyrox

C'est pourtant bien là l'objectif central d'un dispositif de transparence de ce type : rendre les liens d'intérêts visibles et accessibles à tous, pour mettre les professionnels face à leurs responsabilités et pour que les décideurs et les citoyens connaissent mieux les experts qui expriment leur avis. Exemple avec le scandale du Levothyrox. Dans une tribune parue le 28 décembre 2017 dans les colonnes du Monde, cinq endrocrinologues (spécialistes des hormones, notamment thyroïdiennes) dédouanent le laboratoire en pointant un « effet nocebo » (le négatif de l'effet placebo) : selon eux, les effets indésirables ne seraient que de nature psychologique.


Avec la base Transparence Santé, il serait assez fastidieux de trouver la trace des éventuels liens d'intérêts de ces professionnels. Heureusement, grâce au nouveau projet EurosForDocs7 (lire notre article « EurosForDocs, une base de données d'utilité publique »), cela devient beaucoup plus facile. Or, parmi les cinq signataires de cette tribune, un seul n'a pas de lien d'intérêts avec Merck : Xavier Bertagna. Un deuxième, Philippe Bouchard, n'a eu qu'une seule relation financière avec le laboratoire, la prise en charge d'un repas en 2015. 

Détail des déclarations de Jean-Louis Wemeau sur EurosForDocs.

En revanche, le fabricant du Levothyrox a dépensé pas moins de 12 571 euros depuis 2012 au profit de Jean-Louis Wemeau. Celui-ci a signé la tribune du Monde, ainsi qu'une autre parue dans Le Quotidien du médecin, dans laquelle il dénonce une « tempête dans un verre d'eau » et estime que « la communication du laboratoire, des sociétés savantes, de certaines des associations de patients a été rapidement exemplaire ».

Entre 2012 et la parution de ces tribunes, Merck avait déclaré l'avoir défrayé à hauteur de 5 082 euros. Pendant le seul premier semestre 2018, Merck a dépensé 7 489 euros au profit du professeur émérite d'endocrinologie, soit davantage en six mois qu'en l'espace de cinq ans. Le laboratoire l'a notamment rémunéré 1000 euros la journée à trois reprises pour des « contrats d'orateur » lors de conférences. Il lui a aussi payé 4 443 euros (indiqués 14 636 euros sur la base Transparence santé, correspondant en réalité à des dinars tunisiens selon Merck) de frais de transport pour s'y rendre, un montant enregistré en date du 15 mars 2018 !

Détail des déclarations de Jacques Young sur EurosForDocs.

 Même constat en ce qui concerne le quatrième signataire de la tribune du Monde, Jacques Young: peu après la sortie de la nouvelle formule du Levothyrox, le laboratoire allemand lui a versé une rémunération de 1 400 euros le 14 juin 2017 au titre d'un « contrat de consultant » pour une « formation équipe médicale ». Il a aussi réglé son addition pour un repas pris le 31 octobre 2017, soit moins d'un mois avant la publication d'une autre tribune encore évoquant le « faux scandale du Levothyrox » parue dans le Journal du dimanche et co-signée avec André Grimaldi, le dernier signataire de la tribune du Monde., avec lequel Merck a également eu des relations d'affaires jusqu'en 2013. Aucun de ces deux médecins n'a répondu à nos demandes d'entretien sur ces liens d'intérêts et dans quelle mesure ils ont pu affecter leur jugement.

Près de 7 500 euros pour une tournée africaine

Nous avons cherché à en savoir plus sur ces près de 7 500 euros correspondant aux montants des trois contrats, aux frais de repas et au 4 443 euros de frais de transport octroyés par Merck à Jean-Louis Wemeau. Ce montant semble correspondre à une « tournée africaine », en Algérie, en Tunisie et au Sénégal, selon le laboratoire. Encore aujourd'hui, les voyages du médecin en Afrique continuent de s'enchaîner. « Ce n'est pas déplaisant, quand vous êtes sollicité : je n'étais jamais allé à Oran, Alger est une jolie ville, Dakar est intéressante. C'est le plaisir de voyager et d'échanger », commente-t-il. S'agissant de ces frais de transports, le médecin explique que

« quand il s'agit d'un vol de plus de six heures, le laboratoire opte pour un billet en business. » Quel est l'objet de cette tournée continentale ?

« Ce n'est pas Merck en France mais Merck en Afrique qui m'a sollicité en début d'année 2018. Les responsables de Merck Afrique avaient vu que j'avais écrit sur le Levothyrox. Comme c'est toujours l'ancienne formule du Levothyrox qui est prescrite en Afrique, et que la nouvelle formule va bientôt y arriver, on me demande ce qu'il en est de la crise du Levothyrox en France », justifie-t-il. Un expert de choix pour préparer le terrain avant l'arrivée de la nouvelle formule sur le continent africain. « Quand vous êtes à table, dans l'avion, vous parlez avec les représentants des laboratoires. »

Nous l'avons aussi interrogé sur son indépendance en tant que médecin compte tenu de ces liens d'intérêts. « Comme je me suis prononcé dans diverses tribunes, il est vrai que Merck doit se dire que je ne vais pas dire du mal de leur laboratoire, admet-il. Mais je n'ai jamais dit un mot que je ne pensais pas. » En tout cas, le laboratoire allemand lui livre un argumentaire clé en main. « Quand vous êtes à table, dans l'avion, vous parlez avec les représentants des laboratoires. Merck m'a donné des informations scientifiques sur le grammage de la substance active du Levothyrox », raconte-t-il.

Pour appuyer son statut d'expert dans le domaine, Jean-Louis Wemeau rappelle qu'il a même fait partie de la petite dizaine de personnes auditionnées dans le cadre de la mission flash sur le Levothyrox11 à l'invitation de son rapporteur, Jean-Pierre Door (lire notre article « Loi de financement de la sécu : les députés médecins votent-ils sous l'influence des labos ? »). Cette mission a conclu le 31 octobre 2017 qu'il n'y avait « pas de crise sanitaire, mais une crise médiatique, autour de la nouvelle formule du Levothyrox. »


  La toile tissée par les labos autour de la profession médicale

Les contrats et conventions rémunérées sont les liens d'intérêts les plus conséquents. Le problème ne concerne pas tous les médecins, loin de là. La base de données EurosForDocs, sur laquelle nous nous appuyons, donne cependant une idée de la densité des liens d'intérêts tissée par les labos autour de la profession médicale, en particulier avec quelques « influenceurs » privilégiés. Le nombre de ces liens depuis 2012 peut être établi très précisément : près de 14 millions (13 973 071), alors que la France compte 226 000 praticiens ! Le montant cumulé des dépenses réalisées par les laboratoires pour ces professionnels de santé (rémunérations perçues quand ils ont effectué des prestations pour ces laboratoires, frais de transport, de repas, etc.) dépasse 3,5 milliards d'euros (3 557 538 945). Et ce chiffre n'inclut pas les contrats dont le montant a été tenu secret ; or c'est le cas pour 70% du total des conventions, malgré l'obligation en vigueur depuis le 1er juillet 2017.

Même si les données les plus récentes sont mieux renseignées (2), les montants en jeu sont en réalité largement supérieurs. Les contrats et conventions rémunérées, mais tenues secrètes, constituent les liens d'intérêts les plus conséquents puisqu'il s'agit d'accords conclus entre les laboratoires et les professionnels de santé pour des activités de recherche, de conférence ou de formation. Les rémunérations répertoriées, les seules que nous sommes en mesure d'exploiter ici, ne représentent donc sans doute que la partie émergée de l'iceberg.

Manquements aux obligations de transparence...

Parmi les dix plus gros financeurs de liens d'intérêts (voir notre article « Les labos soignent plus particulièrement les spécialistes du cancer »), seuls quelques-uns ont répondu à nos demandes de précisions. C'est le cas du labo britannique GSK :

 « Depuis 2016, les professionnels de santé intervenant au nom de GSK ne [sont] plus rémunérés», nous a-t-il répondu. « La prestation convenue dans le cadre de la convention pouvant être partiellement ou pas encore réalisée au moment de la publication, nous ne sommes pas en mesure de publier les informations relatives aux conventions et d'indiquer le montant total de la convention ». La direction de la communication de GSK n'a toutefois pas répondu à notre suggestion d'ajouter les montants a posteriori, une fois le contrat terminé. Le Conseil national de l'ordre des médecins a émis 41 % d'avis défavorables s'agissant des conventions d'honoraires en 2014 et 71 % en 2015. Quant à celle de Novartis (Suisse), elle indique « Tout contrat passé avec un professionnel de santé doit être soumis préalablement à l'ordre concerné et nous avons une politique qui est de suivre les recommandations édictées par le Conseil national de l'ordre compétent. »

Selon un rapport de la Cour des comptes, le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a émis 41 % d'avis défavorables s'agissant des conventions d'honoraires en 2014 et 71 % en 2015. En cause le plus souvent : « L'absence de communication de l'autorisation hiérarchique » et le « caractère jugé excessif du montant des honoraires par rapport à la charge de travail demandée au médecin ». Malgré nos nombreuses relances, le Cnom ne nous a pas donné de chiffres actualisés pour les dernières années.

... et absence de contrôle

Le service de communication du laboratoire états-unien Eli Lilly nous a quant à lui renvoyé vers le Leem (pour « Les Entreprises du médicament »), principal lobby des laboratoires pharmaceutiques en France. Celui-ci s'est contenté de réitérer sa position officielle : « Les entreprises du médicament se conforment de façon très stricte aux différents dispositifs mis en place depuis 1993 et régulièrement renforcés » comme « le dispositif transparence des liens d'intérêts »... On voit mal comment réconcilier cette affirmation avec les lacunes observées.

Agnès Buzyn n'a jamais caché sa réticence à limiter à tout prix les liens d'intérêts des experts. En novembre 2017, Agnès Buzyn, interrogée à l'occasion d'un rendez-vous de l'association des journalistes de l'information sociale, avait reconnu le problème en soulignant que « les laboratoires qui ne jouent pas le jeu et ne déclarent pas sciemment leurs liens d'intérêts avec les professionnels de santé risquent de lourdes amendes allant jusqu'à 45 000 euros ». Y a-t-il déjà eu des condamnations ? « Pas à ma connaissance », nous avait répondu la ministre. Existe-t-il un responsable chargé de vérifier l'exactitude des informations reportées par les laboratoires ? « Pas à ma connaissance », avait de nouveau botté en touche Agnès Buzyn, qui n'a jamais caché sa réticence à limiter à tout prix les liens d'intérêts entre les experts et les firmes pharmaceutiques.


 Repérer les conflits d'intérêts pour éviter les crises sanitaires

Le service de communication du laboratoire Bristol Myers Squibb (États-Unis) souhaite nous rappeler qu'« un lien d'intérêts ne constitue pas automatiquement un conflit d'intérêts ». Pourtant, les liens financiers influencent bien le contenu des analyses scientifiques, rappelle le manuel pratique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la promotion pharmaceutique. S'agissant des essais cliniques, qui visent notamment à vérifier l'efficacité et la tolérance d'un médicament, la probabilité qu'une étude financée par un labo apporte des résultats qui lui sont favorables est quatre fois supérieure à celle des recherches sans apport des laboratoires.

Le rapport Les conflits d'intérêts au sein de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris de mars 2016 met lui aussi en garde contre « des résultats qui reposeraient sur des biais inconscients ou sur des pratiques qui consistent, par exemple, à ne faire porter l'étude que sur l'efficacité d'un médicament en ne prenant pas en considération les effets secondaires ».
  
Repères chronologiques

• 1993 loi dite « anti-cadeaux »
• 2009 le scandale du Mediator éclate
• 2011 la loi « anti-cadeaux » est renforcée: elle interdit les « avantages » qui ne sont pas liés à la profession du bénéficiaire (exemple: bouteille de champagne) et prévoit la publication à partir de 2012 des liens d'intérêts entre laboratoires pharmaceutiques et professionnels de santé. Elle sera complétée.
• 2016 mise en ligne de transparence.sante.gouv
• 2017 au 1er juillet, la déclaration des rémunérations versées aux professionnels de santé devient obligatoire

« Il existe plusieurs mécanismes psychologiques d'influence, dont le plus puissant, probablement, est la réciprocité, analyse Jean-Sébastien Borde, néphrologue et vice-président du Formindep, une association qui œuvre pour l'indépendance au sein de la profession médicale. C'est une norme sociale dont le moteur est le sentiment inconfortable d'être redevable lorsque vous recevez un cadeau, jusqu'à ce que vous rendiez la pareille. Lorsque le cadeau vient d'un laboratoire pharmaceutique, la réciprocité conduit à favoriser l'intérêt du laboratoire dans ses pratiques. »

Il y a conflit d'intérêts quand les relations nouées avec le laboratoire incitent un professionnel de santé à influencer le processus de décision d'autorisation de mise sur le marché ou la fixation du prix d'un médicament. Il y a conflit d'intérêts quand un médecin manque d'esprit critique quant à ses décisions, aux dépens du patient ; quand il se laisse endormir par les « formations » dispensées par les visiteurs médicaux, qui oublient de mentionner les contre-indications, effets secondaires ou indésirables, comme cela a été le cas avec le médicament antiépileptique Depakine, donné aux femmes enceintes malgré les risques pour le foetus.

Il y a conflit d'intérêts quand un docteur inscrit sur l'ordonnance un médicament à mauvais escient, malgré les risques pour le malade. C'est ce qui s'est passé pour le Mediator : à la base, il visait à traiter les diabétiques en surpoids. Sauf que dans 80 % des cas, les patients qui ont avalé ces pilules se les sont faites prescrire comme coupe-faim entre 2008 et 2010, selon l'Assurance maladie. Ce qui a provoqué la mort de 1300 à 1800 personnes en France, suite à des défaillances des valves cardiaques.

La transparence des liens d'intérêts pourrait aussi être un moyen de relancer le débat public sur la santé et le médicament sur de meilleures bases, dans un contexte de diversification des sources d'information, où la multiplication des scandales sanitaires a fait exploser le sentiment de défiance envers les médecins et les laboratoires. « De vrais efforts de transparence permettent d'affiner la sensibilité des citoyens qui utilisent de plus en plus internet pour se renseigner sur la médecine les informations sur la santé sont dans le top 5 des informations recherchées sur internet, constate Magali Leo, coauteure du rapport de la mission "Information et médicament". Les internautes n'ont pas encore le réflexe de regarder qui est derrière un site ou un spécialiste de la santé. Et le risque, sans transparence, c'est la dérive conspirationniste. »

Par Rozenn Le Saint.

NOTES:

(1) Lire la série d'article d'Aurore Gorius sur cette affaire pour Les Jours https://lesjours.fr/obsessions/levothyrox/, ainsi que « Levothyrox des découvertes accablantes pour l'Agence du médicament »,

Médiacités https://www.mediacites.fr/toulouse/enquete-toulouse/2018/10/03/levothyrox-des-decouvertes-accablantes-pour-lagence-du-medicament/

(2) Depuis le 1er juillet 2017, une autre catégorie de lien d'intérêts a fait son apparition, « rémunération » qui, elle, est dans l'ensemble bien déclarée.


 Les notes de frais salées des cadres de Force ouvrière

Économie|Catherine Gasté et Sébastien Lernould| 11 novembre 2018, 21h41

Selon des documents dont nous avons pris connaissance, les membres du bureau confédéral de FO se sont fait rembourser en tout 388 683 € de frais en 2017. Soit 29 898 € par personne sur un an. Hôtels, avions, loyers, trains et dépenses courantes... Au bureau confédéral de FO, les montants annuels des notes de frais donnent le tournis, selon des documents confidentiels étalés sur trois ans, dont nous avons eu connaissance. En 2017, les treize membres qui composent la direction, avec à sa tête Jean-Claude Mailly, ont laissé au total une ardoise – réglée par le syndicat — de 388 683 €. Soit en moyenne 29 898 € par personne sur un an ! Notamment pour des logements : huit d'entre eux, qui n'habitent pas Paris, se sont fait rembourser des loyers, jusqu'à 1 800 € par mois.

50 000 € pour Pavageau, 34 000 € pour Mailly

Le plus dépensier l'an dernier ? Un certain... Pascal Pavageau, qui était alors secrétaire général chargé de l'économie et déjà en campagne officieuse pour briguer le poste de numéro un. Sa facture s'est élevée à 50 836,05 € (contre 33 827,95 € en 2015 et 49 263,49 € en 2016), dont environ 12 000 € de loyer. Le reste : des voyages SNCF, quelques vols, mais surtout des frais non détaillés chaque mois. Environ 3 200 € en janvier, 2 700 € le mois suivant, 2 300 € en mars, 3 000 € en avril etc.

LIRE AUSSI >Chez FO, des cadres touchent de confortables salaires

Outre son salaire de 100 334,63 € bruts tout compris en 2017, Jean-Claude Mailly, s'est fait rembourser pour sa part 34 306,27 €, un montant similaire à ceux des années précédentes (35 058,45 € en 2015, 32 194,55 € en 2016). Sans logement à rembourser mais avec une multitude de factures de cartes bancaires non détaillées à 1 808,80 € par ci, 2 086,24 € par là ou encore 3 691,29 €. Tout ceci sans les transports qui apparaissent sur d'autres lignes du récapitulatif de l'ancien leader syndical, qui fait deux bonnes pages pour 2017. Contactés, Pascal Pavageau et Jean-Claude Mailly n'ont pas répondu.

60 440,94 € sur un an pour une secrétaire confédérale

Il y a encore plus étonnants dans ces documents de comptabilité. Sur la période 2015-2017, certains secrétaires confédéraux, inconnus du grand public, ont présenté des montants de frais déroutants. Comme ce cas, qui date de 2015. Le cumul des notes fait vaciller : 60 440, 94 € sur l'année. A ce prix-là, cette cadre de FO s'est payée pour près de 30 000 € de vols sur Air France, dont une facture, en date du 16 mars, de 11 724,90 €. Deux autres sont conséquentes : la première à 7 340,46 € le 15 octobre, l'autre à 2 861,65 € deux semaines plus tard. Pour quelles raisons ? Mystère. « C'est étrange, il n'y a pas le détail précis de ces frais dans le grand livre des comptes », remarque un expert-comptable.

LIRE AUSSI >Les comptes de FO dans le rouge

Cette même cadre a continué à beaucoup fréquenter les aéroports les deux années suivantes. Son addition laissée à Air France s'élève à environ 22 000 € en 2016, 19 000 € en 2017. Avec là encore, des sommes rondelettes : par exemple 7 737,80 € le 15 octobre 2016 puis 3 728,52 € un mois plus tard. Idem l'année suivante à la même période : 3 285,53 € le 16 octobre puis 8 018,85 € quinze jours après.

Des factures Air France à chaque fin juillet

Elle n'est pas seule à être d'une régularité de métronome dans ses réservations d'une année sur l'autre. Une autre cadre a pris l'habitude de faire chauffer sa CB chaque fin du mois de juillet – le 30 ou le 31- pour voler sur Air France : 2 216,36 € en 2015, 1 451,84 € en 2016 et enfin 1 713,54 € en 2017.

Sans oublier ce secrétaire confédéral qui dépense au moins une fois par mois, entre 440 € et 1 900 € en billets d'avion. L'an dernier, ses voyages dans les airs ont coûté là encore, environ 19 000 € au syndicat.


 16920 euros de loyer en 2015

Chez d'autres, ce sont les sommes dépensées dans des hôtels qui sautent aux yeux. En particulier dans un hôtel : le Transcontinental, un deux-étoiles situé à deux pas du siège de FO, avenue du Maine à Paris. En 2015, un secrétaire fédéral y a dépensé 7 570 €. Une facture à 360 € apparaît même un mois où pourtant, un loyer de 1 316 € a été réglé pour lui. D'ailleurs, les deux années suivantes, ce cadre a délaissé l'hôtel pour un logement à 1 410 € par mois. Montant sur une année : 16 920 €.

Ce qui étonne le plus au final, ce sont les écarts de dépenses entre les secrétaires confédéraux. Car si quasiment tous présentent des notes à cinq chiffres, deux sont, beaucoup plus raisonnables. A l'image de cette cadre qui ne s'est fait rembourser, l'an dernier, que 3 775 €.
 

 La base de données publique Transparence - Santé

La base de données publique Transparence - Santé rend accessible l'ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d'intérêts qu'elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé. Pilotée par le Ministère des Solidarités et de la Santé, cette initiative de transparence vise à préserver la nécessaire relation de confiance entre les citoyens, les usagers et les multiples acteurs du système de santé.

• Recherche par entreprise
• Recherche par bénéficiaire
• Recherche avancée

La transparence, condition indispensable pour préserver la confiance

La loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé garantit l'indépendance et l'impartialité des décisions prises en matière de santé. Elle impose la transparence des liens entre les industries de santé et les autres acteurs du champ de la santé, professionnels de santé, étudiants, sociétés savantes, associations, médias, etc.

Lien d'intérêts ne signifie pas conflit d'intérêts. Pour développer leurs produits, les entreprises sont amenées à nouer des relations avec des experts, des journalistes et des acteurs publics. Il faut bien entendu conserver et développer cette complémentarité, qui fait avancer la science et permet le progrés thérapeutique.

Mais il faut que ces liens soient connus de tous et accessibles aisément.

En révélant l'existence de ces liens, la base de données publique « Transparence - Santé » permet à chaque internaute, à chaque citoyen, d'apprécier en toute objectivité la nature des relations qui lient les industries de santé aux autres parties prenantes du secteur. « Conventions », « avantages » et « rémunérations » : trois types de liens d'intérêts.

Les relations entre les entreprises et ces acteurs peuvent prendre la forme d'accords (appelés « conventions »), d'avantages (« en nature » ou « en espèce ») ou encore de rémunérations.

• Les conventions entre les entreprises et les acteurs de la santé sont des accords impliquant des obligations de part et d'autre. Il s'agit, par exemple, de la participation à un congrés en tant qu'orateur (obligation remplie par le professionnel), avec prise en charge du transport et de l'hébergement (obligation remplie par l'entreprise). Les conventions peuvent aussi avoir pour objet une activité de recherche ou des essais cliniques sur un produit de santé, la participation à un congrés scientifique, une action de formation, etc.

• Les avantages pris en compte dans la base de données Transparence - Santé recouvrent tout ce qui est alloué ou versé sans contrepartie par une entreprise à un acteur de la santé (don de matériel, repas, transport, hébergement, etc.).

• Les rémunérations sont les sommes versées par les entreprises à un acteur de la santé (professionnel de santé ou personne morale) en contrepartie de la réalisation d'un travail ou d'une prestation. Ces trois types de liens d'intérêts sont clairement distingués dans la base de données Transparence - Santé. Pour des raisons techniques, les données relatives aux rémunérations versées avant le 31 décembre 2016 sont disponibles soit dans l'onglet "avantage" soit dans l'onglet "rémunération". Les rémunérations versées après cette date seront disponibles dans l'onglet "rémunération" à compter du 1er octobre 2017.

Que contient la base de données publique Transparence - Santé ?

La base de données publique « Transparence - Santé » précise, pour chaque type de lien d'intérêts, les informations suivantes :

• Pour les conventions : l'identité des parties concernées, la date de la convention, son objet précis, le montant et l'organisateur, le nom, la date et le lieu de la manifestation le cas échéant ;

• Pour les avantages en nature et en espèce, directs ou indirects : l'identité des parties concernées, le montant, la nature et la date de chaque avantage dès lors que le montant de chaque avantage est supérieur ou égal à 10 euros TTC.

• Pour les rémunérations : l'identité des parties, la date du versement, le montant dès lors qu'il est supérieur ou égal à 10 euros. Le cas échéant, le bénéficiaire final de la rémunération ou de l'avantage est renseigné par l'entreprise.

Les informations contenues dans la base de données publique Transparence - Santé sont issues de déclarations réalisées par les entreprises. Elles sont mises à jour sur le site deux fois par an et y restent accessibles pendant cinq ans. Les entreprises sont responsables de l'exactitude des contenus publiés.


 Conclusion générale :

Sommes-nous tous des moutons ou des êtres souverains?

Ghislaine Lanctôt : « Je me souviens de qui je suis » :

 

 QUI EST DIEU ?

« Voilà ce que disent les Mbochi quand ils n'ont pas perdu leur authenticité par acculturation et déracinement culturel. Tout Mbochi initié sait que l'Homme est un dieu (twere ou nzambe). Les Hommes sont des dieux (a-twere ou a-nzambe). L'Homme est un o-twere (l'étymologie de ce mot est incontestablement notwere, natwara et natara-wa: le n étant tombé comme dans beaucoup de lexèmes mbochi commençant par le même phonème).

Si, malgré cette petite mise au point, le lecteur se sent gêné ou froissé dans ses convictions, je n'y suis pour rien.

[...] L'initiation consiste, degré après degré, à aider l'homme profane ou l'homme enfermé dans la banalité quotidienne, non seulement à prendre conscience de la divinité de l'Homme, mais, au degré supérieur, à lui permettre de connaître et d'expérimenter les degrés supérieurs de son essence. Pour les Mbochi, les Hommes sont des dieux, mais ils ne le savent pas.

On comprend pourquoi ceux d'entre eux qui sont choisis pour exercer le pouvoir sont appelés rituellement a-nzambe, c'est-à-dire les dieux. On dit aussi a-twere, c'est-à-dire les dieux, avec cette nuance supplémentaire de "dieux détenteurs de la connaissance absolue". » (Guy Emmanuel Ngalebha. "Cahiers inter-isodermiques de Macchémologie" (1978) volume I cahier n°3, p.65)

« Le rapport de l'Homme à la Nature est un rapport créateur, et non passif, englué dans la Fatalité. Sous le Soleil, Amenophis IV-Akhnaton prône la liberté créatrice de l'Homme.

[...] Les hommes seraient une partie du corps du démiurge. Les hommes seraient des dieux [...] Ici Dieu ne crée pas l'homme à son "image" comme dans d'autres traditions religieuses et philosophiques. Ici l'homme est dieu: l'homme-dieu, re-créateur encore et toujours, sans angoisse du "Salut", propre à une pensée qui va de la chute au rachat et, dans un tel contexte, on peut célébrer "la mort de Dieu" comme celle d'un homme.

Les Négros-Africains de l'Égypte pharaonique et de toutes les Afriques postérieures ont voulu souligner au contraire l'unité radicale entre l'homme et tout ce qui existe, "de la moindre parcelle de la terre à l'univers".

[...] Toutefois, dans l'ancienne Egypte, l'homme est proprement dieu; il est homme-dieu, d'une seule couture pour ainsi dire. Une pensée de la totalité devait naître, comme univers spirituel de la "polis" pharaonique. » (Théophile Obenga. "La philosophie africaine de la période pharaonique, 2780-330 avant notre ère". Édition L'Harmattan, Paris,1990, p.91 et 100 à 101).

Vie, Santé, Force!

 

Dr YVETTE PARÈS (1926-2009): rencontre entre la médecine occidentale et la médecine traditionnelle africaine

« Ce sont les médecins africains occidentalisés qui bloquent l'avancée de la santé en Afrique (...) l'impuissance tragique du système pharmaco-industriel mondialiste, une impuissance niée et dissimulée sous une arrogance sans limites. Ce système, qui maquille ses faiblesses par une vantardise et une propagande constante, n'est finalement rien d'autre qu'une idéologie totalitaire doublée d'une organisation commerciale et financière d'une rapacité sans exemple. Formés, ou plutôt déformés, dans les Facultés de médecine d'Europe et d'Amérique, les jeunes médecins africains ont été conduits à ignorer ou à mépriser les thérapies millénaires que leurs ancêtres se transmettaient fidèlement. On peut appeler cela un néo-colonialisme, à la condition de ne pas oublier que les populations blanches sont tout aussi ''colonisées'' que celles des autres continents et que leurs médecins sont tout autant désinstruits que ceux des autres pays. » (Pr Yvette Parès)

Présentation:

Yvette Parès fut tout d'abord une scientifique de renommée internationale. Docteur en biologie et en médecine, chercheur au CNRS, elle enseigna la biologie à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar de 1960 à 1992 et dirigea le Centre de recherches biologiques sur la lèpre de 1975 à 1992. Elle fut la première au monde à cultiver le bacille de la lèpre. Puis, confrontée aux limites des thérapies occidentales pour soigner cette maladie, elle découvrit les potentialités de la médecine traditionnelle africaine, à laquelle elle fut initiée par un maître peulh. Yvette Parès était de formation scientifique : botaniste, microbiologiste, docteur ès sciences. Elle a passé son doctorat de médecine à Dakar, en 1968. Dans ses recherches scientifiques, elle a travaillé sur la lèpre. Personne n'était parvenu jusque-là à cultiver le bacille de cette terrible maladie. Avoir une formation de scientifique et de médecin lui a permis d'aborder le sujet différemment... et de réussir.

Le Dr Parès est parvenue à cultiver le bacille récalcitrant. Elle a pu réaliser des antibiogrammes des plantes anti-lépreuses de la pharmacopée africaine : elles ont montré un effet sur le germes alors que la chimiothérapie s'était avérée peu efficace. Les plantes étaient une source d'espoir. Yvette Parès a essayé de rencontrer des thérapeutes africains spécialisés dans le traitement de la lèpre, ce qui n'était pas chose facile. Le Maître Dadi Diallo a accepté de la recevoir et de lui transmettre son savoir.

Dr Yvette Parès a publié trois livres aux Editions Yves Michel:

-''Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine''.

Entourée de praticiens de la médecine traditionnelle africaine, Yvette Parès découvre la puissance thérapeutique des plantes contre des maladies graves, notamment la lèpre. Au milieu de la brousse sénégalaise, sa pratique s'éloigne de la science occidentale pour tout réapprendre des thérapeutes traditionnels, formés de génération en génération dans l'art de soulager et de guérir. Sous formes d'anecdotes, elle nous livre ses souvenirs :

les rencontres, les bonheurs, mais aussi les difficultés auxquelles elle et son équipe ont été confrontés depuis la création en 1980 d'un Centre de Soins antilépreux, devenu plus tard l'hôpital traditionnel de Keur Massar. De la cueillette de noix de cajou dans un darkassou à l'invasion d'abeilles lors d'un repas dans la brousse sénégalaise, de la guérison de Petite Marguerite au patient mordu par un serpent, de la fête des Ancêtres aux grenouilles orphelines, Yvette Parès dessine autant d'épisodes de la vie africaine pris sur le vif. Une introduction à la philosophie de vie des Africains. Une grande leçon d'humanité pour nous;

-''La médecine africaine, une efficacité étonnante'', dans lequel elle raconte sa découverte de l'immense savoir des médecins traditionnels africains;

-et ''Sida, de l' échec à l'espoir'', un ouvrage qui ouvre de nouvelles voies de recherche sur l'utilisation des flores locales, comme c'est déjà le cas au Sénégal, avec des résultats encourageants, alors que la médecine occidentale est à propos du sida en échec permanent.


Écoutez l'enregistrement en cliquant sur les liens ci-dessous:
Partie 1:

Partie 2:

Film Yvette Pares 1983 TF1:


 

Médecine africaine et médecine occidentale

Ayant été formée à la médecine occidentale et à la médecine africaine, Yvette Parès compare les deux approches au cours de cet entretien. Idéalement, toutes les médecines devraient collaborer pour que la santé mondiale devienne une réalité.

Résumé

La médecine occidentale isole arbitrairement des principes actifs des plantes, privés des autres substances qui modulent leur action. La médecine africaine utilise les plantes entières et, pour une même maladie, propose des traitements multiples. Les médicaments chimiques ont montré tous leurs défauts, dont l'un des premiers est de polluer l'environnement. Les pays d'Occident doivent s'orienter vers des solutions de rechange à la médecine chimique polluante, non pas dans une perspective passéiste mais pour élaborer les thérapeutiques nouvelles de demain. Il faut réapprendre à associer les plantes, retrouver le sens des médecines traditionnelles. L'expérience acquise dans la médecine africaine donne une autre vision pour l'Europe.

Pour les Africains, lorsque vous récoltez des plantes, vous ne récoltez pas des matières premières mais des êtres vivants, qui vous donnent le meilleur d'eux-mêmes. On les salue et on les remercie. En Occident, nous avons perdu le sens sacré de l'univers. Nous ne savons plus grand-chose sur les plantes: nous allons peut-être frapper à la porte des médecines que nous avons méprisées. Je voudrais que toutes les médecines collaborent pour que la santé mondiale devienne une réalité. Elle repose sur le savoir de toutes les médecines. En Occident, la santé est devenue une marchandise.

Par exemple, pour soigner le sida des solutions alternatives à la trithérapie existent mais elles sont très peu utilisées car la trithérapie rapporte beaucoup d'argent aux laboratoires. Les médecines traditionnelles ont une approche globale de l'homme, de l'univers, du monde visible et invisible. En Europe, nous avons placé la raison sur un piédestal. Mais l'homme n'est pas qu'un être raisonnable, il peut avoir des intuitions. Je ne méprise pas la raison mais voudrais la mettre à sa juste place. La raison est le mental, l'intuition nous est envoyée d'ailleurs. Il faut rechercher des voies nouvelles qui redonnent à la médecine occidentale une âme, une aura et apportent aux malades ce qu'ils attendent.

Écouter l'enregistrement en cliquant ici
................................................................................................................................................
 Voici quelques extrait de l'ouvrage de Pierre Lance, intitulé: ''Savants maudits, chercheurs exclus. Progrès censurés, savoirs perdus, thérapies étouffées''. Éditions Guy Trédaniel, Paris, 2010, Vol. 4, Collection les dossiers des découvertes interdites, pp. 141-160.

La civilisation occidentale créée par les Européens s'est développée au fil des siècles jusqu'à prendre la tête de toute la civilisation planétaire. Après avoir colonisé de nombreux territoires sur tous les continents, elle a dû s'en retirer peu à peu, de gré ou de force, mais elle a finalement colonisé tous les esprits. Si de nombreux peuples ont gardé rancune aux Européens des abus du colonialisme, ils ne leur ont pas moins voué, fut-ce à contre-coeur, admiration, envie et constant désir d'imitation, souvent au point de renier leurs propres traditions et de sacrifier leurs savoirs ancestraux à l'obsession de copier les Blancs et de les égaler en nourrissant des espoirs de revanche.

J'ai souvent pensé que si les Européens avaient consacré toute leur intelligence et toute leur énergie à leur seule créativité prométhéenne, en s'abstenant de ces aventures guerrières et conquérantes qui devaient faire d'eux les prédateurs de la planète, ils auraient pu édifier une civilisation harmonieuse et pacifique qui eut été un modèle pour toute l'humanité. Tous les peuples les eussent alors admiré sans réserve et se seraient inspirés d'eux, mais avec plus de mesure et tout en gardant précieusement leurs personnalités et leurs cultures.

Mais ce rêve peut sembler utopique et nul n'a le pouvoir de refaire !'Histoire. Contaminée très tôt par l'impérialisme romain et son étatisme totalitaire, la civilisation européenne ne fut pas capable de se contenter d'exploration et de commerce et voulut y ajouter la coercition et l'hégémonie. Seule exception peut-être, le peuple hollandais, qui créa la première Compagnie des Indes et sut nouer avec les peuples orientaux des relations cordiales et mutuellement respectueuses, uniquement basées sur l'échange des produits et des savoirs.


(Lire à ce sujet le beau livre d'Yves Cazaux ''Naissance des Pays-Bas'', édité chez Albin Michel). Mais l'Angleterre, qui fut sans cesse jalouse des succès de la Hollande, créa sa propre Compagnie des Indes et la soutint d'une politique impérialiste et Prédatrice. Après quoi, une sinistre émulation fit que tous les Etats européens voulurent se créer un empire colonial et que la Hollande elle-même succomba à cette maladie. La fièvre en est-elle aujourd'hui tombée? En principe, oui, mais elle a surtout pris des formes plus subtiles. Car le progrès scientifique « à l'occidentale » exerce désormais sa domination sur toute la Terre, sans coercition apparente et ostensiblement appuyé sur « les meilleures intentions du monde », ce qui lui permet de paver tous les enfers chimiques possibles et imaginables. Qu'il s'agisse de pesticides, de vaccins ou de médicaments, le complexe pharmaco-industriel américano-européen inonde tous les pays d'un formidable déferlement de poisons en tous genres, présenté comme le nec plus ultra de la science occidentale.

C'est-à-dire que nous avons affaire à un néo-colonialisme intellectuel et médiatique qui, auréolé du prestige des anciens colonisateurs, s'efforce de persuader l'humanité souffrante que, pour recouvrer la santé, par exemple, rien n'est supérieur aux « médicaments des Blancs», ce qui est radicalement faux.

Est-il possible de résister à la puissance des multinationales de la chimie qui impose partout sa loi ? Elle a mis tous les agriculteurs à sa botte. Elle noyaute tous les gouvernements. Elle corrompt les médecins, les journalistes et les politiciens. C'est grâce à leur complicité, parfois intéressée mais souvent naïve, qu'elle exploite la crédulité des masses soumises au matraquage télévisuel qui paralyse leur esprit critique.

Rien ne semble pouvoir mettre des bornes à l'ambition dévorante de son totalitarisme planétaire, qui entend régner sans partage sur tous les corps et dans tous les esprits. Et pourtant, ici ou là, des résistants isolés se manifestent et défient le tyrannosaure pour tenter de sauver notre autonomie, mais rares sont ceux qui parviennent à se faire entendre, car les grands médias les occultent et les marginalisent. Certains d'entre eux, par exemple, s'efforcent de démontrer que chaque peuple possède dans son propre terroir et dans les recettes ancestrales transmises de génération en génération, tout ce qu'il faut pour sauvegarder sa santé.

C'est ce qu'on appelle l'éthnomédecine, chère au docteur Jean-Pierre Willem, créateur de l'association Les Médecins aux pieds nus, fondateur de la Faculté libre de médecine naturelle et d'ethnomédecine, qui a publié récemment chez Albin Michel son livre ''Mémoires d'un médecin aux pieds nus'', dans lequel il nous offre l'autobiographie passionnante d'un « résistant » qui a consacré sa vie à la santé des humains de tous les continents.

Au nombre de ces héros jamais fatigués, il faut compter Yvette Parès qui, elle aussi, a consacré sa vie à chercher les moyens efficaces et locaux de sauvegarder la santé humaine et qui, à l'âge de 83 ans, poursuit inlassablement son combat dans l'indifférence méprisante de la cohorte médiatique. Son cas est exemplaire, car elle n'a pas craint de s'attaquer à la « chasse gardée » de la pharmaco-chimie, le sida, et plus particulièrement le sida africain, dont les mandarins se servent pour terroriser toute l'humanité en utilisant des chiffres fantaisistes sur le nombre des victimes, chiffres que personne n'est en mesure de contrôler. Yvette Parès, docteur en science et en médecine, ancien professeur à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, et qui fut durant dix-sept ans directrice du Centre de Recherches Biologiques sur la Lèpre, a été la fondatrice de l'Hôpital traditionnel de Keur Massar.

Elle a suivi une formation de quinze années pour devenir « tradithérapeute » (praticien des thérapies traditionnelles) et elle est convaincue que les traitements issus de la science africaine sont infiniment plus efficaces et pertinents contre le sida que la trithérapie utilisée par les Occidentaux. Après avoir présenté en 1957 une thèse en sciences naturelles, Yvette Parès devint chercheuse au CNRS.

Trois ans plus tard, elle était nommée à l' université de Dakar où elle obtient le doctorat en médecine en 1968. C'est alors qu'elle découvre la médecine traditionnelle. Elle étudie principalement la lèpre et ses recherches mettent en évidence les capacités des plantes réputées anti-lépreuses. C'est en 1979 qu'elle rencontre le thérapeute réputé Dadi Diallo, qui lui fait découvrir la richesse de la médecine traditionnelle. Après avoir constaté qu'il guérissait des malades considérés comme incurables, elle devient son disciple.

« En Occident, on continue de penser que le savoir des tradithérapeutes n'est que superstition mêlée à des connaissances empiriques dénuées de toute rationalité», explique-t-elle en s'indignant de cet aveuglement et de cette arrogance prétentieuse des mandarins européens.

Avec Dadi Diallo, elle va pouvoir s'initier progressivement aux vertus thérapeutiques des plantes africaines, ainsi qu'à leurs modes de récolte, de préparation et de prescription. En 1980, Yvette Parès crée à quelques kilomètres de Dakar un centre de soins, afin de promouvoir et de pratiquer la médecine traditionnelle africaine. Ce centre obtiendra le statut d'hôpital en 1985 et Yvette Parès le dirigera jusqu'en 2003. Au fil du temps, l'hôpital se spécialise dans le traitement de la lèpre infantile.

