• Font size:
  • Decrease
  • Reset
  • Increase

Articles

Pourquoi en occident les femmes noires n'aiment plus les hommes noirs?

May 16, 2016

Par Hubert Marlin Elingui Jr.

Journaliste Ecrivain

 

Marie Luce Béland musicienne Canadienne d'origine dominicaine disait « ... Si aimer était si facile, nous serions tous en amour » si le sixième sens c'est l'intuition il ne serait pas irrationnel de dire que le septième sens devrait être le sentiment, cette sensation immatérielle gravée dans l'âme de tout individu. Cependant dans le quartier des sentiments, l'amour et la haine sont les maisons les plus en vue, lorsque la compassion est une donnée variable selon les individus et les situations. En tout cas Il faut cependant faire un distinguo entre aimer et l'amour, car certains aiment ne pas aimer, et certains au pire aime la haine.

Et mieux, aimer obéit désormais à ce qui contribue à l'amour, et dans cet optique il est primordiale de comprendre que c'est l'homme et ses attribus qui contribuent à son attraction pas l'homme tout court. De Paris à New York de Londres à Montréal, les idylles entre les noirs sont explosives c'est un séisme qui menace de changer la face de toute une communauté tant on a l'impression que les noirs ne s'aiment plus assez pour vivre des idylles épanouis. La femme noire une fois de plus est accusée de tous les vices car elle serait celle qui s'est résolue en premier de chercher ailleurs, car l'homme noir de son époque ne répond plus à ses attentes. Pourquoi les femmes noires de plus en plus trouvent des partenaires en dehors de leur race ?

Pour répondre à cette question il faut faire un constat sincère, la femme fusse-t-elle noire ou blanche cherchera toujours à se lier au mâle dominant, et la société racialiste occidentale a depuis consacré l'homme blanc comme le mâle dominant ; alors il est normal de comprendre que la femme noire, qui cherche plus de garantie dans sa vie, va foncièrement s'acharner à se lier à l'homme blanc qui serait le plus apte à répondre à ses attentes.

Si le phénomène de l'exogamie féminine noire en occident est devenu depuis une logique banale, dans le continent mère, l'Afrique on assiste à de véritables drames.


La globalisation avec internet a donné une nouvelle espèce de chasseuses de maris à peau blanche sur le continent ; aussi certaines ont le bagout de quitter leur foyer conjugal abandonnant maris et enfants pour s'exiler dans l'eldorado du mari blanc, où parfois elles finissent dans les réseaux proxénètes. Le tout au nom d'un idéal a elle imposé par la propagande occidentale.

Les hommes noirs d'Afrique quant à eux pendant que leurs grands-parents ont été des tirailleurs pour des idéaux qu'ils ne comprenaient pas et ne les engageaient en rien, les jeunes africains se tirent ailleurs pour un idéal instinctif lié à leur survit, et l'éducation occidentale qu'ils reçoivent depuis les indépendances dans leurs pays est hélas destinée à faire d'eux des travailleurs immigrés, il y' a pas que leurs économies qui sont extraverties, l'éducation aussi; pour parachever au mieux ce qu'ils ont commencé à apprendre au pays, ils doivent s'expatrier, pareil pour avoir la meilleure satisfaction salariale.

Une fois arrivé en occident ces africains sont frappés par les réalités moroses en dehors du choc culturelle qui peut les dépayser et les déstabiliser, les fléaux tels que le racisme et les discriminations de tout ordre n'aident pas non plus leur intégration et leur progrès social. Ils sont ainsi relégués à l'échelle de personnages moins attractifs pour les relations idylliques. Aussi souvent la meilleure option pour eux c'est de se marier aux femmes du bercail sur lesquelles le statut d'expatrié leur confère un pouvoir et un attrait, l'occident faisant toujours rêver ceux restés au pays.

Cependant en général une fois que ces compagnes noires les rejoignent en occident, elles se rendent compte que leur mari si puissant et attrayant vu de loin n'est plus le mâle dominant vu de près, et forcement elles vont voir ailleurs, et c'est là que commence le drame.

Le célibat croissant des femmes noires en occident est l'autre réalité voire la preuve du refus de la femme noire de s'amouracher à ses congénères noirs qui sont soit au même niveau que, elle, voire moins nantis, matériellement parlant. La femme noire en occident qui de plus en plus atteint les cimes de la société en réussissant des études supérieures et en ayant des emplois hautement rémunérés cherche mieux, dans ce que les spécialistes en la matière ont appelé hypergamie, à savoir que ne serait digne de rentrer dans son lit, que ceux-là qui seraient des hyperpuissants dans l'échelle sociétale, et au haut de cette échelle sociétale il n y'a presque pas d'hommes noirs et ceux qui y sont, en général sont pris depuis très longtemps. Le darwinisme social a mis les hommes noirs d'occident, dans une situation dramatique. Même après de bonnes études, très peu réussissent vraiment à se distinguer au plus haut niveau de l'échelle sociale et forcement ils deviennent moins attractifs pour la femme noire qui elle cherche toujours mieux, et le mieux n'est pas toujours noir.

L'expérience a prouvé que, à plus de 30 ans la plus part des hommes noirs en occident qui sont encore célibataires ont un problème social sérieux, qui empêche leur épanouissement idyllique . En général ils survivent au lieu de vivre, ils ont des problèmes d'insertion sociale liés soit au manque de papiers soit au casier judiciaire, et pire encore, même en ayant une certaine stabilité liée à l'emploi, en général ils ont eu des mauvaises expériences avec des relations passées, quand ils cherchaient à s'affirmer socialement, et parfois un brin revanchard ces déboires du passé influences négativement leur relations futures avec les femmes noires.

D'un autre coté les pressions raciales qu'ils subissent en milieu professionnel et dans la société racialiste occidentale influence tout aussi négativement leurs relations avec leurs partenaires noires, qui fatiguées de voir leurs hommes abattus et incapables de faire face à une société qui les écrase vont voir ailleurs. Les femmes en général n'aiment pas les faibles, car elles se sentent subitement en danger avec des partenaires pareils.


 La représentation du corps de la femme noire:


 

A l'exogamie féminine des femmes noires il faut aussi ajouter l'exogamie masculine des hommes noirs en occident, car en la femme blanche ils trouvent une épaule sur laquelle ils peuvent pleurer, les femmes blanches savent très bien quels sont les tenants et les aboutissants de la société occidentale et elles seraient plus à même d'épauler leur mari noir qui hélas formaté par la société racialiste, s'appuie souvent sur le paternalisme de la femme blanche pour atteindre un certain équilibre social. Et dans ces unions il est facile de comprendre qui exerce la puissance paternelle, les hommes noirs qui ploient sur les méfaits du système de darwinisme social qui les exclus de manière subtile de tout progrès social sont relégués au rang d'assistés.

Le système d'exclusion de l'homme noir à l'ascension sociale crée des effets pervers grave comme l'homosexualité qui est en train de prendre le contrôle de la communauté noire en occident, les hommes noirs de plus en plus rejetés par la gent féminine de leur race se sont retournés sur leurs congénères de même sexe pour se soutenir dans une espèce de solidarité des bannis. Dans une ville comme Atlanta qui est considérée comme la Mecque de l'homosexualité noire aux Etats-Unis avec plus de la moitié de la population des hommes noirs de la ville qui avouent avoir eu au moins une fois dans leur vie une expérience sexuelle superficielle ou profonde, avec les partenaires du même sexe, les prostitués homosexuels de la ville assurent que les 90 pourcent de leur clientèle est constituée d'hommes noirs. Le phénomène de l'homosexualité est aussi entrain de grandement affecter le paysage démographique de la ville d'Atlanta, si en 2000, 64 pour cent des habitants de la ville étaient noirs en 2010 on ne comptait plus que 54 pour cent de noirs à Atlanta soit une perte drastique de 10 pourcent, en 10 ans, pour des raisons simples, les homosexuels ne se reproduisent pas.


La femme noire hypergame et son alter ego l'homme blanc hyperpuissant, cependant ne forment pas toujours le couple idéal car la femme noire dans sa quête du meilleur mâle ne subit pas moins des revers liés à sa race, car elle est malgré tout pas toujours acceptée dans la société racialiste occidentale, puis qu'en général l'homme blanc ira toujours en premier vers la femme blanche.

Cependant dans son envie de sécurité la femme noire parfois fera sacrifice de son honneur, en acceptant volontiers une polygamie subordonnée dans les faits, en devenant la maîtresse qui n'aspire que rarement à prendre la place de la femme blanche légitime, même quand elle est l'épouse légitime elle tolère souvent les frasques extra conjugales de son homme blanc sans broncher, les taux de divorce de ces unions sont parmi les plus bas dans la société occidentale réputée être volatile, ce qui sous-entend que lorsque ça ne marche pas il y a quelqu'un qui supporte le poids de l'union pour que ça continue .

Les hommes hyper puissants se taillent la part du lion. Ce que l'on a appelé en Afrique dans les années 80 le second bureau n'est que la réalité selon laquelle les grands patrons, ceux-là qui ont le pouvoir de décision sont les hommes les plus recherchées sur le marché des idylles, et beaucoup s'emploient à satisfaire cette demande au meilleur de leur possibilité. Tandis que les hommes noirs sont forcés au célibat à cause de leur manque d'opulence, plus de 60 pourcent de femmes noires célibataires sont dans des relations avec les 15 à 20 pour cent d'hommes blancs ou noirs plus nantis, qui en général ont déjà soit une épouse soit une concubine.

Pendant que certaines femmes noires se battent pour s'accrocher aux hommes les plus riches et puissants, une frange non négligeable s'emploie à vivre dans les fantasmes, elles attendent l'homme idéal. Elles préfèrent vivre dans le rêve entretenant des idylles imaginaires avec des vedettes hollywoodienne, car le cinéma et la propagande occidentale leur a offert l'opportunité de découvrir des hommes hyperpuissants qu'elles aimeraient à tout prix avoir dans leur lit, et si vous n'êtes pas à la hauteur de ces héros il y a des fortes chances que vous passiez à la trappe, ou alors elles vous garderaient de manière provisoire par ce que vous subvenez à ses besoins basiques en attendant mieux.

Dans la même catégorie des héros imbattables et hyperpuissant il y a Jésus Christ le plus grand amour des femmes noires chrétiennes d'occident, où les églises de réveil chrétien font des ravages dans les foyers conjugaux.

Les ferventes chrétiennes mettent leur homme en compétions directe avec un homme Dieu tellement puissant qu'il ne donne aucune chance aux pauvres mortels que sont les hommes noirs.

L'amour profond des hommes hyperpuissant par les femmes noires a développé une nouvelle tendance perverse. Pour montrer leur allégeance au mâle dominant comme dans les cas de proxénétisme on obéit aveuglement à son maquereau pour espérer ses faveurs en vain, les femmes noires œuvrent aussi désormais à l'émasculation de l'homme noir jugé moins puissant.


Si la femme noire chrétienne forcerait son conjoint noir à se soumettre à la loi de Jésus Christ, à savoir soumettre son conjoint noir à la domination d'un Jésus Christ blanc, dans la vie en général être puissant, sous-entend souvent être l'oppresseur, aussi les femmes noires deviennent pour la communauté noire un agent en collusion avec les forces qui s'emploient à asservir la race noire.

Non contentes de soumettre leur potentiel conjoint au respect de la donne établie par le mâle blanc dominant, les femme noires célibataires qui le sont pour toutes les raisons évoquées plus haut, élèvent leur enfants de sexe masculin dans la reconnaissance du pouvoir du mâle blanc dominant , et encourage souvent implicitement la féminisation de la gent masculine noire pour la rendre plus malléable à la soumission, car il ne faut absolument pas faire ombrage à son homme idéal, ni encore moins perdre leur place de femme prédominante dans la vie de leur enfant mâle par une future épouse.

Si dans l'Afrique antique on devenait homme après une initiation éprouvante en foret avec les aînées hommes, en occident les jeunes hommes prennent plus des tendances feminines quand ils sont élevés exclusivement par la gent feminine qui souvent par égoïsme n'hésite pas à couper à la source toute velléité qui remettrait en question leur influence et l'autorité du mâle dominant blanc qui pour longtemps encore restera son homme idéal, tant que les hommes noirs n'ont pas les moyens d'une politique de réaffirmation de leur identité qui passe par une appropriation des attributs sociaux tels que le pouvoir économique.

Même si sur le plan typiquement sexuel les hommes noirs continus à jouir de leur cliché de force de la nature, qui hélas les relègue plus au rang d'objet sexuel et moins de partenaire dans la vie, aussi bien pour les femmes noires que blanches, il est cependant important de noter qu'en dehors des peureuses et des spéculatrices qui ont peur des représailles de la société racialiste au cas où elles s'amourachaient des hommes noirs qui ont l'audace de prendre position contre les injustices subies par leur race, beaucoup de femmes noires occidentales qui ne jurent que par le mariage endogamique le font en général sur la nostalgie d'un passé glorieux, pour faire un contrepoids au pouvoir dominant qui jadis les réduisit à l'esclavage, et continue de réguler tous les secteurs clef de la vie en occident.

Cette tendance qui s'est vulgarisée avec les mouvements de négritude en Europe et de la renaissance de Harlem aux Etats-Unis au début du 20 e siècle avec des slogans tels que « le noir est beau » se projette aussi dans l'avenir en aspirant à la construction d'une nation noire forte et fière, qui commence par la cellule familiale. Quoi qu'il en soit l'idée sous-jacente reste l'hyperpuissance des individus ou d'un groupe d'individus.

Cependant il est a noté que dans l'optique de la fierté noire, paradoxalement certaines femmes noires une fois encore choisissent de convoler en justes noces avec les hommes blancs en qui elles trouvent des prérogatives matérielles et le courage de décrier les injustices, ces derniers semblant souvent défendre de leur piédestal avec plus d'intelligence et d'acuité les idéaux de justice et de progrès social de la race noire mieux que les hommes noirs qui une fois encore ne bénéficient pas toujours de plateforme idéale pour mieux exprimer leur idéaux; à la télévision les meilleurs experts du monde noir ne sont jamais noirs.

Par Hubert Marlin Elingui Jr.

Journaliste Ecrivain

Source: http://www.flashmag.tv/#!Pourquoi-en-occident-les-femmes-noires-n%E2%80%99aiment-plus-les-hommes-noirs-/c1eet/573a65840cf21c81b5eaccfb

 

Conseil Assistance Matrimoniale by NEL JAMILA

Conseil Assistance MatrimonialeTV by NEL JAMILA

Prologue:

« Le Créateur a donné à la femme LE POUVOIR pour ne pas plonger les vivants dans l'empire de l'arbitraire elle qui sait offrir à chaque créature ce qui lui revient selon sa nature et son mérite...Il a donné de même à l'homme L'AUTORITE pour conduire chaque créature à accomplir son devoir et sa mission selon sa force et sa volonté...L'INIQUITE a surgi quand l'homme a abusé un jour de son AUTORITE pour dépouiller la femme du POUVOIR hérité du Créateur.» PAROLES de la Divine Adoratrice KAROMAMA.


 « Vous savez quoi? Les hommes pour qui vous faites l'effort de vous dévaloriser, adorent les femmes qui ont de la valeur...
Ils aiment rarement les femmes peintes, dénudées, écervelés, sans gêne, sans principe, sans ambition à part celle de se faire belle en étant le plus extravagant possible...

En voulant plaire à une catégorie d'hommes, vous mettez votre avenir social familial et sentimental en jeu...
J'ai mal quand je vous voit en "PROMO" toute votre jeunesse et qu'au soir de vos vies vous soyez obligées de faire les "SOLDES" pour ne malheureusement voir aucun "client" franchir le seuil du paradis que vous avez volontairement bradé.
(...)
Vous dépensez d'énormes sommes d'argent, beaucoup de temps et d'énergie chez les marabouts, à vouloir garder l'homme que vous aimez...mais est-ce que vous vous demandez simplement, si lui il vous aime?

Sur 10 femmes, 8 seraient prêtes à avoir un enfant avec le fils inconscient et irresponsable d'un homme riche...Seulement 2 accepteraient de faire un bébé avec un modeste vendeur responsable et conscient...

Tu pleures parce que tu es seule dans ton lit les nuits. Mais tu as eu des propositions de mariage que tu as refusé parce que tu te trouvais trop belle, trop jeune ou trop évoluée par rapport à l'homme qui te voulait. Maintenant, tu te rends compte que tu as basé ton avenir sur des choses éphémères qui t'échappent. La beauté n'est pas un critère de stabilité social et familial. 

Conclusion, certaines femmes sont prêtes à hypothéquer l'avenir social et familial de leurs enfants, mais à garantir le presque inexistant luxe d'appartenir à la famille d'un homme riche. Vous savez pourquoi les hommes ne vous respectent pas? Eh bien, après 1 ou 2 rendez-vous, vous vous inventez des problèmes, vous assassiné vos parents, vous créer des complots très surprenants, juste pour avoir de l'argent qui généralement ne serre qu'a vous acheter des mèches, des vêtements, des chaussures et autres accessoires ...pour être paré comme il faut pour séduire un autre homme.


 LE COMPLEXE DES FEMMES

Pourquoi autant de pessimisme dans l'esprit de certaines femmes? Pourquoi quand vous êtes en couple, vous pensez toute de suite avoir affaire à un homme infidèle qui passera sa vie à vous tromper? Pourquoi vous avez cette image négative de vos hommes?
Si vous arrêtez de tout interpréter avec passion, je suis convaincue que vous vous porterez mieux dans vos foyers.

Le foyer, c'est aussi le FEU...cette phrase est très différente de:" le foyer c'est uniquement le FEU". C'est à croire que pour certaines femmes, le pire du mariage se résume à l'infidélité... Au point d'affirmer que pour leur santé, elles n'accepteraient pas de vivre dans un foyer avec un homme infidèle.

Mais dites moi, est ce que vous savez que les cas de maladies, la sècheresse financière, les problèmes d'enfantement...font aussi parti du PIRE... À moins que devant ses situations vous vous mettiez à regretter votre mariage et à fuir l'homme à qui vous avez promis amour inconditionnel. Je vous conseille, de bien réfléchir avant de crier " OUUIIIII" devant le maire parce que derrière ce oui, il y a de grandes responsabilités à prendre. Si vous ne sentez pas aptes à gérer les troubles dans le mariage, n'acceptez pas d'unir votre destin à un celui d'un homme.

La grâce que Dieu nous fait d'avoir des époux, nous ne la méritons pas, en retour il demande juste aux femmes d'être sages et de bâtir de leurs mains le foyer qu'il offre gratuitement. Est ce que vous savez que si Dieu décide que vous ayez un mariage parfait, vous l'aurez meme si vous épouser le pire des hommes?

Tout ce qu'il faut, c'est bâtir de vos mains votre foyer. Vous résumez tout à l'infidélité, vous dites vouloir préserver votre santé et pour ça l'infidélité de votre homme ne vous gardera pas à ses côtés. OK, mais est ce que vous savez que votre tissage peut vous donner le VIH? Je suis convaincue que si cela vous arrivait, vous souhaiteriez que votre partenaire écarte tout soupçon et accepte le fait que ce soit votre aiguille qui vous ai rendu malade. Mais dans le cas inverse, vous aurez du mal à éloigner de votre esprit que la séro-positivité de votre chéri sois due à son infidélité... Et pourtant, ça pourrait être la lame rasoir non?