Et c'est en 1987 que les premiers patients séropositifs reçoivent des soins à l'hôpital. En vingt ans d'activité, l'hôpital de Keur Massar obtient des résultats spectaculaires : guérison de la lèpre, prévention de la lèpre infantile et guérison de plusieurs maladies infectieuses bactériennes : paludisme, tuberculose, hépatites, dermatose, etc. Yvette Parès contribue au développement de réseaux de consultations locales et de pharmacies externes et se consacre au développement de recherches thérapeutiques concernant le sida.

Elle contribue à la création des associations régionales de tradipraticiens et participe en 1999 à Dakar au premier « Congrès international des médecines traditionnelles et affection VIH-sida». Afin de trouver les financements nécessaires au développement des activités de l'hôpital, elle va organiser des conférences annuelles en Allemagne (1981-1992), et en Suisse (1986-1992) à destination des médecins intéressés par les actions de l'hôpital Keur Massar. Et c'est grâce à son intervention que l'association « Rencontre des médecins » obtient en 2001 le statut d'ONG auprès des autorités sénégalaises.


Je reproduis ci-dessous des extraits d'une interview accordée à David Cadasse pour le site le 26 mai 2006.

 Afrik.com : Professeur Parès, comment avez-vous découvert la médecine traditionnelle ?

Pr Yvette Parès : Ce sont les résultats de mes recherches scientifiques qui m'ont orientée vers la médecine africaine. Je travaillais sur la lèpre et nous avions montré que les plantes antilépreuses des thérapeutes africains étaient très efficaces et que, par contre, le traitement occidental était très déficient et donnait, en plus, de graves accidents secondaires. Je me suis alors trouvée devant un dilemme : Fallait-il laisser souffrir les malades sans rien faire ou essayer de demander le renfort des thérapeutes africains ? Ce que je voulais, c'était arriver à sauver des malades. Je cherchais juste des traitements efficaces. C'était mon seul critère. Et comme les Africains avaient de bons traitements, j'étais prête à m'incliner devant leur science.

Afrik.com : A l'hôpital Keur Massar, que vous avez créé en 1980, on n'utilise que des traitements issus de la médecine traditionnelle. Pourquoi avoir complètement écarté la médecine occidentale ?

Pr Yvette Parès : Quand on fait quelque chose, il faut être loyal. Parallèlement à mes fonctions au sein de l'Université et du centre de recherche, je travaillais avec des thérapeutes qui m'enseignaient la médecine traditionnelle. Je n'allais pas avoir le toupet de faire entrer des médicaments européens dans cette structure. De toute façon, si je l'avais fait, les thérapeutes seraient immédiatement partis. Je ne vois pas pourquoi, voyant que les traitements étaient bons, j'aurais mélangé les deux choses.

Afrik.com : En tant que femme européenne blanche, comment avez-vous réussi à vous faire accepter par les thérapeutes traditionnels ?

Pr Yvette Parès : Oh, c'est un miracle ! Tl est extraordinaire que des thérapeutes africains aient fait confiance à une étrangère, d'autant plus qu'elle représentait, il faut le dire, le pays colonisateur. Il y a tout un concours de circonstances qui a fait que les grands maîtres sénégalais m'ont acceptée. Et c'est un très grand maître Peul, Dadi Diallo, qui m'a accueillie.

Afrik.com : En quoi consiste cette formation ?

Pr Yvette Parès : Il faut 15 ans de formation pour devenir un bon thérapeute. La formation est très dure. Il faut apprendre énormément auprès d'un maître qui est d'une sévérité terrible. Il faut d'abord aller cueillir les plantes en brousse. On se lève très tôt et on travaille beaucoup. Il faut connaître les plantes, savoir où il faut les trouver, ensuite il faut apprendre à faire les médicaments. Il y a une somme considérable de médicaments à apprendre. Il faut apprendre l'art pharmaceutique, puis l'art médical : comment examiner les malades. Il y a des tests spécifiques en médecine africaine. Pour les Africains, en tant qu'occidentale, je reste un peu étrangère à cela. Il y a également une dimension mystique où ils apprennent les cérémonies pour les maladies mentales et à connaître les mauvais sorts.

Afrik.com : Comment expliquer la méfiance des médecins traditionnels africains à l'égard de leurs homologues occidentaux ?

Pr Yvette Parès : Mais c'est normal. Les Blancs sont des pillards. Si vous dites un secret à un Blanc, il va vite le dire à des multinationales qui vont venir piller vos ressources. Les Occidentaux ont leur médecine, leurs universités. Et puis qu'est-ce que ça veut dire donner des recettes? Il faut d'abord savoir les utiliser. La médecine africaine, ça s'apprend.

Afrik.com : Y a-t-il des médecins occidentaux qui regardent d'un très mauvais oeil la médecine traditionnelle ?

Pr Yvette Parès : Les médecins occidentaux qui regardent d'un mauvais oeil la médecine traditionnelle sont des ignorants. On n'a pas le droit de juger quelque chose qu'on ne connaît pas. Pourquoi se croire supérieurs ? Je n'ai jamais entendu un maître africain dire du mal de la médecine occidentale. Ils disent : « Que chacun fasse ce qu 'il sait faire». Mais sous-entendu aussi « qu'ils nous laissent travailler en paix ». Les thérapeutes africains sont les médecins de la médecine africaine. Je ne sais pas pourquoi on a monté au pinacle la médecine de l'Occident, qui n 'a que 60 ans d'âge.

On voit à ces quelques phrases que Mme Parès ne pratique pas la langue de bois et qu'elle n'hésite pas à donner une volée de bois vert aux médecins occidentaux. Du bois un peu trop vert peut-être, car la médecine occidentale a tout de même beaucoup plus que soixante ans d'âge. Soixante ans, ce n'est que l'âge des antibiotiques. Quant à dire que les Blancs sont des pillards, c'est un peu forcer les choses, car en fait de pillage, peu de peuples ont quelque chose à envier aux autres.

Mais il est exact que les chercheurs des laboratoires qui prennent connaissance, grâce aux praticiens locaux, des vertus de telle ou telle plante s' empressent de l'étudier en se contentant de rechercher ses « principes actifs» (ce qui est une erreur, car cette dissociation a pour effet de rendre le médicament brutal et moins bien assimilable par l'organisme).

Ensuite, partant du principe que la nature est à tout le monde, ils ne croient pas devoir quelque chose aux guérisseurs du cru, alors que sans le travail et l'expérience de ces derniers, ils n'auraient jamais deviné l'intérêt de ces plantes inconnues d'eux. En fait, ils n'ont pas conscience de piller. Ils agissent plus par vanité que par malhonnêteté, tenant pour quantité négligeable les tradithérapeutes et se donnant facilement bonne conscience en se disant qu'ils vont apporter au monde entier les bienfaits d'une substance utilisée jusqu'alors dans un
microcosme.


 Afrik.com : La science pharmaceutique africaine est-elle complexe ?

Pr Yvette Parès : Oh oui, c'est très compliqué ! Au départ, j'étais très inquiète. Je me suis demandé durant plusieurs années si j'arriverais à maîtriser cet art-là. Et puis un jour on mûrit, et on le fait. Au début, je prenais des notes, car je n'ai pas la culture africaine, qui développe une mémoire extraordinaire. Mon maître, Dadi Diallo, riait d'ailleurs de moi. En fait, si la science est complexe, les moyens matériels sont simples et adaptés à la brousse. Ce sont des marmites, des mortiers, des pilons, des bouteilles, de quoi faire du feu. Et avec cela vous pouvez faire tous les médicaments pour la lèpre, les tuberculoses, les hépatites, le sida ... Pas besoin de dépenser des sommes folles pour fabriquer des gélules. C'est adapté au pays. On peut immédiatement, avec les ressources naturelles, sauver les gens. Il n'y a pas besoin d'aller commander des produits à l'étranger, les
choses sont sur place.

Afrik.com : Quand on vous entend en conférence, vous vous montrez très critique par rapport aux traitements occidentaux du sida.

Pr Yvette Parès : Les antirétroviraux sont des solutions d'attente. Ils sont trop toxiques et on les prescrit quand les personnes sont déjà très malades. Et le malade doit être constamment suivi. Ils provoquent des accidents secondaires ou occasionnent de telles douleurs que les gens en arrivent parfois à se suicider. Mais cela, on ne le sait pas. Alors on dit : « Accès aux antirétroviraux pour tout le monde ». Mais ça ce sont des informations des multinationales qui veulent gagner des milliards avec la maladie. La trithérapie me met en colère, parce que c'est une désinformation épouvantable.

Afrik.com : Le sida est une maladie relativement nouvelle. Y a-t-il de la recherche en médecine traditionnelle ?

Pr Yvette Parès : Les grands maîtres de la médecine traditionnelle sont capables de recherches thérapeutiques. Quand il y avait la menace du Sras, j'avais demandé à mes collaborateurs ce qu'on allait faire. Ils ont répondu : « On connaît les symptômes et quand la maladie sera là, on va la soigner. » Quand le sida est arrivé au Sénégal, nous n 'allions pas rester les bras croisés : chacun s'est mis à la recherche. On a choisi des plantes médicinales et on a commencé à mettre au point nos traitements. Nous n'allions pas laisser les malades sans rien alors que nous avons plein de plantes antivirales, antibactériennes, antidiurétiques ou contre les troubles psychiques.

Afrik.com : Quand on parle de recherches médicales, on parle d'essais thérapeutiques. En pratiquez-vous ?

Pr Yvette Parès : Quand vous utilisez des plantes non toxiques, vous vous dites qu'au pire cela ne fera rien et qu'il n' y aura pas d'accident secondaire. Comme on mettait beaucoup de plantes antivirales et anti-bactériologiques pour protéger contre les maladies virales et les maladies opportunistes, il y avait toutes les chances pour que l'on trouve les bonnes formules. Et c'est ce qui s'est passé. Mais je dirais qu'il y a peut être des gens qui font encore mieux que nous.

Afrik.com : Aujourd'hui, quels sont les taux de réussite que vous enregistrez par rapport au VIH?

Pr Yvette Parès : Le taux de réussite est un concept occidental. Si vous venez à temps, vous vous en sortez. Dans mes publications, j'ai indiqué l'état dans lequel les malades viennent en général. Nous les conduisons à ce qu'on appelle la guérison clinique. C'est à dire qu'ils ont l'air en aussi bonne santé que nous tous. Mais quand ils disent : « Nous sommes guéris ! », je leur réponds : « Vous êtes très bien mais continuez le traitement par sécurité. Comme c'est un rétrovirus qui peut faire des décharges plus tard, il ne faut pas qu'il y ait une rechute. » Donc ils continuent le traitement. Mais comme le traitement consiste à avaler un verre à thé de décoction avant et après le repas, en quoi cela les dérange ? Ça ne donne pas d'accident secondaire, ça n'a pas mauvais goût et ce n'est pas contraignant.

Afrik.com : Quand on dit que la médecine traditionnelle est efficace contre le sida, on se heurte forcément à un fort scepticisme ...

Pr Yvette Parès : Les gens sont sceptiques parce que nous avons été élevés dans l'idée qu'il n'y a que nous, les Occidentaux, qui sommes bien. Les gens sont sceptiques parce qu'ils sont ignorants, pas forcément par mauvaise volonté. Les Occidentaux ont subi un lavage de cerveau et pour bien appréhender la médecine traditionnelle, il faut franchir un certain nombre d'obstacles mentaux érigés par notre éducation. En arrivant en Afrique, je pensais que les Africains n'avaient rien. Je pensais leur apporter des choses merveilleuses ...

Afrik.com : Quel est le prix de traitements de la médecine traditionnelle, comparé à celui de la médecine occidentale, notamment pour le Sida ?

Pr Yvette Parès : Les traitements traditionnels ne sont pas chers. Entre les prix des multinationales et faire bouillir des plantes, il n'y a pas photo. Pour le sida, je dirais qu'on donne les traitements aux malades pour rien. On leur dit de donner ce qu'ils peuvent, s'ils ne peuvent pas, on laisse.

Afrik.com : Les résultats que vous avancez semblent remarquables. Comment se fait-il qu'ils ne soient pas plus connus et reconnus ?

Pr Yvette Parès : Parce qu'ils ont été combattus par les médecins occidentalisés.

Afrik.com : Mais quel est leur angle d'attaque pour combattre ces traitements, s'ils s'avèrent efficaces ?

Pr Yvette Parès : Leur angle d'attaque est qu'ils ne veulent pas perdre leur pouvoir, ni l'argent corrupteur qui vient de l'étranger. Il y a eu à Dakar, en 1999, le Premier congrès sur les médecines traditionnelles sur le VIH-sida, organisé par le ministère de la Recherche scientifique. Il y avait le ministre de la Santé, tous les médecins, des représentants de !'OMS, de l'Onusida. J'ai fait des exposés en tant que dirigeante d'atelier et il y a eu des exposés de femmes tradithérapeutes, mais ça n'a rien fait bouger. En 2006, c'est pareil !


 Afrik.com : Sur quels arguments se basent-ils pour dire que ces traitements ne sont pas bons ?

Pr Yvette Parès : Aucun ! L'orgueil et la vanité de ne pas perdre le pouvoir. Il y a un mépris du malade. Quand les Américains sont arrivés en Afrique pour essayer toutes leurs molécules chimiques, les plus mauvaises et les plus nocives, les médecins occidentalisés disaient à l'hôpital : « le matériel humain ne coûte rien ». Pendant ce temps, j'avais parlé à la télévision en 1988 pour dire que la médecine traditionnelle africaine offrait de l'espoir. Mais mon message n'a pas été entendu. Ce sont les médecins africains occidentalisés qui bloquent l'avancée de la santé en Afrique.

Afrik.com : Les traitements du sida sont-ils tous réalisés à partir des mêmes plantes ?

Pr Yvette Parès : A Keur Massar, nous avions un thérapeute sossé (région de la Casamance) qui avait son traitement, un autre toucouleur (région du fleuve) qui avait son traitement et moi, j'ai appris à en mettre au point avec des plantes de Dakar et des environs. Il y a d'autres thérapeutes qui ont leur propre traitement avec leurs propres plantes. Imaginez alors ce que ça pourrait donner si toute l'Afrique s'y mettait, si le monde entier s'y mettait : l'Inde, la Chine, l'Asie du Sud-Est, les Caraibes, les Amérindiens ! Nous aurions une quantité de traitements du sida. Parmi tout cela, il y aurait des personnes qui finiraient par trouver les traitements les plus merveilleux : ceux qui tueraient le virus.

Afrik.com : Quel est votre souvenir professionnel le plus émouvant à Keur Massar ?

Pr Yvette Parès : C'est de voir les lépreux reprendre visage humain. C'est de voir les gens atteints du sida, qui arrivaient dans un état psychique épouvantable, redevenir des gens normaux. Ils me remerciaient en une phrase qui résume tout: Maintenant, je dors bien ». C'est une fantastique récompense pour un thérapeute.

Afrik.com : Que préconiseriez-vous aujourd'hui par rapport au développement et à la reconnaissance de la médecine traditionnelle ?

Pr Yvette Parès : Que chaque pays se réveille. Il faudrait des voix de grande vertu pour éveiller les consciences et motiver les gens pour qu'ils fassent ce qu'ils savent faire. Par ailleurs, il y a tellement de malades qu'il faudrait que les gouvernements organisent le reboisement et entretiennent les ressources naturelles dans la brousse. Qu'ils assurent des cultures de plantes médicinales, sans engrais et sans pesticides. Il faudrait également recommander aux paysans de faire beaucoup de compost pour assurer une bonne qualité des sols. »

Cette interview met bien en lumière l'impuissance tragique du système pharmaco-industriel mondialiste, une impuissance niée et dissimulée sous une arrogance sans limites. Ce système, qui maquille ses faiblesses par une vantardise et une propagande constante, n'est finalement rien d'autre qu'une idéologie totalitaire doublée d'une organisation commerciale et financière d'une rapacité sans exemple.

Formés, ou plutôt déformés, dans les Facultés de médecine d'Europe et d'Amérique, les jeunes médecins africains ont été conduits à ignorer ou à mépriser les thérapies millénaires que leurs ancêtres se transmettaient fidèlement. On peut appeler cela un néo-colonialisme, à la condition de ne pas oublier que les populations blanches sont tout aussi « colonisées » que celles des autres continents et que leurs médecins sont tout autant désinstruits que ceux des autres pays.

Dans une autre interview donnée le 12 juillet 2005 à Vincent Hild pour le site Internet www.syfia.info, Yvette Parès détaillait plus précisément la manière dont les maîtres thérapeutes africains formaient leurs élèves. En voici la teneur :

« Comment une scientifique, universitaire, dirigeant un institut de recherche en bactériologie en est-elle venue à pratiquer la médecine africaine ?

- Ce ne fut pas un coup de tête, une décision subite, une attirance vers l'exotisme. Dans mon laboratoire à Dakar, nous étions parvenus à cultiver le bacille de Hansen, responsable de la lèpre, qui pendant un siècle avait résisté aux efforts de nos devanciers. La méthode des antibiogrammes devenait donc possible ... Elle permit de mettre en évidence l'efficacité des extraits de plantes anti-lépreuses sur le bacille. Ces résultats donnaient donc un support à la réputation des thérapeutes traditionnels spécialisés dans la lèpre.

D'autre part, la faiblesse des traitements classiques ne pouvait être niée. L'état des malades en attestait avec la plus grande évidence. Je me trouvais donc à la croisée des chemins devant un choix inéluctable : soit accepter la situation telle qu'elle était avec toutes ses déficiences, soit rechercher l'aide et l'enseignement des thérapeutes réputés dans le domaine de la lèpre. J'adoptai la seconde attitude qui représentait un saut dans l'inconnu.

- Où se forme-t-on à ces médecines traditionnelles ?

- La seule école qui soit, c 'est la transmission de maître à disciple. Un maître vous choisit d'après vos aptitudes et ce qu'il juge bon en vous. C'était presque insolent de ma part de demander à être enseignée. En plus, il n'était jamais arrivé qu'une Occidentale soit introduite en médecine africaine. Mais des circonstances exceptionnelles ont fait tourner la roue en ma faveur. À l'époque, j'avais 54 ans, j'étais chercheuse en bactériologie et médecin.

La première des choses que mon maître, Dadi Diallo, me demanda d'intégrer, c'est qu'à compter du jour où je devenais son disciple, il me considérerait comme ne sachant rien. Au début, je n'avais même pas le droit de poser de questions, mais juste celui de regarder et d 'écouter. C'est le maître qui dit ou ne dit pas, après avoir cueilli une plante, son nom, son utilisation, etc. C'est lui qui décide du lieu, du contenu et du rythme des apprentissages. Je me levais à 5 h pour aller cueillir les plantes. La journée, je travaillais à l'université et le soir je retournais au centre de Keur Massar. Il faut 15 ans pour apprendre cette médecine.


 - En quoi consiste la médecine africaine ?

- Comme toutes les médecines traditionnelles du monde, la médecine africaine est sacrée. Ce qui la conduit tout naturellement à traiter le malade considéré dans sa totalité, dans l'unité que forment son corps, son âme, son esprit et pas seulement l'organe malade. Le caractère sacré se manifeste dans toutes les étapes de l'art médical et pharmaceutique. Le thérapeute se considère comme un intermédiaire entre le principe de vie d'ordre divin et le patient. Son rôle est d'orienter et de stimuler les forces de guérison du malade par l'accueil, l'écoute, les soins, les traitements, le réconfort, les prières et les encouragements.

De plus, la médecine traditionnelle n'attaque pas un agent pathogène d'une seule manière, mais à l'aide de l'ensemble des substances actives contenues dans une décoction, une extraction ou une macération de plusieurs plantes ou racines différentes, parfois cinquante... Là. où la médecine moderne est analytique et attaque le problème avec une seule molécule, la médecine traditionnelle, elle, l'attaque sur plusieurs fronts. Il n'y a pas de risque ainsi de faire apparaître des résistances à l 'action combinée de toutes ces plantes.

- Quel avenir, selon vous, faut-il réserver à ces médecines traditionnelles ?

- À Keur Massar, au fil du temps, quatre autres thérapeutes d'ethnies différentes et leurs disciples vinrent étoffer l'équipe, en même temps que s'élargissaient nos activités avec les consultations externes de médecine générale. À ce jour, plus de 250.900 malades, toutes maladies confondues, ont reçu nos soins. Etant de culture occidentale, je n 'ai pu saisir toutes les richesses spirituelles, toutes les richesses thérapeutiques de cette médecine, mais ce que j'ai pu découvrir m'a remplie de respect et d'admiration. On a à apprendre de tout le monde. La transmission depuis des millénaires de la médecine traditionnelle ne doit pas s'arrêter. Face au sida, l'Afrique n'est pas le continent démuni que l 'on s'obstine à décrire. Les peuples africains ont leur médecine traditionnelle, riche de savoirs accumulés et éprouvés au cours des millénaires.

Ils ne doivent pas se sous-estimer mais agir avec détermination. Lors de la vr Journée mondiale du sida (en 199 3 ), le secrétaire général de l'ONU alors en fonction, Boutros Boutros Ghali, n'avait-il pas demandé à New York, au siège de Nations unies, « un effort de coordination étendu à tous les savoirs médicaux de la planète » pour arriver à vaincre le sida. Partout, l'intelligence a inventé une médecine intégrée, adaptée à son environnement. Il faut convier les médecines chinoises, ayurvédiques, amérindiennes, arabes, celle de l'île de Pâques, celles des maîtres africains, ainsi que des moines médecins bouddhistes et toutes les médecines du monde à lutter ensemble contre la pandémie. »

Yvette Parès a publié deux livres aux Editions Yves Michel. ''La médecine africaine, une efficacité étonnante'', dans lequel elle raconte sa découverte de l'immense savoir des médecins traditionnels africains, et ''Sida, de l 'échec à l'espoir'', un ouvrage qui ouvre de nouvelles voies de recherche sur l'utilisation des flores locales, comme c'est déjà le cas au Sénégal, avec des résultats encourageants, alors que la médecine occidentale est à propos du sida en échec permanent. Les médecins ou scientifiques qui se lancent dans ce type de travaux sont malheureusement rarissimes, et tellement occultés que personne n'entend parler d'eux. Je vous ai déjà cité le Dr Jean-Pierre Willem et son école où sont enseignées les pratiques des médecines traditionnelles.

Citons également la biologiste Yezoumi Akogo-Assogbavi, chercheuse au Laboratoire de chimie des substances naturelles de l' université du Bénin, à Lomé (Togo). Elle a réussi à isoler, au sein du kininti (une plante utilisée au Togo pour soigner le paludisme) la molécule aux propriétés anti-paludiques, la gédunine, et qui n'est pas de la quinine. Outre le kininti, son équipe étudie aussi le esru (ou basilic salutaire), connu au Togo pour ses vertus antibiotiques, et le avoudati (ou thé de Gambie), pour ses vertus gastriques. En 2000, l'une des bourses du prix Unesco/L'Oréal pour les femmes de science a été attribuée à cette biologiste pour ses recherches sur la fabrication de « phytomédicaments ».

Plusieurs pays africains comme le Mali, le Burkina Faso et le Rwanda se sont déjà lancés dans la production de spécialités tirées de ces plantes. On constate toutefois que Mme Akogo Assogbavi ne rompt pas vraiment avec la démarche occidentale dont elle a été imprégnée, puisqu'elle s'efforce toujours de chercher le« principe actif» de chaque plante. Est-ce du conformisme ou simplement de la diplomatie afin de faire mieux accepter ses travaux tout en revalorisant les plantes locales en contournant les obstacles culturels ? Je ne saurais le dire. Cependant, compte tenu des situations sanitaires dramatiques qui continuent de se développer dans les pays africains, est-il possible d'espérer un changement de comportement des organisations internationales ?

Dans son excellent ouvrage ''Pour une médecine écologique'' (Editions Alphée*Jean-Paul Bertrand, 2009), Christian Portal note un certain frémissement dans ce domaine, encore bien timide, et il nous dit:

« Il existe sans doute des tendances diverses au sein de l 'OMS et si les médecines non conventionnelles ne sont pas valorisées, sauf pour la chiropractie, il en va un peu différemment des médecines traditionnelles. Cette institution est une organisation hétérogène par ses membres qui, s'ils sont imprégnés de culture médicale occidentale, ont reçu des formations très différentes. (. .. ) En outre, la vision à grande échelle des problèmes sanitaires conduit peut-être à des compromis idéologiques. En tout état de cause, il existe une attitude au sein de l'OMS qui plaide pour les médecines traditionnelles.

Il y a d'abord la raison de démographie médicale : les médecins occidentaux sont très peu nombreux dans les pays les plus pauvres, alors que les médecins traditionnels sont en nombre plus important. L'autre raison essentielle est économique. La médecine occidentale est coûteuse. Elle travaille difficilement sans examens qui sont à la fois inabordables et difficiles à mettre en oeuvre. De plus, une fois le diagnostic établi, la prescription des médicaments occidentaux, même génériques, est hors de portée d'une majorité des malades dans le monde. C'est pourquoi l'OMS a misé avec pragmatisme sur les médecines traditionnelles.
(...)


 Ainsi, le Congo, la Guinée, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et le Togo ont participé, à Brazzaville, aux travaux du Bureau régional de l'OMS en Afrique, sur la place des médecines traditionnelles dans le développement des services de santé. Ils se sont finalement entendus pour réviser leur législation répressive issue du colonialisme. On trouve, dans le rapport de ces travaux, le passage suivant qui mérite d'être cité:

«Un consensus se dégage pour considérer la médecine traditionnelle dans son intégralité, avec ses composantes matérielles et ésotériques, qui situe l'homme malade dans sa globalité et dans son environnement...la médecine traditionnelle peut ainsi faire un apport primordial à la médecine moderne qui a tendance à ne plus considérer que la maladie, en faisant abstraction de l'homme qui souffre. (...) Malheureusement, derrière une évidente bonne volonté, il reste les habitudes fragmentaires de la médecine occidentale, qui ne reconnaît les plantes issues des pharmacopées traditionnelles qu'à travers le filtre de la pensée occidentale. Je rappelle ici que les produits des pharmacopées traditionnelles ne doivent être utilisés que dans le cadre de ces médecines et uniquement par des thérapeutes formés. »

Christian Portal met ici le doigt sur l'un des aspects les plus délicats de la remise en honneur des médecines traditionnelles par le corps médical occidental. La bonne volonté ne suffit pas, car les médecins occidentaux n'ont absolument pas la formation nécessaire à une utilisation correcte de la phytothérapie des pays tiers. Et ils sont si imprégnés du sentiment de supériorité conféré par leurs diplômes de faculté qu'ils se jugent « innocemment » capables de pratiquer toutes les thérapies. On a déjà vu cela avec des médecins allopathes se mettant soudain à pratiquer l'homéopathie sans avoir la formation ni l'expérience nécessaires et qui, de ce fait, ne peuvent obtenir les résultats escomptés, ce qui les conduit souvent à revenir au mépris de l'homéopathie alors qu'ils n'y ont rien compris.

Et le même phénomène risque de se reproduire avec les médecines traditionnelles. L'immense mérite d' Yvette Parès est d'avoir su faire preuve de l' humilité nécessaire pour redevenir une élève et se plier à une formation de quinze années sous l'autorité d'un maître guérisseur africain n'ayant aucun des diplômes qu'elle possédait elle-même. Combien de médecins européens ou américains seraient-ils capables d'une telle abnégation? Et combien de médecins africains formatés dans nos facultés seront capables d'admettre que l'enseignement qu' ils ont assimilé avec tant d'efforts n'a pas la valeur du savoir transmis par leurs propres ancêtres et qu'ils ont négligé pour être « modernes » ? Ce sont des déracinés culturels qui devraient s'astreindre à une remise en cause déchirante exigeant un véritable héroïsme.

Or, si des médecins occidentaux ou occidentalisés soudain « touchés par la grâce » veulent sincèrement utiliser les pharmacopées traditionnelles sans avoir fait les études indispensables et difficiles qu'elles exigent, ils risquent fort d'aboutir à des catastrophes. Christian Portal, qui est un grand connaisseur de la médecine chinoise, cite à ce propos les accidents survenus avec des traitements effectués en Occident avec des plantes de la pharmacopée chinoise, qui est enracinée dans une philosophie «holistique» millénaire dont le langage même est imperméable au raisonnement occidental, et il nous explique :

«Ainsi, quand l'OMS dit: "Malheureusement, la mauvaise utilisation de certains remèdes à base de plantes médicinales peut avoir des effets nocifs et même, dans certains cas, entraîner la mort. En Chine, la plante dénommée Mahuang (!'éphédra) est traditionnellement utilisée pour soigner la congestion des voies respiratoires", le rédacteur de ce texte se trompe en simplifiant et en occidentalisant la démarche chinoise. Par exemple, voici ce que dit le document édité par ChuZhen (école de médecine traditionnelle chinoise) : Mahuang, ayant pour actions de réchauffer et d'évacuer le vent froid, peut être utilisé en association avec d' autres produits pour traiter les douleurs du syndrome d'obstruction due au vent et à l'humidité, les démangeaisons des syndromes éruptifs, les abcès profonds yin, les nodules sous-cutanés. »

Le langage propre à la médecine chinoise implique que la définition des syndromes pathologiques soit différente de la nôtre, ce qui occasionne des difficultés de communication. Or, quand on veut comprendre un peuple ou une culture, le minimum est d'apprendre sa langue. Il est impossible de comprendre les actions des remèdes en médecine chinoise en se contentant de les convertir dans notre langage. »

Il est évident que si vous parlez à un professeur de faculté de médecine de Paris, de Londres ou de New-York d' « évacuer le vent froid » du corps d'un malade, il y a les plus fortes chances qu'il utilise le fameux geste d'Obélix (toc toc toc sur la tempe) en s'écriant: «Ils sont fous ces Chinois ! ».Or, bien loin d'être fous, ces Chinois utilisent le langage symbolique et métaphorique correspondant à leur culture ancestrale et qui est pour eux d'une parfaite clarté. De même qu'ils savent rattacher au yin et au yang, c'est-à-dire aux deux grands principes de l'équilibre universel et sexuel toutes les manifestations physiques et psychiques qui assurent notre santé, ou qui, au contraire, nous précipitent dans la maladie lorsque cet équilibre est rompu, corrompu ou perturbé.

En fait, la médecine occidentale est totalement incapable d'intégrer la dimension spirituelle des êtres humains pas plus que la conception d'un équilibre interne psycho-physique qui conditionne notre harmonie organique. Complètement paralysée par une vision matérialiste et mécaniciste de tous les phénomènes, elle ignore tout bonnement ce qu'est la vie et ne voit dans un être vivant, homme, animal ou plante, guère plus qu'une sorte de « robot pensant ». Et encore, je doute que les médecins, comme la plupart des humains d'ailleurs, imaginent qu'un arbre ou une plante puissent « penser », ce qui est pourtant une évidence pour quiconque a compris ce qu'est la vie. (Il faut lire à ce sujet le merveilleux ouvrage de Maurice Maeterlinck ''L'intelligence des fleurs''). Car tous les vivants sont composés de cellules, qu'elles soient animales ou végétales, qui sont elles-mêmes des êtres vivants, pensants et autonomes.

Les anciens peuples européens, les Celtes, les Grecs, les Etrusques, les Latins, les Ligures, les Scythes, les Goths, les Slaves savaient tout aussi bien que les peuples des autres continents que toute la nature est parcourue d'esprits, que les êtres de toute espèce vivent en constante osmose et que rien ne peut être dissocié et corrompu sans que cette corruption s'étende et se diffuse de proche en proche jusqu'à la mise en danger de la biosphère terrestre. Le drame de la civilisation occidentale, c'est que toute cette authentique spiritualité païenne, écologiste et panthéiste des premiers Européens, dont les druides gaulois et les philosophes grecs établirent les expressions les plus achevées, fut détruite par l'impérialisme romain, puis par le monothéisme judéo-chrétien.

De ce fait, l'intelligence européenne fut coupée des réalités naturelles et fut rejetée vers la seule activité matérielle et physique, dans laquelle elle sut devenir, certes, efficace et brillante, au point de prendre la tête de la civilisation planétaire, mais dans une tragique fuite en avant autodestructrice qui nous a menés au bord de l'abîme. Et notre médecine, emportée dans ce tourbillon matérialiste et réducteur, incapable de comprendre les subtiles harmonies qui composent la personnalité humaine et obnubilée par les causes externes est devenue l'esclave de la chimie. C'est évidemment Louis Pasteur qui a orienté toute la médecine occidentale vers cette impasse, mais lui-même n'était que le fruit de toute une tradition religieuse déspiritualisée. A ce sujet, le témoignage de Christian Portal est des plus pertinents :

« De par ma formation en médecine traditionnelle chinoise, j'avais appris et intégré que l'essentiel des maladies était d'origine interne, alors cette vision d'une irresponsabilité personnelle au profit d'une responsabilité externe n'était pas pour me satisfaire. La médecine chinoise considère que l'origine interne des maladies est surtout liée au mode de vie et plus rarement à ce qu'elle appelle le « ciel antérieur », c'est-à-dire des questions génétiques. »


Les Chinois rejoignent en cela la sentence du poète grec Ménandre que j'ai déjà citée: «Tout ce qui meurt meurt de sa propre corruption... » Convaincu moi-même de ceci avant de l'avoir lu, je me suis toujours attaché à écouter mon corps et à bannir toute corruption interne, ce qui explique sans doute que je n'aie pas eu à consulter de médecin depuis 57 ans. Et Christian Portal poursuit son analyse :

« D'une part, on remarque une externalisation des causes morbides qui montre une poursuite des visions issues du pasteurisme- l'homme est bon par sa nature divine, la maladie est d'origine diabolique - telles qu'on les retrouve chez Belpomme. Cette proximité n'est pas étonnante chez un médecin formé à l'école de Pasteur. Cette vision pose un problème de stérilité idéologique par son incapacité à reconnaître d'autres causes que celles d'origine externe (virus, bactérie, pollution, etc.). À examiner la faute en dehors de soi-même, il n'y a aucune remise en cause personnelle. Cela a également l'inconvénient d'appauvrir les pistes de recherche. »

Est-il besoin de préciser que ce rejet de toute responsabilité personne11e a été largement conforté par la création de la Sécurité sociale qui, en venant ajouter l'irresponsabilité financière à 1' irresponsabilité morale, a exonéré le citoyen de toute remise en question de son mode de vie. Si le microbe et le tuyau d'échappement sont responsables de tout, il est normal que la collectivité paie pour la « malchance » de celui qui a « attrapé du mal »et qui, proclame-t-on, n'y est pour rien. Cette conception erronée de la santé et de la maladie conduit l'humanité à la déchéance. Il est plus que temps de replacer l'être humain au coeur des processus de sélection naturelle qui donnent à chaque vivant la pleine et entière responsabilité de ce qu' il est et de ce qu'il devient.

Il est plus que temps de comprendre que l'individu n'est pas une sorte d'ilôt battu par les tempêtes et bardé de contrats d'assurance, mais bien une parcelle inséparable de toutes les forces de vie et de tous les courants d'esprit qui sillonnent cette planète et au milieu desquels il doit assumer son destin. Le mérite particulier des médecines traditionnelles, qui autrefois existaient aussi chez nous Occidentaux, et qui furent discréditées par l'Université à la suite d'une confusion étymologique dont elle abusa cyniquement, transformant en « remèdes de bonne femme » ce qui était en réalité des « remèdes de bonne fame », c'est-à-dire de bonne renommée (le vieux françaisfame nous ayant laissé le motfameux, au sens premier de« célèbre».)

N'oublions pas non plus le rôle destructeur de l'inquisition catholique, qui, dans toute l'Europe, dressa des bûchers où l'on fit périr dans les flammes sous l'appellation de« sorcières» des milliers de guérisseuses traditionnelles et d'expertes rurales en tisanes et en onguents souverains. C'est ainsi que la religion catholique fit table rase de la phytothérapie populaire ainsi que de la spiritualité païenne et prépara le terrain à la religion médicaliste et matérialiste moderne qui est sa digne héritière. Le Dr Yvette Parès est cependant très croyante. Mais qu'entend-on exactement par là? Sans doute est-elle une croyante peu conventionnelle, puisqu'elle s'est si bien rapprochée des animistes africains, dont on sait qu'ils attribuent une« âme» à tous les phénomènes naturels (donc aux animaux et aux plantes).

Car les animistes sont en fait beaucoup plus proches du polythéisme que du monothéisme. Néanmoins, la revue DolentiumHominum, publiée par le Vatican, ouvrit largement ses colonnes à Yvette Parès en 1992. Cette Catalane au caractère bien trempé reçut également l' appui des catholiques de sa région d'origine et, le 15 janvier 1993, La Croix du Midi, dans son édition «Actualités des Pyrénées-Orientales», publiait un grand article en son honneur sous le titre : « Pourquoi ne pas essayer ? », résumant ainsi son combat :

« Un médecin catalan en poste au Sénégal affirme que les plantes et les secrets de la médecine traditionnelle peuvent guérir le sida. Elle dit pouvoir en apporter la preuve, mais ses affirmations dérangent le milieu médical et personne ne veut écouter le docteur Yvette Parès. » Et la journaliste, Véronique Parayre, termine ainsi son article : « En attendant, la médecine piétine, le vaccin tarde à venir et l'on écoute chaque semaine, impuissants, les chiffres alarmants de la progression du sida, fléau mondial. Pourquoi, mais pourquoi donc ne pas écouter et mettre à l'épreuve les affirmations du docteur Parès ? »

La réponse à cette question, tous mes lecteurs la connaissent : le corps médical, pour sa plus grande part, n'est qu'une caste sacerdotale attachée à ses dogmes, à ses rituels et à ses privilèges et qui ne se soucie pas plus de la santé des corps que les inquisiteurs médiévaux ne se souciaient de la santé des âmes. Nul doute que les cardinaux du caducée ne se priveraient pas, si c'était encore à la mode, de jeter Yvette Parès sur un bûcher, convaincue d'hérésie. A ce jour, et tandis que la pompe à fric de Sidaction continue d'arroser de millions d'euros des chercheurs qui ne trouvent rien, Yvette Parès a bien gagné son brevet de « savante maudite ». Mon lecteur Jacques Barascud, à qui je dois d' avoir attiré mon attention sur les travaux de cette femme exceptionnelle, m'écrivait le 13 décembre 2007 :

« Madame Parès, rigoureuse scientifique, était sûre de la pertinence de ses découvertes et de la richesse thérapeutique de la flore africaine. A plusieurs reprises, elle m'a exprimé son amertume face aux diverses résistances rencontrées autour d'elle de la part du monde hospitalo-universitaire, mais cela, je pense, ne vous surprendra pas. Je me souviens qu'elle m'avait dit aussi qu'une équipe de chercheurs de Barcelone, sans concertation avec elle, était parvenue à des résultats thérapeutiques similaires aux siens pour le traitement du sida, avec les mêmes plantes. »

Je suis sûr que cette catholique est avant tout une authentique spiritualiste, et c'est ce qui lui a permis de comprendre si bien la démarche des tradithérapeutes et de s'y adapter. Bien peu de croyants sont de vrais spiritualistes, quoi qu'ils imaginent ou prétendent, alors que je suis moi-même un spiritualiste athée, ce qui ébahit les dévots. Yvette Parès a compris que l'individu- n'était pas séparable de la nature et de tous les êtres qui l'entourent et que sa santé dépendait du rétablissement de toutes ses connexions avec l'environnement et le milieu ambiant. Quand tous les médecins occidentaux et leurs patients auront compris cela, on pourra peut-être espérer que les maladies reculent enfin pour de bon. Il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais Yvette Pérès a ouvert la voie. Nous devons tous lui en être reconnaissants.

Vers une révolution thérapeutique

Il est des situations qui semblent bien établies et qui soudain vacillent et finissent par s'effondrer. Un tel scénario se dessine pour la médecine occidentale héritée du XXe siècle et qui, persuadée de sa supériorité, avait imposé sa tutelle mondiale. Malgré de vastes connaissances acquises dans les sciences fondamentales, la précision de ses diagnostics, les prouesses chirurgicales, les techniques de pointe, un talon d'Achille caché sous un masque de puissance la fragilisait : la thérapeutique. Les esprits les plus pénétrants ne l'avaient pas soupçonné tant était grandes la quiétude et la foi placées dans la science. Les remèdes chimiques constituaient la pointe du progrès, les savoirs ancestraux, les médecines traditionnelles ne recevaient que rejet et mépris.

En ce début du XXIe siècle surgit le temps des bouleversements, des désillusions. Aux faiblesses et méfaits déjà connus et qui s'amplifient - antibiothérapie en déclin, germes résistants, maladies nosocomiales, tuberculoses hypersésistantes, maladies iatrogènes - vient s'ajouter un nouveau péril qui suscite stupeur et effroi. Il s'agit de la pollution médicamenteuse de l'eau jusqu'aux nappes souterraines. Les répertoires des médicaments, tel le Vidal en France, seront les témoins, pour les générations futures, des égarements et erreurs d'une époque qui avait semblé glorieuse. Un contexte aussi préoccupant ne peut s'éterniser.


On ne peut continuer à corrompre l'eau jusque dans ses réserves. Que subsistera-t-il alors de l'édifice thérapeutique établi au XXe siècle sur le « tout-chimie » ? Sans un sursaut pris à temps, vide et impuissance vont poindre à l'horizon. La pollution médicamenteuse apparaît comme un véritable séisme qui secoue jusqu'à ses fondements la médecine scientifique dite « moderne », totalement dépendante pour sa thérapeutique des synthèses réalisées par les laboratoires pharmaceutiques. Alors qu'elle croyait en sa pérennité, la situation actuelle va nécessairement imposer un renouvellement total des conceptions, une révolution dans les moyens de soigner, soulager et guérir. Ces constations doivent rapidement se frayer un chemin afin de préparer les esprits aux démarches qui s'imposeront inéluctablement dans un futur plus ou moins proche.

Abordons ces démarches :

-Le retour à la nature, pharmacie géante pourvue de toutes les possibilités.

-L'exploration des savoirs anciens conservés dans les ouvrages et documents du passé. Mais, fait regrettable, nous n'avons plus de maîtres comparables à ceux des médecines traditionnelles pour nous enseigner le savoir, le savoir-faire ni la conduites des traitements pour les maladies des plus bénignes aux plus graves. Le travail n'en sera que plus ardu mais il ne doit pas nous décourager. Médecins et pharmaciens, parmi les plus talentueux, faciliteront sans doute la réactualisation et l'élargissement des ressources thérapeutiques puisées dans les flores médicinales européennes.

-Les modifications profondes dans la formation universitaire dispensée aux étudiants en médecine et en pharmacie.

-De plus seraient à prévoir des sorties sur le terrain afin de connaître les plantes médicinales dans leur habitat et de retrouver le contact avec les énergies qui traversent la nature. En même temps seraient réappris silence, concentration, calme intérieur qui permettraient ultérieurement une meilleure écoute des patients.

-L'intensification des cultures « bio » des plantes médicinales, herbacées, arbustes et arbres, y compris les vignobles.

-L'augmentation du nombre des préparateurs en pharmacie compétents pour les actes galéniques.

-La remise à l'honneur, en France, du diplôme d'herboriste qui reconnaît ces auxiliaires utiles de la santé, les autres pays européens étant déjà organisés dans ce domaine.

-L'augmentation du nombre des laboratoires spécialisés dans les remèdes phytothérapeutiiques.

-L'élaboration de lois éclairées facilitant l'exercice des médecins et pharmaciens, et adaptées à la thérapeutique du futur où rigueur et simplicité iraient souvent de pair.

-La création d'une nouvelle Organisation Mondiale de la Santé (OMS) regroupant l'ensemble des médecines de la planète, dont chacune détient une part du vaste patrimoine thérapeutique de l'humanité.

En conclusion, la médecine occidentale doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : une médecine « verte » reliée aux forces de vie de la nature, non asservie aux puissances matérielles, entièrement libre, laissant aux praticiens toutes leurs prérogatives, leur initiative imprégnée de sagesse, efficace et sans danger de pollution, dans un grand respect de l'Univers. Ces conditions réunies, l'avenir verrait sans doute se détacher, comme par le passé, des noms célèbres qui traverseraient les siècles.

Pollution médicamenteuse : une vision élargie

On a pris récemment conscience de la pollution de l'environnement et de l'eau par les médicaments chimiques de la médecine officielle. Mais on oublie qu'il existe la médecine vétérinaire qui, elle aussi, utilise les molécules de synthèse de l'industrie pharmaceutique. Comment mettre fin à une telle situation qui conduit au désastre ?

Pour la médecine animale, deux cas sont à considérer :

• Le premier concerne les soins apportés aux troupeaux des fermes et aux animaux de compagnie. Il est bien de leur venir en aide lorsque la maladie les frappe. Mais si la fin se justifie pleinement, les moyens ne sont plus à recommander car ils contribuent pour leur part à la pollution de la planète. Si l'on imagine l'ampleur de la population animale ainsi traitée en Europe, le phénomène est loin d'être négligeable.

• Le second cas est beaucoup plus préoccupant car il résulte de ce qui peut être qualifié de « fausse médecine vétérinaire » et qui se pratique dans les élevages industriels où des conditions de vie indignes sont infligées aux animaux.

Qu'il s'agisse de bovidés, de porcins, de volailles, de poissons divers, le taux de pollution s'accroît dangereusement. Ces populations animales fragilisées reçoivent en quantité médicaments chimiques, antibiotiques... sans compter les vaccins qui leur sont imposés.

La contamination permanente des eaux douces ou marines

Lorsqu'il s'agit de populations terrestres, les eaux uséees vont polluer essentiellement les rivières, les cours d'eau et les fleuves, sans oublier la contamination par infiltration des nappes souterraines. La situation est différente lorsqu'il s'agit de l'aquaculture. Les océans connaissent alors une contamination permanente. Un fait concret permettra de comprendre la gravité du phénomène : dans un archipel du Chili, l'élevage des saumons, commencé au début des années 1980, comportait, en 2007, 550 fermes aquacoles.

Une ONG, inquiète des répercussions sur l'environnement, a pu démontrer que 385 tonnes d'antibiotiques avaient été utilisées cette même année, sans compter les médicaments chimiques venant en supplément. Ainsi, 385 000 kilos de molécules anti-infectieuses avaient transité dans ces élevages contre nature. Quelle quantité avait ensuite pollué les eaux de l'Océan Pacifique Sud ?

En 2007-2008, un virus responsable d'une grave anémie a décimé les saumons, les survivants ayant ensuite connu un triste sort. On envisage, comme seule réaction, d'implanter en d'autres lieux de nouvelles fermes aquacoles. L'élevage des saumons pratiqué en Norvège avait utilisé la même année environ 650 kilos d'antibiotiques. Quant aux élevages implantés au Canada, en Grande-Bretagne et en France, les chiffres ne sont pas connus. Mais la pollution ne s'en exerce pas moins, à des niveaux plus ou moins intenses, dans les mers du Nord et l'Océan Atlantique. Durant les vingt années écoulées où s'est pratiquée l'aquaculture, à quel niveau a pu s'élever le taux de pollution ? Quels méfaits en ont déjà résulté ?

Ce constat montre que toutes les eaux douces ou marines ont été contaminées par l'inconscience et l'avidité des hommes. Toutes les formes de vie aquatiques voient sans cesse se modifier leurs conditions d'existence. Combien de temps se perpétuera encore ce redoutable phénomène ? Ainsi la Terre, belle et précieuse, a été saccagée dans tous ses éléments par des hordes barbares ayant pour idole l'argent avec la puissance qu'il confère.


 Le remède est aussi dans l'âme des peuples

Comment mettre fin à une telle situation qui conduit au désastre ?

La première démarche serait le retour de la médecine vétérinaire vers les ressources qu'offrent les flores médicinales, la seconde serait de renoncer à ces élevages si pernicieux. Mais le remède est aussi dans l'âme des peuples qui devraient retrouver une vision noble de l'Univers ainsi qu'un sens élevé à donner à la vie, quel que soit le chemin qui le porte. Il y aurait aussi nécessité de revenir à une juste sobriété qui permettrait le bien-être des végétaux, des animaux et des humains. Où trouver des personnalités charismatiques qui mobiliseraient les consciences et déclencheraient les initiatives dont l'urgence ne fait que croître ? Cela avant que des cataclysmes destructeurs n'obligent ensuite à rebâtir sur des bases qui, pour l'instant, demeurent imprécises. L'humanité aura-t-elle la sagesse de réagir en un temps où tout n'est pas encore définitivement perdu, où l'espoir est encore permis ?

La médecine de demain

Dans ce dernier entretien, Yvette Parès nous donne sa vision de la médecine de demain : « retrouver la simplicité et la sagesse » résume sa pensée.

Résumé

Il faudrait revenir à une méthode plus simple pour traiter les patients et réserver les analyses aux cas graves, nous dit Yvette Parès : un bon examen clinique et une bonne écoute du patient suffisent souvent à faire un diagnostic et à choisir le traitement approprié. Aujourd'hui, on oublie trop souvent de dire aux étudiants en médecine d'écouter les malades. Ils n'ont pas de culture générale qui les ouvre sur d'autres dimensions que la science et la technique : les valeurs humaines. Les étudiants sont également complètement coupés de la nature : ils ne connaissent pas les plantes et n'ont pas de contact avec les forces de vie de la nature.

Les médicaments chimiques sont en sursis mais nous ne savons plus grand-chose sur les plantes. Il faudrait que les phytothérapeutes qualifiés créent des traitements en synthétisant les données du passé et en les adaptant au temps présent. Cette médecine serait beaucoup moins coûteuse, efficace et mettrait les patients en contact avec les forces de la nature. Dans la médecine africaine, la mort est considérée comme normale et non comme un échec de la médecine. Elle fait partie de la vie et on retrouve dans l'au-delà ceux qui nous ont précédés. En Occident, la mort est dramatisée car nous avons perdu le contact avec l'invisible.

La tâche est très ample et il faut la commencer sans tarder !

Écoutez l'entretien en cliquant ici

Initiation à la médecine africaine

Après avoir suivi un enseignement très exigeant, Yvette Parès fonde avec son Maître l'Hôpital de Keur Massar. Cette expérience lui fait découvrir l'extraordinaire somme des richesses thérapeutiques du Sénégal, qui ne sont pas figées. A la fois médecins et pharmaciens, les thérapeutes expérimentés savent prendre des initiatives pour proposer des solutions nouvelles et personnalisées à leurs patients.

Ecoutez l'enregistrement (23 mn) en cliquant ici

 "L'enseignement de Daddi Diallo a commencé. Nous sommes allés en brousse pour récolter des plantes. Quand nous en avons accumulé suffisamment, il m'a montré comment les utiliser. Les premiers médicaments prêts, nous avons loué des maisons dans les villages environnants pour recevoir les patients mais les populations locales nous ont rejetés. Nous avons trouvé une maison isolée près du village de Keur Massar, en pleine brousse, où nous ne dérangions personne. Ce fut le début de l'Hôpital de Keur Massar... Le centre de soins anti-lépreux a démarré et pris de l'ampleur : plus de 250 malades qu'il fallait nourrir, loger, soigner... Quatre autres thérapeutes nous ont rejoints.

Des patients venaient de tout le pays, pour d'autres maladies que la lèpre. J'ai pu constater le remarquable savoir thérapeutique des Maîtres : nous avions un spécialiste des hépatites, un autre en gynécologie... Certains traitements permettaient d'éviter des interventions chirurgicales. Le savoir médical en Afrique est secret et ne se donne pas à n'importe qui, il est transmis avec beaucoup de sagesse et de sévérité. Daddi Diallo m'a montré un autre façon de soigner, de regarder l'univers... une médecine qui réunit l'âme, le corps et l'esprit.

La thérapeutique africaine n'est pas figée : beaucoup d'initiatives sont possibles quand on a de l'expérience. Ces initiatives, nous les avons prises pour traiter les premiers malades du sida : nous avons mis au point des formules qui ont sauvé un certain nombre de personnes. Le thérapeute, avec son intelligence, est créatif devant des situations inédites. L'initiation à la médecine africaine est très exigeante. Le Maître vous soumet à de rudes épreuves. Le disciple n'a le droit de parler qu'après avoir atteint une certaine maturité, il doit respecter strictement le Maître et la nature.

Si on peut et veut être un thérapeute de haut niveau, il faut 15 ans d'enseignement du Maître. En Afrique, le thérapeute connaît toutes les plantes, les lieux où on les trouve, il est très bon pharmacien pour préparer une multitude de médicaments ; il doit savoir examiner les malades et faire des diagnostics. J'ai eu la chance d'avoir 5 Maîtres et de constater l'extraordinaire somme de richesses thérapeutiques du Sénégal. Certaines femmes aussi sont éminentes.

Il serait temps que l'Afrique se réveille !"

Le 28.08.09

Dr Yvette Parès
Professeur à l'Université de Dakar de 1960 à 1992
Dr ès-sciences
Dr en médecine
Directrice du centre de recherches biologiques sur la lèpre de 1975 à 1992
Directrice de l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar (Sénégal) de 1980 à 2003

La santé mondiale entre racket et bien public-Partie V

                                                                 Cinquième partie :

                     La ''maladie'' psychiatrique : talon d'Achille du cartel médico-pharmaceutique

 1. La psychiatrie sous influences

« L'histoire de la folie et de la psychiatrie a témoigné de l'influence socioculturelle dans la conception, l'étiologie, l'expression et le traitement des souffrances psychiques. Après un bref survol historique, l'auteur porte son attention sur les conditions sociales, politiques et économiques contemporaines et leur influence sur le fait psychiatrique. La prépondérance des valeurs économiques et des « processus économétriques » qui pénètrent de plus en plus l'organisation de l'État, de ses institutions et de la science, favorise l'uniformisation et la fragmentation des conceptions et des traitements.

Les théories organiciste et mécaniciste des troubles psychiques ainsi que le traitement des symptômes sans égard à la subjectivité humaine et au social occupent de plus en plus le champ clinique. En conclusion, l'auteur rappelle les dimensions considérées comme les plus déterminantes de changement et de mieux-être des personnes utilisatrices de services de santé mentale. Les nombreuses transformations qui s'opèrent actuellement en psychiatrie autant dans sa manière de concevoir la maladie mentale que dans sa façon de la traiter ont suscité notre réflexion et orienté notre regard hors du champ clinique habituel vers une analyse plus globale reliant l'individuel au social.

Bref rappel historique

L'histoire de la folie et plus récemment, les études transculturelles ont largement témoigné de la diversité des conceptions et des formes d'expression de la folie. Qu'il soit question de l'oracle, de l'hérétique, du possédé, de l'aliéné ou du malade mental, qu'il soit question du paranoïde versus le persécuté, du psychopathe versus le héros libérateur, la folie ne se conçoit qu'à travers les yeux de celui qui la regarde, qu'à travers le prisme d'un cadre socioculturel et normatif intériorisé dans l'histoire individuelle (Paradis, 1992). » (Louise Mallette. ''Santé mentale au Québec'', vol. 28, n° 1, 2003, p. 298-319.)


 2. Psychotropes sous influence

Profits macabres - L'histoire cachée des drogues psychiatriques :


3. La maladie psychiatrique : deux visions différentes entre l'Afrique et l'Occident

« Tradition occidentale

Le développement des moyens de subsistance, la possibilité d'accumuler et de s'approprier les richesses ont profondément balisé les sociétés humaines. De la propriété commune et spontanée des organisations tribales, la civilisation moderne passera progressivement à la propriété privée et organisée ; des rapports de partage et d'échange du communisme primitif aux rapports de dominance et d'échange inégal (Engels, 1891). Concomitamment, la folie ne sera plus considérée comme un événement groupal venu du dehors mais bien comme un fait individuel venant du dedans (Pewzner, 1996).

La révolution bourgeoise du XVIIe siècle a conforté la civilisation occidentale autour des nécessités marchandes : travail salarié, développement des cités, accroissement des pouvoirs laïcs et politiques, État centralisateur, productivité, rentabilité, profit, mentalité empirique, primat de la famille nucléaire et instauration de la paix publique comme condition primordiale du progrès social (Paradis, 1992). Toute forme de déviance devint discordante et âprement stigmatisée; ce fut le grand renfermement, « la naissance de l'asile », la prise en charge de la folie hors de l'espace social (Foucault, 1961).

Les conceptions occidentales de la folie se sont aussi élaborées à partir d'une symbolique religieuse miroir où « l'homme est considéré responsable de ses actes et en particulier de ses fautes » (Pewzner, 1996). Les misères de l'humanité y résultent non pas des conditions de vie mais bien du péché originel, marque intériorisée de la désobéissance coupable de l'homme envers le maître.

À l'image d'une performance récompensée, la promesse d'une rédemption salvatrice, réparatrice d'injustice donnera espoir et occultera la souffrance terrestre. Ainsi, dans la tradition occidentale, les thèses médicales (théorie physiologique, humorale, organiciste, dégénérative, bio-chimique), les thèses philosophico-religieuses (maladie de l'âme, possession diabolique, maladie de volonté et de raison) et psychologiques (psychanalyse, approche dynamique) ont le plus souvent éludé la question fondamentale du sens de la folie en tant que fait social (Pewzner, 1996).

La folie appartient au domaine du privé, du dysfonctionnement coupable des mécanismes internes, au défaut de fabrication génétique et à une thérapeutique restauratrice de l'individu pour un devoir d'intégration dans l'agencement social et normatif. Comme le souligne Moro (1992), contrairement au guérisseur qui vise le rétablissement des liens collectifs sans référence nosologique aucune, le clinicien occidental fait un diagnostic de nature... les liens familiaux et sociaux ne serviront qu'à étayer le diagnostic porté sur la nature de la maladie. » (Louise Mallette. ''Santé mentale au Québec'', vol. 28, n° 1, 2003, p. 298-319.)


 Tradition négro-africaine :

Le sens du Culte des Ghédés en Ayiti, éclaire sur l'unité culturelle existant entre les peuples de la Caraïbe, de l'Afrique à leurs ancêtres du Nil quant à l'idée de la vie après la mort. Selon Louis Maximilien, le terme Ghédé viendrait du nom d'une tribu africaine au début de la dynastie dahoméenne les ''ghédévis''. Ce peuple, avait pour coutume d'enterrer leurs morts après avoir séparé la tête du tronc. Si le terme est africain, l'esprit habitant ce culte est beaucoup plus ancien, et vient aussi d'Afrique, car, selon le même auteur, « ils se rapprochent par leurs modalités des rites égyptiens qui consacrent les procédés d'osirification des personnages royaux et des morts. (Dans la résurrection d'Osiris, les égyptiens voyaient le gage d'une vie éternelle au-delà de la tombe pour eux-mêmes). Et cet espoir égyptien est identique à celui des africains qui accomplissaient des rites tout à fait analogues ».

Voici un extrait du Papyrus d'Anana. Il était le Djati (= deuxième personnage de l'État après le ''Per-aâ'' [Pharaon]) de Séti II (vers 1320 avant notre ère):

"Le destin guide ceux qui l'acceptent et traîne ceux qui le refusent".

"Voyez ! N'est-ce point écrit dans ce rouleau ?

Lisez, vous qui le trouverez dans les jours à naître, si vos dieux vous ont donné l'intelligence!

Lisez, ô enfants de l'avenir, et apprenez les secrets de ce passé qui pour vous est si lointain, et qui est cependant, en vérité, si proche !

Les hommes ne vivent pas seulement une fois, partant ensuite pour toujours. Ils vivent de nombreuses fois en de nombreux endroits, quoique ce ne soit pas toujours dans ce monde-ci. Entre deux vies, il y a un voile d'obscurité. La porte s'ouvrira à la fin, et nous montrera toutes les chambres que nos pas auront traversées depuis le commencement.

Notre religion nous enseigne que nous vivons éternellement. Or, l'éternité, n'ayant point de fin, ne peut avoir de commencement ; c'est un cercle. C'est pourquoi si l'un est vrai, à savoir: que nous vivons à jamais, il semble que l'autre aussi soit vrai, à savoir : que nous avons toujours vécu. Dans les temps anciens, avant que les prêtres n'aient figé les pensées de l'homme en blocs de pierre et qu'ils en aient construit des temples à mille dieux, beaucoup tenaient ce raisonnement pour juste, comme ils tenaient alors qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Aux yeux de l'homme Dieu a beaucoup de visages, et chacun jure que celui qu'il voit est le seul vrai Dieu. Cependant ils ont tous raison.

Nos , qui sont nos moi spirituels, nous les montrent chacun d'une manière différente. Puisant à l'éternelle source de sagesse qui est cachée dans l'être de tout homme, ils nous donnent des lueurs de la vérité, comme ils nous donnent, à nous qui sommes instruits, le pouvoir d'opérer des merveilles. L'esprit ne doit pas être jugé d'après le corps, ni le Dieu d'après sa maison.

Chez les Egyptiens, le Scarabée n'est pas un dieu, mais un emblème du Créateur, parce qu'il roule une boule d'ordure entre ses pattes et y dépose ses oeufs pour qu'ils éclosent, comme le Créateur roule le monde qui semble être rond et lui fait produire de la vie...

Ma foi m'enseigne que la vie ne se termine pas avec la mort, et que par conséquent l'amour, étant l'âme de la vie, doit nécessairement durer aussi longtemps qu'elle dure. La force de ce lien invisible continuera d'attacher ensemble deux âmes longtemps après que le monde sera mort. Si vous perdez un être cher, prenez courage. La mort est la nourrice qui l'emmène dormir, rien de plus, et au matin il s'éveillera de nouveau pour voyager à travers un autre jour avec ceux qui ont veillé sur lui avec compassion depuis le commencement...

L'éternité n'a pas de fin, donc pas de commencement. L'éternité est donc un cercle. Si nous vivons, nous devons continuer à jamais, et si nous continuons à jamais comme le cercle et comme l'éternité, l'homme n'a pas eu de commencement.

L'homme vient à l'existence de nombreuses fois ; cependant il ne sait rien de ses vies passées, sauf que, occasionnellement, un rêve ou une pensée le ramène à quelque circonstance d'une précédente incarnation. Mais il ne peut se rappeler quand, ni où, cet événement s'est produit. Il reconnaît seulement quelque chose de familier.

A la fin, pourtant, toutes ses vies passées se révèleront à lui. Les esprits, ou âmes, qui se sont connus dans une incarnation, se rencontreront peut-être dans une autre incarnation, attirés l'un vers l'autre ; mais pour quelle cause, tous deux l'ignoreront.»


 4. La vision chamanique de la maladie mentale : ce qu'un chaman voit dans un hôpital psychiatrique

19 juin 2014 | Publié dans: Thérapies

(Source : SpiritScience, extrait de The Natural Medicine Guide to Schizophrenia, par Stephanie Marohn (incluant Malidoma Patrice Somé), pages 178-189, ou dans The Natural Medicine Guide to Bi-polar Disorder)

Famille Dagara. Image : Wikipédia

Dans la vision chamanique, la maladie mentale signale la « naissance d'un guérisseur », explique Malidoma Patrice Somé. De ce fait, les troubles mentaux sont des situations spirituelles critiques, des crises spirituelles, et doivent être considérés comme tels pour aider le guérisseur à naître. Ce que l'Occident voit comme une maladie mentale, le peuple Dagara (en Afrique de l'Ouest, Dagaaba en anglais) le voit comme « des bonnes nouvelles de l'autre monde. »

La personne traversant la crise a été choisie comme médium pour porter un message à la communauté, devant être communiqué du monde spirituel. « Les troubles mentaux, les troubles comportementaux de toutes sortes, signalent le fait que deux énergies incompatibles ont fusionné dans le même champ, » dit le Dr. Somé.

Ces perturbations se produisent quand la personne n'est pas aidée pour faire face à la présence d'une énergie du monde spirituel. Lorsque le Dr. Somé est venu la première fois aux États-Unis en 1980, pour ses études supérieures, l'une des premières choses qu'il a vue a été la manière dont le pays gérait la maladie mentale. Quand un étudiant qu'il connaissait avait été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour « dépression nerveuse », le Dr. Somé était allé lui rendre visite. « J'étais choqué. C'était la première fois que j'étais confronté directement à ce qu'on fait ici aux gens qui ont les mêmes symptômes que j'avais vus dans mon village. »

Ce qui a frappé le Dr. Somé, c'était que de tels symptômes étaient perçus sous l'angle de la pathologie, avec l'idée qu'il faut stopper le trouble. C'était en opposition complète à la manière dont sa culture voyait une telle situation. Alors qu'il regardait les patients dans la salle austère, certains dans des camisoles de force, d'autres shootés aux médicaments, d'autres criants, il se disait, « C'est comme ça qu'on traite les guérisseurs naissants dans cette culture. Quelle perte ! Quel dommage qu'une personne finalement alignée avec une puissance de l'autre monde est ainsi gaspillée. »


Pour le dire autrement, d'une manière peut être plus compréhensible pour la mentalité occidentale, c'est que nous en Occident ne sommes pas formés à faire face aux phénomènes psychiques, au monde spirituel, et personne non plus ne nous apprend à reconnaître son existence. En réalité, les capacités psychiques sont dénigrées. Quand les énergies du monde spirituel émergent dans la psyché occidentale, l'individu est complètement démuni pour les intégrer ou même comprendre ce qu'il se passe. Le résultat peut être terrifiant. Sans un environnement adéquat, et une aide pour faire face à une percée d'un autre niveau de réalité, en fin de compte, la personne devient folle.

De fortes doses de médicaments anti-psychotiques aggravent le problème et empêchent une intégration pouvant conduire à un développement de l'âme et une croissance de l'individu ayant reçu ces énergies. Dans le service psychiatrique, le Dr Somé a vu beaucoup « d'êtres » qui traînaient autour des patients, des « entités » que la plupart des gens ne voient pas mais que les chamans et les médiums peuvent voir. « Elles provoquaient les crises chez ces personnes, » dit-il. Il lui apparut que ces êtres essayaient d'extraire les médicaments et leurs effets des corps des personnes avec qui les êtres voulaient fusionner, et ce faisant ils renforçaient la douleur des patients. « Les êtres agissaient presque comme une sorte d'excavateur dans le champ énergétique des personnes.

Ils faisaient cela avec acharnement. Les personnes concernées se mettaient à crier et à hurler, » dit-il. Il ne pouvait pas rester dans cet endroit et dut partir. Dans la tradition Dagara, la communauté aide la personne à concilier les énergies des deux mondes – « le monde spirituel avec lequel il ou elle est fusionné(e), et le village et la communauté. » Cette personne a la capacité d'agir comme un pont entre les mondes et aide les vivants en leur apportant les informations et les soins dont ils ont besoin. La crise spirituelle se termine donc par la naissance d'un nouveau guérisseur. « La relation entre l'autre monde et le nôtre est celle d'un parrainage, » explique le Dr. Somé. « Le plus souvent, la connaissance et les dons qui ressortent de ce genre de fusion sont une connaissance et des dons directement apportés par l'autre monde. » 

Les êtres qui renforçaient la douleur des détenus de l'hôpital psychiatrique cherchaient en fait à fusionner avec les détenus pour faire passer des messages dans ce monde. Les personnes avec lesquelles ils voulaient fusionner ne recevaient pas d'aide pour apprendre comment faire un pont entre les mondes et les tentatives des êtres de fusionner étaient contrecarrées. Il en résultait la persistance du trouble initial de l'énergie et l'avortement de la naissance d'un guérisseur. « La culture occidentale ignore constamment la naissance des guérisseurs, » affirme le Dr. Somé. « En conséquence, l'autre monde aura tendance à contacter de plus en plus de personnes pour essayer de capter l'attention. C'est plus dur pour eux. »

Les êtres spirituels sont attirés par les personnes dont les sens n'ont pas été anesthésiés. « La sensibilité est très souvent une invitation," note-t-il. Ceux qui développent les soi-disant troubles mentaux sont ceux qui sont sensibles, ce que la culture occidentale définit comme de l'hypersensibilité. Les cultures indigènes ne le voient pas de cette manière et les personnes sensibles ne pensent donc pas qu'elles sont hypersensibles. En Occident, « c'est la surcharge de la culture dans laquelle ils sont qui les détruit, » observe le Dr. Somé. Le rythme effréné, le bombardement des sens, et l'énergie violente caractérisant la culture occidentale peuvent accabler les personnes sensibles.

Le Dr. Somé 


 Schizophrénie et énergie étrangère

Dans la schizophrénie, il y a une « réceptivité spéciale à un flux d'images et d'informations, qui ne peut pas être contrôlé, » déclare le Dr. Somé. « Quand cette sorte de déferlement arrive à un moment qui n'est pas choisi, et particulièrement quand il comporte des images effrayantes ou contradictoires, la personne se met à délirer. » Dans cette situation, il est nécessaire d'abord de séparer l'énergie de la personne des énergies étrangères venant de l'extérieur, en utilisant la pratique chamanique (ce qu'on appelle un « balayage ») pour nettoyer ces dernières de l'aura de la personne.
Avec le nettoyage du champ d'énergie, la personne ne capte plus le flot d'informations et donc n'a plus de raison d'être effrayée et troublée, explique le Dr. Somé.

Il est alors possible d'aider la personne à s'aligner avec l'énergie de l'esprit qui tente de se manifester depuis son monde, et de donner naissance à un guérisseur. Le blocage de cette manifestation est ce qui crée les problèmes. « L'énergie d'un guérisseur est une énergie à haute tension, » observe-t-il. « Quand elle est bloquée, elle brûle la personne. C'est comme un court-circuit. Les fusibles sautent. C'est pourquoi ça peut faire très peur, et je comprends pourquoi cette culture préfère enfermer ces gens. Ils crient et hurlent, et on les met dans une camisole de force.

C'est un triste tableau. » Encore une fois, l'approche chamanique consiste à travailler sur l'alignement des énergies pour qu'il y ait aucun blocage, que les « fusibles » ne sautent pas, et que la personne puisse devenir le guérisseur qu'elle est destinée à être. Cependant, il convient de noter à ce stade que tous les êtres spirituels qui entrent dans le champ énergétique d'une personne ne sont pas là à des fins de guérison. Il y a aussi des énergies négatives, qui sont des présences indésirables dans l'aura. Dans ces cas-là, l'approche chamanique consiste à les retirer de l'aura, plutôt que de travailler à s'aligner avec des énergies discordantes. 

Alex : Fou aux États-Unis, guérisseur en Afrique 

Pour mettre à l'épreuve sa croyance que la vision chamanique de la maladie mentale est vraie dans le monde occidental comme dans les cultures indigènes, le Dr. Somé a ramené un patient avec lui en Afrique, dans son village. « J'ai voulu savoir, par curiosité, s'il est véritablement universel que la maladie mentale soit liée à un alignement avec un esprit d'un autre monde, » dit le Dr. Somé. Alex était un américain de 18 ans qui avait vécu une crise psychotique à 14 ans. Il avait des hallucinations, était suicidaire, et traversait des cycles dangereux de dépression grave. Il était dans un hôpital psychiatrique et avait reçu quantités de médicaments, mais aucun ne l'aidait. « Les parents avaient tout essayé – sans succès, » dit le Dr. Somé. 

« Ils ne savaient pas quoi faire d'autre. » Avec leur permission, le Dr. Somé a ramené leur fils en Afrique. « Après huit mois ici, Alex était pratiquement normal, » rapporte le Dr. Somé. « Il pouvait même participer aux soins donnés par des guérisseurs; en restant avec eux toute la journée à les aider, les assistant dans ce qu'ils faisaient avec leurs patients... Il a passé quatre ans environ dans mon village. » Alex est resté par choix, et pas pour être soigné plus longtemps. Il se sentait « bien plus en sécurité dans le village qu'en Amérique. »

Pour aligner son énergie avec l'être du monde spirituel, Alex a effectué un rituel chamanique à cette intention, bien qu'il fût légèrement différent de celui utilisé chez les Dagara. « Il n'est pas né dans le village, donc il fallait quelque chose d'autre. Mais le résultat a été similaire, même si le rituel n'était pas exactement le même, » explique le Dr. Somé. Le fait que l'alignement de l'énergie permit à Alex de guérir démontra au Dr. Somé que le lien entre les autres êtres et la maladie mentale est bien universel. Après le rituel, Alex commença à partager des messages que l'esprit avait pour ce monde.

Malheureusement, les personnes à qui il parlait ne comprenaient pas l'anglais (Dr. Somé n'était pas là à ce moment-là). Toute cette expérience a fini par conduire Alex dans une université, où il étudie la psychologie. Il est retourné aux États-Unis quatre ans plus tard car il s'était « rendu compte qu'il avait fait tout ce qu'il devait faire, et qu'il pouvait aller de l'avant dans sa vie. » 

Aux dernières nouvelles, Alex est à Harvard en psychologie. Personne n'aurait pensé qu'il aurait pu terminer ses études de premier cycle, et encore moins avoir un diplôme d'études supérieures. Le Dr. Somé résuma ce que la maladie mentale d'Alex indiquait : « Il demandait de l'aide. C'était un appel d'urgence. Sa tâche et son destin était d'être guérisseur. Il disait que personne n'y portait attention.» 

Après avoir constaté l'efficacité de l'approche chamanique sur Alex, le Dr. Somé conclut que les êtres spirituels sont tout aussi problématiques en Occident que dans sa communauté en Afrique. « La réponse à cette question pourrait se trouver ici, au lieu de devoir faire tout le chemin pour la trouver à l'étranger. Il pourrait y avoir un moyen de dépasser toute l'expérience de la pathologie, pour avoir la possibilité de former le rituel approprié pour aider les gens. »
 


 Le désir de connexion spirituelle

Voir le site de Stephanie Marohn
 

Un point commun que le Dr Somé a remarqué dans les troubles « mentaux » en Occident est « une énergie ancestrale très ancienne qui a été placée en stase, et qui finalement émerge dans la personne. » Il faut alors la retracer, remonter dans le temps pour découvrir quel est cet esprit. Dans la majorité des cas, l'esprit est lié à la nature, surtout aux montagnes ou aux grands cours d'eau, dit-il.

Dans le cas des montagnes, pour donner un exemple illustrant le phénomène, « c'est l'esprit de la montagne qui marche à côté de la personne et qui, en conséquence, crée une distorsion spatio-temporelle qui affecte la personne prise à l'intérieur. » Il est alors nécessaire d'avoir une fusion ou un alignement des deux énergies, « pour que la personne et l'esprit de la montagne ne fassent plus qu'un. » Encore une fois, le chaman réalise un rituel spécifique pour obtenir cet alignement.

Le Dr. Somé croit qu'il est souvent confronté à cette situation aux États-Unis car « la majeure partie du tissu de ce pays est constituée de l'énergie de la machine, et il en résulte une déconnexion et une rupture d'avec le passé. Vous pouvez fuir le passé, mais vous ne pouvez pas vous cacher. » L'esprit ancestral du monde naturel nous rend visite. « Ce n'est pas tant la volonté de l'esprit mais la volonté de la personne, » dit-il.

« L'esprit voit en nous une aspiration à quelque chose de grand, quelque chose qui donne du sens à notre vie, et donc l'esprit répond à cela. » Cet appel, que nous faisons sans même le savoir, reflète un « désir puissant d'une connexion profonde, une connexion qui transcende le matérialisme et la possession des choses, et qui pousse vers une dimension cosmique tangible. Ce désir est en grande partie inconscient, mais pour les esprits, il n'y a pas de différence entre le conscient ou l'inconscient. » Ils répondent aux deux.

Dans le rituel pour fusionner l'énergie de la montagne et l'énergie humaine, ceux qui reçoivent « l'énergie de la montagne » sont conduits dans une zone de montagnes de leur choix, où ils ramassent une pierre qui leur parle. Ils ramènent la pierre pour le reste du rituel et la gardent comme compagnon; certains la portent même sur eux. « La présence de la pierre fait beaucoup pour régler la faculté de perception de la personne, » note le Dr. Somé.

« Ils reçoivent toutes sortes d'informations qu'ils peuvent utiliser, c'est donc comme s'ils obtenaient des indications tangibles, venant de l'autre monde, sur la manière de vivre leur vie. » Quand c'est l' «énergie d'une rivière », ceux qui sont appelés vont voir la rivière et, après avoir parlé à l'esprit de la rivière, trouvent une pierre dans l'eau qu'ils ramènent pour le même genre de rituel qu'avec l'esprit de la montagne. "Les gens pensent que quelque chose d'extraordinaire doit être fait dans une situation extraordinaire telle que celle-ci, » dit-il. Ce n'est généralement pas le cas. Parfois, c'est aussi simple que de porter une pierre. 

L'approche du rituel sacré pour la maladie mentale 

L'une des choses qu'un chaman peut apporter au monde occidental est de permettre aux gens de redécouvrir le rituel, qui fait si cruellement défaut. « L'abandon du rituel peut être dévastateur. Du point de vue spirituel, le rituel est inévitable et nécessaire si l'on veut vivre, » écrit le Dr. Somé dans ''Ritual'': Power, Healing, and Community. « De dire que le rituel est nécessaire dans le monde industrialisé est un euphémisme. Sans cela, nous avons vu dans mon propre peuple qu'il est probablement impossible de vivre une vie saine. »

Le Dr. Somé ne pensait pas que les rituels de son village traditionnel pouvaient être simplement transférés en Occident, et donc dans le cadre de son travail chamanique, il a conçu des rituels qui correspondent aux différents besoins de cette culture. Bien que le rituel change selon l'individu ou le groupe impliqué, il perçoit que certains rituels sont en général nécessaires. L'un d'eux consiste à aider la personne à découvrir que sa détresse vient du fait qu'elle est « appelée par des êtres de l'autre monde qui veulent s'allier avec elle pour effectuer un travail de guérison. »


Le rituel permet de résoudre cette détresse et de répondre à cet appel. Un autre rituel dont nous avons besoin est celui de l'initiation. Dans les cultures indigènes du monde entier, les jeunes sont initiés au monde des adultes quand ils atteignent un certain âge. « L'absence d'une telle initiation en Occident explique en partie la crise dans laquelle les gens sont ici », dit le Dr. Somé.

Il encourage les communautés à réunir « les idées créatives des gens qui ont eu ce genre d'expérience, pour former une sorte de rituel alternatif qui puisse au moins réduire ce genre de crise. » Un autre rituel qui répond souvent aux besoins des personnes qui viennent demander son aide, consiste à faire un feu de joie, et de brûler tous les « éléments symboliques des problèmes que l'on porte à l'intérieur (...)

Ce peut être des problèmes de colère et de frustration contre un ancêtre qui a tué des gens, était esclavagiste, ou quoi que ce soit, un héritage avec lequel doivent vivre les descendants », explique-t-il. « Si ces choses sont perçues comme bloquantes pour l'imagination humaine, le but de la vie de la personne, ou même qu'elles enferment dans une vision négative sur la vie, alors il est logique de réfléchir à comment transformer ce blocage pour en faire un chemin vers quelque chose de plus créatif et de plus épanouissant ». 

L'exemple des problèmes avec les ancêtres se retrouve dans les rituels conçus par le Dr Somé, révélant un grave dysfonctionnement dans la société occidentale et dans le processus menant à « l'illumination ». Ce sont des rituels ancestraux, et le dysfonctionnement qu'ils visent est notre attitude, le fait de « tourner le dos » massivement aux ancêtres. Certains des esprits qui tentent de se manifester, comme nous l'avons dit, peuvent être des « ancêtres qui veulent fusionner avec un descendant parce qu'ils souhaitent guérir ce qu'ils n'étaient pas en mesure de faire dans leur corps physique. Quand la relation entre les vivants et les morts n'est pas en équilibre, c'est le chaos », dit-il. 

« Les Dagara croient que si un tel déséquilibre existe, il est du devoir des vivants de guérir leurs ancêtres. Si ces ancêtres ne sont pas guéris, leur énergie malade va hanter les âmes et les psychés de ceux qui ont pour responsabilité de les aider. » 

Les rituels se concentrent sur la guérison de la relation avec nos ancêtres, portant à la fois sur les problèmes particuliers d'un ancêtre individuel, et les problèmes culturels plus généraux que renferme notre passé. Le Dr. Somé a vu des guérisons extraordinaires se produire lors de ces rituels. Adopter l'approche du rituel sacré pour la maladie mentale, plutôt que de considérer la personne comme un cas pathologique, donne à la personne affectée — mais aussi à la communauté dans son ensemble — l'occasion de regarder les choses de ce point de vue, ce qui conduit à « une pléthore d'opportunités et d'initiatives de rituels qui peuvent être extrêmement bénéfiques pour toutes les personnes présentes, » déclare le Dr Somé. 