Honnêtement, entre une infidélité sans risque de maladie et un tissage qui tue, vous préférez quoi? La fixation que vous faites sur ce mot, est grave. Je sais que pendant le copinage, on vous fait des infidélités... Pourquoi vous n'arrêtez pas tout ? Peut-être que les réels objectifs n'étant pas encore atteints, vous acceptez de subir...on ne peut pas supporter 120ans de concubinage et divorcer après 2jours de mariage...à moins que ce soit le régime marital qui inspire les divorces !

La femme qui décide de trouver les solutions aux problèmes dans son couple, n'est pas faible... La faiblesse se trouve dans l'action de celle qui choisi de fuir devant la moindre difficulté et qui papillonne dans l'espoir de rencontrer l' homme parfait dans ce monde rempli d'imperfections.

Je sais que nombreuses sont celles qui aimeraient me voir dénigrer voire fustiger les hommes, mais pour le moment ce n'est pas ça ma priorité. Mon combat, c'est de changer la mentalité des femmes pour les aider à ne plus être victimes des écarts de conduites de leurs hommes.

MERCI DE CHANGER DE MENTALITÉ ET DE PRENDRE VOS VIES EN MAIN, AFIN D'ETRE DES FEMMES ACTIVES, INDEPENDANTES ET RESPONSABLES.» (byNelJamila, lu sur la page ''Nel Jamila Officiel'')‬

Consulter les vidéos de ''NelJamila'' au lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/channel/UCQ-A0iT8ci4L42AVxfKPBbg/videos

Dr Denis Mukwege, l’homme providentiel ou pion des génocidaires

Prologue :

Le Rapport du ''Projet Mapping'' des Nations Unis, concernant les violations les plus graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo, d'août 2010 mentionne :

« La période couverte par le présent rapport, de mars 1993 à juin 2003, constitue probablement l'un des chapitres les plus tragiques de l'histoire récente de la RDC. Ces dix années ont, en effet, été marquées par une série de crises politiques majeures, de guerres et de nombreux conflits ethniques et régionaux qui ont provoqué la mort de centaines de milliers, voire de millions, de personnes. Rares ont été les civils, congolais et étrangers, vivant sur le territoire de la RDC qui ont pu échapper à ces violences, qu'ils aient été victimes de meurtres, d'atteintes à leur intégrité physique, de viols, de déplacements forcés, de pillages, de destructions de biens ou de violations de leurs droits économiques et sociaux. »

Les massacres au Congo-RDC a fait plus de 12 millions de victimes et des centaines de milliers de déplacés, d'après plusieurs sources concordantes crédibles.

 

À l'Est du pays, un médecin gynécologue obstétricien, porté par le Serment d'Hippocrate, ''répare'' les femmes victimes du viol et la mutilation des parties génitales. Son nom de naissance est MUKWEGE Denis, un vrai Humaniste. Il a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat par des ''voyous'', non encore identifiés.

Des mamans ont vendu les fruits de leur sueur dans les champs et ont cotisé pour lui procurer des billets afin qu'il se rende dans les quatre coins du monde pour plaider leur cause ''oubliée'' des ''Grands'' de ce monde, mais prompt à ponctionner les richesses de leur pays aux prises avec une guerre génocidaire qu'ils ont eux-mêmes organisé et planifié.

Dr MUKWEGE Denis a bien rempli sa part de mission comme le colibri qui tente d'éteindre le feu de la braise avec des gouttes d'eau portées par son bec depuis les cours d'eau avoisinants. Le Serment d'Hippocrate a été honoré et ses Confrères de par le monde sont fiers de lui. Un vrai et bon exemple à suivre.


Mais, il y a une grande distance entre sa volonté de soigner les siens et les intentions ''malsaines'' de certaines personnalités occidentales, de certains ONG occidentales, en l'occurrence la ''communauté internationale'', qui l'appuient dans sa mission et qui lui attribuent des prix avec un empressement qui fait frémir un comateux.

Les Combattants PanAfricains, en l'occurrence le peuple Congolais, sont-ils en train de se faire rouler dans la farine?

A l'occasion de la sortie en France le 17 février 2016, du documentaire « L'homme qui répare les femmes – La colère d'Hippocrate » de Thierry Michel et Colette Braekman, sur la bravoure exceptionnelle du Dr Mukwege Denis, il est légitime de se poser un certain nombre de questions.

Pour rappel, Thierry Michel est Cinéaste. Il a obtenu le Grand prix du festival international du Film des Droits de l'homme 2012 pour le long-métrage, « L'Affaire Chebeya, un crime d'État ? ». Prix spécial du Jury du festival international du film panafricain à Cannes, en 2013 pour le documentaire « Moïse Katumbi, Foot, Business et Politique ». Quant à Colette Braekman, elle est journaliste belge, membre de la rédaction du journal belge francophone Le Soir.

Les femmes congolaises dans l'enfer de la guerre-Le Grand Débat du mardi 16 Février 2016 sur ''Africa No 1:

http://www.africa1.com/IMG/mp3/le_grand_debat_-_16_02_16_-_pad.mp3

Comment peut-on expliquer que tous les prix et titres honorifiques qui ont été attribué à Dr Denis Mukwege, portent les empreintes de ceux-là mêmes qui, appartenant à la ''communauté internationale'', soutiennent la mise à sac de la RDC-Congo causant au moins 12 millions de morts?

Comment peut-on expliquer que ceux-là mêmes qui ont soutenu le génocidaire Kagamé Paul du Rwanda, l'autre pion de cette ''communauté internationale'', soient les mêmes qui soutiennent et font la publicité de Dr Denis Mukwege, ''celui qui répare les femmes violés par la communauté internationale''? Il y a quelque chose de louche dans cette démarche. Même avec les narines bouchées, on ressent cette odeur du ''brûlé'' qui se dégage de la mauvaise foi des '' bailleurs de fonds'' et de la ''communauté internationale''. Depuis quand cette dernière prime les Africains valeureux si ce n'est pas dans le sens de ses intérêts? Depuis quand la ''communauté internationale' se préoccupe du sort des Africains? Depuis quand? J'aimerais qu'on me le dise de vive voix.

Comment peut-on expliquer que l'ONG ''Human Rights Watch'' (HRW), une des filiales de Open Society foundation, financé par Soros Georges, du complexe sioniste militaro-industriel américain, brille par des prix attribués à Dr Denis Mukwege?

Il y a quelque chose quelque part qui ne va pas.


Soros Georges a largement financé et soutenu le RPR de Kagamé Paul, l'un des principaux génocidaires du peuple Congolais. Il est présenté cyniquement par son employeur, ''la communauté internationale'', comme étant le ''libérateur Rwandais des forces génocidaires du Hutu-Power''.

Richard Johnson, dans son ouvrage ''Rwanda, la trahison de Human Rights Watch'' aux éditions Izuba, faisait déjà constaté ce qu'il appelle la « trahison », mieux la « malhonnêteté » de HRW et demandait aux bailleurs de suspendre leur soutien financier à HRW.

Que se passe-t-il vraiment?
De qui se moque-t-on?
Que cache la sortie en grande pompe de ce film-documentaire sur le Dr Mukwege Denis?

« Le Mali est une parcelle de l'Afrique violée, mutilée, telle une femme dont les entrailles ouvertes offrent pétrole, uranium, gaz naturel, coltan, or...aux prédateurs. Convoquer l'excision dans l'analyse de la violence du capitalisme prédateur en Afrique revient à parler d'un point de vue de femme. L'inaudibilité de nos voix quand elles ne confortent pas les thèses féministes et libérales sur notre situation justifie un tel parti pris politique et pédagogique.
(...)
Pourquoi faut-il que nos corps de femmes, culturellement marqués par le couteau de l'excision, suscitent plus d'indignation et de condamnation que nos vies et celles de nos enfants, saccagés durant les trois dernières décennies de libéralisme sauvage, par le couperet de l'ajustement structurel et, à présent par les guerres de convoitises vis-à-vis de nos richesses. Il appartient à nous, les femmes du Mali et de l'Afrique, en raison du lourd tribut que nous payons depuis la traite négrière au système capitaliste, de démontrer son immoralité, son inhumanité puisque, d'une main, il pille et, de l'autre, fait semblant de ''protéger'' les populations civiles, y compris par des frappes militaires comme en Côye d'Ivoire et en Libye » (Aminata Traoré et Nathalie M'Dela-Mounier. ''L'Afrique mutilée''. Édition TAAMA, 2012, pp.8-9)
 


Permettez-moi de partager avec vous les informations ci-dessous.

« QUI PARLE DES VAILLANTS CONGOLAIS DE BUKAVU, DE BUTEMBO, DE MAKOBOLA?  Par Jean Claude Manzueto, 02 décembre 2014

À la recherche de son messie, le peuple Congolais va certainement se faire avoir comme les combattants cubains anticastristes à la baie des cochons à force de croire à la fourberie et à l'hypocrisie américaine et occidentale. J'ai pris le temps de lire le CV du nouvel homme présenté comme l'homme providentiel pour saisir ce qui se passe dans le mental du peuple congolais façonné à croire aux hommes exceptionnels et plus grands que les autres; guide éclairé, icône national, Moïse, et maintenant un homme providentiel couronné comme héros national.

Qui est Docteur Denis Mukengere Mukwege?

Il est présenté comme un gynécologue et militant des droits de l'homme congolais. Médecin gynécologue, spécialiste du traitement des fistules, personne ne peut lui nier la maîtrise de son métier de spécialiste gynécologue, mais lorsqu'il est présenté comme militant des droits de l'homme, c'est là qu'il faudrait ouvrir ses yeux pour comprendre ce qui entoure le mythe façonné par le clan des prédateurs occidentaux représenté par Louis Michel et Bill Clinton. Une question monte directement à l'esprit qu'est-ce qu'un militant des droits de l'homme fait chez Louis Michel et Bill Clinton, les antithèses des droits de l'homme?

Mais il faudrait commencer par comprendre d'où lui vient cette étiquette de militant des droits de l'homme? À lire son CV, aucune action exceptionnelle militante des droits de l'homme n'y figure si ce n'est son action honorable d'un médecin parmi tant d'autres qui réparent les femmes au Kivu. Mais pourquoi Dr. Mukengere semble sortir du lot des médecins du Kivu? Il faudrait ici lire et relire son bref CV pour comprendre comment un petit mythe est en train de se créer sur sa personne. Surtout apprendre comment le lobbying occidental agit, car sans une médiatisation sur sa personne, il ne serait qu'un anodin médecin directeur de l'hôpital de Lemera. En Afrique du Sud, nous avons aussi un congolais, médecin-directeur de l'hôpital de Baragwanath, spécialiste des os, le Congo regorge d'excellents médecins spécialistes dans le monde entier et des multiples médecins-directeurs au Congo et ailleurs.

Lisez-moi bien, car mon rôle dans ce combat est aussi de prévenir toute la nation de tous les coups bas politiques de l'ennemi. En 1996, lors de l'invasion de l'AFDL, l'hôpital de Lemera est détruit, plusieurs malades et infirmiers sont tués dans la série des massacres perpétrés par les rwandais envahisseurs dans leur pian de génocide pour imposer un Tutsiland dont la communauté internationale n'ose pas mettre en relief de peur qu'ils soient tous condamnés dans ce complot contre la population bantu du Rwanda et le peuple congolais. Le Dr Denis Mukengere Mukwege s'en fuit au Kenya comme la grande partie de la population congolaise qui se réfugie dans les pays voisins. Avec l'aide du PMU (Pingstmissionens Utvecklingssamarbete, organisme caritatif suédois), il revient au Congo avec les vagues de retour au pays dans ce coin et il va fonder l'hôpital de Panzi et continuer son métier de médecin.


C'est ici qu'il faudrait s'arrêter une minute pour mettre la lumière sur son CV qui ne dit pas la vérité. Ce n'est pas le Dr. Mukwege qui fait connaître au monde la barbarie des viols sexuels. Les photos horribles sortent de partout, les horreurs du génocide congolais sont mis à nu par tous les Congolais qui dénoncent la folie rwandaise au Congo. Plusieurs vont en payer de leurs vies. Ceux qui dénoncent la situation telle qu'elle est sont éliminés. Mgr Christophe MUNZIHIRWA et son prédécesseur Mgr KATALIKO ont été assassinés.

Au moment où le lobby occidental à la solde des américains et de Kagame entre sur la scène pour voiler le génocide congolais et distraire l'opinion internationale, avec le défilé au Kivu de Angelina Jolie, les caméras de CNN et autres, Dr. Mukwege est positionné devant les caméras. Le lobby occidental chargé de voiler le génocide congolais lui donne accès aux médias internationaux, s'arrangeant préalablement à ce que son discours ne se limite qu'à la dénonciation des viols massifs de nos femmes, enfants et parents comme arme de guerre afin de transformer et de limiter le génocide congolais à des conflits locaux et intestins pour ne blâmer que les congolais eux-mêmes.

Le tour est joué, Dr. Mukwege joue parfaitement son jeu, détourne l'attention du peuple Congolais et de la communauté internationale, la diaspora combattante tombe dans le panneau et organise des marches intempestives oubliant que les viols dénoncés ne peuvent pas être séparés du génocide congolais par l'imposture et l'organisation criminelle, barbare et terroriste rwandaise occupant le Congo. Pour service rendu, le lobby occidental ne lésine plus sur ses moyens et voudrait passer à l'étape cruciale de faire de Dr. Mukengere Mukwege un héros et l'homme providentiel au Congo, celui qui réparerait le Congo.

Le 25 octobre 2012, il serait victime d'une agression alors qu'il se dirigeait vers sa maison en plein centre de Bukavu. Le gardien de sa maison est abattu à bout portant après l'avoir alerté d'un danger, sa voiture est incendiée et Mukwege est ligoté, étrangement quelques gens prétendument du quartier se portent à son secours et il est sain et sauf. Il voyage alors quelques mois en Belgique puis revient au Congo. Et pourtant Chebeya et son chauffeur ne sont pas sortis vivants, Mamadou Ndala non plus! Voilà tout ce que l'on connaît de l'actif du combat du militant des droits de l'homme en dehors de sa prestation régulière de médecin. Et pourtant les médailles et titres honorifiques tombent comme une vraie pluie que l'on n'arrive plus à contenir. C'est surprenant!

En 2008, il reçoit le prix Olof Palme et le prix des droits de l'homme des Nations unies.
En 2009, il obtient le prix français des droits de l'homme, en même temps il a aussi été fait chevalier de la Légion d'honneur. La même année, il est élu Africain de l'année par une association de presse africaine. En 2010, il obtient le prix Van Goedart aux Pays-Bas. doctorat honoris causa de l'université d'Umeå en Suède, la médaille Valemeberg de l'université du Michigan. En 2011, il reçoit successivement: le prix Jean-Rey, le prix Roi-Baudoin, le prix de paix de la ville d'Ypres, et le German media prize.

Le 7 octobre 2013, il se voit décerner le grand prix de la fondation Chirac pour la prévention des conflits. Son nom est cité pour le prix Nobel de la paix 2013, aux côtés, entre autres, de la Pakistanaise Malala Yousufzai et de la magistrate guatémaltèque Claudia Paz y Paz. Le 3 février 2014, il est fait docteur honoris causa de l'université catholique de Louvain, qui met en avant son "anticonformisme porté par des valeurs de liberté, respect et audace". Il reçoit également le prix de la fondation Clinton et le prix Right Livelihood. La promotion 2014/2016 de directeurs d'hôpital de l'École des hautes études en santé publique située à Rennes porte son nom. En 2014, il reçoit encore plusieurs prix: le Inamori Prize for Ethics 2014 (Japon-États-Unis), le prix Primo Levi (Italie), le prix Solidaris de l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles et la médaille de l'académie royale des sciences d'outre-mer.


Le 21 octobre 2014, Denis Mukwege reçoit le prix Sakharov. Ce prix lui est remis le 26 novembre 2014 au Parlement européen à Strasbourg, au cours d'une séance solennelle. Comme le dit Louis Michel, celui qui a annoncé l'assassinat de Mzé Laurent Désiré Kabila avant tout le monde et qui a porté aux fronts baptismaux des monarques, l'imposteur national, le soldat rwandais alias "Joseph Kabila", après lui avoir concocté une bonne crédibilité, la voie aux financements, une protection de grands hommes, car il est une personnalité très exposée et très populaire, l'heure du couronnement suprême arrive où le docteur va devoir réparer le Congo et laisser la communauté internationale s'emparer tranquillement de la richesse pétrolière et minérale du grand Kivu.

Aléa jacta est, disent Bill Clinton et Louis Michel se frottant les mains que le génocide congolais ne sera jamais jugé! Docteur Mukwege, rendez service à la nation! Il serait sage de votre part de rester gynécologue et militant des droit de l'homme afin d'honorer la nation qui souffre en lieu et place de comploter avec les buveurs du sang de notre peuple. Qui ne se rappelle pas que Hilary Clinton nous avait demandé de faire le deuil sur le génocide congolais et d'oublier. Cependant, le Nuremberg a eu lieu, les Nazis condamnés et jusqu'à ce jour, plus de 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, l'holocauste juif demeure un crime imprescriptible, souillerons-nous la mémoire de nos morts, et oublierons-nous nos morts? Les âmes errantes de nos morts ne se reposeront que le jour où la justice sera rendue!

L'avenir du Congo ne sera plus écrit à Washington, Londres, Paris, Bruxelles, le peuple Congolais écrira sa destinée au Congo. »

Source :

https://www.facebook.com/331265826931063/photos/a.591139304277046.1073741825.331265826931063/804317622959212/?type=1&theater

En guise de conclusion :

Jusqu'où les vampires eurocentristes de la ''communauté internationale peuvent-ils ''surfer'' sur la misère des ''damnés de la terre'', sur les émotions des philanthropes pour ''repositionner'' celui qui est considéré par les victimes des actes de viol et de violence envers les enfants et les femmes dans l'Est de la RDC-Congo, Dr MUKWEGE Denis, comme un ''sauveur'', un ''humaniste'', un ''messie''?

Du point de vue géostratégique, n'y a-t-il pas un énorme piège tendu aux Combattants PanAfricains et au peuple Congolais, par les descendants de la trinité vampirique Hitler-Napoléon-Néron, qui tentent de se servir du Dr MUKWEGE Denis, qu'ils pourraient considérer comme le Cheval de Troie pour remplacer Kanambé Hyppolyte à la tête de la RDC-Congo afin de renouveler le contrat à long terme du pillage des ressources naturelles et humaines de la région des Grands Lacs dans le huis clos des émotions?