Note :

Patrice Malidoma-Some, ''Sagesse africaine'', Ariane Publications, 2005.

Patrice Malidoma-Some, ''Ritual, Power, Healing and Community'', Penguin Books, 1997.

Patrice Malidoma-Some, ''The Healing Wisdom of Africa'', Penguin Books, 1999.

A noter que l'approche des « rituels » du Dr. Somé ressemble par certains aspects à la psychomagie

(http://www.geneasens.com/dictionnaire/rituels_psychomagiques.html) de Jodorovski.

Pour lire la partie VI, cliquez ici.

Clinique Per-ANKH en Imhotep (''Maison de Vie d'Imhotep'')

 

''La science de demain rejoindra la Tradition des initiés de l'Antiquité." (Dorothée Koechlin de Bizemont. ''Édgar Cayce: guérir par la musique''. Édition du Rocher, Paris, 1989, p.38)

 ''Dans le Traitement des maladies, nos Ancêtres savaient exactement que tout mal a sa plante, son minéral et son animal antidote''. (Sira-Missa Doumbia).

C'est désormais chose faite. Nous avons lancé officiellement les activités de la Clinique Per-ANKH en Imhotep (''Maison de Vie d'Imhotep''), située au Cameroun dans la Région de l'Ouest (Bafoussam) au lieu dit "entrée École Normale".

Le tourisme médical est l'un de nos atouts. Nous invitons toutes les personnes désireuses de bénéficier des soins incluant une Harmonie entre le Corps et de l'Esprit y compris une alimentation dynamisée, à nous contacter le plus rapidement possible.

Clinique Per-ANKH en Imhotep:



 BON À SAVOIR

''Baguettes d'Horus'' et ''Ceintures électromagnétiques''

 Nous invitons le public à se procurer:

une paire de "Baguette d'Horus"


avec la "Ceinture électromagnétique"

 


Ces deux merveilles de la médecine de la période pharaonique sont d'une importance capitale pour recharger les 7 "pôles énergétiques" de l'organisme ce qui permet de renforcer le KA vital et le système immunitaire; la prévention et la prise en charge des maladies cancéreuses; la prise en charge des maladies immunodépressives et les maladies neuro-dégénératives (maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, etc.).

Pour se procurer ces deux piliers de la médecine de la période pharaonique (médecine énergétique ou médecine quantique), bien vouloir contactez:

Clinique Per-ANKH en Imhotep
courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Téléphone:(+237)651 53 34 50 Mobile/(+237)233 44 55 48 Fixe
BP. 300 Bafoussam-Cameroun


 LE SAVIEZ-VOUS?

Hydrotomie percutanée à l'eau de mer

La Clinique Per-ANKH en Imhotep (''Maison de Vie d'Imhotep'') pratique l'Hydrotomie percutanée à l'eau de mer. Cet autre aspect du génie médical négro-égypto-nubien est une véritable révolution pour la prise en charge des arthroses évoluées; des douleurs dorso-lombaires chroniques; la hernie discale inopérable; le zona; les migraines et la fibromyalgie. Les malades diabétiques(type 1 ou type 2) peuvent également se soigner naturellement à base de plantes médicinales qui ont été soumises au processus des essais cliniques avant la mise sur le marché.


 Électro-magnétoculture aux biofertilisants

 

La CLINIQUE PER-ANKH EN IMHOTEP (''Maison de Vie d'Imhotep'') met également l'accent sur l'électro-magnétoculture qui consiste à l'utilisation des collecteurs d'Ondes électromagnétiques pour dynamiser (vitaliser) les aliments (radiation des aliments) avec les biofertilisants. La Renaissance alimentaire est le primum movens de la Renaissance médicale (médecine préventive):

 "Que ton aliment soit ton seul médicament."(Hippocrate de Cos)

''Quand l'alimentation est mauvaise, les médicaments ne servent à rien. Quand l'alimentation est correcte, il n'y a plus besoin des médicaments.'' (Proverbe Ayurvédique)

La Clinique Per-ANKH en Imhotep (''Maison de Vie d'Imhotep'') est située au lieu dit "entrée École Normale" dans la Région de l'Ouest (Bafoussam) au Kamerun. Son plateau technique exceptionnel, les molécules naturelles et la formation pluridisciplinaire de son personnel fait de LUI le pilier de la RENAISSANCE MÉDICALE (la médecine retrouvée) au Kamerun en particulier et à KaMa (Afrique) en général.

Ankh (Vie), Seneb (Santé), Oudjat (Force)!

La santé mondiale entre racket et bien public-Partie IV

                                                                         Quatrième partie :

                                       L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sous influence

1. Politique et corruption à l'OMS

Par Pascal Sacré

Mondialisation.ca, 12 janvier 2010

 

© IMAGEBROKER/IMAGO/SIPA

L'OMS est l'organisation mondiale de la santé. WHO en anglais et c'est ma foi plus approprié. WHO : qui est-elle ?

Le monde se porterait-il mieux sans cet outil, formidable sur le papier ? Serions-nous en meilleure santé ?

Si la question est grave, elle est pertinente. Si une seule mort est encore de trop, au regard des prévisions alarmistes de cet organisme professionnel, répercuté sur tous les ministères de la santé du monde, on peut dire que la pandémie virale H1N1 version 2009, jusqu'ici, aura accouché d'une souris. Pourtant, quel show médiatique ! Quelle panique organisée ! Quels millions d'euros dépensés et surtout quelles rumeurs inquiétantes, sur les risques sanitaires en rapport cette fois avec cette vaccination peut-être inutile !

Une psychose qui aura presque ravi la vedette à une menace bien plus palpable, bien plus mortelle et aux conséquences déjà ressenties jusque dans leur chair par une large partie de la population humaine : les effets climatiques de la pollution et du mode de vie engendrés par l'idéologie actuelle dominante, à savoir le capitalisme inégalitaire et extrême, dérégulé comme disent sobrement et dignement les pillards en costumes et cravates.

Néanmoins, les projecteurs médiatiques, délaissant un court moment les stars et les matchs de football, ont fait leur choix et orienté presque tous les regards des spectateurs dociles vers les représentants, experts et émissaires de cette organisation dont certains auront certainement découvert l'existence cette année, en tout cas l'importance : l'OMS. Nous avons découvert des personnes à l'aspect austère ; une apparence sérieuse, que l'être humain a tendance à mettre en rapport avec une compétence réelle et une intégrité évidente. Leur héraut, devenue pour certains leur héros, s'appelle Margaret Chan. Si son air engendre peu la sympathie, son curriculum vitae parle pour elle.


 OMS : PRECISIONS.

L'OMS est, comme d'autres organisations mondiales nées sur les cendres de la guerre 40-45 (l'OMC, issue du GATT, le FMI, l'ONU issue de la SDN), une sorte de super ministère transnational, en l'occurrence de la santé. Son pouvoir surpasse celui de ses équivalents nationaux. Elle n'est pas l'objet de procédures électorales véritablement démocratiques, au sens de représenter le choix exprimé par les populations des pays membres. C'est le cas de toutes ces organisations qui pourtant contrôlent nos vies au quotidien, dans leurs spécialités respectives. Sa constitution entre en vigueur le 7 avril 1948.

Toutes ces organisations sont un peu comme les bras, les tentacules d'une énorme pieuvre dont le but est de coordonner, améliorer, renforcer des actions importantes à l'échelle de la planète. Une précision cruciale est qu'il serait illusoire de penser que ces organismes entreprennent quoi que ce soit indépendamment l'un de l'autre. Ce serait comme imaginer que le foie peut s'occuper de ses affaires, sans rien à voir avec le cœur ou les reins. Ils oeuvrent tous dans le même sens, chacun spécialisé dans un domaine précis, et rendent tous compte à l'ONU et à ceux qui les financent.

L'OMS N'A RIEN À SE REPROCHER.

Si vous allez sur le site officiel de l'OMS, vous aurez bien sûr l'impression que cette organisation est sans taches, et qu'elle devrait être louée pour ses actions humanitaires. C'est un peu comme pour Monsanto, cette multinationale dominant le marché de l'agroalimentaire et voulant imposer au monde entier ses OGM comme terminator (1), et qui vous ferait croire que le bien-être et le développement des pays pauvres est son principal souci.

Toutefois, comme dans tout « procès », il est démocratique, évolué, moderne, de laisser la partie « accusée » s'exprimer. En ce qui concerne les accusations de corruption et de collusion avec les firmes pharmaceutiques, dans le cadre de cette vaste campagne de vaccination mondiale de 2009, c'est Margaret Chan en personne qui est montée au créneau pour défendre la réputation de l'OMS. Il faut savoir que les accusations sont graves, argumentées, et émanent d'institutions très sérieuses elles aussi, et de la bouche de scientifiques et de journalistes d'investigation crédibles et intègres.

Il est difficile de réduire tout cela à quelques conspirationnistes comme cela est de pratique courante désormais, dès qu'un débat intéressant et contradictoire s'empare d'un sujet sensible (version officielle des attentats du 11 septembre 2001, théorie du réchauffement climatique du GIEC, projets nucléaires de l'Iran...). Il est vrai qu'un certain degré de collaboration entre l'OMS et les firmes pharmaceutiques, qui produisent les médicaments, est assez logique. Les questions légitimes portent sur le rôle précis de ces firmes dans les décisions finales prises par l'OMS, et sur leur influence réelle.

Selon l'OMS, de nombreuses garanties sont en place pour gérer les éventuels conflits d'intérêts ainsi que leur perception, par l'opinion publique.

Les experts externes qui conseillent l'OMS sont [...] tenus de fournir une déclaration d'absence de conflit d'intérêts ainsi que tous détails professionnels ou financiers qui pourraient compromettre l'impartialité de leurs avis. Des procédures sont en place pour identifier, rechercher et évaluer les conflits d'intérêts potentiels, les divulguer et prendre les mesures appropriées, telles que l'exclusion d'un expert d'un organe consultatif, d'un groupe d'experts ou d'une réunion.

Toujours selon l'OMS, Les membres du Comité d'urgence doivent s'engager sur l'absence de conflit d'intérêt : Les membres du Comité sont choisis sur une liste d'environ 160 experts couvrant une gamme de domaines de la santé publique. Le règlement sanitaire international (RSI) entré en vigueur en 2007, prévoit également une réglementation, sur la base d'un objectif de coordination de la réponse aux urgences de santé publique de portée internationale, telles que le virus pandémique H1N1. Mais le RSI comporte également des dispositions prévoyant, en cas de pandémie, un Comité d'urgence qui conseille le directeur général sur des questions telles que la nécessité d'élever le niveau d'alerte, de recommander des mesures temporaires...Tous les membres du Comité d'urgence ont signé un accord de confidentialité, fourni une déclaration de non conflit d'intérêts et ont convenu de consacrer à leur mission un temps de consultation, sans compensation.


  Compréhensibles, mais non fondées !

Une précision pour la France :

Qui sont les experts français ? Pour la France, on retrouve, parmi les Conseillers de l'OMS et du Groupe SAGE, plusieurs membres de l'Agence de Médecine Préventive (AMP), [...] agence dont le partenaire industriel indiqué est « Sanofi Pasteur, Sanofi Aventis ». Sont également présents, le Pr. Daniel Floret, Président du Comité Technique de Vaccination qui déclare de nombreuses collaborations avec l'Industrie pharmaceutique, plusieurs membres du laboratoire Sanofi Pasteur, indiqués comme tels, un membre du laboratoire Sanofi Pasteur MSD et quelques autres membres issus de l'industrie pharmaceutique basés en France.
Merci au site Santé log pour avoir reproduit ces extraits (en italique) de ce document provenant de l'OMS.

L'OMS DOIT RENDRE DES COMPTES.

Contrairement à la plupart de gens qui s'arrêtent à la vitrine, si nous pénétrons dans le magasin, nous constatons deux choses :

Si les paroles sont là pour endormir notre méfiance, il n'en reste pas moins que les liens tissés entre les experts de l'OMS et l'industrie pharmaceutique sont très dangereux et très opaques. Sans être conspirationniste pour le plaisir, comme si, à en croire les croisés des versions officielles, celles des sites web de présentation (la vitrine), c'était un sport ou un loisir, une chose est certaine dans mon esprit, l'opacité ne fait pas bon ménage avec la vérité. Si la complexité, qui caractérise toutes les institutions modernes, est déjà un facteur d'égarement en soi et met l'intérêt des gens ordinaires comme moi à rude épreuve, cette complexité est une conséquence involontaire de la modernité et de la multitude grandissante des tâches et des objectifs.

L'opacité, c'est différent. Elle est là pour cacher quelque chose, égarer volontairement.

Le financement de l'OMS.

ROCKEFELLER ET L'OMS les dessous du cartel pharmaceutique :

 

 L'emprise des multinationales pharmaceutiques depuis Rockefeller :
Plusieurs membres de l'Organisation Mondiale de la Santé sont étroitement liés aux compagnies pharmaceutiques : un véritable cartel, une véritable industrie, dont l'objet est moins de guérir que de soigner... L'humanité et le soin des plus fragiles ne sont plus leur credo : Ils ont congédié Hippocrate et lui ont préféré Rockefeller. Il faut faire du chiffre.

Avez-vous seulement entendu parler des partenariats publics-privés ?

À l'origine, l'OMS était censée ne recevoir ses fonds que des gouvernements des Nations Unies, mais depuis quelques années, afin d'augmenter ses capitaux, l'OMS a mis en place ce qu'il appelle un «partenariat privé » qui lui permet de recevoir des aides financières d'industries privées. Mais quelles industries ?

Depuis lors, sa crédibilité, sérieusement entamée, ne s'est guère améliorée, et son indépendance est plus que controversée à cause de son manque total de transparence sur les preuves scientifiques étayant ses recommandations et sa collusion avec les multinationales industrielles. Il est évident qu'au niveau mondial les affaires et la politique influencent fortement la santé.(2)

La réputation sans taches de l'OMS avait déjà été entamée par un livre paru en 1997, L'OMS : Bateau ivre de la santé publique, Ed. L'Harmattan, de Bertrand Deveaud, journaliste, et Bertrand Lemennicier, professeur agrégé d'économie, qui avaient enquêté à travers le monde et consulté de nombreux rapports officiels et confidentiels pendant deux ans. Deux revues médicales générales sérieuses et réputées dans le milieu avaient déjà mis en doute l'intégrité et l'infaillibilité de l'OMS, le British Medical Journal, BMJ, à propos de la gestion de la grippe aviaire en 2005, et le Lancet (3) qui décrivait l'OMS comme une institution corrompue et à bout de souffle. Je vous laisse méditer ces phrases, rapportées par la journaliste Sylvie Simon, dans un de ses articles (4), particulièrement les passages en gras (surlignés par moi).


 Les Docteurs Andrew Oxman et Atle Fretheim, du Centre norvégien de la connaissance des services de santé, et le Dr John Lavis, de l'Université McMaster au Canada, ont interviewé des responsables de l'OMS et analysé ses différentes recommandations. Andrew Oxman estime qu'il « est difficile de juger de la confiance qu'on peut avoir dans les recommandations de l'OMS si on ne sait pas comment elles ont été élaborées* ». (*Opacité).

« Nous savons que notre crédibilité est en jeu », a admis le Dr Tikki Pang, directeur de la recherche de l'OMS. « Le temps qui presse et le manque d'information et d'argent peuvent parfois compromettre le travail de l'OMS ». Des responsables de l'organisation ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l'origine d'une recommandation n'existait pas.

Beaucoup de témoignages signalent que lorsque les résultats ne concordent pas avec ceux espérés par les industries et les compagnies, pour justifier de vendre leurs produits, les normes sont modifiées, les résultats manipulés.

Contrairement à toute démarche réellement scientifique et indépendante, qui doit conformer ses conclusions aux résultats vérifiés de ses expériences, il apparaît de plus en plus que l'inverse soit favorisé et que les résultats soient adaptés aux conclusions souhaitées ; souhaitées par les firmes productrices des médicaments, vaccins, produits concernés. 

Comme dans cet exemple :

Le Dr Oxman a critiqué l'OMS d'avoir son propre contrôle de qualité. Quand ses avis de 1999 sur le traitement de l'hypertension artérielle ont été critiqués, notamment pour le prix élevé des médicaments recommandés sans preuve d'un bénéfice supérieur à celui de produits moins chers, l'Organisation a publié des « recommandations pour la rédaction des recommandations » qui ont conduit à revoir les conseils concernant l'hypertension.(5).

Mais d'autres domaines ont été ramenés à la surface par des chercheurs courageux : le cholestérol et les statines (6), la téléphonie mobile avec manipulation des données sur l'innocuité réelle des ondes électromagnétiques (7)...Et bien sûr, de gros doutes sont émis sur le danger réel de la pandémie virale H1N1 2009 qui a permis aux firmes pharmaceutiques d'engranger des milliards de dollars de bénéfices. La banque JP Morgan, présente à Wall Street, estimait que, principalement grâce à l'alerte pandémique lancée par l'OMS, les grands industriels pharmaceutiques, qui financent également le travail de l'ESWI d'Albert Osterhaus, étaient prêts à engranger 7,5 à 10 milliards de dollars de bénéfices.(8)

Le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI, European Scientific Working group on Influenza), se définit comme un « groupe multidisciplinaire de leaders d'opinion sur la grippe, dont le but est de lutter contre les répercussions d'une épidémie ou d'une pandémie grippales » Comme ses membres l'expliquent eux-mêmes, l'ESWI mené par Osterhaus est le pivot central « entre l'OMS à Genève, l'Institut Robert Koch à Berlin et l'Université du Connecticut aux États-Unis. »

Le plus significatif au sujet de l'ESWI est que son travail est entièrement financé par les mêmes laboratoires pharmaceutiques qui gagnent des milliards grâce à l'urgence pandémique, tandis que les annonces faites par l'OMS obligent les gouvernements du monde entier à acheter et stocker des vaccins. L'ESWI reçoit des financements des fabricants et des distributeurs de vaccins contre le H1N1, tels que Baxter Vaccins, MedImmune, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur et d'autres, dont Novartis, qui produit le vaccin et le distributeur du Tamiflu, Hofmann-La Roche.(9)


 Qui est Albert Osterhaus ?

Surnommé le Dr Flu (le Dr Grippe),

Albert Osterhaus, le plus grand virologiste mondial, conseiller officiel sur le virus H1N1 des gouvernements britannique et néerlandais et chef du Département de Virologie du Centre médical de l'Université Érasme, siége à la fois parmi l'élite de l'OMS réunie dans le groupe SAGE et préside l'ESWI, parrainé par l'industrie pharmaceutique.

À son tour, l'ESWI recommanda des mesures extraordinaires pour vacciner le monde entier, considérant comme élevé le risque d'une nouvelle pandémie qui, disait-on avec insistance, pourrait être comparable à l'effrayante pandémie de grippe espagnole de 1918.(10)

Albert Osterhaus n'est pas le seul haut conseiller de l'OMS dont le nom est impliqué dans des dossiers de corruption et de collusion possible entre l'OMS et les firmes pharmaceutiques, et l'industrie désireuse de vendre ses produits coûte que coûte : David Salisbury (3)(9), Frederick Hayden (9), Arnold Monto (9), Henry L Niman, Klaus Stöhr (11).

Le professeur David Salisbury, qui dépend du ministère britannique de la Santé, est à la tête du SAGE à l'OMS.

Il dirige également le Groupe consultatif sur le H1N1 à l'OMS. Salisbury est un fervent défenseur de l'industrie pharmaceutique. Au Royaume-Uni, le groupe de défense de la santé One Click (10) l'a accusé de dissimuler la corrélation avérée entre les vaccins et la montée en flèche de l'autisme chez l'enfant, ainsi que celle existant entre le vaccin Gardasil et des cas de paralysie et même de décès. Le docteur Frederick Hayden est à la fois membre du SAGE à l'OMS et du Wellcome Trust à Londres ; il compte notamment parmi les proches amis d'Osterhaus.

Au titre de services « consultatifs », Hayden reçoit par ailleurs des fonds de la part de Roche et de GlaxoSmithKline parmi d'autres géants pharmaceutiques engagés dans la production de produits liés à la crise du H1N1.(12) On trouve encore un autre membre de l'OMS partageant d'étroits liens financiers avec les fabricants de vaccins qui profitent des recommandations du SAGE, en la personne du docteur Arnold Monto, un consultant rémunéré par les fabricants de vaccins MedImmune, Glaxo et ViroPharma.(13)

[Interview Wolfgang Wodarg]...Sans aller jusqu'à la corruption directe qui j'en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d'exercer leur influence sur les décisions. J'ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l'OMS à l'époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j'évoquais plus haut, était devenu entre-temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l'OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C'est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d'argent des contribuables.(14)

Pour le Dr Flu Osterhaus, c'est suffisamment sérieux pour que le Parlement néerlandais (15) nourrisse des soupçons à son encontre et ait ouvert une enquête pour conflit d'intérêts et malversations. Hors des Pays-Bas et des médias néerlandais, seules quelques lignes dans la très respectée revue britannique Science (16) firent mention de l'enquête sensationnelle sur les affaires d'Osterhaus qui garde toutefois la confiance de son ministre de la santé. La particularité de tous ces experts est l'opacité de leur rattachement aux firmes pharmaceutiques associée à l'occupation d'un poste élevé et influent dans la hiérarchie décisionnelle de l'OMS, ainsi qu'à l'absence de leur remise en question.

Le conflit d'intérêt est évident et pourtant, systématiquement minimisé. Ce n'est ni leur expertise ni leurs compétences intrinsèques qui sont remises en cause, mais leur indépendance, leur intégrité. Et c'est suffisamment grave, étant donnés les sujets traités, nos santés, pour semer le doute et justifier toutes les enquêtes, toutes les questions, avec des moyens à la hauteur des enjeux et par des organismes irréprochables et réellement indépendants.


 Ce n'est pas l'OMS qui doit enquêter sur l'OMS.

C'est comme si l'accusé pouvait mener l'enquête sur ses propres méfaits supposés. Si j'étais un procureur impartial, ne voulant pas le scandale ou la publicité, seulement la vérité, quelle qu'elle soit, même si elle était pire que le pire des mensonges, j'appellerais à la barre : Le docteur Wolfgang Wodarg, président de la commission de la santé au Conseil européen. Ce parlementaire allemand, épidémiologiste, vient de réclamer un Commission d'enquête au Conseil de l'Europe. Dans son interview au journal Tage Spiegel, le Dr. Wodarg n'hésite pas à parler de «l'un des plus grands scandales médicaux du siècle ». (17)

Ensuite, Alison Katz,

une chercheuse qui a passé 17 ans à l'OMS, et qui le 22 janvier 2007, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l'agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l'organisation de « corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne », et concluant que « l'OMS est devenue une victime de la mondialisation néo-libérale ». Elle dénonce « la commercialisation de la science et les liens étroits entre l'industrie et les institutions académiques » et la science « corporatiste » privée, et estime que « l'OMS doit être le leader d'un mouvement pour transformer la façon dont est conduite la recherche scientifique y compris ses sources de financement, ainsi que l'acquisition et l'utilisation des connaissances » et que les fonctionnaires internationaux n'ont pas le droit de « ne pas savoir ».(18)

Enfin, Tom Jefferson, épidémiologiste reconnu, membre de la Cochrane Collaboration, une organisation de scientifiques indépendants, dont la commission évalue toutes les études menées sur la grippe. Dans une interview donnée au magazine allemand Der Spiegel, il montrait les conséquences de la privatisation de l'OMS et la marchandisation de la santé.(19)

« T. Jefferson : [...] l'une des caractéristiques les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout le roman-feuilleton qui en a découlé, est que, année après année, des gens émettent des prévisions de plus en plus pessimistes. Jusqu'à présent, aucune ne s'est jamais réalisée et ces personnes sont toujours là à répéter leurs prédictions. Par exemple, qu'est-il arrivé avec la grippe aviaire qui était censée tous nous tuer ? Rien. Mais, ce n'est pas cela qui arrête ces gens de faire leurs prédictions. Parfois, on a le sentiment que c'est toute une industrie qui se prête à espérer une pandémie.

Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l'OMS ? T. J : L'OMS et les responsables de la santé publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques. Ils ont construit tout un système autour de l'imminence de la pandémie. Beaucoup d'argent est en jeu, ainsi que des réseaux d'influence, des carrières et des institutions tout entières ! Et il a suffit qu'un des virus de la grippe mute pour voir toute la machine se mettre en branle. » (20)

Lorsqu'on lui a demandé si l'OMS avait délibérément déclaré l'urgence pandémique dans le but de créer un immense marché pour les vaccins et les médicaments contre le H1N1, Jefferson a répondu : « Ne trouvez-vous pas frappant que l'OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? L'ancienne définition parlait d'un virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel l'immunité n'existe pas, et qui entraîne un taux élevé de malades et de décès. Aujourd'hui, ces deux derniers points sur les taux d'infection ont été supprimés, et c'est ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie des pandémies. » (21)

Très judicieusement, l'OMS publiait en avril 2009 la nouvelle définition de la pandémie, juste à temps pour permettre à l'OMS, sur les conseils émanant, entre autres, du SAGE, de « Monsieur Grippe », alias Albert Osterhaus, et de David Salisbury, de qualifier d'urgence pandémique des cas bénins de grippe, rebaptisée grippe A H1N1. (22) Oui, Tom Jefferson, Alison Katz, Wolfgang Wodarg, entre autres, et des journalistes d'investigation qui ne sont ni des conspirationnistes ni des béni oui-oui, seraient sur ma liste de personnes à entendre.


 CONCLUSIONS.

Bizarrement, les médias si fébriles au cœur de la panique virale en cette année 2009, dès qu'il s'est agi de rumeurs de dysfonctionnements à l'OMS et de ces noms peu connus, ont éteint leurs projecteurs, préférant ramener les spectateurs dociles à des préoccupations plus distrayantes comme les déboires de Johnny Hallyday, le retour du tennis belge féminin, les frasques de Michel Daerden ou de Nicolas Sarkozy (politiciens belge et français), les discours pleins d'espoir de Barack Peace Obama, en relayant quand même que si tout ça c'était bien beau, il fallait, comme le disait nos ministres obéissants, surtout aller se faire vacciner, tant que la méchante grippe faisait une pause bienveillante.

Les sales rumeurs conspirationnistes de corruption, les noms si connus dans le milieu industriel, si anonymes pour le grand public : aux oubliettes ! Surtout, que tout reste en l'état ! Les vaccins ont été achetés, les recommandations données et des millions de poisons, déjà inoculés. La vérité nous ferait-elle si peur que nous lui préférions le mensonge, de plus en plus, dans nos vies contrôlées, même quand notre santé est en jeu ? Alors que tout est si complexe, tout est simplifié. Pour chaque information, une version light, édulcorée est mise au point, relayée par les médias serviles et vendue à nous, téléspectateurs, qui l'avalons sans discuter.

Les rouages principaux de cette mondialisation sont la peur, et l'ignorance, issues de cette simplification dénaturant toute chose, ôtant toute profondeur, toute recherche, pourtant nécessaires, indispensables, si on veut réellement comprendre ce qui arrive. Il en est ainsi du terrorisme où l'équation à une inconnue correspondante est toujours reliée au même épouvantail : Al-Quaeda. Sans plus remettre en question la moindre chose à ce propos.(23) Une explosion ? Al-Quaeda. Un détournement ? Al-Quaeda. Un attentat ? Al-Quaeda. Un tremblement de terre ? Al-Quaeda. Il est ainsi des affirmations dogmatiques entourant le réchauffement climatique d'origine humaine : cela ne souffre plus aucune discussion, aucune recherche, aucune remise en cause : hérésie que d'y penser. Le CO2 humain est l'Al-Quaeda de l'équation à une inconnue du réchauffement climatique.

Il en est ainsi des pandémies et autres cataclysmes sanitaires à venir. Comme le GIEC nous le dit pour le CO2, l'OMS nous simplifie le problème et nous l'en remercions : vaccinez-vous. Ne vous posez pas de question. Nous avons les experts les plus intègres et les plus compétents. Les firmes pharmaceutiques, prodiges de philanthropie, travaillent jour et nuit pour nous sauver. Et nous le croyons. L'Humanité du XXIè siècle court un grave danger. Un danger mortel et il couve en chacun de nous. Ce n'est pas Umar Farouk Abdulmutallab (24), cet étudiant nigérian de 23 ans, le cadeau de Noël d'Al-Quæda à la politique guerrière de Peace Obama.

Ce n'est pas un virus, le cadeau de St Valentin à Baxter, GSK, Novartis...Ce n'est pas notre CO2, le cadeau de la Nature à nos politiciens en faillite. Ni même Al Gore, ce bonimenteur en série, traduit en justice en Grande-Bretagne, pas moins de 11 mensonges flagrants et contrevérités ayant été relevés dans son film qui ne dérange que la vérité.(25) Ce n'est pas Al-Quaeda, ou toute autre organisation musulmane extrémiste. Ceux-là sont soit des épouvantails pour actionner le levier de la peur, soit des ennemis, mais relativement mineurs.

C'est notre abdication. Voilà notre ennemi numéro un. Nous vivons une époque où la mondialisation n'a pas rendu, comme cela était prévu au départ, le monde mieux gouverné, plus juste, plus clair, mais au contraire plus opaque, moins compréhensible et surpuissant. Ce mélange de toute puissance et d'opacité, d'omnipotence et d'imperméabilité aux rétrocontrôles démocratiques, est mortel. Voilà la plus grande menace pour l'Humanité, aujourd'hui. 

Nous nous sommes rendus, préférant continuer à nous tromper, quand autant de signes de dysfonctionnement auraient dû nous pousser à reprendre le contrôle. Au lieu de ça, nous nous en remettons à ces super pouvoirs suspects de corruption et de malversations, dotés d'une mauvaise foi et d'un cynisme à toute épreuve. Guidés par les médias et ne regardant que ce que leurs projecteurs éclairent, pris par la main, nous choisissons de les croire sans poser de questions. Dans ces conditions, je n'hésite pas à répondre à ma propre question. Le monde se porterait mieux sans ces organisations mondiales dont la mission primordiale a été détournée au profit boursier de quelques-uns. Dans le cas de l'OMS, nous serions en meilleure santé.


 Notes.

(1) Monsanto terminator : http://www.greenpeace.org/france/news/ogm-monsanto

 (2) Article de Sylvie Simon, journaliste bien connue dans le domaine de la santé, http://www.lepost.fr/article/2009/12/23/1854889_l-oms-ocean-de-corruption-et-d-inefficacite.html

 (3) The Lancet, http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/1006828/La-credibilite-de-l-OMS-remise-en-question.html

 (4) Sylvie Simon, op. cit.

(5)Ibid.

(6) Cholestérol, mensonges et propagande, http://www.lanutrition.fr/Le-lobby-du-cholest%C3%A9rol-au-bord-de-la-crise-cardiaque-a-1708-90.html

 (7) les rapports troublants de Margaret Chan, Michael Repalochi, Bernard Veyret et les industriels de la télécommunication mobile :

http://www.next-up.org/pdf/Telephonie_mobile_et_vraies_pandemies_04_01_2010.pdf

 http://videos.next-up.org/FoxNews/Electrosmog_ce_que_vous_pouvez_faire_pour_vous_proteger_informez_vous/21_12_2009.html

 Téléphonie mobile : données falsifiées :

http://www.next-up.org/pdf/Pr_Franz_Adlkofer_Pr_Hugo_Rudiger_Le_scandale_des_donnees_falsifiees_de_Vienne.pdf

 (8) Cité dans l'article en néerlandais de Louise Voller et Kristian Villesen, "Stærk lobbyisme bag WHO-beslutning om massevaccination", Information, Copenhagen, 15 novembre 2009.

(9) http://www.voltairenet.org/article163315.html , article de F. William Engdahl, Journaliste états-unien, il a publié de nombreux ouvrages consacrés aux questions énergétiques et géopolitiques. Derniers livres parus en français : Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2007) et OGM : semences de destruction : L'arme de la faim (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2008).

(10) Ibid.

(12) Article en anglais, Jane Bryant, et al, "The One Click Group Response : Prof. David Salisbury Threatens Legal Action" (« Le Professeur David Salisbury répond au groupe One Click par la menace d'une action judiciaire »), 4 mars 2009. Téléchargement.

(13) F. William Engdahl, op.cit.

(14) L'Humanité : http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose

 (15) Tweede Kamer der Staten-Generaal (Deuxième Chambre des États-Généraux des Pays-Bas, elle correspond à la Chambre basse).

(16) Article en anglais, Martin Enserink, in "Holland, the Public Face of Flu Takes a Hit" (« Hollande, le visage public de la grippe essuie un coup »), Science, 16 octobre 2009, Vol. 326, n° 5951, pp. 350–351 ; DOI : 10.1126/science.326_350b.


(17) L'Humanité, op.cit.,

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16818

 Le Parlement européen va enquêter sur l'OMS et le scandale « pandémique » ;

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-le-député-européen-w.-wodarg-dénonce-«-une-fausse-pandemie-»_2483.htm

 (18) Sylvie Simon, op. cit.

(19) F. William Engdahl, op. cit.

(20) Tom Jefferson, Entretien avec l'épistémologiste Tom Jefferson : « C'est toute une industrie qui espère une pandémie de grippe », Der Spiegel, 21 juillet 2009.

(21) Ibid.

(22) Article en néerlandais, Louise Voller, Kristian Villesen, "Mystisk ændring af WHO's definition af en pandemi", Copenhagen Information, 15 novembre 2009.

(23) http://polidics.com/cia/top-ranking-cia-operatives-admit-al-qaeda-is-a-complete-fabrication.html

 (24) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16837

 (25) http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2007/10/11/978-un-juge-britannique-met-en-garde-contre-le-film-d-al-gore-une-verite-qui-derange

Références :

OMC : Organisation mondiale du commerce, issu du GATT en 1994.

GATT : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, créé en 1947

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_g%C3%A9n%C3%A9ral_sur_les_tarifs_douaniers_et_le_commerce

 FMI : Fonds monétaire international, créé en 1944.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international

 SDN : Société des nations, créée en 1919, dans les suites de la première guerre mondiale

http://www.linternaute.com/histoire/motcle/1673/a/1/1/sdn.shtml

 ONU : Organisation des Nations-Unies, prolongement de la SDN, créée en 1945.

SAGE : Groupe stratégique consultatif d'experts de l'OMS (SAGE, Strategic Advisory Group of Experts),

http://www.who.int/immunization/sage/SAGE_TORs_Full_21_11_08.pdf

Articles Par : Pascal Sacré

Pascal Sacré : Docteur en médecine depuis 1995, spécialiste en anesthésie dans un Centre pour Grands Brûlés, en Belgique. Il soigne des gens en soins intensifs depuis 2003.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pascal Sacré, Mondialisation.ca, 2010


L'OMS, corruption et inefficacité

Par Sylvie SIMON, 21.12.2009

  Margaret Chan, Sous-Directeur général - Maladies transmissibles

Le Dr Margaret Chan, ressortissante de la République populaire de Chine, a obtenu son diplôme de médecine à l'University of Western Ontario (Canada). Son entrée au Département de la Santé de Hong Kong en 1978 a marqué le début de sa carrière dans la santé publique. En 1994, le Dr Chan a été nommée Directeur de la Santé à Hong Kong. Pendant les neuf années à ce poste, elle a mis en place de nouveaux services de prévention et de promotion de la santé. Elle est également à l'origine de nouvelles initiatives destinées à améliorer la surveillance et l'action dans le domaine des maladies transmissibles, à renforcer la formation des professionnels de la santé publique, et à resserrer les liens de collaboration aux niveaux local et international.

Elle a combattu avec succès des flambées de grippe aviaire et de syndrome respiratoire aigu sévère. En 2003, le Dr Chan a été nommée Directeur du Département Protection de l'Environnement humain. En juin 2005, elle a été nommée Directeur, Maladies transmissibles : surveillance et action et Représentant du Directeur général chargé de la grippe pandémique. Nommée aujourd'hui Sous-Directeur général, Groupe Maladies transmissibles, elle continue d'exercer les fonctions de Représentant du Directeur général.

En juillet 2006, le Dr Chan a bénéficié d'un congé, sa candidature ayant été proposée au poste de Directeur général de l'OMS. Le nouveau Directeur général sera nommé par l'Assemblée mondiale de la Santé le 9 novembre prochain. Dans l'intervalle, le Dr David Heymann assure les fonctions de Sous-Directeur général par intérim chargé des maladies transmissibles.

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fait la pluie et le beau temps sur notre planète en matière de santé publique et la plupart des gouvernements se réfèrent à ses nombreuses recommandations. Or, il y a quelques années, Bertrand Deveaud, journaliste, et Bertrand Lemennicier, professeur agrégé d'économie, ont enquêté à travers le monde sur cet organisme et ont consulté de nombreux rapports officiels et confidentiels pendant deux ans. Ils en ont conclu que l'OMS ne serait plus que le bateau ivre de la santé publique et naviguerait "sans maître à bord ni objectifs clairs sur un océan de corruption et d'inefficacité" (cf. L'OMS : Bateau ivre de la santé publique, Ed L'Harmattan). Une série d'articles publiés à la même époque dans ''The British Medical Journal'' et dans ''The Lancet'' décrivaient l'organisation Mondiale de la Santé comme une institution corrompue et à bout de souffle.

À l'origine, l'OMS était censée ne recevoir ses fonds que des gouvernements des Nations Unies, mais depuis quelques années, afin d'augmenter ses capitaux, l'OMS a mis en place ce qu'il appelle un "partenariat privé" qui lui permet de recevoir des aides financières d'industries privées. Mais quelles industries ? Bien évidemment la Mafia pharmaceutique et ses amis qui bénéficient à présent de ce que l'on nomme "une porte ouverte sur un tapis rouge" à Genève. Depuis lors, sa crédibilité, sérieusement entamée, ne s'est guère améliorée, et son indépendance est plus que controversée à cause de son manque total de transparence sur les preuves scientifiques étayant ses recommandations et sa collusion avec les multinationales industrielles.

Il est évident qu'au niveau mondial les affaires et la politique influencent fortement la santé. Le 22 janvier 2007, Alison Katz, une chercheuse qui a passé 17 ans à l'OMS, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l'agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l'organisation de "corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne", et concluant que "l'OMS est devenue une victime de la mondialisation néo¬libérale". 

Elle dénonce "la commercialisation de la science et les liens étroits entre l'industrie et les institutions académiques" et la science "corporatiste" privée, et estime que "l'OMS doit être le leader d'un mouvement pour transformer la façon dont est conduite la recherche scientifique y compris ses sources de financement, ainsi que l'acquisition et l'utilisation des connaissances" et que les fonctionnaires internationaux n'ont pas le droit de "ne pas savoir". Les Docteurs Andrew Oxman et Atle Fretheim, du Centre norvégien de la connaissance des services de santé, et le Dr John Lavis, de l'Université McMaster au Canada, ont interviewé des responsables de l'OMS et analysé ses différentes recommandations.


Andrew Oxman estime qu'il "est difficile de juger de la confiance qu'on peut avoir dans les recommandations de l'OMS si on ne sait pas comment elles ont été élaborées". "Nous savons que notre crédibilité est en jeu", a admis le Dr Tikki Pang, directeur de la recherche de l'OMS. "Le temps qui presse et le manque d'information et d'argent peuvent parfois compromettre le travail de l'OMS". Des responsables de l'organisation ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l'origine d'une recommandation n'existait pas.

Le Dr Oxman a critiqué l'OMS d'avoir son propre contrôle de qualité. Quand ses avis de 1999 sur le traitement de l'hypertension artérielle ont été critiqués, notamment pour le prix élevé des médicaments recommandés sans preuve d'un bénéfice supérieur à celui de produits moins chers, l'organisation a publié des "recommandations pour la rédaction des recommandations" qui ont conduit à revoir les conseils concernant l'hypertension. Il est probable que dans cette affaire comme dans bien d'autres, l'industrie pharmaceutique avait discrètement graissé la patte des fonctionnaires de l'OMS.

Mais l'affaire s'est aggravée depuis le début de la "pandémie" de la grippe porcine. Le Dr Margaret Chan, nouvelle directrice générale de l'OMS, va devoir répondre à ces critiques, comme elle va devoir répondre aux accusations de l'épidémiologiste Tom Jefferson, de la Collaboration Cochrane, organisation de scientifiques indépendants qui a évalué toutes les études réalisées sur la grippe, et a pu mettre en valeur les diverses implications de la privatisation de l'OMS, ainsi que de la commercialisation de la science. Lors d'une interview réalisée par le magazine allemand Der Spiegel, qui lui a demandé si l'OMS avait délibérément déclaré l'état d'urgence pour la pandémie afin de pouvoir créer un gigantesque marché pour les vaccins H1N1, ainsi que pour les médicaments, Jefferson a répondu :

"Ne pensez-vous pas qu'il y a quelque chose de remarquable dans le fait que l'OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? La définition classique parlait d'un nouveau virus qui se répandait rapidement, pour lequel n'existait aucune immunité et qui provoquait un taux élevé de morbidité et de mortalité. Aujourd'hui les deux derniers points ont été supprimés, mais c'est de cette manière que la grippe porcine a pu recevoir la définition de pandémie."

Pour lui, l'OMS et des officiels de Santé Publique et des compagnies pharmaceutiques ont construit de toutes pièces cette pandémie imminente.

"Des sommes colossales d'argent sont en cause, de même que des carrières et des institutions entières !". Depuis 2005, le directeur du SAGE (Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale à l'OMS) est le Dr David Salisbury, responsable du groupe de vaccination et des maladies infectieuses au Ministère de la santé du gouvernement britannique. Au cours des années 80, le Dr Salisbury avait déjà été sévèrement critiqué à la suite de très nombreux effets secondaires chez les enfants vaccinés avec le vaccin ROR (rougeole¬oreillons¬rubéole) fabriqué par le prédécesseur de GlaxoSmithKline.

Ce vaccin fut retiré de la circulation en Suède, après que des scientifiques aient établi le lien entre le vaccin et la maladie de Crohn, ainsi qu'au Japon, où le gouvernement a été obligé de payer d'importantes indemnités aux victimes. Cet ardent défenseur de Big Pharma a été accusé par le groupe britannique de citoyens défenseurs de la santé "One Click" de dissimuler les liens avérés entre les vaccins et la montée explosive de l'autisme chez l'enfant, ainsi que les liens entre le vaccin Gardasil® et la paralysie et même la mort. Mais ces "accidents" n'ont guère perturbé le Dr Salisbury, qui a participé très activement à la promotion du vaccin H1N1, non testé et également produit par GlaxoSmithKline. En outre, le 28 septembre 2009, ce même Salisbury a osé déclarer :

"Il y a un avis très clair dans la communauté scientifique sur le fait que l'inclusion de thimérosal n'est pas dangereuse."


Cette déclaration correspondait au fait que le vaccin utilisé contre le H1N1 en Grande¬Bretagne, produit par GlaxoSmithKline, contient du thimérosal. Étant donné que ce conservateur à base de mercure pourrait être lié à l'autisme chez l'enfant aux États¬Unis, en 1999, l'American Academy of Pediatrics et le Public Health Service ont exigé qu'il soit retiré des vaccins. Les réunions des "scientifiques indépendants" du SAGE — dont le Dr Arnold Monto, autre membre du SAGE à l'OMS qui a, lui aussi, des liens financiers étroits avec les fabricants de vaccins MedImmune, Glaxo et ViroPharma — regroupent des "observateurs", incluant les producteurs de vaccins, tels GlaxoSmithKline, Novartis ou Baxter.

Il est évident qu'ils sont non seulement des observateurs, mais des participants. Il en est de même pour un autre collègue du SAGE et ami proche d'Osterhaus, le Dr Frederick Hayden, du Wellcome Trust britannique, qui reçoit aussi de l'argent de Roche et de GlaxoSmithKline, deux laboratoires pharmaceutiques impliqués dans la production de produits liés à la panique du H1N1, pour des services "consultatifs". Quant au "Dr Grippe", le Pr Albert Osterhaus, de l'université Erasme à Rotterdam, conseiller de l'OMS pour la grippe A, il est au centre de cette "pandémie" hystérique. 

Certains l'accusent, non sans raisons, de faire partie de la "mafia pharmaceutique" et d'être l'un des heureux bénéficiaires de la plus importante vaccination mondiale qui se chiffre en milliards d'euros. Au point que cette année, la Seconde Chambre du Parlement Néerlandais a initié une investigation sur ses liens d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique. Mais le ministre néerlandais de la Santé, Ab Klink, qui serait un ami personnel d'Osterhaus, a par la suite publié un communiqué sur le site Internet du ministère déclarant qu'Osterhaus n'était qu'un des nombreux conseillers scientifiques du ministère sur les vaccins contre l'H1N1, et que le ministère "était au courant" des intérêts financiers d'Osterhaus. Comme ses pairs, il reste "impartial" malgré ses liens, et son gouvernement le couvre.

Le 16 Octobre 2009, le très respecté journal Science publiait une brève note sur le sujet : "Depuis 6 mois, on ne pouvait allumer la télévision sans voir le visage du fameux chasseur de virus, Albert Osterhaus, nous parler de la pandémie porcine. [...] 

Mais la semaine dernière, sa réputation en a pris un coup après qu'il a été accusé d'avoir répandu des craintes de pandémie pour la promotion de ses propres intérêts dans les ventes de vaccins."(1) Une investigation plus poussée sur les agissements de ce personnage suggère qu'il est au centre d'une imposture qui, non seulement concerne des milliards d'euros, mais aussi la prise en otage de millions de consommateurs en tant que cobayes pour un vaccin pratiquement non expérimenté. Il faut dire à sa décharge qu'il a été largement suivi par de nombreux gouvernements, tout aussi responsables mais pas coupables. Le 8 décembre 2009, le Washington Post publiait un article sur la "gravité" de la "pandémie mondiale" du H1N1 : "[...] 

Avec la deuxième vague d'infections du H1N1 parvenue à son apogée aux États¬Unis, les principaux épidémiologistes prédisent que la pandémie pourrait se retrouver au rang des plus bénignes depuis que la médecine moderne a commencé à documenter les poussées de grippe." D'après la banque Morgan de Wall Street, grâce à cette déclaration de l'état pandémique par l'OMS, les entreprises pharmaceutiques géantes, qui financent aussi le travail de l'ESWI d'Osterhaus, se préparent à engranger entre 7,5 et 10 milliards de dollars de bénéfices. 


Non seulement le Dr Osterhaus était bien placé à l'OMS pour faire la promotion de cette pandémie, mais il est également le directeur de l'ESWI (Groupe scientifique européen de la grippe) qui se dit lui¬même être le lien entre l'OMS à Genève, l'Institut Robert Koch de Berlin et l'Université du Connecticut, aux États¬Unis. Il faut savoir que ce groupe est entièrement financé par les mêmes compagnies mafieuses qui ont déjà gagné des milliards avec cette pandémie. Ses fondateurs sont Novartis, Baxter Vaccines, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur, fabricants du vaccin, Hofmann¬La Roche, distributeur du Tamiflu®, et MedImmune, racheté par AstraZeneca, qui fabrique le vaccin FluMist contre la grippe saisonnière et a reçu en septembre 2009 l'approbation de la FDA pour son vaccin intranasal contre la grippe H1N1.

Mais le Dr Osterhaus n'en est pas à son coup d'essai. Depuis une dizaine d'années, il est au centre de paniques virales bien organisées. Il en a été ainsi avec le mystérieux virus du SARS (Severe Acquired Respiratory Syndrome) de Hong Kong, où Margaret Chan a débuté sa carrière en tant qu'officiel local. Osterhaus a été engagé en avril 2003 à l'apogée de la panique créée par cette maladie respiratoire. 

Après la disparition aussi subite qu'inattendu de ce syndrome, Osterhaus dénonça les risques de contact avec les oiseaux et parcourut l'Europe, clamant sur tous les toits que le virus avait dangereusement muté et qu'il était le premier scientifique à signaler qu'il avait sauté la barrière d'espace et menaçait les humains. Il alerta les politiciens et les journalistes, annonçant que 30 % des oiseaux étaient porteurs du virus mortel H5N1, et que ceux qui venaient de l'Est asiatique transportaient le virus jusqu'en Ukraine, ignorant que les oiseaux ne migraient pas d'est en ouest mais plutôt du nord au sud. Selon le New Scientist du 14 janvier 2004, la vaccination massive des poulets de batteries est soupçonnée d'avoir favorisé la dissémination massive du virus H5N1 : 

"Ce pourrait avoir été une erreur", conclut le journal. Encore une "erreur" qui a pourtant été considérée comme une trouvaille lorsqu'on a décidé de la mettre en pratique. Plus de 150 millions de volailles, gazées, étouffées, brûlées et parfois même enterrées vivantes dans l'indifférence générale, ont fait les frais de cette "erreur". À cette époque, de Journal télévisé en Journal télévisé, les médias s'étaient déjà relayés pour distiller la panique.

Nous l'avons sans doute oublié, mais les "experts de l'OMS" nous avaient annoncé 320 millions de morts en un an, alors que le 31 décembre 2008, après 10 ans de "pandémie aviaire" — imputée aux oiseaux migrateurs, parfaits boucs émissaires —, on dénombrait à peine 248 morts comptabilisés en dix ans, sur la planète entière. Aucun oiseau capturé lors des contrôles n'a été déclaré porteur du virus, et tous les scientifiques sérieux savent bien que, étant donnée la violence du virus H5N1, aucun oiseau porteur n'aurait eu la force suffisante pour entamer une migration, d'autant que les oiseaux sont bien plus raisonnables que les hommes.

Des dizaines de milliers d'oiseaux d'eau ont été testés négatifs au H5N1 cette dernière décennie, et si les oiseaux sauvages avaient répandu la maladie à travers les continents, il y aurait des traces d'apparition d'épidémies le long des voies de migration. Rien de tel n'a été observé et les épidémies n'ont jamais correspondu aux mouvements des oiseaux sauvages, alors qu'elles ont souvent jalonné les routes principales des échanges commerciaux. 

Mais les politiques, relayés par les médias, ont toujours occulté ce genre d'information. Il est vrai qu'il est plus facile d'accuser les oiseaux sauvages que les techniques modernes d'élevage, et les agences gouvernementales ont demandé de prendre des mesures drastiques contre les populations d'oiseaux sauvages, ce qui a ainsi mis en péril certaines espèces, mais n'a eu aucun effet sur l'épizootie. Comme on le sait trop bien, les laboratoires répandent la peur pour mieux vendre leurs produits avec la complicité de certains responsables des instances de santé ou de l'OMS.

Le Directeur général de l'OMS a affolé les populations avec ce qu'il estimait être "la menace connue la plus grave pour la santé à laquelle le monde soit aujourd'hui confronté, à savoir la grippe aviaire". Et, "si nul ne peut prédire quand elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l'apparition d'un virus pandémique", ce qui représente "un grave danger pour tous les peuples". 


Aussi, devons-nous être prêts afin de "réagir immédiatement, globalement et efficacement". Ainsi, le mercredi 15 septembre 2004, à l'ONU, on a beaucoup parlé des risques d'une pandémie de grippe humaine d'origine aviaire. Le président Bush et le Premier ministre français Dominique de Villepin ont appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire. "Si rien n'est fait, ce virus pourrait provoquer la première pandémie du XXIe siècle", a averti G. Bush devant l'Assemblée générale de l'ONU. "L'ampleur de la menace nous impose de réagir sans délai", a renchéri Dominique de Villepin, invitant à "conjurer le risque de pandémie".

De la part de Bush, étant habitués à ses excès et ses mensonges — entre autre la peur irraisonnée du virus de la variole qu'il a propagée afin de faire vacciner des milliers de militaires —, nous ne pouvons être surpris. À la fin de 2004, Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l'OMS contre la grippe, avait affirmé, dans la revue américaine Science, qu'une pandémie de grippe pourrait rendre malade 20 % de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d'être hospitalisées et un quart d'entre elles mourraient.

Il avait appelé chaque pays à se préparer. Quant au directeur régional de l'OMS Shigeru Omi, lors d'une visite à Hong Kong en novembre 2004, il avait terrorisé les foules en annonçant que "les évaluations les plus prudentes font état de sept à dix millions de morts, mais le maximum pourrait être de cinquante millions ou même, dans le pire des scénarios, cent millions". Pour ces experts, la question n'était donc plus de savoir s'il y aurait une pandémie, mais quand elle aurait lieu. 

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutant et deux millions de doses du vaccin pré¬pandémique qui n'ont servi qu'à creuser encore le "trou de la Sécu". Personne n'a songé à le lui reprocher. À son tour, en octobre, le président G. Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200 000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d'atteindre 2 millions rien qu'aux États-Unis. Il demanda au Congrès d'accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace. De nombreux scientifiques s'interrogeaient alors ouvertement sur l'ampleur réelle de la menace d'une nouvelle pandémie humaine d'origine aviaire de type H5N1 et sur le bien-fondé de l'achat massif de Tamiflu®. 

"Je sens comme une sorte d'hystérie sur la question du H5N1", déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinaï School of Medicine de New York, dans le numéro du 18 novembre 2005 de la très sérieuse revue américaine Science. À cette époque, la mort d'une oie ou d'un canard sauvage provoquait un reportage au JT. Le laboratoire Sanofi-Pasteur, du groupe Sanofi-Aventis, était alors "en discussions avancées avec les gouvernements et autorités européens pour la production de vaccin H5N1 et d'options de production de vaccin pandémique".

Il a alors conclu un contrat de 100 millions de dollars avec le ministère de la santé américain pour la production d'un vaccin pré¬pandémique, servant à prévenir une éventuelle grippe aviaire. Le vaccin prototype concernait la souche actuelle du virus de la grippe du poulet H5N1. Pour sa part, le laboratoire suisse Novartis a proposé à la firme californienne Chiron 4,5 milliards de dollars pour prendre possession de 100 % de son capital, mettant ainsi la main sur ses usines.

Quant à la firme britannique Glaxo-SmithKline, elle a acheté ID Biomedical, laboratoire canadien, pour 1,4 milliard de dollars, afin de "répondre à la demande croissante de vaccins antigrippes" et de "préparer la menace d'une pandémie". Les ministères, qu'ils soient de l'agriculture ou de la santé, devraient se poser de vraies questions sur la santé : pourquoi les pays qui n'ont pas développé d'élevages intensifs ont-ils été épargnés ? Pourquoi cette grippe aviaire a-t-elle éclaté en même temps dans les élevages industriels d'Indonésie, de Thaïlande, de Chine et du Japon, qui nourrissent 7 milliards de poulets et exportent 40 % de la volaille mondiale?

Dans ces pays, où les élevages atteignent des tailles gigantesques — on a signalé 5 millions d'oiseaux dans une seule exploitation —, les conditions d'élevage sont effroyables, et les pollutions de l'air et de l'eau à peine imaginables. La polémique a débuté dans un article publié par le journal anglais The Times au sujet des supermarchés Tesco qui possèdent d'immenses poulaillers industriels en Thaïlande et incitent les éleveurs d'Asie à produire des oiseaux au plus bas prix. Et, dans son numéro de décembre 2005, le magazine anglais The Ecologist a aussi publié des accusations précises sur ce sujet. À son tour, en mars 2006, le GRAIN (organisation internationale non gouvernementale pour la promotion, la gestion et l'utilisation durables de la biodiversité agricole) a publié un rapport qui montre comment l'industrie avicole multinationale est à l'origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus.


Le GRAIN signale que, depuis des siècles, la grippe aviaire coexiste plutôt paisiblement avec les oiseaux sauvages, les élevages de volaille à petite échelle et les marchés de volaille vivante. Mais la vague de souches extrêmement pathogènes de grippe aviaire qui a décimé la volaille et tué quelques personnes à travers la planète ces dix dernières années est sans précédent, comme l'est actuellement l'industrie multinationale avicole.

Lorsqu'un virus, comme celui de la grippe aviaire, pénètre dans des élevages industriels surpeuplés, il peut rapidement devenir mortel et se développer. L'air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d'échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d'oiseaux vivants, de poussins d'un jour, de viande, de plumes, d'œufs, de fumier de volaille et d'alimentation animale.

"Il apparaît de plus en plus évident, comme on l'a vu aux Pays¬Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu'ensuite elle se propage", explique Devlin Kuyek du GRAIN. Pour lui, les oiseaux migrateurs et les poulets de basse¬cour ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. 

"Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent." En France, la première et seule contamination de volaille domestique s'est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes, à Versailleux dans l'Ain, où 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages. Birdlife International a alors demandé qu'une enquête indépendante sur la propagation du H5N1 soit conduite, étudiant le rôle de l'industrie globale de l'élevage de volailles, et établissant des cartes des élevages, officiels ou non, ainsi que les routes du commerce de volailles en liaison avec l'éruption des épidémies. En 1996, 1997 et 2002, on a retrouvé le virus H5N1 sur des poulets en Chine, à Honk Kong. 

Il est possible qu'il ait touché d'autres oiseaux, qu'ils soient de basse¬cour ou migrateurs sauvages, car un virus peut rester dormant et passer inaperçu chez les porteurs sains, mais il ne les a pas tués par milliers. Depuis 1959, l'infection humaine par un virus grippal aviaire n'a été établie qu'à dix reprises. Parmi les centaines de souches de virus de la grippe aviaire, seulement quatre auraient infecté l'homme (H5N1, H7N3, H7N7 et H9N2), n'entraînant généralement que des symptômes légers ou une maladie bénigne, à l'exception notable du virus H5N1, précise l'OMS. 

Cependant, certaines des organisations qui essaient de surveiller et contrôler la grippe aviaire comme la FAO semblent réticentes à mettre en évidence le rôle joué par l'élevage intensif, à cause de l'impact sur les économies nationales et sur l'accès à des protéines bon marché. Ainsi, la FAO se garde bien d'enquêter sur la manière dont les fermes industrielles propagent le virus avec leurs sous-produits, tels que l'alimentation animale et le fumier. Au contraire, ces organismes profitent de la crise pour industrialiser davantage le secteur avicole.

Les initiatives se multiplient pour évincer les petits producteurs et interdire la volaille en plein air, et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Les complicités avec une industrie meurtrière se multiplient de toute part. En conséquence : "Les agriculteurs perdent leurs moyens d'existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l'aube d'une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes", conclut Devlin Kuyek. 

"Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l'industrie avicole mondiale ? En matière de santé, il serait urgent de se pencher sur la façon dont le monde se nourrit et de mesurer les conséquences que cela peut entraîner pour la santé humaine et la biodiversité de la planète. Et cela, non seulement au sujet de l'industrie avicole mondiale, mais de toute l'industrie animale, car nous ne devons pas oublier la "vache folle", ni toutes les maladies qui ont frappé ces derniers temps les animaux d'élevage intensif. 

Cette piste est bien plus réaliste que la multiplication d'achat de Tamiflu® ou la fabrication de vaccins illusoires, mais il est certain qu'elle ne profiterait pas aux laboratoires pharmaceutiques et nuirait à l'industrie alimentaire mondiale. Et cela est inacceptable pour tous ceux qui nous gouvernent. Pour rappel également, le 29 novembre 2009, l'OMS comptabilisait à peine 8 768 morts de la grippe H1N1 en 8 mois (alors qu'habituellement, la grippe ordinaire est censée tuer 250.000 à 500.000 personnes chaque année). Dans le même temps, plusieurs pays de l'hémisphère nord annoncent une décroissance des cas de grippe H1N1. 


On est donc en droit de se demander : mais où est donc passée cette pandémie ? Et pourquoi avoir dépensé des milliards de dollars et des milliards d'euros pour une maladie aussi peu meurtrière (en comparaison non seulement avec la grippe saisonnière, mais aussi avec les autres maladies mortelles) ? On nous avait tout de même annoncé une pandémie susceptible de faire autant de morts que la grippe espagnole (soit 40 à 100 millions de morts).

Malgré la publication par le Lancet de deux études qui prouvent que les vaccins sont bien moins efficaces qu'on ne le croyait, et que les virus grippaux ont développé une forte résistance aux antiviraux utilisés pour traiter les patients déjà malades, tous les gouvernements se sont entêtés à stocker des antiviraux et des millions de doses de vaccins contre la grippe aviaire. "Notre rapport a eu un grand impact sur les agences de santé et les gouvernements qui comptaient stocker ces médicaments pour les épidémies de grippe", avait pourtant annoncé le Dr Rick Bright, du CDC.

Ce "grand impact" ne semble cependant pas avoir été ressenti par les trente pays qui ont commandé du Tamiflu®, le plus nouveau et le plus cher des médicaments antiviraux. Martina Rupp, porte¬parole de Roche le laboratoire suisse qui le fabrique, a annoncé que le Ministre de la Santé de Hollande a commandé 5 millions de doses, assez pour traiter un tiers de la population, et le Royaume¬Uni 15 millions. Bruno Lina, du Centre national de référence de la grippe de Lyon qui sévit toujours sur nos ondes au sujet du virus H1N1 sans avoir en face de lui un seul détracteur, considérait que "tout va dépendre des migrations des oiseaux sauvages porteurs du H5N1. Ils ont atteint la Russie et le Kazakhstan.

Ce virus pourrait toucher l'Europe l'année prochaine, par le biais des oiseaux qui empruntent les couloirs africains", et Pierre Dellamonica, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Nice proclamait : "Si c'est une petite pandémie, nous n'aurons pas trop de problèmes. Si le virus est très pathogène, personne ne sait vraiment ce qui va se passer" (cf. Les Échos, Libération, 13 septembre 2005). Il est permis de se demander comment une pandémie peut être "petite" puisqu'elle concerne toute la planète? Dans ce cas, l'actuel est "minuscule".

En Mai 2006, au Congrès de l'OIE (World Organization for Animal Health), Osterhaus and ses collègues de l'Erasmus ont dû admettre qu'en vérifiant 100 000 échantillons des fientes de leurs volatiles, ils n'avaient pu découvrir un seul cas de virus H5N1. Et lors d'une conférence de l'OMS à Vérone en 2008 appelée "Avian influenza at the Human¬Animal Interface", Osterhaus dut admettre devant ses collègues scientifiques bien moins impressionnés par l'idée d'une pandémie que le public non scientifique que, selon les informations dont il disposait, l'on ne pouvait accuser le virus H5N1 de causer une nouvelle pandémie. Cependant, en avril 2009 leur recherche parut récompensée lorsqu'un cas de grippe porcine fut signalé chez un enfant à La Gloria, un petit village mexicain de Veracruz.

Le bulletin médical annonçait "l'étrange irruption d'une infection respiratoire aiguë" dont les symptômes étaient la fièvre, une toux sévère et un rejet de mucus, ce qui semblait plus ou moins "normal" à proximité de la plus grande concentration de volailles de batteries appartenant à la firme américaine Smithfield Farms, où les résidents s'étaient déjà souvent plaints de problèmes respiratoires. Cette considération n'arrêta pas Osterhaus et ses collègues conseillers de l'OMS. 

On attendait une "pandémie" de grippe aviaire. Or, c'est la grippe porcine qui est arrivée, mais la pandémie tant attendue et annoncée depuis si longtemps était enfin à leur portée, ils n'avaient pas l'intention de la laisser passer. Et le 11 juin 2009, avec une hâte plus qu'indécente, le Dr Margaret Chan, directeur général de l'OMS annonça la Phase 6 d'une pandémie qui pouvait ressembler à la fameuse grippe dite "espagnole" de 1918. Igor Barinow, parlementaire russe et Président de la Duma (Comité de Santé Publique) a interpellé l'ambassadeur russe auprès de l'OMS à Genève pour qu'une enquête officielle soit lancée par rapport aux témoignages et preuves qui se multiplient sur une corruption massive au sein de l'organisation.


"Il est urgent qu'une commission internationale d'enquête puisse être mise sur pied". En 1976, le gouvernement des États¬Unis a été confronté à un virus de grippe porcine. Le président Ford s'était alors fait vacciné à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement sept cents morts, dont 30 "inexpliqués" chez des gens âgés dans les heures qui suivirent l'injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain Barré, 1 300 réactions adverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples scléroses.

La campagne, qui avait duré dix semaines, fut aussitôt suspendue, mais les dommages se sont élevés à 3,5 milliards de dollars. Tout le monde ou presque a oublié ce scandale. Pour éviter que cette situation ne se reproduise, le gouvernement américain a pris des mesures pour empêcher tout procès intenté par les milliers de citoyens américains qui souffriront des sévères complications dues aux vaccins non testés. Aussi, le 25 juin 2009, Kathleen Sebelius, ministre de la Santé et des Services sociaux des États¬Unis, a signé un document fédéral qui garantit l'impunité aux officiels de la Santé, aux fabricants du Tamiflu® et du Relenza® ainsi qu'aux laboratoires qui ont commercialisé les vaccins contre la grippe et les adjuvants qui leur sont associés.

Cela laisse supposer qu'elle sait qu'il y aura des dégâts, comme elle sait également que la plupart des grandes compagnies d'assurances refusent de couvrir les accidents qui pourraient découler de cette campagne. Cependant, elle a avoué que "La grippe porcine est moins dangereuse que ce qu'on pouvait penser". 

Rien de plus normal puisqu'on s'attendait à 70 % de décès et que le pourcentage est de 0,03 %. Mais peu importe, puisque les dégâts ne sont jamais reconnus, et que l'OMS a nié en décembre 2009 la responsabilité du vaccin dans les quelque 40 morts officielles ainsi que dans la douzaine de syndromes de Guillain¬Barre, advenus tout de suite après l'injection. Ainsi, tout décès qui se produit chez un patient qui manifeste des symptômes similaires à ceux de la grippe est forcément dû au virus, bien que l'OMS ait abandonné depuis quelque temps de recenser les vrais grippes H1N1, et tout décès qui survient après le vaccin est d'évidence d'origine étrangère, même si la victime était en parfait état de santé avant la vaccination. 

Ce constat concerne aussi les très nombreuses fausses couches qui adviennent par "le plus grand des hasards" chez des femmes saines récemment vaccinées. Heureusement, les populations ne sont plus dupes comme elles l'ont été trop longtemps et refusent en masse ce vaccin. Comme l'ont annoncé Fox News et bien d'autres médias américains, ce vaccin est un tel fiasco que, dans certains États, les services de santé l'offre à qui le désire et bien peu l'acceptent. 

Par exemple, au Montana, la demande est si rare que les autorités essaient de se débarrasser de leurs lots en parcourant les routes et proposant le vaccin à ceux qu'ils rencontrent sous le prétexte qu'une autre vague d'épidémie risque de se produire. Le seul problème qui peut résulter de ce flop est, comme dans l'histoire du "petit garçon qui criait au loup", personne ne s'inquiètera si un virus mute un jour dangereusement, ce qui pourrit très bien se produire étant donné les mélanges et expériences que font nos "experts mondiaux" sur des sujets aussi graves que les mutations virales.

Et pour l'instant, selon l'EMEA qui est à la botte de l'OMS, le rapport bénéfice/risque des vaccins et des antiviraux contre la pandémie reste positif. "À ce jour, aucun problème de sécurité grave et inattendu n'a été identifié. Les effets indésirables les plus fréquents sont prévus et bénins". 

"La manipulation actuelle des medias aux Etats¬Unis est plus efficace qu'elle ne l'était dans l'Allemagne nazie, car ici nous prétendons avoir toute l'information nécessaire. Cette erreur empêche les gens d'accéder à la vérité." Mark Crispin MILLER Pr de journalisme à l'université de New York.

1-   http://www.rense.com/general88/megawho.htm


 Le Codex Alimentarius

Codex alimentarius: des dangers bien réels pour notre santé et notre liberté !

 L'aguicheuse présentation officielle

La commission de Codex Alimentarius a été crée en 1963 par l'Organisation Mondiale de la Santé afin d'élaborer des normes alimentaires, et des Codes d'usages. Les buts principaux de ce programme sont la protection de la santé des consommateurs, la promotion de pratiques loyales dans le commerce des aliments, et la coordination de tous les travaux de normalisation ayant trait aux aliments entrepris par des organisations aussi bien gouvernementales que non gouvernementales. Les responsables et les experts qui ont jeté les bases et défini les orientations des activités de la Commission du Codex Alimentarius étaient d'avis que si tous les pays harmonisaient leurs législations alimentaires et adoptaient des normes approuvées à l'échelle internationale, ces questions trouveraient une solution naturelle. Grâce à l'harmonisation, ils prévoyaient une réduction des obstacles au commerce et la libération des échanges entre les pays, dont tireraient profit les agriculteurs et leurs familles et qui aideraient à atténuer la faim et la pauvreté (voir le résultat 40 ans après !).

Ils concluaient que le Codex Alimentarius serait la panacée pour certaines des difficultés qui entravaient la liberté d'échange. Le volume du commerce mondial des denrées alimentaires est considérable et sa valeur est de 300 à 400 milliards de dollars. Les gouvernements nationaux se préoccupent surtout de l'innocuité des aliments importés d'autres pays, afin qu'ils ne menacent ni la santé des consommateurs, ni la santé et la sécurité de leurs populations animales et végétales. En conséquence, les gouvernements des pays importateurs ont institué des lois et des règlementations contraignantes pour éliminer ou réduire au minimum ces périls. Mais dans le domaine du contrôle des denrées alimentaires, des animaux et des végétaux, ces mesures risquent de créer des obstacles au commerce des denrées alimentaires entre les pays (business d'abord !)


 La réalité cachée

Derrière des atours séducteurs d'apparence philanthropique, le Codex n'est que le bras séculier d'une organisation occulte (made in U.S.A), dont la vocation secrète n'est que l'exploitation à outrance, quelles qu'en soient les conséquences et la mise en esclavage de l'humanité. D'ailleurs, il est clair que la mise en place de cet organisme mondial n'a fait que créer ou aggraver les disparités socio-économiques, contrairement à ce qui était promis au départ. Il s'agit en fait, d'une redoutable dictature tenant sous son joug les gouvernements eux-mêmes avec la menace permanente de terribles moyens de rétorsion commerciale. Par exemple, l'Europe paye actuellement tous les ans, une amende de 116.8 millions de dollars pour son refus d'importation de veau aux hormones.

Les vrais objectifs du Codex

Le Codex Alimentarius entend mettre hors la loi toute information alternative de santé en rapport avec les vitamines, les thérapies naturelles, les compléments alimentaires et tout ce qui constitue de près ou de loin un concurrent potentiel. Cet état d'esprit qui préside à la mondialisation pharmaco-chimique explique en grande partie la destruction systématique de tous les novateurs scientifiques indépendants depuis 50 ans. Cette industrie emploie tous les moyens pour garder ses parts de marché en matière de cancer, sida, maladies cardio-vasculaires...

Nous sommes en mesure depuis des décennies de soigner et de guérir dans bien des cas toutes ces maladies, mais des procédés de désinformation puissants sont en place pour cacher ces vérités au grand public. La mise hors la loi de toute information sur les médecines alternatives bloquera l'éradication de certaines maladies assurant toujours plus de profit à cette industrie mondiale qui ne traite que les symptômes sans s'attaquer aux causes.

Le docteur Rath, dénonce cette situation en ces termes : « la vraie nature de l'industrie pharmaceutique (mondiale) est de gagner de l'argent avec les maladies chroniques, et non point de s'occuper de la prévention ou de l'éradication des maladies... L'industrie pharmaceutique a un intérêt financier direct à ce que les maladies perdurent afin d'assurer la croissance du marché des médicaments. C'est pour cela que les médicaments sont conçus pour soulager les symptômes et NON pour traiter les causes des maladies... les trusts pharmaceutiques sont responsables d'un génocide disséminé permanent, tuant des millions de personnes... »

Une insulte à la démocratie

Le 13 mars 2002, nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l'industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une fronde citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des euro-députés, à tel point que les communications internes en furent bloquées. Malgré près d'un demi milliard de pétitions, les directives du Codex Alimentarius furent adoptées. Ce vote fut un véritable déni de démocratie augurant de futures difficultés pour la construction de l'Europe.


 Les plantes médicinales bientôt interdites dans l'U.E !


 

En fait, une légion de lobbyistes pharmaceutiques est employée en permanence pour influencer les législateurs, pour contrôler les organismes de réglementation, pour manipuler la recherche médicale et l'éducation. L'information des médecins est intégralement financée par ces trusts qui cachent soigneusement un grand nombre d'effets secondaires dangereux en les reniant publiquement.

Après avoir établi la genèse de ces crimes en col blanc et prouvé la responsabilité des industries pharmaceutiques concernant la mise en place d'une politique mondiale de génocide disséminé, le Docteur Matthias Rath a remis un acte d'accusation pour crime contre l'humanité à la Cour Internationale de Justice de la Haye en juin 2003.

La directive que le Codex voulait mettre en application dès 2005.

A partir de juillet 2005, les directives du Codex Alimentarius, nommées Directives Européennes sur les Suppléments Alimentaires, devront être appliquées sous peine de sanctions financières.

En quoi consistent-elles ?

1. Il s'agit de supprimer tout supplément alimentaire naturel. Tous seront remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à bas dosage (car toxiques) et seront uniquement disponibles en pharmacie sur prescription médicale.

2. Les médecines alternatives telles que l'acupuncture, la médecine énergétique, ayurvédique, tibétaine... se verront progressivement interdites.

3. L'agriculture et l'alimentation animale se verront réglementées selon les normes du complexe pharmaco-chimique, interdisant du même coup l'agriculture dite bio-dynamique.

4. L'alimentation humaine certifiée légale devra être irradiée (ex : irradiée au Cobalt- le terme technique employé pour rassurer la population étant « ionisé ».)


Le Codex Alimentarius contrôlera l'accès aux acides aminés essentiels, les huiles de poisson, les vitamines et minéraux.

L'élargissement des contrôles opérera progressivement, mettant à mal toutes les médecines alternatives ancestrales ou naturelles.

 ATTENTION : L'ECHEC PROVISOIRE DE CE PROJET N'EST QUE PARTIE REMISE -VIGILANCE OBLIGE !

L'histoire secrète du trust pharmaco-chimique

Le trust de la pharmaco chimie tel que nous le connaissons actuellement fut conçu par une association de la Rockefeller avec l'IG Farben de l'Allemagne nazie. D'ailleurs, l'industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée, pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Depuis 1932, l'industrie pharmaco-chimique IG Farben finançait Adolph Hitler. Sans ce soutien, selon le tribunal de Nuremberg, le deuxième guerre mondiale n'aurait pas pu avoir lieu...

En 1941, l'IG Farben a établi la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d'½uvre du camp de concentration. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d'esclavage, de pillage et d'autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952, avec l'aide de Nelson Rockefeller, leur ancien partenaire commercial. Il était alors ministre des Affaires étrangères des U.S.A.

Une fois libérés, les dirigeants d'IG Farben infiltrèrent les plus hauts fonctions de l'économie allemande ; jusque dans les années 70, les PDG des sociétés BASF, BAYER et HOECHST étaient des anciens membres du parti nazi. Ils financèrent à partir de 1959 le jeune Helmut Kohl. Avec le support politique de ce dernier, les trois filiales issues d'IG Farben sont actuellement 20 fois plus grandes que la maison mère initiale de 1941.

L'organisation nazie de mondialisation, associée à Rockefeller, est une réussite totale. Depuis longtemps, la planète est quadrillée, organisée et gérée pour assurer une expansion mondiale de la pharmaco-chimie. Puis, la « tradition » du cartel de la IG Farben s'est poursuivie sous un nouveau nom : Association de l'Industrie Chimique. En 1955, l'industrie chimique pharmaceutique mondiale s'est regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent camouflés sous le nom de code Codex Alimentarius. Un grand nombre de partis politiques européens, dits de droite et de gauche furent financés par cette industrie pour assurer son hégémonie économique mondiale.


 L'origine de la dynastie Rockefeller


 Le CODEX ALIMENTARIUS PART 1/2

 

 

Le CODEX ALIMENTARIUS PART2/2

 



Aux environs de 1860, « Old Bill » Rockefeller, marchand forain de spécialités pharmaceutiques, vendait des flacons de pétrole brut aux paysans naïfs, leur faisant croire que c'était un traitement contre le cancer. Il appelait son pétrole brut en flacon : « Nujol (New Oil : nouvelle huile) ». L'affaire était prospère, il achetait une fiole de pétrole brut de 30 grammes à la Standard Oil pour 21 cents et la revendait 2 dollars.

Très peu cultivé, peu scrupuleux, sans connaissance ou formation médicale, avec quelques notions de comptabilité et une avidité féroce, il sut s'imposer. Le Nujol fut baptisé « cure contre la constipation » et fut largement commercialisé. Cependant, des médecins découvrirent que le Nujol était nocif et provoquait des maladies graves, éliminant les vitamines liposolubles du corps. La Standard Oil lutta contre la chute des ventes en ajoutant du carotène au pétrole brut pour parer à toute carence. Le sénateur Royal S. Coperland de New York était payé 75 000 dollars par an pour promouvoir le Nujol.

L'empire Rockefeller s'est construit grâce à cette formidable supercherie qui consiste à faire ingérer un dérivé de pétrole brut, enrichi au carotène, aux populations. C'est ainsi que les fondations de l'industrie pharmaco-chimique furent posées. Nous sommes bien loin des fondements des médecines chinoises, tibétaines ou perses...

Le succès commercial du Nujol permit de diversifier la production pharmaco-chimique et d'atteindre des sommets en terme de bénéfices. En 1948, le chiffre d'affaire annuel de la Rockefeller s'élevait à 10 millions de dollars. Le médicament Nujol existe toujours sous forme de paraffine pure, classé comme laxatif doux : il est recommandé pour la constipation chronique rebelle. Il est fabriqué par le laboratoire Fumouze. Hélas, il capitonne l'intestin et entraîne rapidement des carences graves.

L'heure de vérité

Dans l'idéologie Rockefeller, l'unique objectif est de vendre sans scrupule, d'asseoir une hégémonie et un pouvoir mondial. Breveter le vivant, tout refaire en molécules chimiques, nier toute médecine autre que la pharmaco-chimie, c'est l'idée de progrès affichée par tous les Trusts. Cette politique n'a rien de démocratique et vise à modeler les masses à son gré en fonction de ses besoins (fondation, éducation, fausses normes scientifiques, propagande, destruction des médecines ancestrales et naturelles).

Le Codex Alimentarius croit pouvoir faire fi de l'opinion des peuples. Le Codex pense pour vous, agit pour vous et vous protège de vous-même, selon des normes qui causeront votre perte. Pendant ce temps, 800 000 personnes meurent tous les ans, dans la seule Amérique du Nord, sur ordonnances allopathiques. Un rapport de l'ONU affirme d'ailleurs que sur 205 000 médicaments de ces industries, seuls 26 seraient indispensables.

Une résistance internationale s'organise

L'Afrique du Sud a affirmé qu'elle ne se conformerait pas aux directives du Codex Alimentarius. Le Ministre de la Santé Manto Tshabalata-Msimang a déclaré que son pays est en désaccord avec cette dichotomie entre médecine naturelle et médecine allopathique. Selon ses conclusions, ces dispositions ne visent qu'à faire de l'argent à partir de remèdes brevetés et à discréditer l'usage des produits naturels. L'Inde ne se conformera pas non plus aux directives du Codes Alimentarius, car il a fait la promotion de formules pour bébés contenant des ingrédients chimiques, causant une inflammation destructrice du cerveau chez les bébés sensibles. Le délégué indien chargé de plaider l'affaire auprès du Codex a été ignoré, et lorsqu'il insista pour un débat, il fut expulsé de la chambre.

Aux Etats-Unis, l'association des médecins et des chirurgiens américains a exprimé son opposition au Codex afin d'avoir recours à des remèdes naturels.
Au Royaume Uni, les médecins exerçant des médecines naturelles, supportés par les Membres de la Chambre des Lords, se sont fermement opposés à la politique pro-Codex de Tony Blair. Ce dernier avait été taxé d'hypocrisie, puisqu'il à été révélé publiquement qu'il utilise pour sa famille des remèdes naturels, des compléments alimentaires et l'homéopathie. Dès lors, Tony Blair sera président de l'Union Européenne précisément à partir du premier juillet 2005, jour d'application des directives du Codex.


 Le réveil des consciences est amorcé

Fort heureusement, il existe les vrais biologistes, les authentiques médecins, les vrais thérapeutes ou chercheurs souvent violentés par l'arrogance des Cartels pharmacochimiques. Ils ont établi le concept de la bio-individualité fondé sur la liberté du choix thérapeutique des patients. Cette conception suscite chez le patient l'esprit de recherche, offre des alternatives dans la manière de se soigner. Cette approche s'adapte au patient plutôt que d'imposer un protocole thérapeutique de masse non individualisé.