Drame de l’hôpital Laquintinie : voici comment Mama Fouda André a couvert le corps de Koumate Monique avec les draps de l’imbécilité politique et du vampirisme françafricain

Mama Fouda André a donné un point de presse dimanche, 13 mars 2016, a ce qui convient mieux de qualifier de ''vampirisme politico-économique et médical'', récidivé le samedi, 11 mars 2016 à l'hôpital Laquintinie de Douala.
Voici les propos tenus par cet ''Évolué'' de la machine à tuer de Bivondo Barthélémy Biya Paul :
 

« Dame Monique Koumaté, âgée d'une trentaine d'années, avait déjà eu trois enfants, elle avait une quatrième grossesse. Elle s'est présentée dans un centre médical le 11 mars. Sa grossesse était déjà d'un peu plus de cinq mois. Elle n'a pas suivi les premières consultations. Dans ce centre de santé, un certain nombre de bilans lui ont été demandés. Elle a reçu le traitement préventif intermittent et tout semblait normal sauf qu'on n'a pas décelé que c'était une grossesse gémellaire, c'est-à-dire qu'elle avait des jumeaux puisqu'elle n'avait pas fait d'échographie. Elle décède le 11 mars. Pour l'instant, nous ne pouvons pas dire si elle est décédée à domicile, si elle est décédée chez quelqu'un d'autre ; mais en tout cas, nous avons ses traces dans un hôpital public vers 08h.
 

En effet, à 08h00 du matin hier (samedi 12 mars 2016, ndlr), sa famille arrive avec elle, elle est malheureusement dans la malle arrière d'un taxi. Ils arrivent à l'hôpital de district de Nylon. La famille sait très bien qu'elle est déjà décédée et la famille demande au personnel médical de Nylon si on peut ouvrir pour pouvoir enlever les fœtus parce que dans les traditions de cette famille-là, une maman ne doit pas partir avec des fœtus dans le ventre. Bien entendu, le personnel médical de l'hôpital de district de Nylon leur a fait comprendre que cet acte n'était pas usuel et qu'il valait mieux référer à un hôpital de niveau supérieur. Ils ont donc continué avec dame Koumate dans le même taxi et ils sont arrivés vers 10h00 à l'hôpital Laquintinie.

Aux urgences, où ils se sont présentés, ils n'ont pas descendu la dame. Un Monsieur est descendu et a dit:''nous avons une femme enceinte qui est dans un état compliqué''. La personne qui les a reçus, une étudiante de 7ème année, leur a dit : «allez vite à la maternité». La maternité est à proximité de la morgue. Ils sont arrivés, ils se sont d'abord trompés, ils sont allés à la morgue. La morgue leur a dit : «voilà la maternité qui est à côté». Ils sont arrivés, la sage-femme est sortie avec le major de la maternité. C'est là qu'elle a vu qu'on a ouvert la malle arrière et il y avait une femme couchée, la tête à moitié enveloppée d'un linge. Ils ont immédiatement constaté que les pupilles étaient déjà à mydriase aréactive. Ils ont constaté qu'il n'y avait plus de pouls carotidien, ni de bruit du cœur maternel et fœtaux. Ils ont dit à la famille : «vous nous avez amené quelqu'un qui est déjà décédé, il faudrait aller à la morgue».


Ils sont donc partis à la morgue, encore en taxi, à côté et là on a le jeu trouble du morguier qui, peut être, en voulant sortir le corps, dit : «ça semble bouger.» Mais vous savez bien que le fœtus est dans un liquide. Comment peut-il imaginer que plus de 4h après le décès, un fœtus puisse encore être vivant ? Parce que c'est la mère qui fait vivre le fœtus. Dès le moment où la maman est décédée, un fœtus ne peut plus vivre. Et le morguier dit : «sauvons le fœtus.» Ils retraversent avec le taximan pour aller à la maternité. De nouveau, les sages-femmes disent : «mais non, notre rôle c'est d'accoucher, ce n'est pas une personne qui est déjà décédée.» Entretemps, la gynécologue de garde est en pleine opération de césarienne, donc ne peut pas sortir. Les sages-femmes leur disent: «comme vous demandez maintenant de sortir les fœtus, il vaudrait donc mieux aller aux urgences. Là le médecin verra, peut être avec le reste de l'hôpital, ce qu'il y a lieu de faire.»
 

C'est là qu'on ne sait pas ce qui a traversé la tête d'une dame qui accompagnait ce couple. Au départ, elle s'était présentée comme une belle-sœur mais non ; il apparaissait qu'il n'y avait aucun lien de parenté. Mais cette dame était avec le couple depuis la matinée. Et c'est cette dame donc qui, avec un instrument tranchant, on parle de lame de bistouri, a décidé d'ouvrir le ventre. Cette famille a immédiatement fait un cordon, parce qu'entretemps la sage-femme et le major ont commencé à appeler la guérite de l'hôpital où il y a un poste de police et des vigiles. Au moment où la police de l'hôpital arrivent, cette dame avait déjà ouvert le ventre et sorti les fœtus pour les poser sur la poitrine de cette maman.
 

Mesdames et messieurs, c'est un acte regrettable. Dand un premier temps, on a dit hier qu'on a demandé une caution. Il n'y avait pas un problème de caution. On a parlé qu'il y avait un problème de négligence médicale, il n'y avait pas de négligence médicale, il y a seulement un acte horrible à la fin. Parce que morte, la femme qui a ouvert le ventre n'a pas le droit de disséquer quelqu'un. Elle n'avait pas cette qualité, et dans tous les cas, dans la dignité humaine, ça ne se fait pas. Pour l'instant, les services de gendarmerie et de police ont mis en garde à vue la sage-femme, le major, le morguier et bien entendu la sage-femme qui a commis cet acte horrible que vous avez tous suivi. Je voulais donc rassurer les uns et les autres que le gouvernement suit de très près ce dossier, le gouvernement est choqué par cet acte, le gouvernement est très gêné et surtout perturbé quand il s'agit de la perte d'une femme qui est en train de donner vie à un enfant. Mais le gouvernement souhaite que, maintenant que vous tous vous connaissez la réalité, qu'on attende la fin du process mais que les images qui circulent ne perturbent pas ceux qui les reçoivent parce que ce sont des images qui ne sont pas du tout bonnes.»


One Love - Lettre à Monique:


 

General Valsero-Tous coupables-Hommage à Monique KOUMATE:



De prime à bord, il faut affirmer que la sortie prématurée de celui qui est qualifié de ''ministre de la santé'', vient brouiller les pistes d'une enquête impartiale indépendante. Il transparent clairement de cette démarche irresponsable qu'il veut se couvrir.

Il veut couvrir le système de santé mortifère dont il est en charge.

Il veut tenter de couvrir les médecins de l'hôpital de Nylon et de l'hôpital Laquintinie, supposés être en poste au moment des faits.

D'après son récit des faits, aucun médecin ne peut attester avoir vu la victime vivante ou décédée.

Il veut couvrir la clochardisation des médecins et les conditions de travail exécrables dans lesquelles croupissent le personnel médical et para-médical depuis plus de trois décennies de gestion chaotique et patrimonialiste de la santé publique au pays de Um Nyobè.

Il veut couvrir les équipements vétustes et le manque d'équipements ultra-modernes dans des services spécialisés. Qu'importe, il ne se soigne pas lui-même dans ces hôpitaux. Donc, il n'est au courant de rien et chacun fait comme bon lui semble. Le pays étant sectionné en « zones de ''gombottage'' » et chacun gère son secteur à qui mieux mieux.

Il veut couvrir son appel à la candidature du Grand Manitou à l'élection présidentielle de 2018, que lui-même Mama Fouda André, voudrait qu'elle soit ANTICIPÉE.

Il veut couvrir les disparitions des bébés dans les hôpitaux publics.

Il veut couvrir les enfants disparus et retrouvés décapités et démembrés pour les pratiques sataniques des adeptes des Loges occidentales tropicalisées, pour fin d'accension sociale:

« En effet, il est suicidaire de continuer à rester indifférents, passif ou muet face aux ravages des loges, sectes, réseaux maffieux et à la pratique de l'homosexualité au Cameroun, un pays qui se porte sportivement, économiquement et politiquement mal en ce moment. Pis, la flamme des loges, sectes et réseaux mafieux tue le mérite et consume toute réussite saine. La prise en otage de notre société par les cénacles cautionne toutes les dérives que nous essayons de combattre aujourd'hui. Le plus dramatique est que très peu de Camerounais appartenant aux cercles fermés assument publiquement leur identité. Le fait que la plupart des succès au Cameroun sont devenus louches, est un indicateur du déclin de notre société au moment où nous attendons l'avènement de la troisième République avec tous les espoirs que cela suscite. Loin de nous d'engager un combat contre l'existence des loges dans leur essence, nous condamnons leur utilisation chez nous au vu des pratiques qui en découlent. »  (Charles Ateba Eyene. ''Le Cameroun sous la dictature des loges, sectes, du magico-anal et des réseaux mafieux. De véritables freins contre l'émergence en 2025 (La logique au cœur de la performance)''. Édition Saint-Paul Yaoundé, septembre 2012, p.20


Disséquons le point de presse de monsieur Mama Fouda André.
 

Première observation :
 

« Dame Monique Koumaté, âgée d'une trentaine d'années, avait déjà eu trois enfants, elle avait une quatrième grossesse. Elle s'est présentée dans un centre médical le 11 mars. Sa grossesse était déjà d'un peu plus de cinq mois. Elle n'a pas suivi les premières consultations. Dans ce centre de santé, un certain nombre de bilans lui ont été demandés. Elle a reçu le traitement préventif intermittent et tout semblait normal sauf qu'on n'a pas décelé que c'était une grossesse gémellaire, c'est-à-dire qu'elle avait des jumeaux puisqu'elle n'avait pas fait d'échographie. (...)»
 

C'est suffisamment graves les affirmations de monsieur Mama Fouda André. Un pays qui regorge tant de richesses naturelles et humaines, avec des médecins hautement formés qui font la fierté des hôpitaux des pays esclavagistes et dont certains sont en poste dans ce qu'il est convenu d'appeler ''les hôpitaux au Cameroun'', une patiente ne bénéficie pas d'une échographie gynécologique à cinq (5) mois de gestation.

De plus, il déclare qu''elle n'a pas suivi les premières consultations''. Est-ce scientifiquement et humainement possible?  

J'aimerais rappeler à monsieur Mama Fouda André que nous sommes au vingtième siècle et sur la planète Terre, car il semble cogiter sur la planète Mars à l'époque du pithécanthrope.
 

J'aimerais aussi rappeler à Mama Fouda André que le Cameroun s'est engagé à tenir les promesses de ''La santé et les objectifs du Millénaire pour le développement'' de l'organisation mondiale de la santé (OMS) de 2005 dont le rapport a été élaboré conjointement par le Département OMD, Santé et politique de développement (HDP), et le Département Systèmes de mesure et d'information sanitaire (MHI).

Voici ce qu'indique le rapport :
 

OBJECTIF 4 :
REDUIRE LA MORTALITE DE L'ENFANT 

Cible 5. Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans
 

Indicateur 13. Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans
 

Entre 1960 et 1990, la mortalité de l'enfant dans les régions en développement a diminué de moitié, un enfant sur 10 mourant avant cinq ans. Le but recherché est de réduire cette mortalité de deux tiers. Chez les enfants de moins de cinq ans, 73 % des 10,6 millions de décès sont dus à la pneumonie, à la diarrhée, au paludisme, à la pneumonie néonatale, à l'accouchement prématuré et à l'asphyxie à la naissance. Plus d'un décès sur cinq parmi les enfants de moins de cinq ans est survenu au cours de la première semaine d'existence et, dans la plupart des cas, suite à un problème de malnutrition de la mère et du fœtus qui a entraîné l'insuffisance pondérale à la naissance – problème aggravé par la médiocrité des soins prénatals et l'absence d'accoucheuse compétente. Les estimations par région du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans pour l'an 2003 varient entre neuf pour 1000 naissances vivantes dans les pays développés et 172 pour 1000 en Afrique subsaharienne (figure 3).


Eu égard à l'objectif, l'écart entre régions pendant la décennie 1990-2003 est saisissant : l'Afrique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes et l'Asie du Sud-Est ont fait de nets progrès, mais d'autres régions sont manifestement en retard. Pour certains pays d'Afrique subsaharienne ayant des niveaux élevés d'infection au VIH, cette situation peut s'expliquer, en partie du moins, par la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

Dans la plupart des pays, toutefois, la diminution de la mortalité de l'enfant a ralenti parce que les efforts visant à réduire la malnutrition et à assurer une couverture complète avec des interventions contre la diarrhée, la pneumonie, les maladies à prévention vaccinale et le paludisme ont été insuffisants. Si la tendance observée pendant les années 90 reste inchangée jusqu'en 2015, la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans opérée au niveau mondial pendant la période 1990- 2015 ne sera que d'un quart environ, ce qui est loin des deux tiers initialement visés. Même si l'on parvenait à quintupler ce taux de réduction, l'objectif – une réduction de deux tiers – ne pourra pas être atteint d'ici à 2015.
 

Indicateur 15. Proportion d'enfants d'un an vaccinés contre la rougeole
 

Bien qu'il existe depuis plus de 40 ans un vaccin contre la rougeole sans danger, efficace et relativement bon marché, cette maladie reste parmi les maladies à prévention vaccinale celle qui tue le plus d'enfants. Environ 4 % des décès d'enfants de moins de cinq ans sont dus à la rougeole. La figure 4 indique la progression du taux de couverture vaccinale contre la rougeole dans diverses régions depuis 1990.
 

Bien que la couverture vaccinale systématique contre la rougeole soit restée relativement constante dans l'ensemble des pays en développement entre 1990 (71%) et 2003 (75 %), des écarts considérables sont constatés entre les régions. Les pays développés à économie de marché, l'Europe centrale et orientale, la Communauté d'Etats indépendants, l'Amérique latine et les Caraïbes, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord affichent des chiffres stables, avec une couverture supérieure à 85%.

Cette dernière reste inférieure à 80 % en Asie du Sud, mais une amélioration est en cours, principalement en raison de l'augmentation du taux de couverture en Inde. L'Asie de l'Est a enregistré un recul sensible entre 1990 (98 %) et 2003 (85 %) ; cette baisse est due avant tout à un changement de méthode de mesure de la couverture vaccinale en République populaire de Chine. En Afrique subsaharienne, une amélioration progressive est observée, mais elle est de faible ampleur : le taux est passé de 56% en 1990 à 61% en 2003.


 OBJECTIF 5 :

AMELIORER LA SANTE MATERNELLE
 

Cible 6. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
 

Indicateur 16. Taux de mortalité maternelle
 

Dans les pays en développement, les compli- cations de la grossesse ou de l'accouche- ment sont la principale cause de décès ou d'invalidité chez les femmes en âge de pro- créer ; en 2000, plus de 500 000 femmes en sont mortes ; plusieurs millions de fem- mes ont souffert ou sont devenues invalides. En 2000, plus de la moitié de ces décès (251 000) sont survenus en Afrique, près de 48 % (253 000) en Asie, 4 % environ (22 000) en Amérique latine et dans les Caraïbes, et moins de 1 % (2500) dans les régions développées.
 

Un accès universel aux soins de santé de la procréation, notamment à la planification familiale, est le point de départ de la santé maternelle. C'est d'une importance particulière si on veut répondre aux besoins de 1,3 milliard de jeunes sur le point de commencer leur vie reproductive. Actuellement 200 millions de femmes ne bénéficient pas de services de contraception sûrs et efficaces.
 

Le taux de mortalité maternelle, qui mesure le risque obstétrical lié à chaque grossesse, est estimé à 400 pour 100 000 naissances vivantes dans le monde. L'Afrique détient le taux le plus élevé (830) ; elle est suivie par l'Asie (330), l'Océanie (240), l'Amérique latine et les Caraïbes (190) et les pays déve- loppés (20). Dans les pays à forte fécondité, les femmes sont exposées à ce risque plu- sieurs fois au cours de leur existence, ce qui fait que, cumulé sur une vie entière, le risque de décès encouru par la mère peut atteindre un sur 16, contre un sur 2800 dans les pays développés.

En l'absence de registre détaillé des décès ou de certificat médical attestant la cause du décès, il est difficile d'obtenir une mesure fiable de la mortalité maternelle dans la plupart des pays en développement. Une autre possibilité consiste à effectuer des enquêtes auprès des ménages ; mais, dans ce cas, les exigences concernant la taille des échantillons sont telles que les estimations comportent de larges intervalles de confiance et sont de ce fait de peu d'utilité pour appréhender une évolution dans la durée. C'est la raison pour laquelle nous n'avons que peu de données sur les tendances de la mortalité maternelle. Il semblerait que bien que cette mortalité ait diminué dans certains pays, ces baisses n'ont pas eu lieu dans des pays où la grossesse et l'accouchement sont très risqués. La figure 5 présente la situation de la mortalité maternelle dans le monde. 

Indicateur 17. Proportion d'accouchements assistés par du personnel de santé qualifié

Des soins professionnels à la naissance contribuent à réduire la mortalité maternelle. La proportion de femmes assistées lors de l'accouchement par du personnel soignant qualifié – médecin, infirmière, sage-femme – est un indicateur étroitement corrélé avec les taux de mortalité maternelle. Les tendances de cet indicateur pendant les années 90 permettent de constater les importants progrès accomplis dans les pays en développement, où la proportion d'accouchements assistés par du personnel qualifié est passée de 41 % à 57 % entre 1990 et 2003. On constate cependant (figure 6) d'importants écarts entre les régions. Aucune évolution notable n'est à signaler en Afrique subsaharienne, le taux restant proche des 40 % pendant toute cette période.

 

En Asie occidentale, de même, les progrès restent peu sensibles (la hausse n'est que de 2 %), avec cependant des taux généralement plus élevés qu'en Afrique subsaharienne. Les chiffres ont en revanche enregistré une hausse significative en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est : en l'an 2003, entre deux tiers et trois quarts des femmes de ces régions ont bénéficié de l'assistance d'une personne qualifiée pendant l'accouchement.

 


Ce n'est le cas que pour une femme sur trois en Asie du Sud, région où le taux reste très bas, malgré un certain progrès au cours de la décennie considérée. En Amérique latine et dans les Caraïbes, la présence de soignants qualifiés lors de l'accouchement a augmenté de 16 % pendant ces 10 années, alors que la région enregistre déjà les meilleurs résultats dans ce domaine (avec 86 % de femmes assistées par du personnel compétent en 2003). Précisons toutefois qu'à l'intérieur d'une région donnée, il existe d'importantes différences entre pays et à l'intérieur même des pays.

Organiser des services de santé plus équitables et mieux axés sur les besoins des pauvres

Les mesures de renforcement des systèmes de santé doivent s'ancrer dans une stratégie sanitaire globale visant notamment à améliorer la santé des populations pauvres et vulnérables. L'inégalité entre riches et pauvres sur le plan sanitaire est un problème dans tous les pays, mais c'est dans les pays les plus pauvres qu'elle prend les proportions les plus inquiétantes (voir le chapitre 4).

Les maigres ressources du secteur de la santé sont généralement consacrées à la création, dans les zones urbaines, d'établissements de soins pour satisfaire les besoins de populations relativement aisées et sachant mieux faire entendre leurs revendications ; les pauvres des zones rurales et les habitants des bidonvilles sont quant à eux généralement contraints de faire appel aux services onéreux de prestataires privés. Le système de santé peut donc par lui-même contribuer à aggraver la pauvreté si les soins de santé représentent un coût exorbitant pour les pauvres ou les personnes disposant de peu de ressources, ou si, faute d'accès aux soins, des personnes se retrouvent handicapées à vie et condamnées à avoir un revenu moins important.
 