La maladie a une connotation spécifique dans la vie d'un individu, ne pas en tenir compte c'est ramener l'homme au rand de machine sophistiquée. Or l'homme est bien plus qu'une machine mécanico-chimique. Sans que la plupart des électeurs en ait conscience, le non massif à la Constitution européenne a été aussi par chance, un non au Codex Alimentarius. Les grands retards dont nous avions menacés les marionnettes politiques vendues à la cause du « oui » concerneront surtout le camp des exploiteurs et en particulier, celui du Codex.

Pour mieux comprendre l'histoire cachée derrière le Codex alimantaruis, cliquez ici.

Les produits naturels interdits par le Codex alimentarius :


 

 

Le Codex Alimentarius en question à la radio Ici et Maintenant:


 

Pour lire la partie V, cliquez ici.

La santé mondiale entre racket et bien public-Partie VI

                                                                           Sixième partie :

                                   L'impérialisme scientifique ou l'apartheid médical

Le cas de ''Docteur de la Mort'' Alias Josef Mengele :

 



 1. Guerre biologique et Négrophobie : bioterrorisme à l'Ébola virus

Pour ceux qui sont restés jusqu'ici réfractaires à la thèse d'un complot scientifico-militaire des puissances impérialistes contre l'Afrique via le virus Ébola, lisez plutôt:

« 3 novembre 2001

Harvard Divinity School Cambridge,

Massachusetts, États-Unis.

L'utilisation récente des services postaux états-uniens pour diffuser du courrier contaminé à l'anthrax met en évidence une menace d'ordre plus général envers les peuples du monde, une menace rendue possible par la perversion des sciences biologiques à causer du mal via la propagation délibérée de maladies. Le moment est venu d'interdire toute application destructrice ou dangereuse du génie génétique. Nous appelons les États-Unis à mettre immédiatement un terme à tout projet destiné à modifier génétiquement les organismes naturels à des fins militaires.

Nous appelons les États parties à la Convention sur les Armes Biologiques de 1972 à étendre l'interdiction de la Convention de façon à ce qu'elle s'applique à toute modification génétique d'agents biologiques à des fins militaires. Puisque dans ce contexte la distinction entre offensif et défensif est mince voire inexistante, il ne devrait y avoir aucune échappatoire pour le terme « défense ». La modification génétique de pathogènes pour la mise au point de vaccins ou pour d'autres buts médicaux devrait être conduite dans des laboratoires civils et sous un strict contrôle international. Enfin, nous appelons les États-Unis à soutenir un protocole à la Convention sur les Armes Biologiques afin de s'assurer que les États, les individus et les institutions sous-étatiques respectent scrupuleusement les termes de la Convention.

Signataires :

Francis A. Boyle. Professeur de droit international au College of Law, de l'université de l'Illinois ; auteur de la législation mettant en application la Convention sur les Armes Biologiques de 1972, la loi anti-terrorisme sur les armes biologiques de 1989.

Jonathan King, PhD. Professeur de biologie moléculaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et directeur du laboratoire de microscopie électronique appliquée à la biologie.

Martin Teitel, PhD. Président du Conseil pour une Génétique Responsable.

Susan Wright, PhD. Scientifique, chercheuse associée à l'université du Michigan. »

Note des signataires :

« Plusieurs pays développés, dont les États-Unis, ont initié des projets visant à modifier génétiquement des pathogènes et d'autres microbes à des fins militaires.

Les projets financés par les militaires incluent :

1) la mise au point de ''superbugs'' capable de digérer des matériaux comme les plastiques, les carburants fossiles, le caoutchouc et l'asphalte;


2) la mise au point d'une souche d'anthrax qui neutralise la protection fournie par les vaccins au nom de la ''défense'' contre de telles souches génétiquement modifiées. On allègue que ces projets ne violent pas les termes de la Convention sur les Armes Biologiques (CAB) parce qu'ils seraient nécessaires pour la ''défense''. Mais loin de fournir une défense, ces projets ouvrent grande la porte à des formes plus dangereuses de guerre biologique contre lesquelles il n'existe pas de parade.

Ils discréditent également la Convention pour la double raison que les justifications données à ces projets sont extrêmement ambiguës (si un pays devait quitter la Convention sur les Armes Biologiques, ses projets auraient des applications directement offensives) et parce qu'elles favoriseront l'essor de projets similaires partout ailleurs dans le monde. » (Francis A. Boyle. ''Guerre biologique et terrorisme''. Traduit de l'américain par Arno Mansouri & Maéva Sadorge. Collection Résistances. Éditions Demi-Lune. Paris, 2007, pp.14-15)

Pour le Professeur Francis A. Boyle :

« À partir d'octobre 2001, le monde a été témoin d'attaques terroristes à l'anthrax prenant pour cible le gouvernement états-unien. Ces attaques étaient à l'évidence conçues pour entraver l'action du Congrès à un moment particulièrement critique de l'histoire de la République américaine, c'est-à-dire immédiatement après les attentats du 11 Septembre. Elles survinrent au moment précis où le Congrès aurait dû tenir séance, prendre des décisions vitales, et exercer une stricte surveillance du pouvoir exécutif du gouvernement, en particulier de la Maison Blanche du Président George W. Bush, du ministère de la Justice dirigé par l'Attorney general John Ashcroft, du ministère de la Défense de

Donald Rumsfeld, et de la CIA sous la direction de George Tenet.

Une telle surveillance parlementaire n'a pas eu lieu, à cause de ces attaques terroristes à l'anthrax. Pire encore, le Président Bush et l'Attorney general Ashcroft ont sciemment manipulé ces attaques contre le Congrès afin de semer la panique au sein du peuple américain et de leurs représentants, et faire adopter dans l'urgence les lois liberticides du PATRIOT ACT, quasiment sans aucune participation des députés. » (Francis A. Boyle. ''Guerre biologique et terrorisme''. Traduit de l'américain par Arno Mansouri & Maéva Sadorge. Collection Résistances. Éditions Demi-Lune. Paris, 2007, p.17)

Rappelons que ces attentats se produisirent en 2 phases : celle à laquelle l'auteur fait référence est la seconde. La première prit pour cible 5 médias importants : les 3 principaux networks (ABC News, CBS News, NBC News) et le New York Post, tous basés à New York, de même que le National Enquirer et le Sun, appartenant au groupe American Media, Inc. (AMI) situé en Floride. Elle survint dès le 18 septembre.

Anthrax est le terme anglo-saxon donné à la maladie du charbon ; par extension le terme désigne aussi le germe responsable de la pathologie, Bacillus anthracis.


Le USA PATRIOT ACT, acronyme de Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act, ou en français ''Loi pour Unir et Renforcer l'Amérique en fournissant les Outils Appropriés pour Déceler et Contrer le Terrorisme'', est une loi américaine votée par le Congrès des États-Unis et signée par George W. Bush, le 26 octobre 2001.

Dans le même ouvrage, il nous apprend encore que : 

« Depuis la deuxième guerre mondiale, les États-Unis ont développé un programme de guerre biologique extrêmement agressif et offensif, dont je ne raconterai pas ici la pleine histoire. Pour résumer, en 1969, le Président Richard Nixon a décidé de mettre un terme à ce programme pour des raisons de realpolitik machiavéliques. D'abord, on estimait que les armes biologiques étaient contreproductives militairement parce qu'elles étaient difficiles à contrôler et qu'elles pouvaient ainsi facilement engendrer un effet de ''retour de bâton'' sur les forces armées des États-Unis sur le terrain aussi bien que sur la population civile américaine. 

En second lieu, les États-Unis disposaient déjà d'un arsenal massif et surpuissant dans la panoplie des armes nucléaires et de leurs vecteurs, tandis que les armes biologiques étaient perçues comme « la bombe atomique du pauvre». Nixon a voulu éliminer ces « armes biologiques » afin d'empêcher les pays du Tiers Monde d'avoir accès à des armes de destruction massive (ADM) comparativement peu coûteuses. Une Convention sur les armes biologiques les interdisant permettait aux États disposant d'armes nucléaires de maintenir, consolider et accroître encore davantage leur quasi-monopole sur les ADM qui venait d'être codifié par le Traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires. 

Ce calcul machiavélique retors mènerait beaucoup plus tard ces mêmes États (disposant de la force de frappe nucléaire) à soutenir la négociation, la conclusion et la ratification de la Convention du 13 janvier 19933 sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction. À partir de 1969, le Président Nixon a unilatéralement ordonné la destruction des agents et munitions biologiques antipersonnels que possédaient les États-Unis, un processus qui fut en apparence terminé dès le début de l'année 1973.

Néanmoins, en dépit de l'ordre présidentiel, la CIA a continué la recherche et la mise au point d'armes biologiques. Par la suite, les États-Unis ont soutenu la négociation, la conclusion et la ratification de la Convention de 1972 sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, Convention entrée en vigueur le 26 mars 1975 (ci-après désignée sous le nom de la CAB, et imprimée dans l'annexe IV). » 

Le Professeur Francis Boyle affirme qu'une campagne de vaccination est à l'origine de l'épidémie Ébola. Dans une interview réalisée par David Lindorff du site ThisCantBeHappening et repris par


MetaTV, il signale que : 

« Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au cœur de l'épidémie en Afrique de l'Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques ».

À la question : Pourquoi sont-ils situés dans ces pays?

Il répond :

« Parce que la Guinée n'a pas signé la Convention sur les Armes biologiques, le Libéria non plus. La Sierra Leone l'a signée, mais c'est une colonie britannique. J'avais d'ailleurs contesté dès 1988 le programme du Pentagone de recherche sur la Défense biologique (Biological Defense program) – et vous pouvez le lire dans mon livre, et leur avais demandé pourquoi ils conduisaient cette « double recherche », offensive et défensive, sur les armes biologiques au Libéria – qui à l'époque était une dictature militaire sous le joug du Capitaine Doe soutenu par la CIA – en contournant ainsi la Convention sur les armes biologiques.

J'ai tout ici, dans un document du gouvernement US intitulé « Biological Defense program », et vous trouverez tout ça dans mon livre : le Center for Desease Control (CDC) menait des recherches dans le domaine biologique pour le Pentagone, en Sierra Leone, déjà en 1988, et probablement même avant ça, car il a fallu construire le laboratoire. De plus, la Columbia University menait aussi des travaux dans le domaine des armes biologiques (Bio warfare) pour le Pentagone, au Libéria, dès 1988. C'est celui que j'avais contesté en parlant de contournement des termes de la BWC (Bio-Weapons Convention, ou Convention sur les armes biologiques). Voyez-vous David, tout ceci n'est qu'une vaste opération de camouflage par le CDC. Ils sont plongés jusqu'au cou dans ces horribles travaux de recherche sur les armes biologiques depuis au moins 1988.

(...) Bien, voilà ce qui se passe : pour pouvoir justifier ces travaux effrayants, si vous lisez les contrats, et j'ai pu en lire un avant que tout ne soit classifié, vous y lisez : "Il pourrait y avoir cette terrible forme de maladie émergente, et nous devons développer un vaccin pour cela. Et donc, nous allons commencer à travailler sur ce virus, il est possible que nous ayons à le modifier génétiquement et..."

(...) Il a aussi fait des recherches très poussées sur la grippe, y compris en modifiant génétiquement le virus H5N1, ce virus de la grippe si dangereux qui a sévi lors de l'épidémie du SRAS [SRAS -Syndrome respiratoire aigu sévère – NdT]. Et le tout était financé par le Pentagone ou bien le National Institute of Health (NIH), ou par le CDC. Ces travaux étaient si dangereux qu'il avait dû transférer son laboratoire du Wisconsin vers le Winnipeg au Canada.


Mais peut-être que les Canadiens ont dit « allez-vous-en d'ici, on ne veut pas de vous ici, c'est trop dangereux pour nous », je ne sais pas. Ce que l'on sait, c'est que le laboratoire BSL-4 Kanema de l'Université de Tulane était impliqué. Nous savons qu'ils font ce type de recherches sur les armes biologiques depuis longtemps. [Le laboratoire US de] Fort Detrick était impliqué aussi. Ils sont connus également depuis longtemps pour conduire ce genre de recherches, y compris sur le virus Ébola. Les trois laboratoires que j'ai cités ont tous été mis en place par l'USAID, qui n'est rien d'autre qu'une organisation servant de couverture pour la CIA.

Je suis juste en train d'essayer de relier tous ces points entre eux, sur la base des informations que j'ai pu récolter sur ces armes biologiques, depuis si longtemps, depuis mes études à l'université de droit à Harward, et je me suis intéressé professionnellement à la question, puisque j'ai été appelé à défendre le Council for Responsible Genetics au début des années 1980, dans leur Comité sur les armes biologiques, etc...»

 Un ancien agent de la NSA accuse la CIA d'avoir propagé Ebola en RDC en 1976 et en Afrique de l'ouest en 2014 :

Wayne Madsen est un ancien contractant de la national Security Agency (Nsa), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de la rubrique de la revue française intelligence online jusqu'à son rachat par le monde. Il publie le Wayne Madsen report et intervient régulièrement sur la chaine satellitaire Russia today et sur press tv.

Selon le journaliste d'investigation Wayne Madsen, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'ouest pourrait être une reproduction de la propagation de l'épidémie d'Ebola au zaïre, ou l'implication de l'agence centrale de renseignement des Etats-Unis avait été soupçonnée, «quand vous regardez la première épidémie du virus Ebola en 1976 au zaïre » , a déclaré Wayne Madsen a press tv. 

«1976 fut l'année ou les Etats-Unis violaient une loi du Senat qui interdisaient aux Etats-Unis de s'engager dans la guerre civile angolaise et nous avons vu le zaïre utilisé comme appât par la CIA et puis nous avons vu l'éclosion du virus Ebola au zaïre. La même année que George W Bush en fut le directeur de la Cia». 

«En 1980, nous avons vu l'épidémie du VIH au zaïre et en Angola, ou la CIA était en opération » a-t-il déclaré lundi.

« Je pense que ce que nous devons faire, est une investigation visant a savoir quelle fut l'intensité du programme de guerre biologique de la CIA au zaïre et en Angola entre 1976 et 1980, et ce qui a frappé en Sierra Leone et d'autres pays, c'est la souche zaïre du virus Ebola » a-t-il déclaré.

« C'est peut-être un autre cas de retour de flamme pour la CIA ... pour créer des agents pathogènes à des fins guerrières » a poursuivi Madsen. 

Le pentagone affirme qu'il envisage une force de 3.600 hommes pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'ouest. 

« Il est très étrange de constater que les Etats-Unis envoient l'armée alors qu'évidemment ce sont les travailleurs de la santé, des médecins et autres professionnels de la sante qui sont nécessaires » a déclaré Madsen.

• Pour écouter la position de certains experts africains sur les origines du virus Ébola, cliquez ici.

L'origine du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) serait simienne selon la théorie la plus communément admise par la communauté scientifique. Cette théorie se base sur l'analyse phylogénétique des lentivirus (famille à laquelle appartient le VIH) qui lie les deux types de VIH avec le virus d'immunodéficience simien (VIS), qui est également la cause chez les singes d'un syndrome d'immunodéficience comme le Sida chez l'Homme.


 Les origines du Sida:

En 1992, une poignée de scientifiques, à travers un article de Tom Curtis, proposent une théorie selon laquelle le sida aurait pour origine une campagne de vaccination anti-polio pratiquée en République démocratique du Congo, ancienne colonie belge appelée Congo belge à l'époque.

Edward Hooper reprend cette thèse et l'étaye en recueillant documents et témoignages sur le terrain. Son travail est soutenu par Bill Hamilton qui l'accompagne au Congo pour recueillir des données. À l'issue de ces recherches, le livre The River, ''A Journey to the Source of HIV and AIDS'' est publié, auquel fera suite le documentaire ''Les origines du SIDA''.

La thèse d'Edward Hooper s'appuie sur la proximité des premiers cas de sida avec les zones de vaccination intensive, ainsi que l'utilisation de reins de singes pour la production de vaccins. Le passage du VIS à l'Homme, par mutation pour donner le VIH, serait selon l'enquête d'Hooper venu de l'utilisation de chimpanzés, notamment dans le laboratoire de Stanleyville, où une ménagerie a accueilli près de 600 chimpanzés entre 1957 et 1960.

L'hypothèse d'une contamination dans ce laboratoire est essentielle selon Hooper, car le vaccin d'origine a été testé négativement et d'autres régions du monde ont bénéficié de ce vaccin sans connaître l'épidémie naissant dans l'ex-Congo belge au début des années 1980. La spécificité de la campagne de vaccination menée par Hilary Koprowski au Congo belge sur un million d'Africains se trouve dans son utilisation du chimpanzé au mépris de toute considération sanitaire selon l'enquête d'Edward Hooper.

Selon les tenants de cette hypothèse, la théorie d'une transmission accidentelle du singe à l'Homme au cours d'une chasse n'explique ni pourquoi cette maladie est apparue soudainement alors que le singe est chassé en Afrique depuis des milliers d'années sans apparition de virus, ni la simultanéité de l'apparition des cas contaminés.

Cette explication est réfutée par la communauté scientifique, notamment par le biais d'une étude parue dans la revue Nature en 2004 réfutant catégoriquement cette hypothèse. Étude à laquelle Hooper a répondu par plusieurs articles dénonçant les conflits d'intérêts des intéressés dans ce domaine.

Les origines du SIDA-Documentaire à voir absolument:



 2. Bioterrorisme en Afrique du Sud

«MON PROGRAMME D'EXTERMINATION PHYSIQUE DES NOIRS D'AFRIQUE DU SUD (by President Pieter W. BOTHA)

P.W. Botha en 1962

Mes Afrikaners Blancs, bien-aimés,

Je souhaite la grandeur à vos frères et soeurs au nom de notre sang tout entier. Au nom de notre précieux pays et en mon nom personnel, moi BOTHA, Président de la République d'Afrique du Sud, je profite de cette occasion pour vous remercier et vous féliciter pour votre courage et votre détermination du fait que vous m'avez investi pour porter haut le destin des Afrikaners.
 

Nous sommes en train de traverser des moments difficiles. J'ai donc décidé de vous écrire pour vous assurer de mon dévouement et de ma solidarité envers vous aussi bien dans le feu que dans la tempête. Nous vivons au milieu de grands sauvages qui en veulent à notre sang, qui nous haïssent et qui veulent nous arracher ce que nous avons acquis. Mais n'oubliez pas ce que nous sommes : un Peuple solide et uni. Vive l'envol des Afrikaners Blancs ! Vive les Afrikaners Blancs ! 

Ne me regardez pas simplement comme BOTHA tel que mon nom l'indique, mais plutôt comme un véritable esprit vivant et une promesse pour vos frères et soeurs Blancs. En vérité, en vérité, je vous le dis, voici une terre donnée par Dieu et pour laquelle nous devrons nous battre jusqu'à la dernière goutte de notre sang. Nous ne pouvons pas rester là, debout à regarder ce que nous avons créé s'effriter et être démoli par ces barbares et paresseux "kaffirs".

Pretoria a été conçue et créée par les Blancs et pour les Blancs. Nous ne sommes pas obligés de prouver à quiconque et encore moins aux Noirs que nous sommes un Peuple Supérieur. Nous l'avons démontré aux Noirs mille et une fois. La République Sud-Africaine telle que mous la connaissons n'a pas été créée par une pensée fantaisiste.


Nous l'avons créée par notre intelligence et au prix de notre sueur et de notre sang. Le sang de nos pères s'est versé sur cette terre pour notre salut. Nous avons dès lors la lourde responsabilité de sauvegarder notre patrimoine, notre histoire et notre fierté. Celui qui lutte pour sa survie et pour son droit n'a pas tort. Bien-aimés citoyens, vous êtes au courant de tout le non-sens propagé dans le monde entier à notre sujet. On nous a collé sur le dos tout ce qu'il y a de mauvais; alors que nous ne sommes pas pires que d'autres.

Pensez-y, mes honorables citoyens : le racisme dont ils parlent n'a pas commencé avec les Afrikaners Blancs. Il a toujours été un fait dans cette vie. J'essaie simplement de vous prouver qu'il n'y a rien d'inhabituel à ce que nous faisons que le soi-disant mondes civilisés n'aient fait ou qu'ils ne soient en train de faire. 

Nous sommes tout simplement un Peuple honnête et qui a une philosophie claire sur la façon dont il veut vivre sa vie de Peuple Blanc. Nous n'affirmons pas comme les autres Blancs que nous aimons les Nègres. Le fait que des Nègres ressemblent aux êtres humains et agissent comme des êtres humains ne fait pas nécessairement d'eux des êtres doués d'intelligence. Les crapauds ne sont pas des porc-épics et les lézards ne sont pas des crocodiles tout simplement parce qu'ils se ressemblent. Si Dieu avait voulu que nous soyons égaux aux Nègres, il nous aurait créés uniformément avec la même couleur, avec la même intelligence.

Mais il nous a créé différents : Blancs, Nègres, Jaunes. Les dominateurs et les dominés. Intellectuellement nous sommes SUPERIEURS aux Nègres. Cela a été prouvé sans équivoque depuis plusieurs années. Je crois que l'Afrikaans est un honnête homme et une personne qui craint Dieu, et qui a démontré de manière pratique la vraie façon de vivre. Il ne s'engage pas dans l'hypocrisie de tous les autres qui prétendent aimer en sondant l'atmosphère politique en substance ou qui font croire au monde qu'ils sont meilleurs et qu'ils s'intéressent plus que nous à l'avenir de l'humanité.

Pourtant, nous donnons aux Nègres des emplois et mille et une indemnités. 

De toutes façons, il est réconfortant de savoir que derrière ce scénario, l'Europe, l'Amérique, le Canada, l'Australie sont, les uns et les autres, AVEC NOUS EN DEPIT DE CE QU'ILS DISENT. En ce qui concerne les relations diplomatiques, nous savons tous quel langage il faut utiliser et où nous devons l'utiliser. Pour justifier mon point de vue, je vous demande de me dire s'il y a UN SEUL PAYS BLANC QUI N'AIT PAS INVESTI ou QUI N'A PAS D'INTERET EN AFRIQUE DU SUD. 

Qui achète notre or ? Qui achète nos diamants ? Qui fait du commerce avec nous ?

Qui nous aide à développer l'ARME NUCLEAIRE ?


La vraie raison est que NOUS SOMMES LEUR PEUPLE et qu'ILS SONT NOTRE PEUPLE. C'est là UN GRAND SECRET. La force de notre économie REPOSE SUR l'AMERIQUE, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, ...etc., et j'ai sur ma liste un certain nombre d'États nègres et pas les moindres Camarades Afrikaners, le désir de PUISSANCE n'a pas commencé avec nous. Il n'est pas dans le destin d'un poussin de manger un épervier. Il est naturel que le poussin soit mangé par un épervier. Mais ne sont-ils pas tous des oiseaux?

La loi de la Nature veut que le petit poisson soit mangé par le gros poisson. Nous sommes dès lors intimement convaincus que le Nègre est une MATIERE PREMIERE POUR LE BLANC. Ainsi, frères et soeurs, unissons ensemble pour combattre le Diable Noir. J'exhorte tous les Afrikaners de mettre leur esprit de créativité au service de cette GUERRE. Dieu ne peut assurément pas se détourner de son Peuple que nous sommes.

Depuis toujours, chacun d'entre nous a pu constater à la lumière des faits que LES NEGRES SONT INCAPABLES DE SE DIRIGER EUX-MEMES. DONNEZ-LEUR DES FUSILS, ILS VONT S'ENTRETUER LES UNS LES AUTRES. Ils sont tous des bons à rien sauf quand il s'agit de faire du bruit, danser, épouser plusieurs femmes et se livrer à la débauche.

Vous n'avez qu'à regarder autour de vous pour voir ce que les Etats Nègres indépendants ont réalisé jusqu'à présent. Ne savons-nous pas ce qui arrive au Ghana, au Mozambique, Soudan, Nigéria, Uganda, Egypte, pour ne citer que ceux-là ? Rien d'autre que le CHAOS, le CARNAGE, la CORRUPTION, la FAMINE comme c'est le cas en Ethiopie. Acceptons donc que le Nègre est LE SYMBOLE de la pauvreté, de l'infériorité mentale, de la paresse, et de l'incompétence émotionnelle. 

N'est-il pas plausible dès lors que le Blanc a été créé pour COMMANDER LES NEGRES ? La nourriture, en tant que support du génocide que nopus allons perpétrer à l'encontre des Noirs, devra être utilisée. Nous avons développé d'excellents POISONS qui tuent à petit feu (poisons à mettre dans la nourriture) et qui possèdent en plus la vertu de RENDRE LES FEMMES STERILES. Notre seule crainte est qu'une telle arme ne tombe entre leurs mains, puisqu'ils seront prêts à l'utiliser contre nous, si nous considérons ces innombrables Nègres qui TRAVAIILENT POUR NOUS EN TANT QUE DOMESTIQUES. Quoi qu'il en soit, nous faisons TOUT ce qui est en notre pouvoir pour nous garantir que cette arme restera exclusivement entre nos mains. Par ailleurs, la plupart des Nègres sont CORRUPTIBLES PAR L'ARGENT.

Je dispose d'un fonds spécial pour EXPLOITER CETTE SITUATION. La vieille règle qui consiste à DIVISER POUR REGNER est encore valable aujourd'hui. Nos experts devront travailler JOUR ET NUIT pour opposer le Nègre contre son frère Nègre. Son sens inférieur de la morale doit être exploité intelligemment. Voici une créature QUI N'A AUCUNE VISION LOINTAINE DES CHOSES. Nous nous devrons de le combattre avec des PROJETS s'étendant dans une si LONGUE DUREE qu'il ne puisse même pas l'imaginer.

Le Nègre NE PLANIFIE JAMAIS SA VIE AU-DELA D'UNE ANNEE. Cette opportunité, par exemple, doit être exploitée. Mon Service Spécial mène un travail contre la montre en vue d'une OPERATION A LONG TERME. J'adresse une requête spéciale aux mères Afrikaners, leur demandant de DOUBLER LES NAISSANCES. Il est nécessaire de déclencher un BOOM DE NAISSANCES à l'échelle industrielle, en créant des CENTRES où nous employions et encouragions de jeunes hommes et femmes Blancs qui PRODUISENT DES ENFANTS POUR LA NATION.


Nous étudions aussi la possibilité des INSEMINATIONS ARTIFICIELLES comme moyen pour faire augmenter notre population à travers des mères volontaires. Pour le moment, nous devrons être VIGILANTS pour nous assurer que les hommes Noirs sont SEPARES de leurs femmes, et IMPOSER des pénalités aux femmes qui portent un enfant illégitime (on ne peut pas avoir un enfant qui n'est pas sien). 

J'ai un COMITE qui travaille à la mise au point de meilleurs moyens pour DRESSER LES NEGRES LES UNS CONTRE LES AUTRES EN ENCOURAGEANT LES MEURTRES ENTRE EUX. Les cas de Meurtres entre Nègres devront être légèrement punis afin de les ENCOURAGER. Mes hommes de science ont découvert un moyen qui, en versant dans leur breuvage un produit approprié, permet d'obtenir un EMPOISONNEMENT à petit feu et une STERILISATION complète. En travaillant sur les boissons et leur manufacture, on pourrait ainsi REDUIRE leur population. 

Notre COMBAT pour l'Unité entraîne l'utilisation de jeunes filles Blanches en vue de l'utilisation de ce POISON qui tue à petit feu. Notre Guerre ne consiste pas à utiliser la Bombe Atomique pour détruire le Nègre; nous devons plutôt utiliser notre INTELLIGENCE à cette fin. Il est plus efficace d'entreprendre l'opération personne par personne. Comme on raconte qu'un Noir meurt en allant au lit avec une Blanche, nous avons là une opportunité UNIQUE. Nos mercenaires du SEXE devront en sortant, être accompagnés de combattants de l'Apartheid camouflés pendant qu'elles feront tranquillement leurs opérations en administrant le POISON en question et en endommageant les grossesses de ces Négresses auxquelles ils se seraient liés d'amitié. 

Nous sommes en train de réformer l'escadrille des MERCENAIRES DU SEXE en y introduisant des hommes Blancs qui auront pour tâche de COURTISER LES FEMMES NOIRES MILITANTES et autres femmes Noires vulnérables. Nous avons reçu des requêtes de prostituées d'Europe et d'Amérique qui sont désespérées et qui sont PRETES à être utilisées. L'ARGENT peut faire quelque chose pour vous, et comme NOUS EN DISPOSONS, nous pouvons en FAIRE MEILLEUR USAGE. 

Pendant ce temps, bien-aimés, citoyens Blancs, ne prenez pas à coeur ce que le monde dira, et n'AYEZ PAS HONTE d'être appelés RACISTES. Je ne suis pas gêné d'être appelé l'Architecte et le Roi de l'Apartheid. Je ne deviendrai jamais SINGE parce qu'une personne m'a appelé "singe". Je serai toujours votre star lumineuse, son excellence BOTHA. 

Mon dernier appel est que les opérations dans les maternités devront être INTENSIFIEES. Nous ne payons pas les responsables des services hospitaliers pour qu'ils aident les jeunes enfants Noirs à VENIR DANS CE MONDE, mais pour qu'ils les ELIMINENT A LA NAISSANCE. Si ce service travaillait EFFICACEMENT, une GRANDE TACHE SERAIT ACHEVEE. Mon Gouvernement a mis de côté un fonds spécial afin que ce PROGRAMME soit exécuté de façon sournoise dans les hôpitaux et les cliniques. »

(Pieter W. BOTHA)


Durant les périodes de ''gloire'' du régime d'Apartheid en Afrique du Sud, le bioterrorisme a été largement développé, sous la direction Dr Wouter Basson, à travers le Project Coast:

« Dès 1979 en plein régime d'Apartheid, le Président sud-africain Botha discuta avec son ministre de la défense Magnus Malan de l'intérêt que pourrait avoir son pays à développer un arsenal bio-chimique. À cette époque, une crainte croissante faisait jour. Il était primordial aux yeux des autorités dirigeantes de se défendre contre les pressions politiques de l'Union Soviétique qui voyaient le jour dans la région et notamment dans l'Angola voisine.

Couplé à une situation d'embargo international du fait du régime raciste de l'Apartheid, le cloisonnement sud-africain alimenta une surprenante paranoïa d'État. Coincé entre un danger ''communiste athée'' à l'extérieur, les condamnations internationales, et les revendications politiques de la population noire à l'intérieur, le recours à l'arme biochimique semblait correspondre aux stratèges de l'Apartheid. » (Tristan Mendès France. ''Dr La Mort. Enquête sur un bioterrorisme d'État en Afrique du Sud''. Éditions FAVRE, Paris, 2002, p.15)

Plus loin, Tristan Mendès France nous apprend que le sinistre ''Dr La Mort'' a largement bénéficié d'une collusion internationale. Il a acquis une expérience criminelle auprès des pays impérialistes :

« Dès le début des années 80, le Dr La Mort et les scientifiques du Project Coast intensifièrent notablement leur relations internationales. Particulièrement lors de la tenue de conférences internationales sur les armes bio-chimiques. Des délégations sud-africaines effectuèrent ainsi des visites aux États-Unis, en Grande-Bretagne, à Taiwan, en Israël et en Allemagne. Wouter Basson assista notamment à une conférence sur les armes biologiques à San-Antonio en 1981, où il fut remarqué par les services de renseignement américains. De 1981-1986, l'administration Reagan poursuivait ce qu'elle appelle une politique ''d'engagement constructif''.

Les officiels de l'administration Reagan envoyèrent alors des signaux très forts au régime raciste de Botha en Afrique du Sud montrant que les États-Unis étaient prêts à fermer les yeux sur les scientifiques américains qui fricoteraient avec les industriels de la défense sud-africaine. Faisant fi de l'embargo international dont faisait l'objet le régime d'Apartheid, le sous-secrétaire d'État William Clark alla plus loin en accueillant à bras ouvert les officiels et des experts sud-africains à Washington même et en facilitant leur interaction avec leurs collègues américains.

L'attitude de Clark et d'autres permirent à l'Afrique du Sud d'accéder très tôt à des données extrêmement sensibles provenant des laboratoires américains. En 1984, le Centre américain de contrôle épidémique (US Center for Disease Control) envoya huit échantillons d'Ébola, de marburg et de virus Rift Valley en Afrique du Sud dotant le Project Coast d'un arsenal de mort effrayante... » (Ibidem., pp.53-54)

 Dr Wouter Basson, ''Docteur la mort'' :


 


 3. Médecine coloniale : la lomidinisation des populations au Cameroun

« Mon ambition est cependant plus large : en prenant pour objet l'histoire d'une poudre blanche, injectée plus de dix millions de fois en Afrique pendant les années 1950, je souhaite expérimenter une nouvelle forme d'enquête sur les rapports entre médecine et colonialisme. En suivant pas à pas l'histoire d'un médicament, à la fois agent thérapeutique, technique de gouvernement, marchandise, objet d'expertise, de croyance, de récits et de controverses, il s'agit d'étudier comment la médecine a été un outil du pouvoir colonial et une scène de sa légitimation et de sa contestation. Il s'agit de comprendre comment, réciproquement, la révolution biomédicale de la seconde moitié du XXe siècle a été marquée par l'expérience impériale.

L'histoire de la Lomidine ouvre une fenêtre sur le quotidien des politiques coloniales de ''modernisation'' mises en place en Afrique après la Seconde Guerre mondiale, en révélant ce qui fut leur envers : leurs logiques raciales, leur appareil coercitif et leur inefficacité constitutive, mais aussi la part de déraison que contenaient leurs propres principes de rationalité, d'autorité et de scientificité-ce que j'appellerai leur bêtise.

Entre utopie hygiéniste et catastrophe sanitaire, l'histoire de la Lomidine met à jour la contribution messianique, médiocre, enthousiaste et obstinée de la médecine à l'impérialisme européen. Elle permet de revenir sur le rêve colonial d'une Afrique libérée de la maladie, et sur les espoirs et les vies qui ont été laissés en route. » (Guillaume Lachenal. ''Le médicament qui devait sauver l'Afrique. Un scandale pharmaceutique aux colonies''. Éditions La Découverte, Paris, 2014, pp.8-9)


Lomidine, le médicament qui devait sauver l'Afrique :

 

 

Frantz Fanon: « le médecin colonial français est un criminel de guerre »

  


 Conclusion générale:

Sommes-nous tous des moutons ou des êtres souverains?



QUI EST DIEU ?

« Voilà ce que disent les Mbochi quand ils n'ont pas perdu leur authenticité par acculturation et déracinement culturel. Tout Mbochi initié sait que l'Homme est un dieu (twere ou nzambe). Les Hommes sont des dieux (a-twere ou a-nzambe). L'Homme est un o-twere (l'étymologie de ce mot est incontestablement notwere, natwara et natara-wa: le n étant tombé comme dans beaucoup de lexèmes mbochi commençant par le même phonème).

Si, malgré cette petite mise au point, le lecteur se sent gêné ou froissé dans ses convictions, je n'y suis pour rien.

[...] L'initiation consiste, degré après degré, à aider l'homme profane ou l'homme enfermé dans la banalité quotidienne, non seulement à prendre conscience de la divinité de l'Homme, mais, au degré supérieur, à lui permettre de connaître et d'expérimenter les degrés supérieurs de son essence. Pour les Mbochi, les Hommes sont des dieux, mais ils ne le savent pas.

On comprend pourquoi ceux d'entre eux qui sont choisis pour exercer le pouvoir sont appelés rituellement a-nzambe, c'est-à-dire les dieux. On dit aussi a-twere, c'est-à-dire les dieux, avec cette nuance supplémentaire de "dieux détenteurs de la connaissance absolue". » (Guy Emmanuel Ngalebha. "Cahiers inter-isodermiques de Macchémologie" (1978) volume I cahier n°3, p.65)


« Le rapport de l'Homme à la Nature est un rapport créateur, et non passif, englué dans la Fatalité. Sous le Soleil, Amenophis IV-Akhnaton prône la liberté créatrice de l'Homme.
 

[...] Les hommes seraient une partie du corps du démiurge. Les hommes seraient des dieux [...] Ici Dieu ne crée pas l'homme à son "image" comme dans d'autres traditions religieuses et philosophiques. Ici l'homme est dieu: l'homme-dieu, re-créateur encore et toujours, sans angoisse du "Salut", propre à une pensée qui va de la chute au rachat et, dans un tel contexte, on peut célébrer "la mort de Dieu" comme celle d'un homme.

Les Négros-Africains de l'Égypte pharaonique et de toutes les Afriques postérieures ont voulu souligner au contraire l'unité radicale entre l'homme et tout ce qui existe, "de la moindre parcelle de la terre à l'univers".

[...] Toutefois, dans l'ancienne Egypte, l'homme est proprement dieu; il est homme-dieu, d'une seule couture pour ainsi dire. Une pensée de la totalité devait naître, comme univers spirituel de la "polis" pharaonique. » (Théophile Obenga. "La philosophie africaine de la période pharaonique, 2780-330 avant notre ère". Édition L'Harmattan, Paris,1990, p.91 et 100 à 101).

 

Vie, Santé, Force!

La santé mondiale entre racket et bien public-Partie III

                                           Troisième partie : La question des vaccins

 

"Les vaccins nous protègent" = un des mensonges des autorités. Que la vaccination soit obligatoire ou non, vacciner de force, c'est violer. Y collaborer est meurtrier." (Dr Ghislaine Lanctôt, M.D)

Parcourons ensemble ces quelques extrait du livre ''LA MAFIA MÉDICALE'' (La Trilogie du Mensonge), de la page 115 à 133.

Les vaccins préviennent-ils les maladies ou... ils les donnent?

Les vaccins nous protègent contre les virus et microbes agresseurs éventuels et préviennent ainsi les maladies contagieuses et les épidémies, nous enseignent les autorités. L'énorme mensonge.

Cet énorme mensonge se perpétue depuis cent cinquante ans en dépit de:

1. L'INEFFICACITÉ des vaccins à protéger contre les maladies:

- la vaccination peut provoquer la maladie qu'elle est censée prévenir

- la personne vaccinée peut transmettre la maladie, même sans être malade elle-même

- la vaccination peut sensibiliser la personne à la maladie

En 1905, le taux de mortalité due à la variole s'élevait, aux Philippines, à 10%. Après une vaccination massive, se déclara une épidémie qui frappa mortellement 25% de la population - dûment vaccinée. Malgré cet échec, les autorités intensifièrent les vaccinations. En 1918, la pire épidémie tua 54 % des gens, alors que la population était vaccinée à 95 %.

Manille, la capitale, où les habitants étaient tous vaccinés et revaccinés, fut la plus touchée: 65,3 %. L'île de Mindanao, où les indigènes avaient refusé la vaccination, fut la moins touchée: 11,4 %. Malgré ces évidences, la vaccination antivariolique continua et l'O.M.S. lança, en 1966, une campagne mondiale qui dura 10 ans et fut abandonnée en raison de son inefficacité.

2. L'INUTILITÉ évidente de certains vaccins, notamment pour les maladies telles que:

 - la tuberculose et le tétanos qui ne confèrent pas d'immunité, jamais. Le fait d'avoir eu la tuberculose ne nous empêche pas de récidiver. Au contraire, une première tuberculose (parfois causée par le vaccin) rend la personne beaucoup plus vulnérable à un second épisode, souvent mortel.

- la rubéole où 90% des femmes d'une population sont naturellement protégées et que les risques de contracter la maladie sont limités aux 3 premiers mois de la grossesse. Or on vaccine toute la population, y compris les garçons.

- la diphtérie qui, au moment des plus grandes épidémies, ne touchait que 7 % des enfants. Or, on les vaccine tous. Plus encore, on vaccine de façon répétée enfants et adultes, bien qu'on prétende qu'un seul vaccin reçu dans l'enfance assure l'immunité ad vitam.

"L'enfant vacciné est un enfant contaminé" – Kalmar

"Vacciner, c'est remplacer une immunité naturelle par une immunité artificielle" - Simone Delarue

- la grippe et l'hépatite B dont les virus deviennent rapidement et fortement résistants aux anticorps des vaccins. Ces deux vaccins sont alors totalement inutiles, outre le fait qu'ils soient extrêmement dangereux.
La meilleure immunité, c'est l'immunité naturelle. Elle se retrouve normalement dans 80 à 90% de la population avant l'âge de 15 ans. Parce que la contamination d'une personne par une maladie mobilise tous les systèmes de défense de l'organisme, l'immunisation naturelle se fait dans l'ordre. Au contraire, la contamination vaccinale court-circuite toutes les premières défenses. L'immunisation artificielle se fait dans le désordre. Pas étonnant qu'elle exige des rappels fréquents... aussi inutiles que les vaccins eux-mêmes!