Le débat sur la fourniture des services de santé tend généralement à ne porter que sur les soins primaires relevant du secteur public. Un programme d'action plus complet se doit d'envisager le système de santé dans sa totalité, et reconnaître notamment le rôle des prestataires privés et la contribution des organisations à assise communautaire, des ONG et des soins à domicile. De fait, dans nombre de pays à bas revenu, les soins ambulatoires sont assurés par toute une gamme de prestataires – médecins privés, bénévoles, médecins traditionnels et agents de santé communautaires.
 

Il est crucial d'amener ces divers prestataires à collaborer pour proposer des services réguliers et de qualité. Le franchisage et d'autres formes de « réseaux gérés » – dans le cadre desquels des entreprises privées, comme les pharmacies, mènent des actions de santé publique en se conformant aux directives établies par le franchiseur – donnent de bons résultats pour certains services, comme la planification familiale ou le traitement des maladies sexuellement transmissibles et de la tuberculose. Cette formule est toutefois moins satisfaisante en ce qui concerne les soins généraux.
 

Dans de nombreux pays, la création d'un système axé sur les besoins des pauvres va vraisemblablement nécessiter une augmentation des ressources ou leur réaffectation aux soins primaires et aux services de consultation externe. Toutefois, dans certains cas – urgences obstétriques, traumatismes ou accidents –, il faut pouvoir accéder aux soins hospitaliers. Dans les pays en crise, l'hôpital peut constituer l'un des rares endroits où peuvent se réfugier ceux qui se trouvent pris dans les combats. L'accessibilité physique de l'hôpital doit s'accompagner d'une accessibilité financière : il arrive en effet que pour payer les frais d'hôpital, des familles pauvres soient forcées de vendre jusqu'à leurs derniers biens, ce qui ne peut évidemment qu'aggraver leur pauvreté. 


Dans de nombreux pays, la décentralisation administrative vise à rapprocher la population de la gestion des services de santé. L'expérience montre cependant que les pouvoirs publics doivent veiller à utiliser avec soin les mesures d'incitation, financières ou autres, de manière à assurer le maintien des priorités nationales (par exemple pour des services comme la vaccination) et à obtenir que les services gérés localement soient véritablement plus efficaces et répondent mieux aux besoins, notamment de ceux qui sont les plus démunis. A ce propos, il importe d'assurer la qua- lité des soins, ce qui peut se révéler problématique même dans les pays relative- ment riches comme ceux de l'Europe de l'Est jadis rattachés à l'ex-Union soviétique.
 

La qualité et l'aptitude à répondre aux attentes sont les deux éléments clés susceptibles d'accroître la demande des services. Pour les pauvres en particulier, une visite médicale dans un dispensaire peut constituer une expérience dévalorisante et humiliante. Il importe donc, dans le cadre des mesures prises pour renforcer les systèmes de santé, d'inciter les prestataires à améliorer la qualité de leurs services. Il faut également tenir compte des différences entre les sexes au sein des groupes les plus démunis ; en effet, la pauvreté ne touche pas les hommes et les femmes de la même manière, et ils y réagissent différemment. Les femmes, par exemple, sont davantage exposées à un certain nombre de risques – violences, spoliations, ségrégation professionnelle – susceptibles de compromettre leur santé et celle de leurs familles.
 

Il faut tenir également compte d'un élément important du même ordre mais, que l'on a pourtant tendance à négliger : fournir des services dans les régions pauvres risque de coûter plus cher ; il faudra par exemple remettre en place une infrastructure et rémunérer le personnel suffisamment pour l'inciter à travailler dans des localités éloignées. Cela dit, il importe de comparer ces coûts à l'effort financier nécessaire pour fournir des soins tertiaires à la classe moyenne urbaine – soins qui, comme nous l'avons vu plus haut, absorbent l'essentiel du budget de la santé des pays pauvres.
 

Pour résumer, une approche axée sur les besoins des populations défavorisées n'exige pas la création de services de santé pour les pauvres – bien que des services de consultation externe bien ciblés se révèlent souvent très utiles pour atteindre les communautés démunies –, mais suppose plutôt que l'on remédie au caractère inéquitable de l'allocation des ressources et du personnel en les affectant aux services et aux activités qui profitent aux plus démunis et aux groupes marginalisés. Dans nombre de pays, cette approche en faveur des pauvres consistera principalement à renouveler ou à donner une nouvelle impulsion aux soins de santé primaires, en investissant dans des services de santé publique et des soins de qualité et en améliorant l'accès aux hôpitaux. Il est égale- ment essentiel de mettre en place des mécanismes de financement équitables et de nouer des liens avec d'autres secteurs – éducation, approvisionnement en eau, environnement, par exemple – qui exercent une influence sur les résultats en matière de santé.
 

Définir les règles de l'engagement : tutelle et rôle de l'Etat
 

Par « tutelle » nous entendons ici le rôle de supervision qui incombe à l'Etat dans l'élaboration, la réglementation et la gestion des systèmes de santé. Les pouvoirs publics sont en effet censés fournir des orientations générales aux responsables des systèmes de santé, tant publics que privés; créer les conditions favorables à l'exercice de leur profession ; assurer la supervision de l'ensemble du système, en accordant une attention toute particulière aux questions d'équité ; enfin, arbitrer les demandes concurrentes de ressources.
 

Le fait que le financement des initiatives privilégiant telle ou telle maladie soit de plus en plus assuré par des sources extérieures entrave fortement la fonction de contrôle des pouvoirs publics (voir le chapitre 6). On utilise souvent, par facilité, le mot de « tutelle » pour désigner la dimension strictement politique des interventions des pouvoirs publics dans le domaine de la santé, ce qui pourrait laisser entendre que les autres aspects sont essentiellement d'ordre technique. Nous avons pu constater que c'est loin d'être le cas. La fonction de tutelle comporte en effet plusieurs tâches administratives importantes (réglementation des marchés des assurances, établissement et protection des normes professionnelles, gestion des établissements et logistique, par exemple). 


La fonction de tutelle touche également des secteurs clés qui relèvent des grandes orientations de politique du gouvernement et sont donc soumises aux points de vue divergents des groupes concurrents. Le contrôle des ressources humaines du secteur de la santé, le mode d'organisation du financement, les relations entre le secteur privé et les organisations bénévoles, les stratégies à mettre en œuvre pour garantir à tous un accès équitable font partie de ces questions. Malgré une décentralisation accrue, ces fonctions restent l'apanage du secteur public et relèvent de l'économie politique, au même titre que toute autre composante du système de santé. Il importe que les ministères de la santé se dotent des compétences nécessaires pour gérer ces questions et pour parvenir, dans le cadre des ressources disponibles, aux meilleurs résultats possibles.
 

Accorder plus de place à la santé dans les processus nationaux de développement
 

La bonne santé, à la fois droit de l'homme et mesure du bien-être de l'être humain, est également un moteur de croissance, en rai- son des retombées économiques positives des investissements dans la santé (2). Pendant la période 1965-1990, le différentiel de croissance entre l'Afrique et le reste du monde est imputable pour moitié aux facteurs « santé » et « variables démographiques » (3). Des populations en meilleure santé et l'éradication de maladies sont également de nature à encourager les investisseurs privés et à favoriser le tourisme.
 

De même, des politiques économiques et des programmes de réforme à l'échelle de l'Etat peuvent influer profondément sur le fonctionnement du ministère de la santé et la fourniture des services sanitaires. Ces questions sont pourtant rarement prises en considération lors de la conception et de l'exécution de ces programmes, auxquelles les professionnels de la santé participent d'ailleurs relativement peu. Une telle situation s'explique par plusieurs facteurs : insuffisance des capacités au sein des ministères de la santé déjà assaillis de difficultés ; absence traditionnelle de consultation entre les grands ministères (des finances et du plan par exemple) et les ministères plus techniques ; enfin, absence de procédures de consultation clairement définies.
 

Parmi les exemples de processus étendus ayant une incidence directe sur la santé, on citera :
 

La réforme de la fonction publique, qui influe sur les effectifs des agents de santé. Des salaires peu élevés ne sont guère faits pour motiver et fidéliser le personnel, en particulier dans les campagnes éloignées, et sont en outre susceptibles d'alimenter la corruption. Dans la plupart des pays, il est impossible d'augmenter les salaires du personnel de santé selon un barème différent de celui qui s'applique aux autres agents du secteur public ; toutefois, en raison de la crise actuelle des ressources humaines du secteur de la santé (voir le chapitre 2), il serait peut-être justifié de procéder ainsi. Le secteur de la santé doit participer à la réforme de la fonction publique s'il entend faire valoir ce point de vue.

Le budget et la dépense publique. Au problème de l'insuffisance des ressources peut s'ajouter celui d'une allocation capricieuse ou tardive du budget (pour les salaires, les médicaments, etc.) d'où des difficultés de gestion et d'administration qui contribuent à une dégradation de la qualité des services. Ces problèmes très courants dans le secteur public ne peuvent être résolus que par une réforme globale de l'administration. Les examens des dépenses publiques peuvent aider à diagnostiquer les principaux problèmes et formuler les recommandations qui inspireront les mesures à prendre. La décentralisation peut avoir un important retentissement sur la prestation des services de santé. Elle peut en effet contribuer à rapprocher les administrateurs sanitaires des populations desservies, ce qui permettra de répondre plus adéquatement aux besoins locaux. Mais il arrive également que les autorités locales, désormais responsables des deniers publics, détournent les maigres ressources qui devraient servir à la réalisation des priorités sanitaires nationales. La décentralisation de l'autorité administrative et budgétaire complique également la fourniture et la coordination de l'aide (voir le chapitre 5).

Les stratégies nationales de réduction de la pauvreté et les cadres de dépenses à moyen terme. Accorder à la santé un degré de priorité élevé dans les stratégies nationales de réduction de la pauvreté et dans les budgets correspondants est un moyen de garantir aux stratégies sanitaires l'appui politique, la coordination avec d'autres secteurs et le financement approprié. Les mécanismes de participation, notamment ceux qui sont liés aux stratégies nationales de réduction de la pauvreté, sont importants pour permettre aux communautés défavorisées et à leurs représentants de participer à l'élaboration du programme national de développement (on soulignera la pertinence à cet égard du troisième OMD, qui comporte un indicateur sur la participation politique des femmes).

Au lieu de traiter les défavorisés comme un groupe indifférencié, les responsables des politiques sanitaires auraient intérêt à s'appuyer sur les résultats de ces mécanismes, qui peuvent les aider à recenser les besoins spécifiques des différents groupes défavorisés en fonction, par exemple, du sexe, de l'âge ou de l'origine ethnique. On peut se faire une idée des difficultés que pose l'intégration des questions de santé dans le contexte global des politiques économiques et de l'action publique en observant la place accordée à la santé dans les stratégies de réduction de la pauvreté. Les données disponibles (4) indiquent en effet que les éléments des stratégies de réduction de la pauvreté relatifs à la santé sont insuffisamment élaborés et ne précisent pas de quelle manière les actions recommandées permettront d'atteindre les résultats escomptés.


Il est en outre fréquent que les priorités définies dans les stratégies et les principaux postes de dépenses des budgets ne correspondent pas ; par exemple, le plus souvent les stratégies donnent peu d'explications sur la manière de réduire les dépenses non prioritaires afin de financer l'expansion à moyen terme des services de santé destinés aux pauvres. Enfin, les stratégies de réduction de la pauvreté ne tirent pas parti de leur potentiel d'instrument intersectoriel pour favoriser l'action sanitaire dans les autres secteurs ; elles privilégient plutôt le seul fonctionnement des services de santé pour améliorer la situation sanitaire.
 

Il ressort des constatations qui précèdent qu'il importe de mener une triple action :
 

 Doter les ministères de la santé de cadres chargés de s'adresser aux ministères des finances et du plan ; cela exigera une meilleure compréhension des politiques économiques (y compris macroéconomiques) et les diverses modalités de la réforme de l'appareil d'Etat évoquées plus haut.


 Renforcer les processus de planification dans les ministères de la santé, et veiller notamment à une meilleure adéquation entre les plans et les budgets.


 Améliorer les mécanismes et les processus du dialogue intersectoriel et étayer celui- ci par une collaboration accrue entre les partenaires du développement qui apportent leur aide aux divers secteurs.
 

Cette triple action permettra de plaider plus facilement en faveur d'une augmentation des budgets de la santé, dont le finance- ment est double : ressources nationales et sources extérieures. Les recherches conduites par l'OMS et la Banque mondiale (4) indiquent en effet que, dans la plupart des pays à bas revenu, les prévisions budgétaires ne tablent que sur une progression modeste de l'aide pendant la période de mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté. Toute nouvelle augmentation de l'aide semble de ce fait bien improbable. On constate également que les dépenses de santé réelles n'augmentent que lentement, trop lentement pour permettre d'atteindre les objectifs sanitaires définis dans les stratégies de réduction de la pauvreté. Il semble donc que les visées ne soient pas assez ambitieuses : les ministères de la santé et les pouvoirs publics ne prévoient que des hausses mini- mes des dépenses de santé, et les donateurs se contentent également de fournir une aide très réduite. On trouvera au chapitre 5 une analyse plus détaillée de ces questions de financement.
 

Deuxième observation :
 

« Elle décède le 11 mars. Pour l'instant, nous ne pouvons pas dire si elle est décédée à domicile, si elle est décédée chez quelqu'un d'autre ; mais en tout cas, nous avons ses traces dans un hôpital public vers 08h.
En effet, à 08h00 du matin hier (samedi 12 mars 2016, ndlr), sa famille arrive avec elle, elle est malheureusement dans la malle arrière d'un taxi. Ils arrivent à l'hôpital de district de Nylon. La famille sait très bien qu'elle est déjà décédée et la famille demande au personnel médical de Nylon si on peut ouvrir pour pouvoir enlever les fœtus parce que dans les traditions de cette famille-là, une maman ne doit pas partir avec des fœtus dans le ventre. Bien entendu, le personnel médical de l'hôpital de district de Nylon leur a fait comprendre que cet acte n'était pas usuel et qu'il valait mieux référer à un hôpital de niveau supérieur. Ils ont donc continué avec dame Koumate dans le même taxi et ils sont arrivés vers 10h00 à l'hôpital Laquintinie. »
 

Questions:

Comment peut-on comprendre que dans un pays dit ''émergent'' qui regorgent énormément de ressources naturelles, un patient (''mort'') soit transporté dans la malle arrière d'un taxi?

N'y a-t-il pas d'ambulance dans la capitale économique du Cameroun?

Où est passé le budget alloué au fonctionnement des hôpitaux? 

Comment peut-on expliquer le fait qu'une patiente ait laissé ''ses traces dans un hôpital public'', que la famille soit arrivée à l'hôpital de Nylon, que le ''personnel médical'' de Nylon ait référé la patiente (''morte'') vers un ''hôpital de niveau supérieur'' et que Monsieur Mama Fouda André déclare qu'« Elle décède le 11 mars. Pour l'instant, nous ne pouvons pas dire si elle est décédée à domicile, si elle est décédée chez quelqu'un d'autre ; mais en tout cas, nous avons ses traces dans un hôpital public vers 08h. »? 


Qui a constaté le décès de dame Koumaté Monique à l'hôpital de Nylon?

Qui a ordonné le transport d'un ''corps'' dans la malle arrière d'un taxi de l'hôpital de Nylon vers un « « hôpital de niveau supérieur''?

D'après l'''Évolué'' Mama Fouda André, le ''personnel médical'' de l'hôpital de Nylon a refusé d'ouvrir le ''corps'' et a référé la famille vers un ''hôpital de niveau supérieur'' car ''cet acte n'est pas usuel''. Soit. Pourquoi ce ''personnel médical'' n'a-t-il pas retenu le corps pour besoin d'expertise médico-légal après constat du décès fait par un médecin selon les normes de la pratique médicale?

Pourquoi n'avoir pas appelé les sapeurs-pompiers pour que le corps soit transporté dans des conditions qui garantissent la sécurité sanitaire de tout un chacun?

Comment peut-on laisser un corps entre les mains d'une famille qui est déjà traumatisée par le ''décès'' de leur enfant? Le ''personnel médical'' de Nylon a-t-il pensé à la prise en charge psychologique de la famille de la ''défunte''?
 

Troisième observation :

« La famille sait très bien qu'elle est déjà décédée et la famille demande au personnel médical de Nylon si on peut ouvrir pour pouvoir enlever les fœtus parce que dans les traditions de cette famille-là, une maman ne doit pas partir avec des fœtus dans le ventre. Bien entendu, le personnel médical de l'hôpital de district de Nylon leur a fait comprendre que cet acte n'était pas usuel et qu'il valait mieux référer à un hôpital de niveau supérieur. Ils ont donc continué avec dame Koumate dans le même taxi et ils sont arrivés vers 10h00 à l'hôpital Laquintinie. »
 

Questions:

depuis quand peut-on mettre un corps dans la morgue sans avoir au préalable extrait les fœtus dans le ventre?

Depuis quand peut-on mettre un corps à la morgue sans un avis médical après constat de décès fait dans les règles de l'art?

Dans quelle société négro-africaine peut-on mettre un corps à la morgue avec des fœtus dans le ventre?

Depuis quand il appartient à la famille de transporter un corps d'hôpital en hôpital dans des conditions qui mettent en péril la santé des personnes en contact avec le corps?
 

Quatrième observation :

« Aux urgences, où ils se sont présentés, ils n'ont pas descendu la dame. Un Monsieur est descendu et a dit : ''nous avons une femme enceinte qui est dans un état compliqué''. La personne qui les a reçus, une étudiante de 7ème année, leur a dit : ''allez vite à la maternité''. »
 

Comment peut-on expliquer le fait qu'une Interne en médecine (étudiante de 7ème année), décide de ''référer'' du service des urgences vers le service de gynécologie, maternité en l'occurrence, une patiente dont la famille dit ''dans un état compliqué'', sans avoir au préalable évaluer les fonctions vitales et prodiguer les premiers soins?
 

Cinquième observation :

« La maternité est à proximité de la morgue. Ils sont arrivés, ils se sont d'abord trompés, ils sont allés à la morgue. La morgue leur a dit : «voilà la maternité qui est à côté». Ils sont arrivés, la sage-femme est sortie avec le major de la maternité. C'est là qu'elle a vu qu'on a ouvert la malle arrière et il y avait une femme couchée, la tête à moitié enveloppée d'un linge. Ils ont immédiatement constaté que les pupilles étaient déjà à mydriase aréactive. Ils ont constaté qu'il n'y avait plus de pouls carotidien, ni de bruit du cœur maternel et fœtaux. Ils ont dit à la famille : ''vous nous avez amené quelqu'un qui est déjà décédé, il faudrait aller à la morgue''. Ils sont donc partis à la morgue, encore en taxi, à côté et là on a le jeu trouble du morguier qui, peut être, en voulant sortir le corps, dit : ''ça semble bouger.''»
 

Monsieur Mama Fouda André affirme publiquement sans cligner les sourcils que ce sont les infirmières de la maternité (sage-femme et major) qui ont immédiatement constaté que ''les pupilles étaient déjà à mydriase aréactive. Ils ont constaté qu'il n'y avait plus de pouls carotidien, ni de bruit du cœur maternel et fœtaux. Ils ont dit à la famille : ''vous nous avez amené quelqu'un qui est déjà décédé, il faudrait aller à la morgue''.