 3. Les innombrables COMPLICATIONS dues aux vaccins

- allant des troubles mineurs (allergiques, neurologiques ...) à la mort (mort subite du nourrisson);

- de courte durée ou permanentes;

- d'apparition immédiate, retardée ou tardive;

- passagères ou irréversibles;

- connues et inconnues.

Au cours de mes lectures, j'ai fait une liste des complications des vaccins, au fur et à mesure que je les voyais mentionnées. Je vous la soumets telle quelle. Je les ai disposées en trois colonnes, suivant qu'elles apparaissent:

- rapidement (1 jour à 1 mois après la vaccination) À COURT TERME;

- lentement (quelques mois à quelques années) À MOYEN TERME;

-tardivement (quelques années à quelques générations) À LONG TERME.

Les complications à court terme et à moyen terme sont connues et documentées. Les complications à long terme sont déjà évidentes dans certains cas. Mais nous n'avons pas encore les preuves vivantes pour toutes. Les désirons-nous vraiment? Voulons-nous attendre de constater l'apparition d'ailes de poulet sur nos petits enfants pour commencer à nous poser des questions sur les bienfaits de la vaccination?


Les personnes qui travaillent un tant soit peu avec les enfants répugnent à vacciner. J'ai une amie médecin qui, depuis toujours, refuse catégoriquement de vacciner contre la coqueluche. Elle préfère se faire réprimander par les autorités plutôt que d'avoir une mort ou une infirmité sur la conscience. Les personnes qui travaillent avec les enfants autistiques et/ou les enfants ayant des problèmes de comportement ou d'apprentissage savent aussi qu'il y a presque toujours une vaccination derrière le problème. Dernièrement, une gérontologue me racontait que ses patientes étaient malades pendant les 2 ou 3 mois qui suivaient le vaccin contre la grippe et que plusieurs mouraient au cours de cette période. 

4. Les nombreuses PROTESTATIONS continuellement répétées de la part de spécialistes en la matière, de médecins consciencieux et de parents avertis ou ayant des enfants victimes de vaccins. De très nombreux rapports de toutes sortes s'accumulent dans des dossiers et sont passés sous silence. Les autorités détiennent l'information, mais elles la verrouillent. Il leur faudra 45 ans avant de divulguer la contamination de 175 000 à 600 000 soldats américains par l'hépatite B dont le virus était présent dans le vaccin contre la fièvre jaune!

5. Les LIGUES et les ASSOCIATIONS de parents dans les principaux pays occidentaux, telles que la DPT (Dissatisfied Parents Together), aux É.-U. et la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations (qui oeuvre depuis 40 ans et possède une bibliothèque et une documentation remarquables), en France mettent les autorités en garde contre les dangers des vaccinations et réclament le libre-choix des parents en matière de vaccination.

6. Les POURSUITES LÉGALES tellement nombreuses qu'elles mettaient en péril les fabricants de vaccins. Des fonds d'indemnisation aux victimes des vaccins furent établis par les gouvernements, tel le National Childhood Vaccination Compensation Law, voté par le Congrès en décembre 1986. Ce fonds autorise le paiement par le gouvernement - avec nos dollars et non ceux des fabricants de vaccins - d'un dédommagement aux enfants gravement handicapés par une vaccination.

7. Les conséquences catastrophiques et bouleversantes d'une DÉFICIENCE NEUROLOGIQUE étendue à un grand nombre d'enfants suite aux vaccins. Aux U.S.A., 20 % des enfants souffrent "de désordres du développement" ("developmental disabilities") consécutifs aux encéphalites causées par les vaccins. D'où bouleversement du système d'éducation incapable de scolariser un tel nombre d'enfants qui ne peuvent ni lire, ni écrire, ni compter. D'où également cette vague de violence sociale et de crimes perpétrés par des "personnalités sociopathes" créées par les vaccins.

8. Les CONSTATATIONS EFFROYABLES:

- création de nouvelles maladies incontrôlables (dont le sida) et

- modification permanente et héréditaire de notre code génétique dont nous ne pouvons (et surtout n'osons pas) anticiper les conséquences.


Voici un exemplaire du RAPPORT D'INCIDENT ADVERSE RELIÉ À L'ADMINISTRATION D'UN VACCIN. Ce rapport est fourni aux institutions médicales par LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ.


Des virus nouveaux se forment, se transforment, se multiplient, se transmettent d'une génération à l'autre par le sperme ou l'oeuf, le placenta et le lait maternel. Or, plusieurs vaccins sont faits avec des virus et proviennent de cellules d'animaux eux-mêmes contaminés par toutes sortes de virus. C'est ainsi qu'on eut la désagréable surprise de découvrir:

En 1960, que les cultures de cellules rénales de singes rhésus utilisées pour la fabrication du vaccin anti-polio étaient infestées du virus simien 40 (SV 40). Des millions d'enfants avaient donc été contaminés par ce virus simien 40 avant qu'on ne s'aperçoive de sa présence. Or, nous savons maintenant que le SV 40 cause: une déficience du système immunitaire + des anomalies congénitales + des leucémies (surtout chez les enfants de 2 à 4 ans) + des maladies malignes.

En 1973, des chercheurs démontrèrent que le taux de tumeurs cérébrales était des treize fois plus élevé chez les enfants nés de mères vaccinées contre la poliomyélite durant leur grossesse. (La rançon des vaccinations - F. et S. Delarue)

En 1980, des chercheurs trouvèrent des fragments de SV 40 dans des tumeurs cérébrales humaines. Il semble y en avoir dans 25 % des cas.

En 1987, on confirma que le HTLV4 provient des singes verts d'Afrique. Or le virus de la leucémie humaine est le HTLVI et le virus du sida humain est le HTLV3. Il en est ainsi du virus de la leucose aviaire qui contamina la plupart des vaccins contre la fièvre jaune et contre la rougeole jusqu'en 1962. Des millions de personnes les avaient déjà reçus à ce moment-là. Puis on se demande D'OÙ VIENT L'ÉPIDÉMIE DU SIDA?

EN DÉPIT DE TOUT CELA, les autorités continuent non seulement à vacciner nos enfants du berceau à l'école, mais elles étendent cette pratique aux adultes. Non contentes d'exercer leurs ravages chez nous depuis les vingt dernières années, elles les proposent au monde entier.

Sachons que 45 % des fonds de l'Unicef sont affectés à la vaccination des pays du Tiers-Monde, tandis que 17 % seulement sont consacrés à l'eau et à l'assainissement, bien qu'un rapport dû à cette même Unicef précise que "une personne sur cinq dans le monde ne dispose toujours pas d'eau et d'un système d'assainissement fiable"!

Les enfants du Tiers-Monde ont besoin d'eau propre et de nourriture, non pas d'agents agressifs qui les font mourir comme des mouches. Les vaccinations massives des pays d'Afrique ont décimé ces populations par leurs effets immédiats et, maintenant, par le sida... Et on persiste toujours à vacciner! Mieux encore, les autorités mondiales ont lancé le PÉV (Programme Élargi de Vaccination universelle des enfants) dont l'objectif est la vaccination de tous les enfants du monde contre les six maladies les plus communes de la petite enfance: poliomyélite, diphtérie, tétanos, rougeole, coqueluche, tuberculose.

Réalisons que:

Les autorités nous tiennent un discours bien différent de la réalité: "La vaccination prévient les épidémies. "

La vraie épidémie, c'est la vaccination.

Les autorités mondiales

Le gouvernement mondial, c'est l'O.N.U. (Organisation des Nations unies). Son ministère de la Santé, c'est la toute sainte O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé). Le gouvernement mondial est en train d'imposer partout au monde : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

Pouvoir mondial tout-puissant, gouvernement des gouvernements, dont le but tout théorique serait d'assurer la paix dans le monde... Vraiment? Regardons ce que cela donne. Dans les faits. Par le truchement de son ministère de la Santé, l'O.M.S., l'O.N.U. ont procédé aux réalisations suivantes:

- En 1974, sainte O.M.S. lança un vaste programme pour promouvoir la "Santé pour tous en l'an 2000". Ce programme était l'aboutissement d'une longue lutte menée par les populations du Tiers-Monde qui obtenaient enfin reconnaissance de leurs besoins propres et de leur participation aux décisions. Mais c'était aussi la consécration de sainte O.M.S. comme autorité mondiale en matière de santé. Elle s'assurait ainsi l'initiative de l'orientation de la santé dans le monde, au-delà des gouvernements nationaux des pays.


 The Rockfeller File - Gary Allen

- En 1978, les États membres de sainte O.M.S. se sont réunis à Alma Ata pour définir une politique commune de soins de santé primaires dans laquelle les populations seraient démocratiquement impliquées afin de faire face d'elles-mêmes à leurs problèmes de santé. Or, comme nous l'avons vu plus haut, de la Déclaration d'Alma Ata découla la mondialisation des recommandations du rapport Flexner, rapport qui imposait la médecine "scientifique" (médecine de maladie) comme seule valable et éliminait toutes les autres pratiques de la médecine (médecine de santé).

Ce rapport avait été financé par la Fondation Carnegie et son application, par la Fondation Rockefeller. Les co-commanditaires de la conférence d'Alma Ata étaient les suivants: la Fondation Rockefeller, la Banque Mondiale, l'Unicef. Les financiers sponsorisant pour la santé du monde, quelle magnanimité !

- En 1983, pour atteindre son objectif louable de la "Santé pour tous en l'an 2000", sainte O.M.S. préconise la vaccination de tous les enfants du monde contre six maladies. Elle lance donc son PÉV., c'est-à-dire Programme Élargi de Vaccination. Un comité pour vacciner les enfants du monde est alors constitué par Robert Mc Namara, ancien président de la Banque Mondiale (la Banque Mondiale est la banque officielle du gouvernement mondial, l'O.N.U.). Jonas Salk, directeur du Salk Institute. Fabricant de vaccins et de réactifs biologiques, notamment pour l'armée américaine, le Salk Institute a un département qui travaille sous contrat avec le Pentagone. Le Wall Street Journal du 5 avril 1988 rapportait que le Salk Institute avait conclu un contrat avec l'armée américaine de 32,3 millions de $ pour la production de vaccinations et de réactifs biologiques.

Van den Hoven, président d'Unilever, l'énorme multinationale pour l'exploitation du Tiers-Monde, dont la spécialité, est d'y imposer la monoculture d'arachides. Unilever est le plus important fabricant de margarine, d'huile et de savon du monde entier. Sainte O.M.S., financiers, industriels et militaires se donnent la main pour sauver les enfants du monde. Comme c'est émouvant!


- En 1984, pour réaliser les vœux pieux de sainte O.M.S. (la vaccination de tous les enfants du monde), cinq institutions respectables: sainte O.M.S., U.N.I.C.E.E, Banque Mondiale, programme de développement des Nations Unies, Fondation Rockefeller unissent leurs efforts et fondent ensemble la Force d'intervention pour la Survie de l'Enfant. Elles tiennent à poursuivre et à élargir le programme de vaccination à l'échelle mondiale.

L'Unicef est encouragée, dans sa noble aventure, par la Fondation Mérieux (qui possède 30 % du marché mondial de la fabrication des vaccins) et l'institut Pasteur. Quelle générosité!

- En 1989, pour imposer aux enfants les programmes d'immunisation prévus par le PÉV. (Programme Élargi de Vaccination) et vaincre les résistances et les oppositions des adultes récalcitrants, sainte O.M.S. va chercher des outils contraignants. Toujours pour le bien des enfants, évidemment. Elle fait adopter par l'ONU la Convention des Droits de l'Enfant pour améliorer le sort de l'enfance dans le monde. Quelle bonté ! Cette convention impose unilatéralement et arbitrairement, sans discussion, ni représentation, ni concertation des citoyens, des changements fondamentaux dans la structure de notre société et de notre famille.

En pratique, cette convention:

1. établit la notion de citoyenneté de l'enfant;

2. remplace le droit d'autorité des parents par un devoir d'obéissance aux autorités administratives;

3. autorise les autorités à séparer un enfant de parents négligents;

4. reconnaît à l'enfant la liberté de choix, de pensée, d'expression, de manifestation de sa religion ou de ses convictions, d'association et de réunion pacifique, sauf les seules restrictions qui sont prescrites par la loi ou... ce qui touche la santé...

5. convient que les États s'efforcent d'assurer la réalisation intégrale du droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et prennent les mesures appropriées pour développer les soins de santé préventifs... (dont la vaccination).

La Convention des Droits de l'Enfant permet aux autorités d'imposer par la force, contre le gré des parents:

1. les transfusions sanguines aux Témoins de Jéhovah;

2. les vaccins aux opposants aux vaccinations;

3. la médecine scientifique aux adeptes de médecines douces;

4. les traitements médicamenteux sévères à ceux qui les refusent (tel l'AZT pour le sida, par exemple).

Réalisons que ce ne sont :

- ni nous, les parents,

- ni nos enfants,

- ni nous, les patients,

- ni nos médecins,

- ni les autorités de notre pays qui contrôlent notre santé, mais bien les financiers mondiaux cachés derrière la toute vénérée et respectée sainte O.M.S


 Pourquoi cet acharnement meurtrier?

Dans quel but les autorités mondiales détruisent-elles la santé des populations des pays industrialisés comme du Tiers-Monde et les exterminent-elles? Il est difficile de présumer des intentions des gens, surtout quand on ne les côtoie pas de près. Quelqu'un, quelque part, a certainement tout intérêt à maintenir les vaccinations et à les maintenir ainsi par des campagnes massives comme on le fait. Une chose est certaine, ce n'est pas notre intérêt à nous, les patients. Faute de connaître les bénéfices et les bénéficiaires, examinons les CONSÉQUENCES de ces programmes de vaccination massive et tirons-en les conclusions qui s'imposent.

1. La vaccination coûte cher: un milliard de dollars US par année. Elle profite donc à l'industrie, comme nous l'avons vu plus haut: multinationales de vaccins et pharmaceutiques, notamment. L'une vend les vaccins, l'autre, tout l'arsenal médicamenteux pour répondre aux nombreuses complications qui s'ensuivent.

Profits croissants pour les uns, dépenses croissantes pour les autres... jusqu'à ce que nous soyons égorgés et prêts à accepter l'inacceptable ... comme la médecine socialisée aux U.S.A., par exemple.

2. La vaccination stimule le système immunitaire (défense de l'organisme). Répétée, la vaccination épuise le système immunitaire. Elle confère une sécurité trompeuse, puisqu'elle ouvre toute grande la porte à toutes les maladies (notamment aux maladies du sida qui ne peut se développer que sur un terrain immunitaire perturbé). Elle fait exploser le sida silencieux. Elle assure un marché de la maladie perpétuellement florissant.

3. La vaccination engendre la violence sociale et le crime. Quelle meilleure façon de déstabiliser un pays, de désarmer ses habitants et de renforcer les contrôles policiers et militaires ? Les autorités créent subtilement des situations de panique et de peur dans la population qui, à son tour, réclame le renforcement des "mesures de protection" ainsi que l'interdiction de port d'arme par le citoyen. Les autorités accourent alors en sauveurs et resserrent leur contrôle. Pour imposer une armée mondiale unique, il faut désarmer les citoyens de tous les pays. Il faut donc créer de la violence pour les amener à le faire, surtout aux U.S.A. où ce droit est garanti par la Constitution!

4. La vaccination encourage la dépendance médicale et renforce la croyance de l'inefficacité de notre système immunitaire. Elle crée des assistés permanents. Elle remplace la confiance en soi par la confiance aveugle en l'extérieur. Elle rend dépendant financièrement et engendre la perte de la dignité personnelle. Elle nous entraîne dans le cercle vicieux de la maladie (peur - pauvreté - soumission) et s'assure ainsi la soumission du troupeau, pour mieux le dominer, l'exploiter, et le conduire à l'abattoir.. La vaccination encourage aussi la dépendance morale et financière des pays du Tiers-Monde vis-à-vis des pays occidentaux (dons, vaccins, équipement pour les administrer.. ). La vaccination perpétue le contrôle social et économique des pays occidentaux sur les pays du Tiers-Monde.


 Complexité = contrôle

5. La vaccination cache les vrais problèmes socio-politiques (pauvreté des uns due à l'exploitation des autres) en y apportant de pseudo-solutions techno-scientifiques si compliquées et sophistiquées que les patients ne peuvent comprendre. En détournant les fonds qui auraient dû servir à l'amélioration des conditions de vie et en les acheminant dans les banques des multinationales, la vaccination creuse encore le fossé entre les riches dominants et les pauvres exploités.

6. La vaccination décime les populations. De façon aiguë, dans les pays du Tiers-Monde; de façon chronique, dans les pays industrialisés. À cet effet, écoutons Robert Mc Namara, ancien président de la Banque Mondiale, ancien secrétaire d'État des U.S.A. qui ordonna les bombardements massifs du Viêtnam, et un des instigateurs du PÉV qui ne mâche pas ses mots quand il déclare:

"Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations. Réduire les taux de natalité s'est avéré impossible ou insuffisant. Il faut donc augmenter le taux de mortalité. Comment? Par des moyens naturels: la famine et la maladie." ("J'ai tout compris", no. 2, février 1987, Éd. Machiavel.)

7. La vaccination permet la sélection des populations à décimer. Elle facilite les génocides ciblés. Elle permet de tuer les gens d'une certaine race, d'un certain groupe, d'un certain pays... et de laisser les autres indemnes... au nom de la santé et du bien-être de tous, évidemment.

Le Kala-azar comme par hasard!

Prenons l'AFRIQUE comme exemple. Nous constatons la disparition presque complète (50 % de morts, prédisent les plus optimistes, 70 % de morts, les moins optimistes) de certains peuples africains. Comme par hasard, il y en a plusieurs dans la même région: Zaïre, Ouganda, extrême sud du Soudan.

En 1967, à Marburg (R.EA.), sept chercheurs, travaillant sur des singes verts d'Afrique, sont morts frappés d'une fièvre hémorragique inconnue. En 1969, comme par hasard, la même maladie tue un millier (1000) de personnes en Ouganda. En 1976, une nouvelle fièvre hémorragique inconnue tue dans le sud du Soudan... puis au Zaïre...
Sachons que, comme par hasard,

- au cours du procès intenté à la C.I.A., Dr. Gotlieb, cancérologue, a reconnu avoir déversé, en octobre 1960, une grande quantité de virus dans le fleuve Congo (au Zaïre) pour le polluer et contaminer les populations qui utilisaient son eau. Dr. Gotlieb a été nommé à la tête du NCl (National Cancer Institute). (Ce sont les recherches fouillées du Dr. Eva Snead qui nous ont permis l'accès à cette information.)

- depuis 1968, des virologues (spécialistes en virus) avaient installé leur matériel sophistiqué en milieu hospitalier au Zaïre.

En 1992 ou 1993, je découvrais, dans un reportage de l'agence Reuter, que
"Une maladie semblable au sida a fait 60 000 morts dans le sud du Soudan... On l'appelle la maladie tueuse. Des familles, des villages entiers ont disparu... Cette maladie, le Kala-azar.. se traduit par de la fièvre et l'amaigrissement des malades. Les symptômes sont les mêmes que ceux du sida. Le système immunitaire est déficient et on meurt d'autres affections... "Il est évident que l'Afrique, surtout les pays du centre et du sud, contiennent des ressources fabuleuses qui ont toujours suscité la convoitise des Occidentaux. Malheur à ceux qui résistent! Les colonies ont disparu... mais pas le colonialisme...

La paranoïa serait-elle une forme de conscience?, - Kerry Thornley


 Expérimentation= extermination des minorités dérangeantes

8. La vaccination sert d'expérimentation pour tester de nouveaux produits sur un grand échantillonnage de population. Sous le couvert de la santé, on vaccine les gens contre une pseudo-épidémie avec les produits que l'on veut étudier. Le vaccin de l'hépatite B semble être le choix des autorités pour accomplir ce but. Or, ce vaccin est fabriqué par manipulation génétique: il est donc beaucoup plus dangereux que le vaccin traditionnel parce qu'il inocule dans l'organisme des cellules étrangères à son code génétique.

Plus encore, ce vaccin, produit à partir de virus cultivés sur des ovaires de hamster de Chine (de quoi auront l'air nos descendants?) est réputé pour occasionner des cancers du foie. Malgré cela, il jouit d'une grande popularité auprès des autorités qui l'imposent d'abord par la force à tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé, puis au reste de la population ou d'emblée à toute la population pour les autochtones.

En 1986, les autorités médicales ont administré aux enfants des natifs d'Alaska le vaccin contre l'hépatite B. Sans explication. Sans le consentement des parents. Beaucoup d'enfants sont tombés malades et plusieurs sont morts. Il y avait, semble-t-il, un virus appelé RSV (Rous Sarcoma Virus) dans le vaccin...Les tribus autochtones d'Amérique sont soumises à de nombreuses vaccinations. Ces peuplades difficiles à soumettre et qui possèdent de grandes étendues de terres que les multinationales voudraient bien récupérer pour leur bénéfice...

Dernièrement, je rencontrai un groupe de femmes autochtones pour leur parler de santé. Le sujet des vaccinations vint sur le tapis. Je leur fis part de certaines informations à ce sujet quand, brusquement, l'infirmière du groupe me confia que le gouvernement fédéral leur accordait toute liberté dans la gestion de leur santé, mais à une condition expresse: qu'elles respectent scrupuleusement les programmes de vaccination pour tous. Un grand silence se fit... Nous venions toutes de comprendre.

- En 1988, au cours d'une interview à la radio, un ambassadeur du Sénégal rapportait les ravages du sida dans son pays où des villages entiers sont décimés. Quelques années auparavant, des équipes scientifiques et médicales étaient venues vacciner leurs habitants contre l'hépatite B. La maladie touchait les personnes vaccinées.

- En 1978, on procéda aux essais d'un nouveau vaccin sur les homosexuels de New York et, en 1980, sur ceux de San Francisco, Los Angeles, Denver, Chicago et Saint-Louis. Ce "nouveau vaccin", officiellement contre l'hépatite B, causa la mort par le sida de plusieurs d'entre eux, comme nous le savons maintenant. La première hécatombe officiellement reconnue du sida.
Le programme de vaccination des homosexuels contre l'hépatite B était commandé par l'O.M.S. et le NIH (National Institute of Health). Leur collaboration meurtrière n'était pas nouvelle.

- En 1970, ils menaient ensemble une étude sur les conséquences de certaines bactéries et virus inoculés aux enfants lors des vaccinations.

- En 1972, cette étude devint plus spécifique aux virus qui provoquaient un affaiblissement de la fonction immunitaire.


Woff Szmuness dirigea les expérimentations antihépatite B menées à New York. Il a fait connaître les liens existant entre le Blood Center (où il avait son laboratoire) et le NIH, le NCI (National Cancer Institute), le FDA, l'O.M.S., et les écoles de Santé Publique de Cornell, Yale et Harvard.

En 1994 se déroule, au Canada, une vaste campagne de vaccination antihépatite B, inutile, dangereuse, coûteuse... et cachant quoi?... Je constate que le Québec est particulièrement vacciné depuis trois ans:

1992: Vaccination contre la méningite

1993: Revaccination contre la méningite

1994: Vaccination contre l'hépatite B.

J'ai été témoin de la vaccination de 1993. Elle m'a particulièrement troublée parce qu'elle visait toute une génération (0 à 20 ans), tout le Québec et seulement le Québec. Depuis quand les bactéries et les virus connaissent-ils les frontières, provinciales par surcroît ? Voici les faits. Il n'y avait pas d'épidémie ni de risque d'épidémie. Les épidémiologistes étaient formels.

Non pas un, mais trois vaccins différents furent administrés, chacun dans un territoire ciblé. Certaines infirmières furent sélectionnées pour suivre une formation spéciale qui les rendait aptes à administrer un vaccin spécial. Tous les enfants étaient fichés sur ordinateur. La pression était énorme pour vacciner tous les enfants. Les écoles furent transformées en cliniques. Les enfants qui refusaient d'être vaccinés étaient montrés du doigt et traités d'antisociaux.

Les infirmières allaient à domicile pour chasser les mères d'enfants préscolaires refusant de faire vacciner leurs petits. J'ai vu, de mes yeux vu, un de ces petits. La mère ne voulait pas le faire vacciner L'infirmière est venue à la maison et lui a fait croire que la vaccination était obligatoire. La mère a cédé... L'enfant est maintenant infirme: complètement déficient physiquement (paralysé, spastique) et mentalement. 

La vaccination coûta 30 millions de dollars aux contribuables québécois, en période de grande récession, par surcroît.

"Et si la paranoïa était une forme de conscience ?" - Kerry Thornley

Pourquoi un tel acharnement meurtrier? Comme les autochtones, le peuple québécois est dérangeant: il tient à sa différence et réclame sa souveraineté. De plus, le Québec (avec les territoires des autochtones) abrite un réservoir d'eau très alléchant pour les multinationales qui veulent s'en emparer et détourner les cours d'eau vers le sud. J'ai compris la valeur de l'eau le jour où une amie de Californie siégeant sur le Comité des Eaux de son État me confia: L'or, de nos jours, c'est l'eau!" Peut-on penser à une meilleure arme que la guerre biologique pour se débarrasser de peuples embêtants dont on veut conquérir le territoire ?

9. La vaccination permet des études épidémiologiques des populations et de collecter ainsi des informations sur les résistances à la maladie des différents groupes ethniques. Elle permet d'étudier les réactions du système immunitaire de grandes quantités de population à un antigène (virus, microbe) injecté par vaccination tant dans le cadre de la lutte contre une maladie existante, que dans le cadre d'une maladie provoquée.

- En 1987, des laboratoires des U.S.A. et le D.B.T. (Département de Biotechnologie) Indien ont signé un accord autorisant les essais de vaccins de fabrication génétique sur la population de l'Inde. Cet accord suscita de vives protestations car il donnait accès aux profils d'épidémiologie et d'immunité de la population.

Ces données sont extrêmement importantes sur le plan militaire, et sont d'autant plus précieuses que les Indes n'ont jamais été affectées par la fièvre jaune et ne connaissent pas (pas encore ... ) un seul cas de SIDA. Les laboratoires américains (privés) proposaient d'effectuer en Inde des expériences sur des produits qu'ils n'avaient pas le droit de tester au sein de leur propre nation! Et les autorités indiennes ont signé l'accord!

10. La vaccination est une arme biologique au service de la guerre biologique. Elle permet de tuer les gens d'une certaine race et laisser les autres à peu près indemnes. Elle donne la possibilité d'intervenir sur le patrimoine héréditaire de qui on veut. Une nouvelle spécialité est née, l'ingénierie génétique. Elle connaît un succès florissant, jouit de beaucoup de prestige et se voit attribuer d'énormes fonds de recherche. Le défi est de taille: trouver un vaccin qui provoque une maladie contre laquelle nous avons déjà le vaccin! Gagner cet enjeu permettrait d'envoyer des troupes déjà vaccinées contre le vaccin meurtrier qu'elles diffuseraient chez l'ennemi... C'EST DE LA PURE FOLIE!


En attendant, le vol industriel sévit. Le Capitaine et biologiste de l'US Navy à Fort Detrick, Neil Levitt, a signalé la disparition de 2.35 litres d'un vaccin expérimental; dose suffisante pour contaminer la population de la terre entière. Où est-il passé?... Fort Detrick est un laboratoire de recherche qui fabrique des vaccins. Il est situé tout près de Washington, dans le Maryland, et il est rattaché au N.C.I. (National Cancer Institute), à Bethesda, banlieue de la capitale. Autre fait étonnant: l'Université de Berkeley paye toutes les factures pour le Centre National Médical Naval. Pas étonnant, alors, que l'on retrouve, étroitement entremêlés dans toutes les campagnes de vaccination à la fois le gouvernement, l'armée, l'O.M.S., les financiers, les chercheurs, les laboratoires, les universitaires, la CIA., la Banque Mondiale...

 Réalisons que:

Sous couvert de la défense de notre pays, sont fabriquées les armes les plus meurtrières qui soient. La guerre, qu'elle soit biologique ou non, c'est la guerre. Et les armes, ça tue. La guerre biologique est un gigantesque business largement financé PAR NOS FONDS par le biais de l'armée, de la recherche et de nos dons. Financé aussi PAR NOS VIES, celles de nos enfants et celles de millions d'innocents sacrifiés. Ce sont nous, les Occidentaux, qui en acceptant la contrainte vaccinale chez nous et à l'étranger, sommes responsables de nos maladies et des génocides dans le monde.

''La fabrication du consentement (Manufacturing Consent)'' - Naom Chomski

LE MARKETING est une technique plutôt récente qui comporte plusieurs volets: information, publicité, éducation, influence, lobbying, reportages, messages, leitmotiv, gadgets, etc. Il peut être écrit, oral, silencieux, subliminal. Il peut être ouvert, subtil, caché. C'est la science de la manipulation. On l'enseigne à l'université. Cet art de l'efficacité a ses diplômés, ses spécialistes. Le BUT du marketing, quel que soit le produit en cause, est de créer une demande (ou un besoin) chez le "consommateur" pour l'amener à consommer des produits qu'il ne consommerait pas spontanément soit parce qu'il n'en veut pas, soit parce qu'il n'en a pas besoin.

LE MARKETING SOCIAL appelé aussi ingénierie sociale est identique au marketing conventionnel sauf pour le produit de consommation: il vend des idées. Il amène donc le "consommateur" à consommer - c'est-à-dire à faire siennes des idées qui lui sont étrangères et qui peuvent aller à l'encontre de ses idées propres, de son bon sens naturel. Le BUT du marketing social est la soumission de la conscience. il réussit à endormir notre conscience pour nous mener où il veut. il prive l'homme de son pouvoir de choisir. C'est ce que Beauvais et Joule appellent la "soumission librement consentie": "Elle amène la personne finalement à penser, à décider, à se comporter en toute liberté mais différemment de ce qu'elle aurait fait spontanément".

LE MARKETING SOCIAL MÉDICAL, c'est la science du marketing social appliqué au domaine de la santé. Il consiste à VENDRE LA MALADIE À DES GENS QUI VEULENT LA SANTÉ.

Le réfrigérateur a fait plus pour la santé que la chirurgie à cœur ouvert.

LE MARKETING SOCIAL DE LA VACCINATION: son but est de vendre l'idée de la nécessité de la vaccination à des gens qui ne l'ont pas ou qui n'en veulent pas. Le résultat visé est de soumettre 95 % de la population aux vaccinations que les autorités auront décidé d'imposer. Il comporte trois étapes qui s'intensifient avec le degré de résistance à la soumission:

1. la manipulation

2. l'organisation

3. la répression.

1ère étape, la manipulation: la soumission consentie

Elle contamine tous les domaines:

"Il est plus facile pour l'homme de briser un atome que de briser un préjugé." Albert Einstein


- L'ÉDUCATION. Non contentes de nous avoir inculqué la croyance que les vaccinations sont efficaces et inoffensives, les autorités entretiennent une autre légende tout aussi dépourvue de fondement: les vaccinations auraient enrayé les grandes épidémies. Or, les épidémies avaient presque entièrement disparu quand les vaccins sont apparus sur le marché.

Les livres sur les vaccins (non écrits par l'establishment) sont très éloquents sur ce sujet et démontrent que la régression des grandes maladies est due à l'amélioration des conditions de vie, et notamment de l'hygiène. Ce lessivage de cerveau s'appelle de "l'éducation sanitaire" ou de "l'hygiène publique". Toutes les personnes qui oeuvrent dans le domaine de la santé reçoivent cette formation mensongère concernant la vaccination. Elles la transmettent sans vérifier et permettent ainsi à la vaccination de devenir une agression aussi "normale" que la violence et la guerre à la télévision.

- LE VOCABULAIRE. Les autorités ont l'art de diffuser des expressions qui façonnent nos idées et notre comportement. Ainsi, l'hiver devient "la saison de la grippe". D'où la pensée d'épidémie de grippe, d'où besoin du vaccin contre la grippe. Et le tour est joué! Le marketing social va encore plus loin. il nous fait croire que les personnes âgées sont plus vulnérables aux maladies, donc à la grippe en hiver, d'où la nécessité de toutes les vacciner. Et, pour les protéger davantage, vacciner aussi tout le personnel préposé à leurs soins! Cela s'appelle le gérontocide. Un des initiateurs du vaccin contre la grippe répète régulièrement à ses amis: "Si tu veux hériter rapidement, vaccine ta grand-mère contre la grippe !'

- L'ÉMOTION. Pas n'importe laquelle: la peur. Le concept de la vaccination repose sur le TANDEM PEUR-PROTECTION. On nous fait peur puis on accourt nous protéger. Sommes-nous si impuissants et démunis que nous ayons besoin de protection? La manipulation nous fait croire que oui. Nous nous faisons entretenir par nos protecteurs. Comme dans la Mafia. Mais ça coûte cher, la protection! Pour être encore plus efficace, le marketing social joue sur une autre émotion, plus perverse encore: la culpabilité.

"Si je ne fais pas vacciner mon enfant et qu'il attrape une maladie, je m'en voudrai pour le reste de mes jours..." Et s'il meurt de la mort subite du nourrisson ou fait une leucémie à trois ans ou une sclérose en plaques plus tard parce que nous l'avons fait vacciner, que dira notre belle conscience? De plus, qui sommes-nous pour prendre sur nous la responsabilité du sort des autres?

 - L'INFLUENCE. Il faut faire comme les autres. Si tout le monde le fait, c'est sûrement bien. Mais avons-nous oublié les moutons de Panurge ? On suit la mode vestimentaire, alimentaire, musicale... et vaccinale. Surtout ne pas se poser de question. Les autorités qui, elles, savent mieux que nous, disent toutes que c'est bien. Comment penser différemment? On appelle cela la pression sociale. Elle est orchestrée par l'Establishment & associés (financier, politique, médiatique, industriel, médical, d'assurances, religieux, artistique, universitaire) et est disséminée par le marketing social.

- LA MORALE. Les autorités parlent de "droit à la santé pour tous"... qui dit mieux? Or, qui dit droit, dit devoir. D'où le "devoir social" de se faire vacciner. Y "échapper" serait refuser la santé pour tous. Quel manque d'éthique et de conscience sociale! En bon citoyen, on remplit ses devoirs et on se fait vacciner. Et le tour est joué, le marketing social a bien fonctionné.

- L'INFORMATION. Médicale ou non médicale, l'information est l'objet des soins jaloux de l'establishment. C'est l'outil de diffusion du marketing social. La pression de la censure (déguisée bien entendu, puisque la presse est "libre") est si forte que les journalistes finissent par s'autocensurer. Ils savent que certaines informations ne peuvent pas être diffusées. Sinon, l'organe de presse ("indépendant") sera privé de son soutien, la publicité (lire les multinationales) sans lequel il ne peut vivre et le journaliste, muté aux "chiens écrasés".

Les journalistes transmettent l'information qui leur vient des autorités et la reproduisent sans trop en douter. Dans un domaine aussi bien protégé que la vaccination, ils ne doivent pas se poser des questions. S'ils s'en posent trop, on coupe leurs textes... puis on coupe leur poste... Toutefois, certains le font.

C'est ainsi que le programme "60 Minutes" a présenté, sur le réseau américain en 1979, une enquête sur la campagne de vaccination massive contre la fièvre porcine aux U.S.A. en 1976. Ce vaccin engendra tellement de complications (surtout neurologiques), de paralysies et de morts que des poursuites énormes furent intentées. Cette émission fait étalage du marketing social dans toute sa splendeur. Tous les ingrédients y sont. Je vous encourage vivement à la regarder si vous voulez connaître les rouages d'une campagne de vaccination massive.


 2e étape, l'organisation: la soumission MOINS consentie

Elle assure l'efficacité de la manipulation. Elle consiste en un système de contrôle par fichage de la population et des médecins. Tous sont fichés sur ordinateur et on les suit à la trace. On s'assure que chaque citoyen reçoit ses vaccins régulièrement et que chaque médecin les donne. On dresse des listes, on fait des fiches, on impose des carnets de vaccination... personne n'y échappe. Les négligents sont immédiatement rappelés à l'ordre. C'est l'embrigadement systématique. Big Brother veille sur votre santé!

3e étape, la répression: la soumission NON consentie

Elle punit les insoumis. Pour s'assurer l'obéissance, les autorités font des lois. Obligatoires au tout début du siècle, les vaccins le sont encore dans plusieurs pays, notamment aux U.S.A. et en France. Quand les gens prennent conscience de la réalité des vaccinations, l'insoumission s'installe. Quand les résistances sont trop fortes, l'O.M.S. passe en douce de nouvelles lois, comme la Convention des Droits de l'Enfant.

Les insoumis se voient interdire l'accès des garderies (ou crèches), des écoles, des universités, de certains hôpitaux ou cliniques. Ils ne peuvent voyager à l'étranger. Ils se voient interdire l'exercice de certains métiers. Ils sont harcelés continuellement par les autorités médicales, administratives, scolaires... Ils sont les moutons noirs du beau programme de "la santé pour tous".

Les grands insoumis se font imposer des amendes, perdent le droit de pratiquer la médecine, se font mettre en prison, ou vacciner de force.

Réalisons que:

Tout ce réseau hiérarchique relève du commandement du ministère national de la Santé: Donna Gouvernementa, lui-même sous le commandement du ministère mondial de la Santé: sainte O.M.S.

En conclusion

Laissons la parole à Edward Kasse, médecin américain, qui adressait la parole au Congrès de Vienne sur les maladies infectieuses en 1983, à titre de Président du Congrès:

"Le but des épidémiologistes ne doit pas être l'éradication des maladies infectieuses grâce à l'emploi massif des vaccins et des antibiotiques, mais le contrôle et l'amélioration de la qualité de vie... Il faut admettre qu'il existera un certain nombre de cas de tuberculose, de polio ou de malaria et entrer dans une dynamique écologique naturelle en rendant efficaces les possibilités de défenses de notre organisme, grâce à une politique sanitaire non contaminée par les intérêts des multinationales pharmaceutiques."

En bout de ligne, nous nous retrouvons devant le dilemme suivant: obéir aux autorités ou écouter notre conscience. Donner notre pouvoir aux autres ou l'exercer nous-mêmes. Blâmer nos gouvernants ou prendre nos responsabilités. C'est une question de conscience. À cet effet, il existe des "clauses de conscience" (reconnues dans certains États américains) pour refuser la vaccination. En France, les jeunes recrues de l'armée ont le même droit légal.

Au Canada, la vaccination est libre... mais on nous fait croire qu'elle est obligatoire... Le droit à la santé est un droit légitime, inné, de toute personne humaine. Aucune loi ne peut nous accorder ce que nous avons déjà... et encore moins nous l'enlever! Obéir aux lois, c'est se soumettre à la légalité, le pouvoir extérieur. Écouter sa conscience, c'est respecter sa légitimité, son pouvoir intérieur d'essence divine. Entre la légalité et la légitimité, NOUS AVONS LE POUVOIR DE CHOISIR!

Source : Personocratia www.personocratia.com 

Un texte repris par Expovaccins sur le site Evolution Québec


 Des médecins révèlent que les vaccins peuvent retourner notre système immunitaire contre nous

Par Celeste McGovern, 22 mai 2015 (Extraits)

Il est de plus en plus difficile d'ignorer la recherche : les vaccins peuvent déclencher l'auto-immunité et engendrer toute une série de maladies. Quels sont les individus les plus sensibles et les plus à risque avec les métaux dangereux et toxiques qui sont utilisés comme ingrédients des vaccins ? Personne ne se risquerait à accuser Yehuda Shoenfeld d'être un charlatan. Ce clinicien israélien qui a passé plus de trois décennies à étudier le système immunitaire humain, est au sommet de sa profession.

C'est lui qui a écrit : « The Mosaic of autoimmunity », « Autoantibodies », Diagnostic Criteria in Autoimmune Diseases », « Infection and Autoimmunity », « Cancer and Autoimmunity ». La liste de ses ouvrages est longue et comporte quelques 25 titres que l'on peut considérer comme les pierres angulaires de la pratique clinique. Rien d'étonnant à ce que Shoenfeld ait été appelé : le « Parrain de l'Auto-immunité » - ou l'étude même du système immunitaire qui se retourne contre lui-même dans un large éventail de maladies dont le diabète de type 1, jusqu'à la colite ulcéreuse et la sclérose en plaques.

Mais, dernièrement, quelque chose d'étrange est en train de se passer dans le monde de l'immunologie. Nous pouvons en voir une petite preuve dans le fait que le parrain de l'Auto-immunité vise les vaccins – plus spécifiquement certains de leurs ingrédients, comme l'aluminium toxique – comme un facteur important de l'épidémie croissante des maladies auto-immunes. La preuve la plus évidente est cet énorme corpus de recherches de ces 15 dernières années, et plus spécialement des 5 dernières. Prenons, par exemple, un récent article publié dans la revue Pharmacological Research dans laquelle Shoenfeld et collègues émettent des directives sans précédent au sujet de quatre catégories de personnes qui sont le plus à risque d'auto-immunité induite par les vaccins. Les patients qui ont souffert d'allergies.

Les personnes qui ont connu des effets secondaires à la suite de précédents vaccins. Les personnes souffrant de problèmes auto-immuns. Les fumeurs. Selon les toutes dernières recherches, les allergies pourraient ne représenter que la pointe émergée de l'iceberg pour toute une série de phénomènes induits par l'aluminium. « D'une part », les vaccins préviennent les infections qui peuvent déclencher l'auto-immunité, disent les auteurs de l'article... « D'autre part, de nombreux rapports qui décrivent l'auto-immunité post-vaccinale suggèrent fortement que les vaccins peuvent en effet déclencher l'auto-immunité. Les maladies auto-immunes qui peuvent survenir après des vaccinations comprennent l'arthrite, le lupus (lupus érythémateux disséminé, SLE), le diabète, la thrombocytopénie, la vascularite, la dermatomyosite, le Syndrome de Guillain-Barré, ainsi que les troubles de démyélinisation.

Il a été rapporté que presque tous les types de vaccins peuvent être associés à un début d'ASIA (Syndrome auto-immun/ inflammatoire induit par les adjuvants» (Autoimmune/inflammatory Syndrome Induced by Adjuvants) ASIA – ou Syndrome auto-immun/ inflammatoire induit par les adjuvants (connu aussi sous le nom de Syndrome de Shoenfeld), - ce terme est apparu pour la première fois dans le Journal of Autoimmunology il y a quatre ans.

C'est un terme générique pour toute une série de symptômes similaires, - y compris le syndrome de fatigue chronique, - qui résultent de l'exposition à un adjuvant, un agent de l'environnement, y compris les ingrédients des vaccins qui stimulent le système immunitaire. Depuis, un énorme corpus de recherches qui utilisent « ASIA » comme paradigme, a commencé à percer le mystère susceptible d'éclairer la manière dont les toxines environnementales, et tout particulièrement l'aluminium utilisé dans les vaccins, peuvent déclencher une réaction en chaîne du système immunitaire chez des personnes sensibles et conduire à l'apparition d'une maladie auto-immune. [...]

Il est utile de rappeler que les maladies auto-immunes constituent la troisième cause de morbidité et de mortalité sur un plan mondial, et maintenant ces maladies auto-immunes sont parmi les 10 premières maladies tueuses chez les jeunes femmes américaines.- L'Association Américaine des Maladies auto-immunes estime que 50 millions d'Américains soufrent de l'une des 88 maladies auto-immunes. Ces maladies se développent à une vitesse étonnante.

 Source : The Liberty Beacon (Initialement publié le 24 février 2015 sur Greenmed.info)


 Produits chimiques : nos enfants en danger

 

 Vaccination : la mort de l'esprit programmée dans la seringue



  CNN révèle la fraude du CDC – L'autisme est bien causé par les vaccins.

 

CNN révèle la fraude du CDC: ils ont dissimulé au public 340% de risque d'autisme lié aux vaccins !


D'après le CNN iReport, 24 août 2014

27/08/2014 – Le lanceur d'alerte du CDC, le Dr William Thompson a publié une déclaration officielle confirmant que l'étude originale avait montré un lien entre le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) et l'autisme, plus spécialement chez les enfants afro-américains, et que le CDC en avait caché les résultats. Un éminent chercheur aux Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC), le Dr William Thompson admet qu'il a joué un rôle clé en aidant à faire apparaître au grand jour la manipulation des données scientifiques par le CDC. Cette fraude a consisté à dissimuler une incidence plus élevée de l'autisme due au vaccin ROR chez les garçons afro-américains.

Le lanceur d'alerte, le Dr William Thompson a avoué les faits après que le Dr Brian Hooker ait réclamé et obtenu, en vertu de la Loi sur la Liberté de l'Information (Freedom of Information Act ou FOIA), les données originales d'une étude portant sur l'autisme, avec l'aide du député américain Darrell Issa, président de la Chambre de surveillance et de la réforme du gouvernement.


Les documents du CDC, ainsi que les discussions avec le lanceur d'alerte révèlent une manipulation généralisée des données scientifiques, ainsi qu'une pression (du haut vers le bas) sur le scientifique du CDC pour supprimer tout lien de causalité entre le vaccin ROR et le diagnostic ultérieur d'autisme, en particulier dans un groupe d'hommes afro-américains qui avaient reçu leur vaccin « à temps » en conformité avec le calendrier recommandé par le CDC.

Les documents reçus du CDC montrent qu'en 2003, on a découvert comme étant lié au vaccin ROR un risque d'autisme chez les garçons afro-américains de 340%. La découverte de ce risque a été cachée sous la pression de hauts fonctionnaires. Les chercheurs du CDC ont alors recalculé leurs résultats en omettant d'inclure une population donnée afin de pouvoir obtenir les résultats désirés. Mais même en recalculant ainsi les données après avoir omis cette population, un risque significatif d'autisme est encore retrouvé en lien avec le vaccin ROR. La mention d'un tel risque se retrouve par ailleurs également dans la présentation de l'étude originale faite par l'Institut de Médecine (IOM) (cf. pages 29 et 31 de cette présentation)

Le Dr William Thompson qui a travaillé pour l'Agence gouvernementale pendant plus d'une décennie a confirmé que :

« Depuis les débuts de 2003, le CDC était au courant de la relation qui existait entre l'incidence de l'autisme et l'âge auquel le premier vaccin ROR était administré chez les garçons Afro-Américains, mais a choisi de dissimuler la chose. »

Il a fait remarquer :

« Nous avons perdu dix années de recherche parce que le CDC est actuellement tellement paralysé par tout ce qui touche à l'autisme. Ils ne font pas ce qu'ils devraient faire parce qu'ils ont peur des conclusions qui pourraient être tirées. »

Il prétend que ses supérieurs ont commis des actes criminels et a exprimé son profond regret quant à son rôle qui a contribué à masquer les données du CDC. Cette augmentation du taux d'autisme régressif chez les Afro-Américains a bel et bien été trouvée. L'association Autisme Speaks (fondée en 2005 par les grands-parents d'un enfant autiste) signale que « la question du risque d'autisme régressif chez les enfants Afro-Américains a déjà été posée deux reprises ». Il semble que la chose soit directement liée à la sortie récente des documents du CDC, ainsi qu'aux aveux du chercheur du CDC, le Dr William Thompson.

Les révélations du Dr Thompson remettent en question les neuf autres études citées par le CDC comme preuves permettant de nier un lien entre autisme et vaccins. Ces révélations ont également suscité une pétition (sur change.org) pour que l'étude frauduleuse soit retirée du journal Pediatrics qui fut publié en 2004.

Une note de service de 2004 dans laquelle le Dr Thompson exprimait déjà au Dr Gerberding (chef du CDC à l'époque) ses inquiétudes sur cette étude problématique, a été récemment publiée. Cette étude a bouleversé les citoyens. Cela signifierait-il que le Dr Gerberding aurait commis un parjure au cours d'une audition au Congrès? Un examen plus approfondi sera nécessaire pour le savoir.

Lire ici la copie de la lettre obtenue grâce à la Loi sur la Liberté de l'Information (FOIA)

Quoi qu'il en soit, de nombreux citoyens qui considèrent la chose comme un méfait délibéré, à la charge des contribuables, ont entamé une campagne médiatique (Twitter etc.) pour informer le public de cette histoire et de ses conséquences. Les parents espèrent que l'Agence sera tenue responsable des dissimulations qui ont été effectuées. Ils réclament également une enquête pour que l'on puisse savoir si le Dr Coleen Boyle aurait aussi commis un parjure dans son témoignage devant le Congrès, quand elle avait été publiquement interrogée sur la question des liens possibles entre les vaccins et l'autisme.

Le Département Américain des Ressources de Santé et des Services de l'Administration a déjà reconnu que l'autisme pouvait être une conséquence indirecte de dommages vaccinaux comme ce fut documenté dans la mise à jour du tableau « Dommages vaccinaux » qui a fait suite au rapport de l'Institut de Médecine (IOM) de 2011. Ils ont rejeté l'autisme comme effet secondaire direct et spécifique de la vaccination ROR mais au vu des dernières révélations, les textes pourraient subir des modifications. Le CDC a répondu à ces allégations en indiquant qu'ils reconnaissaient que cette étude avait montré une augmentation du risque d'autisme avec le ROR :

« Les résultats des recherches ont révélé qu'entre 24 et 36 mois, la vaccination était légèrement plus fréquente chez les enfants atteints d'autisme, et que cette association était la plus forte chez les enfants de 3 à 5 ans. »

Ils ont rejeté la chose en avançant l'hypothèse que les parents dont les enfants sont autistes se sont précipités pour les faire vacciner avant de rentrer à l'école.


 « La chose la plus probable est que tout résulte des exigences de vaccinations préscolaires »

Programme spécial d'éducation pour les enfants atteints d'autisme

Cela soulève des questions parce qu'il y a des exigences de vaccination pour tous les enfants qui fréquentent l'école publique et que les enfants qui disposent d'une exemption pour les vaccins ont déjà été exclus du compte (de l'étude réalisée).

Le CDC indique également que :

« Des études complémentaires, ainsi qu'un examen rigoureux plus récent de l'Institut de Médecine ont établi que le vaccin ROR ne pouvait pas augmenter le risque d'autisme. »

Les études sur lesquelles le CDC se base pour affirmer qu'il n'y a aucun lien entre le vaccin ROR et l'autisme sont au nombre de 4. Le CDC reprend ces études sur son site. Un rapide coup d'œil à ces 4 études soulève plusieurs questions.

* La première étude montre un lien significatif (entre les vaccins et l'autisme)

* La seconde étude a été réalisée par l'infâme Dr Thorsen qui attend son extradition vers les Etats-Unis pour cause de fraude. Il est repris sur la liste du CDC comme l'homme le plus recherché – l'instance ayant remis tout son travail en question- et ceci sans parler des autres problèmes potentiels qui ont été soulevés au sujet de cette étude.

* La troisième étude est de nature préparatoire/préliminaire. Elle se base sur de très faibles échantillons : 28 enfants au total, ce qui est très peu.

* La dernière étude a porté sur 31 enfants pour l'échantillon de contrôle et s'est appuyée sur des entrevues avec les parents pour fournir des renseignements médicaux et comportementaux. Ensuite, ils ont constaté que plus de la moitié (50%) des enfants atteints d'autisme ont régressé peu de temps après la vaccination ROR (dans un délai de moins de 5 mois après la vaccination), alors même qu'ils ont conclu qu'il n'y avait pas de connexion.

Cela pose la question de savoir pourquoi il n'y a que quatre études qui ont été utilisées pour appuyer les allégations que le ROR est un vaccin sûr. Une recherche rapide sur PubMed permet de tomber sur un document de recherche de 2012, revu par les pairs et qui a porté sur l'étude de plus de 500.000 enfants. Cette recherche a mis en évidence une augmentation significative des effets secondaires après la vaccination ROR: 22 fois plus de risques de méningite, 500% d'augmentation du risque de convulsions fébriles et autres effets secondaires majeurs, y compris des troubles de la coagulation.

La déclaration complète du CDC peut être lue ici.

La récente publication d'un autre document, relatif à une enquête du Ministère de la Justice en 2002, a montré que le Dr William Thompson était à ce point préoccupé par ce rapport qu'il a envisagé de retirer son nom du document. A la lumière de ses récentes déclarations et des documents publiés sur cette affaire, ne serait-on pas en droit de se demander si tous les avocats concernés n'auraient pas tenté d'empêcher la divulgation de cette information ?

L'information divulguée par NaturalNews peut être consultée ici.

Source: CNN

Voir aussi: Les aveux, déjà en 2008 sur CBS, du Dr Bernadine Healy, ancienne Directrice du National Institute of Health (NIH). La question du lien entre autisme et vaccins n'est pas tranchée disait-elle, il existe des inquiétudes et le refus par les autorités d'appliquer une vraie Science amène à sacrifier des enfants qui vont être rendus inutilement autistes alors qu'on aurait pu les dépister...

Qu'est-ce que l'autisme? Est-ce si grave et si coûteux? Rendez-vous compte par vous-même en regardant ci-dessous du temps 3.28 à 4.08 (Pour info, en Belgique, il y a plus de 100 000 autistes dont une majorité de cas d'autisme régressif, soit le type d'autisme qui survient après des vaccins et qui se caractérise par un développement parfaitement normal au départ suivi d'une sorte de « cassure » dans le développement qui correspond au déploiement dans le temps des effets neurologiques des vaccins.


 "Silence on vaccine":

 

 

Sylvie Simon donne des informations complémentaires sur le documentaire ''Silence on vaccine'':



  L'OMS et l'Unicef viennent de stériliser des populations du tiers-monde sous couvert de vaccination

 Réseau Voltaire International | 26 février 2015

 

Après les scandales qui ont déjà secoué le Mexique, le Nicaragua et les Philippines, l'OMS et l'Unicef sont à nouveau mis en cause au Kenya pour avoir administré des produits stérilisants à l'insu des patients qu'ils prétendaient vacciner contre le tétanos. La Conférence épiscopale catholique du Kenya, qui administre de nombreux hôpitaux, a participé à la campagne de vaccination contre le tétanos organisée par l'OMS et l'Unicef en mars et octobre 2014 pour les patients de 14 à 49 ans. Face aux rumeurs qui circulaient, la Conférence épiscopale a demandé au ministre kenyan de la Santé, James Wainaina Macharia, de vérifier la composition des vaccins.

Devant son refus, la Commission épiscopale a mandaté le laboratoire AgriQ Quest Ltd pour procéder à des expertises. Les expert ont constaté la présence de 24 à 37,5 % d'hormones beta humaines chorioniques gonadotrophiques (βhCG), une quantité largement suffisante pour provoquer la stérilité des patientes. Le ministre de la Santé a réfuté ces résultats, affirmant qu'il était impossible d'introduire des βhCG dans ces vaccins. La Commission parlementaire de la Santé a alors invité le ministère d'une part et la Conférence épiscopale d'autre part à lui présenter leurs travaux. Contrairement aux déclarations antérieures du gouvernement, il s'est avéré que celui-ci n'avait pas testé les vaccins avant leur inoculation. 

Aussi fournit-il alors 10 échantillons du vaccin qui s'avérèrent négatifs, tandis que la Conférence épiscopale en présenta 9, dont 3 s'avérèrent positifs. Le ministère de la Santé se retira du débat. Mgr Paul Kariuki Njiru, évêque d'Embu et président de la Commission de la Santé de la Conférence épiscopale catholique du Kenya, a alors largement communiqué, accusant l'OMS, l'Unicef et le gouvernement kenyan d'avoir délibérément inoculé à leur insu du βhCG à des patientes afin de les stériliser à leur insu. Le vaccin du tétanos s'administre en trois prises. Un tiers des doses étaient empoisonnées.

L'Organisation mondiale de la santé n'a pas souhaité communiquer.


Louis PASTEUR, l'imposteur honoré (1822-1895)

  Par Sylvie Simon

Extrait de la revue Science & Alternative, NEXUS N°67 de mars-avril 2010 (Pages 80 à 87)

 Mensonge, mystification, pillage... Au regard des faits rapportés par les historiens, le mythe du « plus grand Français de tous les temps » s'avère être la plus grande imposture. Les Louanges de Pasteur s'entendent partout dans le monde et il est considéré comme l'un des plus prestigieux héros do genre humain, une référence incontournable. Bien que l'aventure de la vaccination ait commencé à la fin du XVIIIe siècle avec le médecin anglais Edward Jenner, c'est Pasteur (1822-1895) qui reste le père de la vaccination et c'est avec lui qu'a débuté un long cortège de mensonges.

Cet homme brillant, intelligent et gros travailleur, était un expert en communication et se tenait au courant des travaux effectués par ses pairs. Sa tactique a toujours été la même : il savait reconnaître les bonnes idées mais commençait par les critiquer ouvertement, puis il se les appropriait sans vergogne en prétendant les avoir découvertes. C'est ainsi qu'il est devenu un bienfaiteur de l'humanité et, surtout, un mythe intouchable.

Vu à la télé

En avril 2005, au cours d'une émission de télévision qui illustrait bien la déchéance de l'information et du niveau culturel, il a été élu de deuxième « Plus grand Français de tous les temps », après Charles de Gaulle. Ajoutant un nouveau mensonge à ceux qui entourent Pasteur, le Pr Axel Kahn, membre de Comité consultatif national d'éthique français, directeur de recherche à l'Inserm, et l'un des plus fidèles supporters (teurs) de Pasteur, n'a pas hésité à affirmer que c'était grâce à lui que les femmes ne mouraient plus en couches de la fièvre puerpérale.

Cette découverte est en vérité celle du médecin hongrois Ignace Semmelweis qui avait observé que les femmes ne mouraient plus lorsque les accoucheurs prenaient des précautions d'hygiène, à commencer par se laver les mains. Il faut savoir qu'il déclencha alors les ricanements de ses confrères et ne parvint pas à les convaincre malgré des résultats évidents. On prétendit que les statistiques qu'il avait publiées étaient erronées, mensongères, et on le révoqua.

Il semblerait même que des accouchées aient pu être infectées afin de discréditer la véracité de ses observations. Il finit par se suicider de désespoir. Ses travaux, publiés en 1861, ne furent reconnus qu'en 1890 et ce retard coûta des vies. Révolté par ce comportement, un autre médecin, mais celui-là écrivain, Louis-Ferland Céline, le défendit avec virulence en publiant sa biographie en 1937. Sans doute Axel Kahn ne l'a-t-il pas lue. Nous pouvons ainsi constater que ce mythe de Pasteur perdure sur des bases totalement erronées, mais que le grand public croie aveuglément parce que « la télévision en a parlé ».

Idolâtrie nationale

Cependant, de nombreux faits rapportés dans les écrits parfaitement authentifiés, venant de proches ou d'historiens comme le Dr Lutaud, le Dr Philippe Decourt, le Dr Xavier Raspail, Adrien Loir, Éthyl Douglas Hume, Émile Duclaux, Gerald Geison, et d'autres, devraient suffire à le faire tomber de son piédestal. Mais le dogme pasteurien est tellement ancré dans les esprits que rien n'a pu encore l'ébranler et les Français idolâtrent encore un imposteur. Il est interdit sous peine d'anathème de toucher au vainqueur de la rage! Et à présent que Pasteur n'est plus là pour piller les résultats de ses pairs, ce sont les autres qui les pillent en son nom. 

Pasteur a maquillé les résultats d'expériences qui ne lui étaient pas favorables, comme l'aurait fait un vrai faussaire avec l'aide de complices. Il s'est approprié certains travaux d'autres chercheurs, dont Antoine Béchamp (1816-1908), l'un des plus grands savants du XIXe siècle, médecin, biologiste, naturaliste, professeur de chimie médicale et pharmaceutique à la Faculté de Montpellier et professeur de chimie biologique et de physique à l'Université de Paris, puis doyen de la faculté libre de Lille. Béchamp a démontré la véracité des vues de Claude Bernard sur la valeur du terrain propre à chaque individu et fut le premier à comprendre la cause microbienne des pathologies infectieuses. Cependant, son oeuvre est à peu près inconnue de nos jours, parce qu'elle a été systématiquement discréditée et falsifiée au profit des intérêts personnels de Pasteur. 


 Béchamp avait raison 

En juin 1865, Pasteur fut nommé par le gouvernement pour étudier les maladies des vers à soie, alors que Béchamp avait déjà déterminé et publié l'origine parasitaire de la pébrine. Pasteur critiqua les travaux de Béchamp, affirmant qu'il s'agissait d'une maladie constitutionnelle, que les << petits corps >> (c'est ainsi qu'on appelait alors les microbes) que Béchamp considérait comme des parasites exogènes, c'est-à-dire qu'ils viennent de l'extérieur, étaient seulement des cellules malades du ver lui-même. 

En 1868, Pasteur comprit que Béchamp avait raison – depuis, la théorie << parasitaire >> est reconnue par tous – et déclara à l'Académie des sciences et au ministre de l'Agriculture qu'il avait été le premier à démontrer l'origine parasitaire de la pébrine, << entièrement ignorée avant mes recherches >>. En fait d'impudence, il est difficile de faire mieux! En 1870, il publia un ouvrage sur les maladies des vers à soie qu'il dédia à l'Impératrice car, depuis longtemps, il cultivait ses relations avec la cour impériale, ce qui lui permit de se lier d'amitié avec des ministres et des représentants officiels de pays étrangers, relations toujours utiles. 

Rente annuelle 

À cette époque, Pasteur se déclarait très « napoléonnien », mais après la chute de l'Empire et l'avènement de la République, il changea complètement de bord, comme le signalait le journal Impact Médecin du 19 février 1983. Il obtint du physiologiste républicain Paul Bert, membre de la commission du budget, un rapport à l'Assemblée nationale pour se faire attribuer une << récompense nationale >> sous forme d'une rente annuelle de 12 000 francs – portée plus tard à 25 000 francs – pour avoir sauvé la sériciculture.

En effet, Paul Bert, alors tout-puissant auprès du gouvernement, désirait ardemment entrer à l'Institut qui ne voulait pas dans ses rangs un homme affichant si ouvertement ses idées révolutionnaires et athées. D'après Paul Bert, Pasteur serait allé le trouver et lui aurait mis le marché en main : il profitait de son influence à l'Académie des sciences pour faire nommer Paul Bert, et en échange celui-ci lui garantissait l'attribution de sa rente.

Ce qui fut fait au détriment de Davaine, pressenti pour ce fauteuil à l'Académie, et qui en mourut de chagrin. Davaine, ami et protecteur de Pasteur, avait lui aussi vu Pasteur s'attribuer une partie de ses travaux. Pasteur fut récompensé de la sorte pour son mensonge sur la théorie « parasitaire », dépouillant ainsi Béchamp d'une part de son oeuvre. Il intrigua ensuite pour faire perdre à son adversaire son poste universitaire. L'affaire des « ferments solubles », qui donna lieu à une controverse pendant plus de dix-huit mois entre Pasteur et le chimiste Berthellot en 1878, relève de la même imposture, car Pasteur refusait de reconnaître l'évidence et maintenant sa croyance en la théorie de la génération spontanée. 

L'affaire de la rage 

Dès l'école, nous apprenons que Pasteur << a sauvé le petit Joseph Meister, mordu à la main par un chien enragé >>. À vrai dire, il n'existait aucune certitude que le chien fut enragé car on ne signala aucune autre morsure; de plus, quand bien même il l'aurait été, le risque pour le jeune Meister était infime, car un animal réellement enragé – ce qui est extrêmement rare – ne transmet la maladie que dans 5 à 15 % des cas. 

L'affaire de la rage est l'exemple même des mensonges de Pasteur qui ont été répétés et introduits par ses admirateurs dans la mémoire collective, au point d'être devenus des vérités pour le commun des mortels. Contrairement à ce que l'on nous enseigne, le vaccin antirabique ne fut pas créé par Pasteur, mais par Henri Toussaint, professeur à l'école vétérinaire de Toulouse, dont le nom n'a pas marqué l'histoire. Celui-ci avait réussi à bien atténuer la virulence du virus en chauffant la préparation et en y ajoutant un antiseptique. 

Le vaccin de Pasteur, à base de moelle desséchée, était très dangereux et fut bien vite abandonné, et le jeune Meister a eu beaucoup de chance d'en réchapper! D'ailleurs, Émile Roux, collaborateur de Pasteur, avait estimé que l'application du vaccin Pasteur était trop hasardeuse et avait refusé de s'associer aux premiers essais dits de « traitement intensif », c'est-à-dire plusieurs injections pendant douze jours. L'élément le plus caractéristique de la malhonnêteté de Pasteur et de ses collaborateurs fut le drame d'un enfant de douze ans, mort des suites de la vaccination pratiqué par Pasteur. Le jeune Édouard Rouyer fut mordu le 8 octobre 1886 par un chien inconnu. Pasteur lui inocula son vaccin par la méthode intensive et le 26 octobre l'enfant mourut.

Une enquête judiciaire fut alors ouverte pour déterminer la cause de sa mort et le professeur Brouardel en fut chargé. Ce dernier, haut personnage couvert de titres, était un ami de Pasteur. 


 Faux témoignage

Dans le laboratoire d'émile Roux, on inocula une partie du bulbe cervical de l'enfant à des cerveaux de lapins et, quelques jours plus tard, les lapins moururent de la rage. Mais Brouardel, en accord avec Roux, décida de porter un faux témoignage devant la justice pour dissimuler la vérité. Il s'agissait d'éviter la reconnaissance officielle d'un échec qui entraînerait, selon les termes de Brouardel, « un recul immédiat de cinquante ans dans l'évolution de la science », ainsi que le déshonneur pour Pasteur, comme le rapporte Philippe Decourt dans les Vérités Indésirables, le cas Pasteur. Le rapport fourni au procureur contenait un mensonge monumental :

« Les deux lapins sont en bonne santé aujourd'hui, 9 janvier 1887, c'est-à-dire quarante-deux jours après les inoculations. Les résultats négatifs des inoculations pratiquées sur le bulbe de cet enfant permettent d'écarter l'hypothèse que le jeune Rouyer ait succombé à la rage ». Pasteur déclara que l'enfant était mort d'urémie.

Non contents de falsifier les faits, Pasteur et ses deux complices, Roux et Brouardel, s'employèrent à faire taire les opposants qui connaissaient la vérité. Brouardel alla même jusqu'à affirmer que sur cinquante personnes traitées par les inoculations intensives, il n'y avait eu aucun décès.

En 1886, tant en France qu'à l'étranger, les morts à mettre officiellement au passif de la méthode Pasteur s'élevaient déjà à soixante-quatorze: quarante étrangers et trente-quatre Français. Certains étaient morts en présentant les symptômes de la rage ordinaire, d'autres avaient succombé à une affection nouvelle qui fut appelée la << rage des laboratoires >>. Selon le Dr Xavier Raspail, ces derniers présentaient les symptômes de paraplégie rabiforme observés chez les lapins servant à la culture du virus pasteurien. D'ailleurs, Pasteur a lui-même signalé que pendant la période du 9 novembre 1885 au 30 décembre 1886, sur dix-huit malades vaccinés, neuf moururent dans les trois semaines suivant la morsure. 

Mensonge scientifique 

Au mois de mars 1886, Pasteur déclarait au Dr Navarre : « Je n'admets pas qu'on discute désormais mes théories et ma méthode; je ne souffrirai pas qu'on vienne contrôler mes expériences. »! Pasteur inaugurait ainsi une pratique désormais institutionnalisée, celle du mensonge scientifique, proféré avec impudence par des hommes de science auréolés d'un prestige usurpé. 

L'histoire n'a retenu que le succès de vaccin, mais a oublié de dire qu'il avait multiplié les décès par la rage. En fait de triomphe, ce fut un échec, car jamais personne n'a pu prouver son efficacité. Tout d'abord parce qu'il était pratiquement impossible d'apporter la preuve que les chiens incriminés étaient atteints de la rage et ensuite parce que le nombre de vaccinés qui mouraient était trop élevé pour qu'on souhaitât en tenir compte.
Dans son ouvrage Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux de 1880 à 1905, Léon Daudet a raconté l'horrible mort de six paysans russes mordus par un loup et vaccinés par Pasteur. À ce propos, l'écrivain s'éleva à l'époque contre ce qu'il appela « la nouvelle morticoli » et publia un série d'articles sur le sujet. 

Jouer sur la peur 

Quant au Pr Michel Peter, de l'Académie de médecine, il a violemment critiqué les méthodes de Pasteur et a écrit au Dr Lutaud, rédacteur en chef du Journal de médecine de Paris: « Je suis d'accord avec vous sur tous les points : la médication de M » Pasteur, soi-disant préservatrice de la rage, est à la fois une erreur et un danger. » Pour ce membre éminent de l'Académie de médecine, c'est pour des raisons « peu scientifiques » que Pasteur s'est efforcé de faire croire à la fréquence de la rage. En effet, Pasteur évoquait alors des centaines de cas de rage qui mettaient des vies en danger de mort. 


« Or, la rage chez l'homme, est une maladie rare, très rare; j'en ai vu deux cas, en trente-cinq ans de pratique hospitalière et civile et tous mes collègues des hôpitaux, de la ville, comme de la campagne, comptent par unités et non par dizaines (encore moins par centaines), les cas de rage humaine qu'ils ont observés. Pour amplifier les bienfaits de sa méthode et en masquer les insuccès, M. Pasteur a intérêt à faire croire plus forte la mortalité annuelle par la rage en France. Mais ce ne sont point-là les intérêts de la vérité. » Ce procédé basé sur la peur sera repris plus tard par les laboratoires qui fabriquent les vaccins et par leurs complices.

Devant ses pairs de l'Académie, le Pr Peter a accusé Pasteur, non seulement d'avoir augmenté l'incidence de la rage mais d'avoir « provoqué des cas de rage paralytique et même convulsive », au lieu de l'avoir fait disparaître complètement, comme il l'avait pompeusement annoncé. « La méthode de M. Pasteur n'est pas moins jugée au point de vue de l'analyse des cas de mort, l'analyse clinique démontrant qu'un certain nombre de ces cas mortels sont dus aux inoculations pastoriennes, ce qui explique l'augmentation de la mortalité par la rage chez l'homme. » Le Pr Peter concluait: « Monsieur Pasteur ne guérit pas la rage, il la donne » ! 

Le vaccin contre le charbon 

C'est ainsi, grâce à de multiples mensonges, que la rage fut le premier grand triomphe de Pasteur, mais auparavant il y avait eu le vaccin contre le charbon, ou anthrax, maladie qui sévissait parmi le bétail. À cette époque, Pasteur opposait vigoureusement ses théories à celles d'Henri Toussaint, qui avait découvert la nature inoculable du charbon et la possibilité de vacciner contre cette maladie avec des cultures atténuées. Pasteur prétendait que le procédé de Toussaint était inefficace et dangereux, et que son vaccin était le meilleur. Pour le prouver, il signa le protocole d'une expérience qui se réalisa le 28 août 1881 à Pouilly-le-Fort, près de Melum.

On avait sélectionné cinquante moutons dont vingt-cinq seulement furent vaccinés. Le charbon virulent fut inoculé quinze jours plus tard aux cinquante bêtes. Pasteur affirma alors que les moutons non vaccinés mourraient et que les autres résisteraient. Le jour de l'expérience, Pasteur confia à ses collaborateurs qu'il allait utiliser non pas son vaccin, mais celui de Toussaint qui contenait un antiseptique capable d'atténuer la virulence de la bactérie charbonneuse. Depuis longtemps, Pasteur essayait en vain d'obtenir cette atténuation par l'oxygène de l'air.

Les moutons reçurent effectivement le vaccin mis au point par Toussaint auquel fut ajouté du bichromate de potassium, puissant poison qui tue les microbes, mais induit des cancers. Il était évident que personne plus tard ne se soucierait des cancers des moutons. Comme prévu, les vingt-cinq moutons qui avaient reçu le vaccin atténué par le bichromate de potassium survécurent. Ce fut un triomphe pour Pasteur et tout le monde croit encore que c'est « son vaccin » et non l'antiseptique de Toussaint qui a sauvé les moutons.
Le propre neveu de Pasteur, Adrien Loir, a rapporté ces faits en détail dans un ouvrage intitulé À l'ombre de Pasteur, mais peu de gens l'ont lu et plus personne ne sait aujourd'hui que l'expérience de Pouilly-le-Fort ne fut qu'une lamentable tromperie. 

Hécatombe de bétail 

Le Pr Peter a jugé tout aussi sévèrement le vaccin contre le charbon que celui contre la rage et il a rapporté au Dr Lutaud les résultats de la vaccination pratiquée à partir du 10 août 1888 à l'institut bactériologique d'Odessa, où, « à l'instar de celui de Paris, on fabrique le vaccin, d'après les recettes de M. Pasteur ». En effet, un vaccin anticharbonneux, fabriqué à Odessa et envoyé à Kachowka, dans la Russie méridionale, a alors occasionné non moins de 3696 décès. Sur 1582 brebis vaccinées, 1075 ont succombé à l'inoculation, soit 61 %. 

Le Pr Peter commente également une autre inoculation sur des troupeaux à la ferme Spendrianow : « Le premier troupeau était composé de moutons castrés âgés de 1, 2, et 3 ans, en tout de 1478 têtes et l'autre de 1058, plus jeunes et plus âgés. [...], Sur 4564 bêtes vaccinées, 868 seulement ont survécu à l'inoculation, soit 19 %. C'est ce qu'on appelle » des inoculations préventives »! » 

On pourrait multiplier les exemples de supercheries dont Pasteur était coutumier. Son procédé était toujours le même. Tout en décriant les méthodes des autres. Il finissait par se les approprier et réussissait à se faire couronner de lauriers. Dans une thèse de deux cent cinquante pages sur Antoine Béchamp, Marie Nonclercq, docteur en pharmacie, explique bien l'avantage de Pasteur sur Béchamp : « C'était un falsificateur des expériences et des résultats, qu'il voulait favorables à ses idées premières, Les falsifications commises par Pasteur nous paraissent actuellement incroyables.


À l'Examen approfondi pourtant. les faits étaient opposés aux idées développées par Pasteur dans le domaine de la bactériologie. [...] Pasteur a volontairement ignoré les travaux de Béchamp, un des grands savants français du XIXe siècle, dont l'oeuvre considérable dans le domaine de la chimie de synthèse, de la biochimie et de la pathologie infectieuse est presque totalement méconnue aujourd'hui, parce qu'elle a été systématiquement falsifiée, dénigrée, pour les intérêts personnels d'un personnage illustre (Pasteur) qui avait, contrairement à Béchamp, le génie de la publicité et de ce que l'on appelle aujourd'hui »les relations publiques... ».

Conséquences historiques 

Un historien des sciences étatsunien, Gerald Geison, de l'université de Princeton, a étudié pendant vingt ans les notes de laboratoire de Pasteur, jusqu'alors restées secrètes, sur l'ordre de Pasteur lui-même. Enfin, il a communiqué le résultat de ses recherches au Congrès annuel de l'AAAS (American Association for the Advancement of science), et le journal anglais The Observer l'a publié le 14 février 1993. À son tour, la semaine suivante, le magazine médical Science dénonçait « l'imposture pasteurienne ». Si ces querelles entre scientifiques étaient sans conséquence, on pourrait ne leur attribuer qu'une importance relative, mais, à cette époque, les choses étaient plus graves, car la révolution industrielle était en marche et laissait deviner un enjeu économique considérable : l'industrie des vaccins. 

Entre 1869 et 1872, Pasteur a énoncé trois postulats de base erronés qui servent encore aujourd'hui de fondement à la vaccination. Le premier estimait que l'asepsie règne dans nos cellules : la cellule est propre, tous les microbes sont exogènes (c'est-à-dire qu'ils viennent de l'extérieur) et l'attaquent, et ces germes ont une existence indépendante des organismes vivants. Le second est que chaque maladie correspond à un agent spécifique, microbe ou virus, contre lequel on peut se prémunir grâce à un vaccin : la maladie n'a qu'une seule cause, donc un seul remède. Enfin, l'immunité s'obtient par la production d'anticorps en réaction à l'introduction d'antigènes contenus dans le vaccin et ces anticorps confèrent une protection. 

Les microzymas occultés 

Nous savons depuis longtemps que ces postulats sont faux, les dernières découvertes en immunologie les contredisent totalement, mais les vaccinalistes font mine d'ignorer ces travaux. Si chaque germe provoquait une maladie, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus de vie sur Terre. Pasteur s'est trompé, mais dans ce cas il est excusable, car l'erreur est humaine. 

Cependant, il est moins pardonnable pour son animosité envers Béchamp, fondateur de l'enzymologie, qui a identifié de minuscules corpuscules, plus petits que la cellule, les microzymas. Ces derniers sont les véritables éléments responsables de la vie, qu'elle soit humaine, animale ou végétale. Les microzymas peuvent traverser les siècles, mais ils sont aussi susceptibles d'évoluer avec le temps. Chez l'humain, leur forme varie suivant l'état général du terrain dans lequel ils vivent et dont ils se nourrissent. 

Ce sont des éléments aussi bien constructeurs que destructeurs, capables de se transformer, de muter, d'évoluer. Si cette théorie du polymorphisme avait été reconnue, elle aurait bouleversé notre façon d'envisager la santé et la maladie. Quand un déséquilibre perturbe le fonctionnement normal des microzymas – malnutrition, intoxication, stress physique ou psychique – le microzyma se transforme en germe pathogène, c'est-à-dire en microbe, et la maladie survient. Dans cette optique, il suffit de renforcer la santé de la personne pour que les germes pathogènes internes retrouvent leur forme originelle et leur fonction protectrice. 


 L'héritage de Béchamp

Grâce à sa théorie, Béchamp a pu recenser des bactéries vieilles de plusieurs millions d'années. Le polymorphisme des microzymas peut ainsi les transformer en virus, bactéries, mycéliums, prions, ou autres organismes encore inconnus. Mais ils peuvent aussi entamer le processus inverse et se retransformer en microzymas basiques. Ces recherches ont permis à Béchamp de juger la vaccination scandaleuse, car: « elle néglige la vitalité propre, indépendante des microzymas de l'organisme. »

En résumé, pour Pasteur le microbe est à l'origine de la maladie, pour Béchamp, c'est la maladie qui permet au microbe de s'exprimer. Cette dualité de position dure officiellement depuis plus de cent ans. Sur son lit de mort, Pasteur aurait affirmé que c'était Claude Bernard qui avait raison, que le microbe n'était rien, que le terrain était tout. En effet, si le microbe était le seul responsable, comment pouvait-on expliquer le fait que les infirmières qui soignaient les tuberculeux n'étaient pas contaminées, alors que d'autres personnes, bien moins exposées au bacille, tombaient rapidement malades? Se posant la question, Claude Bernard en vint à développer la notion de réceptivité à la maladie, admettant qu'il devait exister une tendance innée ou acquise à développer certaines pathologies.

Et le Pr Jean Bernard n'est pas loin d'adhérer à cette théorie lorsqu'il pose la question : « Si dans la lutte contre le cancer, on n'a pas avancé aussi vite que dans d'autres domaines, c'est probablement parce qu'on s'est trop attaché aux théories de Pasteur. [...] Ces virus sont-ils bien en dehors de nous? Ne viendraient-ils pas de nos organismes traumatisés? ». 

Dans son ouvrage ''La Fêlure du monde'', André Glucksmann a essayé d'expliquer les mirages pastoriens : « La vanité du pastorisme dévoilé, plus qu'une science certaine et moins qu'un art efficace, une religion. Pasteur a traduit en terme de biopouvoir l'équation constitutive des nations modernes, cujus regio, ejus religio [de tel pays, de telle religion] ».

 


 10. Médicaments sous influence

Ancien du laboratoire Merck, Bernard Dalbergue décide, en 2011, de quitter son poste et avec lui un milieu sclérosé par les pratiques controversées et les mensonges. Il révèle ici les scandales dont il a été témoin : comment les laboratoires s'emploient à maquiller certaines études médicales, abusent des instances internationales et mettent en péril la santé de millions de personnes à travers le monde. Cette enquête décrypte, entre autres, les conditions de mise sur le marché international de quelques redoutables médicaments, consommés en masse, et confronte la logique financière des laboratoires au combat de savants et de victimes.

 

Pour lire la partie IV, cliquez ici.

Imhotep

imhotep imhotep2 

Pour soutenir nos efforts

Faites un don à l'institut Per aâ n Imhotep pour soutenir nos efforts.

Amount: 

devenir-membre-home