Questions:

Depuis quand ce sont les infirmières qui font le constat de décès et non les médecins?

''Les pupilles à mydriase aréactive, l'absence de pouls carotidien, ni de bruit du cœur maternel et fœtaux'' excluent-ils de facto des gestes de réanimation maternelle et fœtale étant donné que les paramètres hémodynamiques seraient détériorés depuis quelques minutes seulement?


 Septième observation :
 

« Mais vous savez bien que le fœtus est dans un liquide. Comment peut-il imaginer que plus de 4h après le décès, un fœtus puisse encore être vivant ? Parce que c'est la mère qui fait vivre le fœtus. Dès le moment où la maman est décédée, un fœtus ne peut plus vivre. »
 

Monsieur Mama Fouda Andrée nous a indiqué précédemment que :
 

« Elle décède le 11 mars. Pour l'instant, nous ne pouvons pas dire si elle est décédée à domicile, si elle est décédée chez quelqu'un d'autre ; mais en tout cas, nous avons ses traces dans un hôpital public vers 08h.»
 

Questions:

Comment peut-il affirmer de façon péremptoire que le décès remonte a plus de 4h alors qu'il n'est pas en mesure de certifier si la patiente est décédée à domicile ou chez quelqu'un d'autre, voire même dans la malle arrière du taxi qui la transporté jusqu'à l'hôpital de Nylon puis vers l'hôpital Laquintinie?

Comment a-t-il procéder pour établir la durée qui sépare le supposé décès de dame Koumate Monique et un éventuel constat de décès? Par qui?

Huitième observation :
 

« Et le morguier dit : ''sauvons le fœtus.'' Ils retraversent avec le taximan pour aller à la maternité. De nouveau, les sages-femmes disent : ''mais non, notre rôle c'est d'accoucher, ce n'est pas une personne qui est déjà décédée.'' Entretemps, la gynécologue de garde est en pleine opération de césarienne, donc ne peut pas sortir. Les sages-femmes leur disent: ''comme vous demandez maintenant de sortir les fœtus, il vaudrait donc mieux aller aux urgences. Là le médecin verra, peut être avec le reste de l'hôpital, ce qu'il y a lieu de faire.»
 

C'est vraiment ahurissant. La famille est passée par les urgences. L'Interne en médecine a ''référé'' la patiente (''corps'') vers la maternité. Les infirmières de la maternité ont ''constaté'' le décès de dame Koumate Monique, puis demandent à la famille de ramener la patiente (''corps'') là où ils sont partis. Bref de reprendre le « parcours normal de la prise en charge des patients ('corps'') ». Pour arriver où ?????????????????????????

Là je beuggue !!!!!!!!!!!!!!

Je crois rêver. Cette scène se passe dans un pays ''émergent'' avec une pléthore d'intellectuels et de médecins de haute qualités qui font la fierté des hôpitaux dans les pays occidentaux. Suis-je déconnecté des réalités ou bien ce sont les réalités qui sont connectées à la bonne source?

Neuvième observation :
 

« la gynécologue de garde est en pleine opération de césarienne, donc ne peut pas sortir. »

Questions:

Comment peut-on expliquer le fait qu'il n'y ait pas un personnel médical en nombre suffisant dans un hôpital pompeusement déclaré ''le plus grand centre hospitalier d'Afrique centrale'', pour assurer une prise en charge adéquate de la population d'un pays immensément riche?

Comment peut-on justifier le fait que les médecins formés tant au Cameroun qu'ailleurs, inondent les hôpitaux des pays occidentaux alors que dans leur pays d'origine, les patients ne bénéficient pas d'une prise en charge adéquate et que les patients (''corps'') se baladent dans la nature comme des chiens errants?

Le parcours kafkaïen de dame Koumate Monique soulève des problématiques éminemment sérieuses sur les capacités des États ''berlinois'' de la postcolonie à mettre en valeur les énormes talents de la diaspora, dans tous les domaines de la mouvance existentielle.

Dixième observation :
 

« On a parlé qu'il y avait un problème de négligence médicale, il n'y avait pas de négligence médicale, il y a seulement un acte horrible à la fin. »

En somme, pour monsieur Mama Fouda Andrée, le coupable de toute cette tragédie c'est le membre de la famille de dame Koumate Monique, qui a eu l'outrecuidance d'ouvrir courageusement, dans un profond désespoir, le ventre de sa sœur pour tenter de sauver les fœtus que le système Bivondo Barthélémy Biya Paul a condamné à la mort lente.

Qu'importe, on a l'habitude de laisser mourir les Camerounais comme une souris tombée dans l'huile bouillante. Pendant ce temps, le Grand Manitou et ses acolytes se font soigner en Occident et la facture est payée par les contribuables camerounais. Pendant ce temps, le Grand Manitou scrute le ciel de Génève au septième étage de l'hôtel Intercontinental. Pendant ce temps, Biya Brenda dépense quotidiennement plus de 400$ USA pour son taxi avec en sus un chauffeur qui se plie à ses caprices d'enfant pourri et sali par le sang des pauvres Camerounais.

Monsieur Mama Fouda Andrée a brillamment couvert les insuffisance du corps médical et para-médical, sa clochardisation par le ''système Biya''. Il a couvert le corps de dame Koumate Monique avec les draps de l'imbécilité politique, du vampirisme étatique, du clientélisme politique, du patrimonialisme rationalisé, du néocolonialisme françafricain encore et toujours féroce et barbare.

Bienvenue dans la zone du franc CFA, chère à la trinité vampirique Général de Gaule-Foccart Jacques-Pierre Messmer.


Ce que vous avez vu n'est pas ce que vous avez vu :

Pour Bekolo Jean-Pierre :

« Pour ceux qui ne le savent pas, nous vivons encore malhereusement au Cameroun dans un systeme ou personne a part le President de la Republique et ceux qui tiennent « le decret presidentiel » ont le droit de penser. Y a-t-il un seul discours qui ne soit ponctue par « comme le dit le President de la Republique »? Y a t il un seul evenement qui ne soit « sous le haut patronage du President de la Republique »? Si un ministre et un gouverneur ont le culot de venir a la television vous dire que ce que vous voyez photos et videos a l'appui n'est pas ce que vous avez vu, c'est bien qu'ils ont etes formes depuis l'epoque coloniale pour gerer les camerounais comme des « primitifs » a qui ils se doivent d'expliquer Internet. Methode coloniale des sous-prefets, prefets et gouverneurs qui gere une republique bananiere qui brille par sa capacite a lobotomiser les esprits.

Qui mieux que les camerounais savent a quel systeme de sante ils ont a faire? Quel camerounais n'a pas perdu un proche, combien de camerounais vont encore perdre un proche parent ou vont encore mourir parce que dans un hopital public on leur a d'abord donne une ordonnance de 1000 FCFA (7 euros 50) pour aller acheter les medicaments qui vont servir a pratiquer une operation ? Le ministre qui parle, le gouverneur qui parle le chef de l'Etat (actuellement en Suisse ou a Baden Baden) lui meme ne se font-ils pas soigner eux et leurs familles a l'etranger?

Non, il ne faut pas penser par soi meme, il faut attendre qu'une autorite vienne vous dire que si votre parent est decede, c'etait de sa faute ou de la votre! Monsieur le ministre de la sante, j'ai une question a propos de cette image d'une femme a meme le sol qui ne semble pas vous choquer. Comment on fait pour avoir un corps a meme le sol dans un hopital? Ou dans le monde un corps meme mort se retrouve a meme le sol devant la porte de l'hopital? Evidement dans un systeme d'incapacite generalise, d'une elite dirigeante qui n'a plus honte, on explique avec desinvolture aux populations (et non au peuple) qu'ils font ce qu'ils peuvent mais n'ont aucune obligation ni aucun devoir vis a vis d'eux car c'est au President de la Republique qu'ils doivent leur decret.


En conclusion de l'affaire « la voix autorisee », « la voix officielle » trouve deux coupables la soeur de Monique qui a opere sa soeur sans experience pour sauver les enfants qui bougeaient encore dans le ventre par terre au sein de l'hopital; elle est en ce moment en prison alors qu'a Gaza des secouristes qui ont pose le meme acte, ce meme jour sont des heros. Prison et arrestations comme unique reponse de ce systeme de Paul Biya a l'indignation (l'homme politique Vincent Sosthene Fouda a ete arrete parce qu'il a demande a la television la demission du gouvernement, des manifestants devant l'hopital ont aussi ete arretes) Voila un pays ou le sursaut d'humanite qui nous reste est interdit; en d'autres termes ici il est interdit d'etre un Homme! Circulez! Il n'y a rien a voir!

L'autre coupable ce sont les reseaux sociaux; c'est a dire tout ce qui pourrait interferer avec ''la verite presidentielle''. Le Cameroun est l'un des pays africains ou l'internet est le plus lent. Un ministre des telecommunications a dit que c'etait pour « eviter le printemps arabe » au Cameroun, entendez au President de la Republique au pouvoir depuis 34 ans et qui organise des appels a une candidature pour etre reelu pour 7 ans encore a 84 ans... et continuer au vu de l'epoque a laquelle il appartient a gerer le pays de cette maniere de ''Tintin au Congo'' car il est le seul qui pense, au point qu'il serait le seul a savoir quand et comment il partirait du pouvoir ... comme s'il avait pense son arrivee en 1982! Il se dit que c'est Dieu qui l'a mis la et c'est Dieu seul qui va l'enlever, sauf que ce Dieu s'appellait Ahamadou Ahidjo (son predecesseur) »

En guise de conclusion

Nous sommes-là en face d'un cas typique de la ''négraille'' de la postcolonie aux relents vampiriques. Il appartient au peuple camerounais de prendre ses responsabilités. Seule une insurrection-révolution, suivie d'un enracinement (Renaissance) mettra un terme à cette série d'humiliations ponctuée par des mutilations hors pairs.

Pour cela, les ''églises éveillées'' doivent disparaitre urgemment afin que le peuple renoue avec ses Égrégores séculaires, sans lesquels aucune libération des griffes des vampires de la Négrophobie mondialisée et tropicalisée, ne peut avoir lieu.

J'appelle instamment la Nouvelle Génération Consciente et Patriote Panafricaine à mener des actions vigoureuses sur le terrain pour fermer toutes ces officines de l'impérialisme spirituel, financé en partie par le complexe militaro-industriel américain. Il faut rapidement mettre un terme à l'''anesthésie spirituelle et mentale'' des masses. Elles sont maintenues ''coupées'' de leurs NÉTÉROUS (Ancêtres) afin de faire d'elles des zombies sur leurs propres terres, au profit du capitalisme néolibéral sauvage.

''SIKATI'':

Voici une chanson d'apaisement des âmes des vivants et des défunts, chantée par l'artiste musicien Camerounais, Tala André Marie. À écouter sans modération en cette période de grande lamentation.


Traduction de la chanson:

'' SIKATI (Dieu ne dort pas). Certaines personnes disent que SI (Dieu) dort. S'Il dormait, chacun le saurait. Certaines personnes parlent pour rien. Certaines personnes pleurent pour rien. Ne laisse jamais ton corps marteler par la détresse car SI (Dieu) est aux commandes. Certaines personnes accouchent et se demandent pourquoi elles ont accouché. Certaines personnes croient qu'elles sont capables de tout. SIKATI (Dieu ne dort pas). S'Il accepte, personne ne peut dire le contraire. Si Dieu dormait, chacun le saurait sans qu'on le lui dise...SIKATI (Dieu ne dort pas).''

Rappel: D'après la cosmogonie bantu, dans le cas présent chez les bamilékés, SI (Dieu) ou ''TCHEPO SI'' ('Celui qui dépasse tout le monde'') est en réalité ''CELUI QUI A GÉNÉRÉ LES ANCÊTRES''. On ne peut parvenir à LUI qu'en passant par les NÉTÉROUS (Ancêtres) qui sont les véritables Intercesseurs entre ''TCHEPO SI'' et les vivants.

Agenouillons-nous devant les NÉTÉROUS (Ancêtres) pour qu'Ils nous montrent le chemin à suivre. Sans leur secours, les vampires mondialisés et tropicalisés vont nous achever.

 INGETA !!!!!!!

Les femmes doivent être à l’avant-garde de la lutte pour la libération totale de Mama Africa

« Le Mali est une parcelle de l'Afrique violée, mutilée, telle une femme dont les entrailles ouvertes offrent pétrole, uranium, gaz naturel, coltan, or...aux prédateurs. Convoquer l'excision dans l'analyse de la violence du capitalisme prédateur en Afrique revient à parler d'un point de vue de femme. L'inaudibilité de nos voix quand elles ne confortent pas les thèses féministes et libérales sur notre situation justifie un tel parti pris politique et pédagogique.
(...)
Pourquoi faut-il que nos corps de femmes, culturellement marqués par le couteau de l'excision, suscitent plus d'indignation et de condamnation que nos vies et celles de nos enfants, saccagés durant les trois dernières décennies de libéralisme sauvage, par le couperet de l'ajustement structurel et, à présent par les guerres de convoitises vis-à-vis de nos richesses. Il appartient à nous, les femmes du Mali et de l'Afrique, en raison du lourd tribut que nous payons depuis la traite négrière au système capitaliste, de démontrer son immoralité, son inhumanité puisque, d'une main, il pille et, de l'autre, fait semblant de ''protéger''' les populations civiles, y compris par des frappes militaires comme en Côte d'Ivoire et en Libye. » (Aminata Traoré & Nathalie M'Dela-Mounier. ''L'Afrique mutilée''. Éditions TAAMA, 2012, pp.8-9)


 L'excision de Mama Africa par les Institutions financières internationales:

 


 La libération de la femme : une exigence du futur

 8 mars 1987

Il n'est pas courant qu'un homme ait à s'adresser à tant et tant de femmes à la fois. Il n'est pas courant non plus qu'un homme ait à suggérer à tant et tant de femmes à la fois, les nouvelles batailles à engager.

La première timidité de l'homme lui vient dès le moment où il a conscience qu'il regarde une femme. Aussi, camarades militantes, vous comprendrez que malgré la joie et le plaisir que j'ai à m'adresser à vous, je reste quand même un homme qui regarde en chacune de vous, la mère, la sœur ou l'épouse. Je voudrais également que nos soeurs ici présentes, venues du Kadiogo, et qui ne comprennent pas la langue française étrangère dans laquelle je vais prononcer mon discours soient indulgentes à notre égard comme elles l'ont toujours été, elles qui, comme nos mères, ont accepté de nous porter pendant neuf mois sans rechigner. (Intervention en langue nationale mooré pour assurer les femmes qu'une traduction suivra, d leur intention.)

Camarades, la nuit de 4 août a accouché de l'œuvre la plus salutaire pour le peuple burkinabè. Elle a donné à notre peuple un nom et à notre pays un horizon.

Irradiés de la sève vivifiante de la liberté, les hommes burkinabè, humiliés et proscrits d'hier, ont reçu le sceau de ce qu'il y a de plus cher au monde : la dignité et l'honneur. Dès lors, le bonheur est devenu accessible et chaque jour nous marchons vers lui, embaumés par les luttes, prémices qui témoignent des grands pas que nous avons déjà réalisés. Mais le bonheur égoïste n'est qu'illusion et nous avons une grande absente : la femme. Elle a été exclue de cette procession heureuse.

Si des hommes sont déjà à l'orée du grand jardin de la révolution, les femmes elles, sont encore confinées dans leur obscurité dépersonnalisante, devisant bruyamment ou sourdement sur les expériences qui ont embrassé le Burkina Faso et qui ne sont chez elles pour l'instant que clameurs. Les promesses de la révolution sont déjà réalités chez les hommes. Chez les femmes par contre, elles ne sont encore que rumeurs. Et pourtant c'est d'elles que dépendent la vérité et l'avenir de notre révolution : questions vitales, questions essentielles puisque rien de complet, rien de décisif, rien de durable ne pourra se faire dans notre pays tant que cette importante partie de nous-mêmes sera maintenue dans cet assujettissement imposé durant des siècles par les différents systèmes d'exploitation.


Les hommes et les femmes du Burkina Faso doivent dorénavant modifier en profondeur l'image qu'ils se font d'eux-mêmes à l'intérieur d'une société qui, non seulement, détermine de nouveaux rapports sociaux mais provoque une mutation culturelle en bouleversant les relations de pouvoir entre hommes et femmes, et en condamnant l'un et l'autre à repenser la nature de chacun. C'est une tâche redoutable mais nécessaire, puisqu'il s'agit de permettre à notre révolution de donner toute sa mesure, de libérer toutes ses possibilités et de révéler son authentique signification dans ces rapports immédiats, naturels, nécessaires, de l'homme et de la femme, qui sont les rapports les plus naturels de l'être humain à l'être humain.

Voici donc jusqu'à quel point le comportement naturel de l'homme est devenu humain et jusqu'à quel point sa nature humaine est devenue sa nature.

Cet être humain, vaste et complexe conglomérat de douleurs et de joies, de solitude dans l'abandon, et cependant berceau créateur de l'immense humanité, cet être de souffrance, de frustration et d'humiliation, et pourtant, source intarissable de félicité pour chacun de nous ; lieu incomparable de toute affection, aiguillon des courages même les plus inattendus ; cet être dit faible mais incroyable force inspiratrice des voies qui mènent à l'honneur ; cet être, vérité chamelle et certitude spirituelle, cet être-là, femmes, c'est vous ! Vous, berceuses et compagnes de notre vie, camarades de notre lutte, et qui de ce fait, en toute justice, devez-vous imposer comme partenaires égales dans la convivialité des festins des victoires de la révolution.

C'est sous cet éclairage que tous, hommes et femmes, nous nous devons de définir et d'affirmer le rôle et la place de la femme dans la société.

Il s'agit donc de restituer à l'homme sa vraie image en faisant triompher le règne de la liberté par-delà les différenciations naturelles, grâce à la liquidation de tous les systèmes d'hypocrisie qui consolident l'exploitation cynique de la femme.

En d'autres termes, poser la question de la femme dans la société burkinabè d'aujourd'hui, c'est vouloir abolir le système d'esclavage dans lequel elle a été maintenue pendant des millénaires. C'est d'abord vouloir comprendre ce système dans son fonctionnement, en saisir la vraie nature et toutes ses subtilités pour réussir à dégager une action susceptible de conduire à un affranchissement total de la femme.

Autrement dit, pour gagner un combat qui est commun à la femme et à l'homme, il importe de connaître tous les contours de la question féminine tant à l'échelle nationale qu'universelle et de comprendre comment, aujourd'hui, le combat de la femme, burkinabè rejoint le combat universel de toutes les femmes, et au-delà, le combat pour la réhabilitation totale de notre continent.
La condition de la femme est par conséquent le nœud de toute la question humaine, ici, là-bas, partout. Elle a donc un caractère universel.

La lutte de classes et la question de la femme.

Nous devons assurément au matérialisme dialectique d'avoir projeté sur les problèmes de la condition féminine la lumière la plus forte, celle qui nous permet de cerner le problème de l'exploitation de la femme à l'intérieur d'un système généralisé d'exploitation. Celle aussi qui définit la société humaine non plus comme un fait naturel immuable mais comme une antiphysis.

L'humanité ne subit pas passivement la puissance de la nature. Elle la prend à son compte. Cette prise en compte n'est pas une opération intérieure et subjective. Elle s'effectue objectivement dans la pratique, si la femme cesse d'être considérée comme un simple organisme sexué, pour prendre conscience au-delà des données biologiques, de sa valeur dans l'action.

En outre, la conscience que la femme prend d'elle-même n'est pas définie par sa seule sexualité. Elle reflète une situation qui dépend de la structure économique de la société, structure qui traduit le degré de l'évolution technique et des rapports entre classes auquel est parvenue l'humanité.


L'importance du matérialisme dialectique est d'avoir dépassé les limites essentielles de la biologie, d'avoir échappé aux thèses simplistes de l'asservissement à l'espèce, pour introduire tous les faits dans le contexte économique et social. Aussi loin que remonte l'histoire humaine, l'emprise de l'homme sur la nature ne s'est jamais réalisée directement, le corps nu. La main avec son pouce préhensif déjà se prolonge vers l'instrument qui multiplie son pouvoir. Ce ne sont donc pas les seules données physiques, la musculature, la parturition par exemple, qui ont consacré l'inégalité de statut entre l'homme et la femme. Ce n'est pas non plus l'évolution technique en tant que telle qui l'a confirmée. Dans certains cas, et dans certaines parties du globe, la femme a pu annuler la différence physique qui la sépare de l'homme.

C'est le passage d'une forme de société à une autre qui justifie l'institutionnalisation de cette inégalité. Une inégalité sécrétée par l'esprit et par notre intelligence pour réaliser la domination et l'exploitation concrétisées, représentées et vécues désormais par les fonctions et les rôles auxquels nous avons soumis la femme.

La maternité, l'obligation sociale d'être conforme aux canons de ce que les hommes désirent comme élégance, empêchent la femme qui le désirerait de se forger une musculature dite d'homme.

Pendant des millénaires, du paléolithique à l'âge du bronze, les relations entre les sexes furent considérées par les paléontologues les plus qualifiés de complémentarité positive. Ces rapports demeurèrent pendant huit millénaires sous l'angle de la collaboration et de l'interférence, et non sous celui de l'exclusion propre au patriarcat absolu à peu près généralisé à l'époque historique !

Engels a fait l'état de l'évolution des techniques mais aussi de l'asservissement historique de la femme qui naquit avec l'apparition de la propriété privée, à la faveur du passage d'un mode de production à un autre, d'une organisation sociale à une autre.

Avec le travail intensif exigé pour défricher la forêt, faire fructifier les champs, tirer au maximum parti de la nature, intervient la parcellisation des tâches. L'égoïsme, la paresse, la facilité, bref le plus grand profit pour le plus petit effort émergent des profondeurs de l'homme et s'érigent en principes. La tendresse protectrice de la femme à l'égard de la famille et du clan devient le piège qui la livre à la domination du mâle. L'innocence et la générosité sont victimes de la dissimulation et des calculs crapuleux. L'amour est bafoué. La dignité est éclaboussée. Tous les vrais sentiments se transforment en objets de marchandage. Dès lors, le sens de l'hospitalité et du partage des femmes succombe à la ruse des fourbes.

Quoique consciente de cette fourberie qui régit la répartition inégale des tâches, elle, la femme, suit l'homme pour soigner et élever tout ce qu'elle aime. Lui, l'homme, surexploite tant de don de soi. Plus tard, le germe de l'exploitation coupable installe des règles atroces, dépassant les concessions conscientes de la femme historiquement trahie.

L'humanité connaît l'esclavage avec la propriété privée. L'homme maître de ses esclaves et de la terre devient aussi propriétaire de la femme. C'est là la grande défaite historique du sexe féminin. Elle s'explique par le bouleversement survenu dans la division du travail, du fait de nouveaux modes de production et d'une révolution dans les moyens de production.

Alors le droit paternel se substitue au droit maternel ; la transmission du domaine se fait de père en fils et non plus de la femme à son clan. C'est l'apparition de la famille patriarcale fondée sur la propriété personnelle et unique du père, devenu chef de famille. Dans cette famille, la femme est opprimée. Régnant en souverain, l'homme assouvit ses caprices sexuels, s'accouple avec les esclaves ou hétaïres. Les femmes deviennent son butin et ses conquêtes de marché. Il tire profit de leur force de travail et jouit de la diversité du plaisir qu'elles lui procurent.

De son côté dès que les maîtres rendent la réciproque possible, la femme se venge par l'infidélité. Ainsi le mariage se complète naturellement par l'adultère. C'est la seule défense de la femme contre l'esclavage domestique où elle est tenue. L'oppression sociale est ici l'expression de l'oppression économique.


Dans un tel cycle de violence, l'inégalité ne prendra fin qu'avec l'avènement d'une société nouvelle, c'est-à-dire lorsque hommes et femmes jouiront de droits sociaux égaux, issus de bouleversements intervenus dans les moyens de production ainsi que dans tous les rapports sociaux. Aussi le sort de la femme ne s'améliorera-t-il qu'avec la liquidation du système qui l'exploite.

De fait, à travers les âges et partout où triomphait le patriarcat, il y a eu un parallélisme étroit entre l'exploitation des classes et la domination des femmes ; Certes, avec des périodes d'éclaircies où des femmes, prêtresses ou guerrières ont crevé la voûte oppressive. Mais l'essentiel, tant au niveau de la pratique quotidienne que dans la répression intellectuelle et morale, a survécu et s'est consolidé. Détrônée par la propriété privée, expulsée d'elle-même, ravalée au rang de nourrice et de servante, rendue inessentielle par les philosophies Aristote, Pythagore et autres et les religions les plus installées, dévalorisée par les mythes, la femme partageait le sort de l'esclave qui dans la société esclavagiste n'était qu'une bête de somme à face humaine.

Rien d'étonnant alors que, dans sa phase conquérante, le capitalisme, pour lequel les êtres humains n'étaient que des chiffres, ait été le système économique qui a exploité la femme avec le plus de cynisme et le plus de raffinement. C'était le cas, rapporte-t-on, chez ce fabricant de l'époque, qui n'employait que des femmes à ses métiers à tisser mécaniques. Il donnait la préférence aux femmes mariées et parmi elles, à celles qui avaient à la maison de la famille à entretenir, parce qu'elles montraient beaucoup plus d'attention et de docilité que les célibataires. Elles travaillaient jusqu'à l'épuisement de leurs forces pour procurer aux leurs les moyen de subsistance indispensables.

C'est ainsi que les qualités propres de la femme sont faussées à son détriment, et tous les éléments moraux et délicats de sa nature deviennent des moyens de l'asservir. Sa tendresse, l'amour de la famille, la méticulosité qu'elle apporte à son œuvre sont utilisés contre elle, tout en se parant contre les défauts qu'elle peut avoir.

Ainsi, à travers les âges et à travers les types de sociétés, la femme a connu un triste sort : celui de l'inégalité toujours confirmée par rapport à l'homme. Que les manifestations de cette inégalité aient pris des tours et contours divers, cette inégalité n'en est pas moins restée la même.

Dans la société esclavagiste, l'homme esclave était considéré comme un animal, un moyen de production de biens et de services. La femme, quel que fût son rang, était écrasée à l'intérieur de sa propre classe, et hors de cette classe même pour celles qui appartenaient aux classes exploiteuses. Dans la société féodale, se basant sur la prétendue faiblesse physique ou psychologique des femmes, les hommes les ont confinées dans une dépendance absolue de l'homme. Souvent considérée comme objet de souillure ou principal agent d'indiscrétion, la femme, à de rares exceptions près, était écartée des lieux de culte.

Dans la société capitaliste, la femme, déjà moralement et socialement persécutée, est également économiquement dominée. Entretenue par l'homme lorsqu'elle ne travaille pas, elle l'est encore lorsqu'elle se tue à travailler. On ne saurait jeter assez de lumière vive sur la misère des femmes, démontrer avec assez de force qu'elle est solidaire de celle des prolétaires.
De la spécificité du fait féminin.

Solidaire de l'homme exploité, la femme l'est.

Toutefois, cette solidarité dans l'exploitation sociale dont hommes et femmes sont victimes et qui lie le sort de l'un et de l'autre à l'Histoire, ne doit pas faire perdre de vue le fait spécifique de la condition féminine. La condition de la femme déborde les entités économiques en singularisant l'oppression dont elle est victime. Cette singularité nous interdit d'établir des équations en nous abîmant dans les réductions faciles et infantiles. Sans doute, dans l'exploitation, la femme et l'ouvrier sont-ils tenus au silence. Mais dans le système mis en place, la femme de l'ouvrier doit un autre silence à son ouvrier de mari. En d'autres termes, à l'exploitation de classe qui leur est commune, s'ajoutent pour les femmes, des relations singulières avec l'homme, relations d'opposition et d'agression qui prennent prétexte des différences physiques pour s'imposer.

Il faut admettre que l'asymétrie entre les sexes est ce qui caractérise la société humaine, et que cette asymétrie définit des rapports souverains qui ne nous autorisent pas à voir d'emblée dans la femme, même au sein de la production économique, une simple travailleuse. Rapports privilégiés, rapports périlleux qui font que la question de la condition de la femme se pose toujours comme un problème.


 L'homme prend donc prétexte la complexité de ces rapports pour semer la confusion au sein des femmes et tirer profit de toutes les astuces de l'exploitation de classe pour maintenir sa domination sur les femmes. De cette même façon, ailleurs, des hommes ont dominé d'autres hommes parce qu'ils ont réussi à imposer l'idée selon laquelle au nom de l'origine de la famille et de la naissance, du « droit divin », certains hommes étaient supérieurs à d'autres. D'où le règne féodal. De cette même manière, ailleurs, d'autres hommes ont réussi à asservir des peuples entiers, parce que l'origine et l'explication de la couleur de leur peau ont été une justification qu'ils ont voulue « scientifique » pour dominer ceux qui avaient le malheur d'être d'une autre couleur. C'est le règne colonial. C'est l'apartheid.

Nous ne pouvons pas ne pas être attentifs à cette situation des femmes, car c'est elle qui pousse les meilleures d'entre elles à parler de guerre des sexes alors qu'il s'agit d'une guerre de clans et de classes à mener ensemble dans la complémentarité tout simplement. Mais il faut admettre que c'est bien l'attitude des hommes qui rend possible une telle oblitération des significations et autorise par là toutes les audaces sémantiques du féminisme dont certaines n'ont pas été inutiles dans le combat qu'hommes et femmes mènent contre l'oppression. Un combat que nous pouvons gagner, que nous allons gagner si nous retrouvons notre complémentarité, si nous nous savons nécessaires et complémentaires, si nous savons enfin que nous sommes condamnés à la complémentarité.

Pour l'heure, force est de reconnaître que le comportement masculin, fait de vanités, d'irresponsabilités, d'arrogances et de violences de toutes sortes à l'endroit de la femme, ne peut guère déboucher sur une action coordonnée contre l'oppression de celle-ci. Et que dire de ces attitudes qui vont jusqu'à la bêtise et qui ne sont en réalité qu'exutoires des mâles opprimés espérant, par leurs brutalités contre leur femme, récupérer pour leur seul compte une humanité que le système d'exploitation leur dénie.

La bêtise masculine s'appelle sexisme ou machisme, toute forme d'indigence intellectuelle et morale, voire d'impuissance physique plus ou moins déclarée qui oblige souvent les femmes politiquement conscientes à considérer comme un devoir la nécessité de lutter sur deux fronts.

Pour lutter et vaincre, les femmes doivent s'identifier aux couches et classes sociales opprimées : les ouvriers, les paysans...

Un homme, si opprimé soit-il, trouve un être à opprimer : sa femme. C'est là assurément affirmer une terrible réalité. Lorsque nous parlons de l'ignoble système de l'apartheid, c'est vers les Noirs exploités et opprimés que se tournent et notre pensée et notre émotion. Mais nous oublions hélas la femme noire qui subit son homme, cet homme qui, muni de son passbook (laisser-passer), s'autorise des détours coupables avant d'aller retrouver celle qui l'a attendu dignement, dans la souffrance et dans le dénuement.

Pensons aussi à la femme blanche d'Afrique du Sud, aristocrate, matériellement comblée sûrement, mais malheureusement machine de plaisir de ces hommes blancs lubriques qui n'ont plus pour oublier leurs forfaits contre les Noirs que leur enivrement désordonné et pervers de rapports sexuels bestiaux.
En outre, les exemples ne manquent pas d'hommes pourtant progressistes, vivant allègrement d'adultère, mais qui seraient prêts à assassiner leur femme rien que pour un soupçon d'infidélité. Ils sont nombreux chez nous, ces hommes qui vont chercher des soi-disant consolations dans les bras de prostituées et de courtisanes de toutes sortes ! Sans oublier les maris irresponsables dont les salaires ne servent qu'à entretenir des maîtresses et enrichir des débits de boisson. Et que dire de ces petits hommes eux aussi progressistes qui se retrouvent souvent dans une ambiance lascive pour parler des femmes dont ils ont abusé. Ils croient ainsi se mesurer à leurs semblables hommes, voire les humilier quand ils ravissent des femmes mariées.

En fait, il ne s'agit là que de lamentables mineurs dont nous nous serions même abstenus de parler si leur comportement de délinquants ne mettait en cause et la vertu et la morale de femmes de grande valeur qui auraient été hautement utiles à notre révolution.

Et puis tous ces militants plus ou moins révolutionnaires, beaucoup moins révolutionnaires que plus, qui n'acceptent pas que leurs épouses militent ou ne l'acceptent que pour le militantisme de jour et seulement de jour ; qui battent leurs femmes parce qu'elles se sont absentées pour des réunions ou des manifestations de nuit. Ah ! ces soupçonneux, ces jaloux ! Quelle pauvreté d'esprit et quel engagement conditionnel, limité ! Car n'y aurait-il que la nuit qu'une femme déçue et décidée puisse tromper son mari ? Et quel est cet engagement qui veut que le militantisme s'arrête avec la tombée de la nuit, pour ne reprendre ses droits et ses exigences que seulement au lever du jour !

Et que penser enfin de tous ces propos dans la bouche des militants plus révolutionnaires, les uns que les autres sur les femmes ? Des propos comme « bassement matérialistes, profiteuses, comédiennes, menteuses cancanières, intrigantes, jalouses etc, etc... » Tout cela est peut-être vrai des femmes mais sûrement aussi vrai pour les hommes ! Notre société pourrait-elle pervertir moins que cela lorsque avec méthode, elle accable les femmes, les écarte de tout ce qui est censé être sérieux, déterminant, c'est-à-dire au-dessus des relations subalternes et mesquines !


Lorsque l'on est condamné comme les femmes le sont à attendre son maître de mari pour lui donner à manger, et recevoir de lui l'autorisation de parler et de vivre, on n'a plus, pour s'occuper et se créer une illusion d'utilité ou d'importance, que les regards, les reportages, les papotages, les jeux de ferraille, les regards obliques et envieux suivis de médisance sur la coquetterie des autres et leur vie privée. Les mêmes attitudes se retrouvent chez les mâles placés dans les mêmes conditions.

Des femmes, nous disons également, hélas qu'elles sont oublieuses. On les qualifie même de têtes de linottes. N'oublions jamais cependant qu'accaparée, voire tourmentée par l'époux léger, le mari infidèle et irresponsable, l'enfant et ses problèmes, accablée enfin par l'intendance de toute la famille, la femme, dans ces conditions, ne peut avoir que des yeux hagards qui reflètent l'absence, et la distraction de l'esprit. L'oubli, pour elle, devient un antidote à la peine, une atténuation des rigueurs de l'existence, une protection vitale.

Mais des hommes oublieux, il y en a aussi, et beaucoup ; les uns dans l'alcool et les stupéfiants, les autres dans diverses formes de perversité auxquelles ils s'adonnent dans la course de la vie. Cependant, personne ne dit jamais que ces hommes-là sont oublieux. Quelle vanité, quelles banalités !
Banalités dont ils se gargarisent pour marquer ces infirmités de l'univers masculin. Car l'univers masculin dans une société d'exploitation a besoin de femmes prostituées ; Celles que l'on souille et que l'on sacrifie après usage sur l'autel de la prospérité d'un système de mensonges et de rapines, ne sont que des boucs émissaires.

La prostitution n'est que la quintessence d'une société où l'exploitation est érigée en règle. Elle symbolise le mépris que l'homme a de la femme. De cette femme qui n'est autre que la figure douloureuse de la mère, de la sœur ou de l'épouse d'autres hommes, donc de chacun de nous. C'est en définitive, le mépris inconscient que nous avons de nous-mêmes. Il n'y a de prostituées que là où existent des « prostitueurs » et des proxénètes.

Mais qui donc va chez la prostituée ?

Il y a d'abord des maris qui vouent leurs épouses à la chasteté pour décharger sur la prostituée leur turpitude et leurs désirs de stupres. Cela leur permet d'accorder un respect apparent à leurs épouses tout en révélant leur vraie nature dans le giron de la fille dite de joie. Ainsi sur le plan moral, on fait de la prostitution le symétrique du mariage. On semble s'en accommoder, dans les rites et coutumes, les religions et les morales. C'est ce que les pères de l'Église exprimaient en disant qu « il faut des égouts pour garantir la salubrité des palais ».

Il y a ensuite les jouisseurs impénitents et intempérants qui ont peur d'assumer la responsabilité d'un foyer avec ses turbulences et qui fuient les charges morales et matérielles d'une paternité. Ils exploitent alors l'adresse discrète d'une maison close comme le filon précieux d'une liaison sans conséquences.

Il y a aussi la cohorte de tous ceux qui, publiquement du moins et dans les lieux bien pensants, vouent la femme aux gémonies. Soit par un dépit qu'ils n'ont pas eu le courage de transcender, perdant confiance ainsi en toute femme déclarée alors instrumentum diabolicum, soit également par hypocrisie pour avoir trop souvent et péremptoirement proclamé contre le sexe féminin un mépris qu'ils s'efforcent d'assumer aux yeux de la société dont ils ont extorqué l'admiration par la fausse vertu. Tous nuitamment échouent dans les lupanars de manière répétée jusqu'à ce que parfois leur tartufferie soit découverte.

Il y a encore cette faiblesse de l'homme que l'on retrouve dans sa recherche de situations polyandriques. Loin de nous, toute idée de jugement de valeur sur la polyandrie, cette forme de rapport entre l'homme et la femme que certaines civilisations ont privilégiée. Mais dans les cas que nous dénonçons, retenons ces parcs de gigolos cupides et fainéants qu'entretiennent grassement de riches dames.

Dans ce même système, au plan économique la prostitution peut confondre prostituée et femme mariée « matérialiste ». Entre celle qui vend son corps par la prostitution et celle qui se vend dans le mariage, la seule différence consiste dans le prix et la durée du contrat.

Ainsi en tolérant l'existence de la prostitution, nous ravalons toutes nos femmes au même rang:prostituées ou mariées. La seule différence est que la femme légitime tout en étant opprimée en tant qu'épouse bénéficie au moins du sceau de l'honorabilité que confère le mariage. Quant à la prostituée, il ne reste plus que l'appréciation marchande de son corps, appréciation fluctuant au gré des valeurs des bourses phallocratiques.

N'est-elle qu'un article qui se valorise ou se dévalorise en fonction du degré de flétrissement de ses charmes ? N'est-elle pas régie par la loi de l'offre et de la demande ? La prostitution est un raccourci tragique et douloureux de toutes les formes de l'esclavage féminin. Nous devons par conséquent voir dans chaque prostituée le regard accusateur braqué sur la société tout entière. Chaque proxénète, chaque partenaire de prostituée remue un couteau dans cette plaie purulente et béante qui enlaidit le monde des hommes et le conduit à sa perte. Aussi, en combattant la prostitution, en tendant une main secourable à la prostituée, nous sauvons nos mères, nos soeurs et nos femmes de cette lèpre sociale. Nous nous sauvons nous-mêmes. Nous sauvons le monde.


 La condition de la femme au Burkina.

Si dans l'entendement de la société, le garçon qui naît est un « don de Dieu », la naissance d'une fille est accueillie, sinon comme une fatalité, au mieux comme un présent qui servira à produire des aliments et à reproduire le genre humain.

Au petit homme l'on apprendra à vouloir et à obtenir, à dire et être servi, à désirer et prendre, à décider sans appel. A la future femme, la société, comme un seul homme et c'est bien le lieu de le dire assène, inculque des normes sans issue. Des corsets psychiques appelés vertus créent en elle un esprit d'aliénation personnelle, développent dans cette enfant la préoccupation de protection et la prédisposition aux alliances tutélaires et aux tractations matrimoniales. Quelle fraude mentale monstrueuse !

Ainsi, enfant sans enfance, la petite fille, dès l'âge de 3 ans, devra répondre à sa raison d'être : servir, être utile. Pendant que son frère de 4, 5 ou 6 ans jouera jusqu'à l'épuisement ou l'ennui, elle entrera, sans ménagement, dans le processus de production. Elle aura, déjà, un métier : assistante-ménagère. Occupation sans rémunération bien sûr car ne dit-on pas généralement d'une femme à la maison qu'elle « ne fait rien ? ». N'inscrit-on pas sur les documents d'identité des femmes non rémunérées la mention « ménagère » pour dire que celles-ci n'ont pas d'emploi ? Qu'elles « ne travaillent pas ? ».

Les rites et les obligations de soumission aidant, nos soeurs grandissent, de plus en plus dépendantes, de plus en plus dominées, de plus en plus exploitées avec de moins en moins de loisirs et de temps libre.

Alors que le jeune homme trouvera sur son chemin les occasions de s'épanouir et de s'assumer, la camisole de force sociale enserrera davantage la jeune fille, à chaque étape de sa vie. Pour être née fille, elle paiera un lourd tribut, sa vie durant, jusqu'à ce que le poids du labeur et les effets de l'oubli de soi physiquement et mentalement la conduisent au jour du Grand repos. Facteur de production aux côtés de sa mère dès ce moment, plus sa patronne que sa maman elle ne sera jamais assise à ne rien faire, jamais laissée, oubliée à ses jeux et à ses jouets comme lui, son frère.

De quelque côté que l'on se tourne, du Plateau central au Nord-Est où les sociétés à pouvoir fortement centralisé prédominent, à l'Ouest où vivent des communautés villageoises au pouvoir non centralisé ou au Sud-Ouest, terroir des collectivités dites segmentaires, l'organisation sociale traditionnelle présente au moins un point commun : la subordination des femmes. Dans ce domaine, nos 8 000 villages, nos 600 000 concessions et notre million et plus de ménages, observent des comportements identiques ou similaires. Ici et là, l'impératif de la cohésion sociale définie par les hommes est la soumission des femmes et la subordination des cadets.

Notre société, encore par trop primitivement agraire, patriarcale et polygamique, faite de la femme un objet d'exploitation pour sa force de travail et de consommation, pour sa fonction de reproduction biologique.

Comment la femme vit-elle cette curieuse double identité : celle d'être le noeud vital qui soude tous les membres de la famille, qui garantit par sa présence et son attention l'unité fondamentale et celle d'être marginalisée, ignorée ? Une condition hybride s'il en est, dont l'ostracisme imposé n'a d'égal que le stoïcisme de la femme. Pour vivre en harmonie avec la société des hommes, pour se conformer au diktat des hommes, la femme s'enferrera dans une ataraxie avilissante, négativiste, par le don de soi.

Femme-source de vie mais femme-objet. Mère mais servile domestique. Femme-nourricière mais femme-alibi. Taillable aux champs et corvéable au ménage, cependant figurante sans visage et sans voix. Femme-charnière, femme-confluent mais femme en chaînes, femme-ombre à l'ombre masculine.
Pilier du bien-être familial, elle est accoucheuse, laveuse, balayeuse, cuisinière, messagère, matrone, cultivatrice, guérisseuse, maraîchère, pileuse, vendeuse, ouvrière. Elle est une force de travail à l'outil désuet, cumulant des centaines de milliers d'heures pour des rendements désespérants.

Déjà aux quatre fronts du combat contre la maladie, la faim, le dénuement, la dégénérescence, nos soeurs subissent chaque jour la pression des changements sur lesquels elles n'ont point de prise. Lorsque chacun de nos 800 000 émigrants mâles s'en va, une femme assume un surcroît de travail. Ainsi, les deux millions de Burkinabé résidant hors du territoire national ont contribué à aggraver le déséquilibre de la sex-ratio qui, aujourd'hui, fait que les femmes constituent 51,7 pour cent de la population totale. De la population résidante potentiellement active, elles sont 52,1 pour cent.
Trop occupée pour accorder l'attention voulue à ses enfants, trop épuisée pour penser à elle-même, la femme continuera de trimer : roue de fortune, roue de friction, roue motrice, roue de secours, grande roue.

Rouées et brimées, les femmes, nos soeurs et nos épouses, paient pour avoir donné la vie. Socialement reléguées au troisième rang, après l'homme et l'enfant, elles paient pour entretenir la vie. Ici aussi, un Tiers Monde est arbitrairement arrêté pour dominer, pour exploiter.

Dominée et transférée d'une tutelle protectrice exploiteuse à une tutelle dominatrice et davantage exploiteuse, première à la tâche et dernière au repos, première au puits et au bois, au feu du foyer mais dernière à étancher ses soifs, autorisée à manger que seulement quand il en reste ; et après l'homme, clé de voûte de la famille, tenant sur ses épaules, dans ses mains et par son ventre cette famille et la société, la femme est payée en retour d'idéologie nataliste oppressive, de tabous et d'interdits alimentaires, de surcroît de travail, de malnutrition, de grossesses dangereuses, de dépersonnalisation et d'innombrables autres maux qui font de la mortalité maternelle une des tares les plus intolérables, les plus indicibles, les plus honteuses de notre société.

Sur ce substrat aliénant, l'intrusion des rapaces venus de loin a contribué à fermenter la solitude des femmes et à empirer la précarité de leur condition.


L'euphorie de l'indépendance a oublié la femme dans le lit des espoirs châtrés. Ségréguée dans les délibérations, absente des décisions, vulnérable donc victime de choix, elle a continué de subir la famille et la société. Le capital et la bureaucratie ont été de la partie pour maintenir la femme subjuguée. L'impérialisme a fait le reste.

Scolarisées deux fois moins que les hommes, analphabètes à 99 pour cent, peu formées aux métiers, discriminées dans l'emploi, limitées aux fonctions subalternes, harcelées et congédiées les premières, les femmes, sous les poids de cent traditions et de mille excuses ont continué de relever les défis successifs. Elles devaient rester actives, coûte que coûte, pour les enfants, pour la famille et pour la société. Au travers de mille nuits sans aurores.

Le capitalisme avait besoin de coton, de karité, de sésame pour ses industries et c'est la femme, ce sont nos mères qui en plus de ce qu'elles faisaient déjà se sont retrouvées chargées d'en réaliser la cueillette. Dans les villes, là où était censée être la civilisation émancipatrice de la femme, celle-ci s'est retrouvée obligée de décorer les salons de bourgeois, de vendre son corps pour vivre ou de servir d'appât commercial dans les productions publicitaires.

Les femmes de la petite-bourgeoisie des villes vivent sans doute mieux que les femmes de nos campagnes sur le plan matériel. Mais sont-elles plus libres, plus émancipées, plus respectées, plus responsabilisées ? Il y a plus qu'une question à poser, il y a une affirmation à avancer. De nombreux problèmes demeurent, qu'il s'agisse de l'emploi ou de l'accès à l'éducation, qu'il s'agisse du statut de la femme dans les textes législatifs ou dans la vie concrète de tous les jours, la femme burkinabè demeure encore celle qui vient après l'homme et non en même temps.

Les régimes politiques néo-coloniaux qui se sont succédés au Burkina n'ont eu de la question de l'émancipation de la femme que son approche bourgeoise qui n'est que l'illusion de liberté et de dignité. Seules les quelques femmes de la petite-bourgeoisie des villes étaient concernées par la politique à la mode de la « condition féminine » ou plutôt du féminisme primaire qui revendique pour la femme le droit d'être masculine. Ainsi la création du ministère de la Condition féminine, dirigée par une femme fut-elle chantée comme une victoire.

Mais avait-on vraiment conscience de cette condition féminine ? Avait-on conscience que la condition féminine c'est la condition de 52 pour cent de la population burkinabè ? Savait-on que cette condition était déterminée par les structures sociales, politiques, économiques et par les conceptions rétrogrades dominantes et que par conséquent la transformation de cette condition ne saurait incomber à un seul ministère, fût-il dirigé par une femme ?

Cela est si vrai que les femmes du Burkina ont pu constater après plusieurs années d'existence de ce ministère que rien n'avait changé dans leur condition. Et il ne pouvait en être autrement dans la mesure où l'approche de la question de l'émancipation des femmes qui a conduit à la création d'un tel ministère-alibi, refusait de voir et de mettre en évidence afin d'en tenir compte les véritables causes de la domination et de l'exploitation de la femme. Aussi ne doit-on pas s'étonner que malgré l'existence de ce ministère, la prostitution se soit développée, que l'accès des femmes à l'éducation et à l'emploi ne se soit pas amélioré, que les droits civiques et politiques des femmes soient restés ignorés, que les conditions d'existence des femmes en ville comme en campagne ne se soient nullement améliorées.

Femme-bijou, femme-alibi politique au gouvernement, femme-sirène clientéliste aux élections, femme-robot à la cuisine, femme frustrée par la résignation et les inhibitions imposées malgré son ouverture d'esprit ! Quelle que soit sa place dans le spectre de la douleur, quelle que soit sa façon urbaine ou rurale de souffrir, elle souffre toujours.

Mais une seule nuit a porté la femme au coeur de l'essor familial et au centre de la solidarité nationale.
Porteuse de liberté, l'aurore consécutive du 4 août 1983 lui a fait écho pour qu'ensemble, égaux, solidaires et complémentaires, nous marchions côte à côte, en un seul peuple.

La révolution d'août a trouvé la femme burkinabè dans sa condition d'être assujettie et exploité par une société néo-coloniale fortement influencée par l'idéologie des forces rétrogrades. Elle se devait de rompre avec la politique réactionnaire, prônée et suivie jusque-là en matière d'émancipation de la femme, en définissant de façon claire un politique nouveau, juste et révolutionnaire.


 Notre révolution et l'émancipation de la femme

Le 2 octobre 1983, le Conseil national de la révolution a clairement énoncé dans son Discours d'orientation politique l'axe principal du combat de libération de la femme. Il s'y est engagé à travailler à la mobilisation, à l'organisation et à l'union de toutes les forces vives de la nation, et de la femme en particulier. Le Discours d'orientation politique précisait à propos de la femme : « Elle sera associée d tous les combats que nous aurons à entreprendre contre les diverses entraves de la société néo-coloniale et pour l'édification d'une société nouvelle. Elle sera associée à tous les niveaux de conception, de décision et d'exécution dans l'organisation de la vie de la nation tout entière ».

Le but de cette grandiose entreprise, c'est de construire une société libre et prospère où la femme sera l'égale de l'homme dans tous les domaines. Il ne peut y avoir de façon plus claire de concevoir et d'énoncer la question de la femme et la lutte émancipatrice qui nous attend.

« La vraie émancipation de la femme c'est celle qui responsabilise la femme, qui l'associe aux activités productrices, aux différents combats auxquels est confronté le peuple. La vraie émancipation de la femme, c'est celle qui force la considération et le respect de l'homme ».
________________________________________
Cela indique clairement, camarades militantes, que le combat pour la libération de la femme est avant tout votre combat pour le renforcement de la Révolution démocratique et populaire. Cette révolution qui vous donne désormais la parole et le pouvoir de dire et d'agir pour l'édification d'une société de justice et d'égalité, où la femme et l'homme ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. La Révolution démocratique et populaire a créé les conditions d'un tel combat libérateur. Il vous appartient désormais d'agir en toute responsabilité pour, d'une part, briser toutes les chaînes et entraves qui asservissent la femme dans les sociétés arriérées comme la nôtre, et pour, d'autre part, assumer la part de responsabilité qui est la vôtre dans la politique d'édification de la société nouvelle au profit de l'Afrique et au profit de toute l'humanité.

Aux premières heures de la Révolution démocratique et populaire, nous le disions déjà : « l'émancipation tout comme la liberté ne s'octroie pas, elle se conquiert. Et il incombe aux femmes elles-mêmes d'avancer leurs revendications et de se mobiliser pour les faire aboutir ». Ainsi notre révolution a non seulement précisé l'objectif à atteindre dans la question de la lutte d'émancipation de la femme, mais elle a également indiqué ta voie à suivre, les moyens à mettre en oeuvre et les principaux acteurs de ce combat. Voilà bientôt quatre ans que nous oeuvrons ensemble, hommes et femmes, pour remporter des victoires et avancer vers l'objectif final.

Il nous faut avoir conscience des batailles livrées, des succès remportés, des échecs subis et des difficultés rencontrées pour davantage préparer et diriger les futurs combats. Quelle oeuvre a été réalisée par la Révolution démocratique et populaire dans l'émancipation de la femme ?
Quels atouts et quels handicaps ?

L'un des principaux acquis de notre révolution dans la lutte pour l'émancipation de la femme a été sans conteste la création de l'Union des femmes du Burkina, (UFB). La création de cette organisation constitue un acquit majeur parce qu'elle a permis de donner aux femmes de notre pays un cadre et des moyens sûrs pour victorieusement mener le combat. La création de l'UFB est une grande victoire parce qu'elle permet le ralliement de l'ensemble des femmes militantes autour d'objectifs précis, justes, pour le combat libérateur sous la direction du Conseil national de la révolution. L'UFB est l'organisation des femmes militantes et responsables, déterminées à travailler pour transformer [la réalité], à se battre pour gagner, à tomber et retomber, mais à se relever chaque fois pour avancer sans reculer.

C'est là une conscience nouvelle qui a germé chez les femmes du Burkina, et nous devons tous en être fiers. Camarades militantes, l'Union des femmes du Burkina est votre organisation de combat. Il vous appartient de l'affûter davantage pour que ses coups soient plus tranchants et vous permettent de remporter toujours et toujours des victoires. Les différentes initiatives que le Gouvernement a pu entreprendre depuis un peu plus de trois ans pour l'émancipation de la femme sont certainement insuffisantes, mais elles ont permis de faire un bout du chemin au point que notre pays peut se présenter aujourd'hui à l'avant-garde du combat libérateur de la femme. Nos femmes participent de plus en plus aux prises de décision, à l'exercice effectif du pouvoir populaire.

Les femmes du Burkina sont partout où se construit le pays, elles sont sur les chantiers : le Sourou (vallée irriguée), le reboisement, la vaccination-commando, les opérations « Villes propres », la bataille du rail, etc. Progressivement, les femmes du Burkina prennent pied et s'imposent, battant ainsi en brèche toutes les conceptions phallocratiques et passéïstes des hommes. Et il en sera ainsi jusqu'à ce que la femme au Burkina soit partout présente dans le tissu social et professionnel. Notre révolution, durant les trois ans et demi, a oeuvré à l'élimination progressive des pratiques dévalorisantes de la femme, comme la prostitution et les pratiques avoisinantes comme le vagabondage 3t la délinquance des jeunes filles, le mariage forcé, l'excision et les conditions de vie particulièrement difficiles de la femme.


En contribuant à résoudre partout le problème de l'eau, en contribuant aussi à l'installation des moulins dans les villages, en vulgarisant les foyers améliorés, en créant des garderies populaires, en pratiquant la vaccination au quotidien, en incitant à l'alimentation saine, abondante et variée, la révolution contribue sans nul doute à améliorer les conditions de vie de la femme burkinabè.

Aussi, celle-ci doit-elle s'engager davantage dans l'application des mots d'ordre anti-impérialistes, à produire et consommer burkinabè, en s'affirmant toujours comme un agent économique de premier plan, producteur comme consommateur des produits locaux.

La révolution d'août a sans doute beaucoup fait pour l'émancipation de la femme, mais cela est pourtant loin d'être satisfaisant. Il nous reste beaucoup à faire.

Pour mieux réaliser ce qu'il nous reste à faire, il nous faut d'avantage être conscients des difficultés à vaincre. Les obstacles et les difficultés sont nombreux. Et en tout premier lieu l'analphabétisme et le faible niveau de conscience politique, toutes choses accentuées encore par l'influence trop grande des forces rétrogrades dans nos sociétés arriérées.

Ces deux principaux obstacles, nous devons travailler avec persévérance à les vaincre. Car tant que les femmes n'auront pas une conscience claire de la justesse du combat politique à mener et des moyens à mettre en oeuvre, nous risquons de piétiner et finalement de régresser.

C'est pourquoi, l'Union des femmes du Burkina devra pleinement jouer le rôle qui est le sien. Les femmes de l'UFB doivent travailler à surmonter leurs propres insuffisances, à rompre avec les pratiques et le comportement qu'on a toujours dit propres aux femmes et que malheureusement nous pouvons vérifier encore chaque jour par les propos et comportements de nombreuses femmes. Il s'agit de toutes ces mesquineries comme la jalousie, l'exhibitionnisme, les critiques incessantes et gratuites, négatives et sans principes, le dénigrement des unes par les autres, le subjectivisme à fleur de peau, les rivalités, etc... Une femme révolutionnaire doit vaincre de tels comportements qui sont particulièrement accentués chez celles de la petite-bourgeoisie. Ils sont de nature à compromettre tout travail de groupe, alors même que le combat pour la libération de la femme est un travail organisé qui a besoin par conséquent de la contribution de l'ensemble des femmes.

Ensemble nous devons toujours veiller à l'accès de la femme au travail. Ce travail émancipateur et libérateur qui garantira à la femme l'indépendance économique, un plus grand rôle social et une connaissance plus juste et plus complète du monde.

Notre entendement du pouvoir économique de la femme doit se départir de la cupidité vulgaire et de la crasse avidité matérialiste qui font de certaines femmes des bourses de valeurs-spéculatrices, des coffres-forts ambulants. Il s'agit de ces femmes qui perdent toute dignité, tout contrôle et tout principe dès lors que le clinquant des bijoux se manifeste ou que le craquant des billets se fait entendre. De ces femmes, il y en a malheureusement qui conduisent des hommes aux excès d'endettement, voire de concussion, de corruption. Ces femmes sont de dangereuses boues gluantes, fétides, qui nuisent à la flamme révolutionnaire de leurs époux ou compagnons militants. De tristes cas existent où des ardeurs révolutionnaires ont été éteintes et où l'engagement du mari a été détourné de la cause du peuple par une femme égoïste et acariâtre, jalouse et envieuse.

L'éducation et l'émancipation économique, si elles ne sont pas bien comprises et utilement orientées, peuvent être sources de malheur pour la femme, donc pour la société. Recherchées comme amantes, épousées pour le meilleur, elles sont abandonnées dès que survient le pire. Le jugement répandu est impitoyable pour elles : l'intellectuelle se « place mal » et la richissime est suspecte. Toutes sont condamnées à un célibat qui ne serait pas grave s'il n'était pas l'expression même d'un ostracisme diffus de toute une société contre des personnes, victimes innocentes parce qu'elles ignorent tout de « leur crime et de leur tare », frustrées parce que chaque jour est un éteignoir à une affectivité qui se mue en acariâtrie ou en hypochondrie. Chez beaucoup de femmes le grand savoir a provoqué des déboires et la grande fortune a nourri bien des infortunes.

La solution à ces paradoxes apparents réside dans la capacité des malheureuses instruites ou riches à mettre au service de leur peuple leur grande instruction, leurs grandes richesses. Elles n'en seront que plus appréciées, voire adulées par tant et tant de personnes à qui elles auront apporté un peu de joie. Comment alors pourraient-elles se sentir seules dans ces conditions ? Comment ne pas connaître la plénitude sentimentale lorsque l'on a su faire de l'amour de soi et de l'amour pour soi, l'amour de l'autre et l'amour des autres ?

Nos femmes ne doivent pas reculer devant les combats multiformes qui conduisent une femme à s'assumer pleinement, courageusement et fièrement afin de vivre le bonheur d'être elle-même, et non pas la domestication d'elle par lui.


Aujourd'hui encore, et pour beaucoup de nos femmes, s'inscrire sous le couvert d'un homme demeure le quitus le plus sûr contre le qu'en-dira-t-on oppressant. Elles se marient sans amour et sans joie de vivre, au seul profit d'un goujat, d'un falot démarqué de la vie et des luttes du peuple. Bien souvent, des femmes exigent une indépendance sourcilleuse, réclamant en même temps d'être protégées, pire, d'être sous le protectorat colonial d'un mâle. Elles ne croient pas pouvoir vivre autrement.

Non ! il nous faut redire à nos soeurs que le mariage, s'il n'apporte rien à la société et s'il ne les rend pas heureuses, n'est pas indispensable, et doit même être évité. Au contraire, montrons-leur chaque jour les exemples de pionnières hardies et intrépides qui dans leur célibat, avec ou sans enfants, sont épanouies et radieuses pour elles, débordantes de richesses et de disponibilité pour les autres. Elles sont même enviées par les mariées malheureuses pour les sympathies qu'elles soulèvent, le bonheur qu'elles tirent de leur liberté, de leur dignité et de leur serviabilité.

Les femmes ont suffisamment fait la preuve de leurs capacités à entretenir une famille, à élever des enfants, à être en un mot responsables sans l'assujettissement tutélaire d'un homme. La société a suffisamment évolué pour que cesse le bannissement injuste de la femme sans mari. Révolutionnaires, nous devons faire en sorte que le mariage soit un choix valorisant et non pas cette loterie où l'on sait ce que l'on dépense au départ mais rien de ce que l'on va gagner. Les sentiments sont trop nobles pour tomber sous le coup du ludisme.

Une autre difficulté réside aussi sans aucun doute dans l'attitude féodale, réactionnaire et passive de nombreux hommes qui continuent de par leur comportement, à tirer en arrière. Ils n'entendent pas voir remettre en cause des dominations absolues sur la femme au foyer ou dans la société en général. Dans le combat pour l'édification de la société nouvelle qui est un combat révolutionnaire, ces hommes de par leurs pratiques, se placent du côté de la réaction et de la contre-révolution. Car la révolution ne saurait aboutir sans l'émancipation véritable des femmes.

Nous devons donc, camarades militantes, avoir clairement conscience de toutes ces difficultés pour mieux affronter les combats à venir.

La femme tout comme l'homme possède des qualités mais aussi des défauts et c'est là sans doute la preuve que la femme est l'égale de l'homme. En mettant délibérément l'accent sur les qualités de la femme, nous n'avons pas d'elle une vision idéaliste. Nous tenons simplement à mettre en relief ses qualités et ses compétences que l'homme et la société ont toujours occultées pour justifier l'exploitation et la domination de la femme.

Comment allons-nous nous organiser pour accélérer la marche en avant vers l'émancipation ?

Nos moyens sont dérisoires, mais notre ambition, elle, est grande. Notre volonté et notre conviction fermes d'aller de l'avant ne suffisent pas pour réaliser notre pari. II nous faut rassembler nos forces, toutes nos forces, les agencer, les coordonner dans le sens du succès de notre lutte. Depuis plus de deux décennies l'on a beaucoup parlé d'émancipation dans notre pays, l'on s'est beaucoup ému. II s'agit aujourd'hui d'aborder la question de l'émancipation de façon globale, en évitant les fuites des responsabilités qui ont conduit à ne pas engager toutes les forces dans la lutte et à faire de cette question centrale une question marginale, en évitant également les fuites en avant qui laisseraient loin derrière, ceux et surtout celles qui doivent tue en première ligne.

Au niveau gouvernemental, guidé par les directives du Conseil national de la révolution, un Plan d'action cohérent en faveur des femmes, impliquant l'ensemble des départements ministériels, sera mis en place afin de situer les responsabilités de chacun dans des missions à court et moyen termes. Ce plan d'action, loin d'être un catalogue de voeux pieux et autres apitoiements devra être le fil directeur de l'intensification de l'action révolutionnaire. C'est dans le feu de la lutte que les victoires importantes et décisives seront remportées.

Ce plan d'action devra être conçu par nous et pour nous. De nos larges et démocratiques débats devront sortir les audacieuses résolutions pour réaliser notre foi en la femme. Que veulent les hommes et les femmes pour les femmes ? C'est ce que nous dirons dans notre Plan d'action.


Le Plan d'action, de par l'implication de tous les départements ministériels, se démarquera résolument de l'attitude qui consiste à marginaliser la question de la femme et à déresponsabiliser des responsables qui, dans leurs actions quotidiennes, auraient dû et auraient pu contribuer de façon significative à la résolution de la question. Cette nouvelle approche multidimensionnelle de la question de la femme découle de notre analyse scientifique, de son origine, de ses causes et de son importance dans le cadre de notre projet d'une société nouvelle, débarrassée de toutes formes d'exploitation et d'oppression. II ne s'agit point ici d'implorer la condescendance de qui que ce soit en faveur de la femme. II s'agit d'exiger au nom de la révolution qui est venue pour donner et non pour prendre, que justice soit faite aux femmes.

Désormais l'action de chaque ministère, de chaque comité d'administration ministériel sera jugée en fonction des résultats atteints dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d'action, au-delà des résultats globaux usuels. À cet effet, les résultats statistiques comporteront nécessairement la part de l'action entreprise qui a bénéficié aux femmes ou qui les a concernées. La question de la femme devra être présente à l'esprit de tous les décideurs à tout instant, à toutes les phases de la conception, de l'exécution des actions de développement. Car concevoir un projet de développement sans la participation de la femme, c'est ne se servir que de quatre doigts, quand on en a dix. C'est donc courir à l'échec.

Au niveau des ministères chargés de l'éducation, on veillera tout particulièrement à ce que l'accès des femmes à l'éducation soit une réalité, cette réalité qui constituera un pas qualitatif vers l'émancipation. Tant il est vrai que partout où les femmes ont accès à l'éducation, la marche vers l'émancipation s'est trouvée accélérée. La sortie de la nuit de l'ignorance permet en effet aux femmes d'exprimer, et d'utiliser les armes du savoir, pour se mettre à la disposition de la société. Du Burkina Faso, devraient disparaître toutes les formes ridicules et rétrogrades qui faisaient que seule la scolarisation des garçons était perçue comme importante et rentable, alors que celle de la fille n'était qu'une prodigalité.

L'attention des parents pour les filles à l'école devra être égale à celle accordée aux garçons qui font toute leur fierté. Car, non seulement les femmes ont prouvé qu'elles étaient égales à l'homme à l'école quand elles n'étaient pas tout simplement meilleures, mais surtout elles ont droit à l'école pour apprendre et savoir, pour être libres.

Dans les futures campagnes d'alphabétisation, les taux de participation des femmes devront être relevés pour correspondre à leur importance numérique dans la population, car ce serait une trop grande injustice que de maintenir une si importante fraction de la population, la moitié de celle-ci, dans l'ignorance.

Au niveau des ministères chargés du travail et de la justice, les textes devront s'adapter constamment à la mutation que connaît notre société depuis le 4 août 1983, afin que l'égalité en droits entre l'homme et la femme soit une réalité tangible. Le nouveau code du travail, en cours de confection et de débat devra être l'expression des aspirations profondes de notre peuple à la justice sociale et marquer une étape importante dans l'oeuvre de destruction de l'appareil néo-colonial. Un appareil de classe, qui a été façonné et modelé par les régimes réactionnaires pour pérenniser le système d'oppression des masses populaires et notamment des femmes. Comment pouvons-nous continuer d'admettre qu'à travail égal, la femme gagne moins que l'homme ? Pouvons-nous admettre le lévirat et la dot réduisant nos soeurs et nos mères au statut de biens vulgaires qui font l'objet de tractations ? II y a tant et tant de choses que les lois moyenâgeuses continuent encore d'imposer à notre peuple, aux femmes de notre peuple. C'est juste, qu'enfin, justice soit rendue.

Au niveau des ministères chargés de la culture et de la famille, un accent particulier sera mis sur l'avènement d'une mentalité nouvelle dans les rapports sociaux, en collaboration étroite avec l'Union des femmes du Burkina. La mère et l'épouse sous la révolution ont des rôles spécifiques importants à jouer dans le cadre des transformations révolutionnaires. L'éducation des enfants, la gestion correcte des budgets familiaux, la pratique de la planification familiale, la création d'une ambiance familiale, le patriotisme sont autant d'atouts importants devant contribuer efficacement à la naissance d'une morale révolutionnaire et d'un style de vie anti-impérialiste, prélude à une société nouvelle.

La femme, dans son foyer, devra mettre un soin particulier à participer à la progression de la qualité de la vie. En tant que Burkinabé, bien vivre, c'est bien se nourrir, c'est bien s'habiller avec les produits burkinabé. II s'agira d'entretenir un cadre de vie propre et agréable car l'impact de ce cadre sur les rapports entre les membres d'une même famille est très important. Un cadre de vie sale et vilain engendre des rapports de même nature. II n'y a qu'à observer les porcs pour s'en convaincre.

Et puis la transformation des mentalités serait incomplète si la femme de type nouveau devait vivre avec un homme de type ancien. Le réel complexe de supériorité des hommes sur les femmes, où est-il le plus pernicieux mais le plus déterminant si ce n'est dans le foyer où la mère, complice et coupable, organise sa progéniture d'après des règles sexistes inégalitaires ? Ce sont les femmes qui perpétuent le complexe des sexes, dès les débuts de l'éducation et de la formation du caractère.

Par ailleurs à quoi servirait notre activisme pour mobiliser le jour un militant si la nuit, le néophyte devait se retrouver aux côtés d'une femme réactionnaire démobilisatrice !

Que dire des tâches de ménage, absorbantes et abrutissantes, qui tendent à la robotisation et ne laissent aucun répit pour la réflexion !

C'est pourquoi, des actions doivent être résolument entreprises en direction des hommes et dans le sens de la mise en place, à grande échelle, d'infrastructures sociales telles que les crèches, les garderies populaires, et les cantines. Elles permettront aux femmes de participer plus facilement au débat révolutionnaire, à l'action révolutionnaire.


L'enfant qui est rejeté comme le raté de sa mère ou monopolisé comme la fierté de son père devra être une préoccupation pour toute la société et bénéficier de son attention et de son affection.

L'homme et la femme au foyer se partageront désormais toutes les tâches du foyer.

Le Plan d'action en faveur des femmes devra être un outil révolutionnaire pour la mobilisation générale de toutes les structures politiques et administratives dans le processus de libération de la femme.

Camarades militantes, je vous le répète, afin qu'il corresponde aux besoins réels des femmes, ce plan fera l'objet de débats démocratiques au niveau de toutes les structures de l'UFB.

L'UFB est une organisation révolutionnaire. À ce titre, elle est une école de démocratie populaire régie par les principes organisationnels que sont la critique et l'autocritique, le centralisme démocratique. Elle entend se démarquer des organisations où la mystification a pris le pas sur les objectifs réels. Mais cette démarcation ne sera effective et permanente que si les militantes de l'UFB engagent une lutte résolue contre les tares qui persistent encore, hélas, dans certains milieux féminins. Car il ne s'agit point de rassembler des femmes pour la galerie ou pour d'autres arrière-pensées démagogiques électoralistes ou simplement coupables.

II s'agit de rassembler des combattantes pour gagner des victoires ; il s'agit de se battre en ordre et autour des programmes d'activités arrêtés démocratiquement au sein de leurs comités dans le cadre de l'exercice bien compris de l'autonomie organisationnelle propre à chaque structure révolutionnaire. Chaque responsable UFB devra être imprégnée de son rôle, dans sa structure, afin de pouvoir être efficace dans l'action. Cela impose à l'Union des femmes du Burkina d'engager de vastes campagnes d'éducation politique et idéologique de ses responsables, pour le renforcement sur le plan organisationnel des structures de l'UFB à tous les niveaux.

Camarades militantes de l'UFB, votre union, notre union, doit participer pleinement à la lutte des classes aux côtés des masses populaires. Les millions de consciences endormies, qui se sont réveillées à l'avènement de la révolution représentent une force puissante. Nous avons choisi au Burkina Faso, le 4 août 1983, de compter sur nos propres forces, c'est-à-dire en grande partie sur la force que vous représentez, vous les femmes. Vos énergies doivent, pour être utiles, être toutes conjuguées dans le sens de la liquidation des races des exploiteurs, de la domination économique de l'impérialisme.

En tant que structure de mobilisation, l'UFB devra forger au niveau des militantes une conscience politique aiguë pour un engagement révolutionnaire total dans l'accomplissement des différentes actions entreprises par le gouvernement pour l'amélioration des conditions de la femme.

Camarades de l'UFB, ce sont les transformations révolutionnaires qui vont créer les conditions favorables à votre libération. Vous êtes doublement dominées par l'impérialisme et par l'homme. En chaque homme somnole un féodal, un phallocrate qu'il faut détruire. Aussi, est-ce avec empressement que vous devez adhérer aux mots d'ordre révolutionnaires les plus avancés pour en accélérer la concrétisation et avancer encore plus vite vers l'émancipation. C'est pourquoi, le Conseil national de la révolution note avec joie votre participation intense à tous les grands chantiers nationaux et vous incite à aller encore plus loin pour un soutien toujours plus grand, à la révolution d'août qui est avant tout la vôtre.

En participant massivement aux grands chantiers, vous vous montrez d'autant plus méritantes que l'on a toujours voulu, à travers la répartition des tâches au niveau de la société, vous confiner dans des activités secondaires. Alors que votre apparente faiblesse physique n'est rien d'autre que la conséquence des normes de coquetterie et de goût que cette même société vous impose parce que vous êtes des femmes.

Chemin faisant, notre société doit se départir des conceptions féodales qui font que la femme non mariée est mise au ban de la société, sans que nous ne percevions clairement que cela est la traduction de la relation d'appropriation qui veut que chaque femme soit la propriété d'un homme. C'est ainsi que l'on méprise les filles-mères comme si elles étaient les seules responsables de leur situation, alors qu'il y a toujours un homme coupable. C'est ainsi que les femmes qui n'ont pas d'enfants, sont opprimées du fait de croyances surannées alors que cela s'explique scientifiquement et peut être vaincu par la science.

La société a par ailleurs imposé aux femmes des canons de coquetterie qui portent préjudice à son intégrité physique : l'excision, les scarifications, les taillages de dents, les perforations des lèvres et du nez. L'application de ces normes de coquetterie reste d'un intérêt douteux. Elle compromet même la capacité de la femme à procréer et sa vie affective dans le cas de l'excision. D'autres types de mutilations, pour moins dangereuses qu'elles soient, comme le perçage des oreilles et le tatouage n'en sont pas moins une expression du conditionnement de la femme, conditionnement imposé à elle par la société pour pouvoir prétendre à un mari.

Camarades militantes, vous vous soignez pour mériter un homme. Vous vous percez les oreilles, et vous vous labourez le corps pour être acceptées par des hommes. Vous vous faites mal pour que le mâle vous fasse encore plus mal !


Femmes, mes camarades de luttes, c'est à vous que je parle : vous qui êtes malheureuses en ville comme en campagne, vous qui ployez sous le poids des fardeaux divers de l'exploitation ignoble, « justifiée et expliquée » en campagne ; vous qui, en ville, êtes sensées être des femmes heureuses, mais qui êtes au fond tous les jours des femmes malheureuses, accablées de charges, parce que, tôt levée la femme tourne en toupie devant sa garde-robe se demandant quoi porter, non pour se vêtir, non pour se couvrir contre les intempéries mais surtout, quoi porter, pour plaire aux hommes, car elle est tenue, elle est obligée de chercher à plaire aux hommes chaque jour ; vous les femmes à l'heure du repos, qui vivez la triste attitude de celle qui n'a pas droit à tous les repos, celle qui est obligée de se rationner, de s'imposer la continence et l'abstinence pour maintenir un corps conforme à la ligne que désirent les hommes ; vous le soir, avant de vous coucher, recouvertes et maquillées sous le poids de ces nombreux produits que vous détestez tant nous le savons mais qui ont pour but de cacher une ride indiscrète, malencontreuse, toujours jugée précoce, un âge qui commence à se manifester, un embonpoint qui est trop tôt venu ; Vous voilà chaque soir obligées de vous imposer une ou deux heures de rituel pour préserver un atout, mal récompensé d'ailleurs par un mari inattentif, et pour le lendemain recommencer à peine à l'aube.

Camarades militantes, hier à travers les discours, par la Direction de la mobilisation et l'organisation des femmes (DMOF) et en application du statut général des CDR, le Secrétariat général national des CDR a entrepris avec succès la mise en place des comités, des sous-sections et des sections de l'Union des femmes du Burkina.

Le Commissariat politique chargé de l'organisation et de la planification aura la mission de parachever votre pyramide organisationnelle par la mise en place du Bureau national de l'UFB. Nous n'avons pas besoin d'administration au féminin pour gérer bureaucratiquement la vie des femmes ni pour parler sporadiquement en fonctionnaire cauteleux de la vie des femmes. Nous avons besoin de celles qui se battront parce qu'elles savent que sans bataille, il n'y aura pas de destruction de l'ordre ancien et construction de l'ordre nouveau. Nous ne cherchons pas à organiser ce qui existe, mais bel et bien à le détruire, à le remplacer.

Le Bureau national de l'UFB devra être constitué de militantes convaincues et déterminées dont la disponibilité ne devra jamais faire défaut, tant l'oeuvre à entreprendre est grande. Et la lutte commence dans le foyer. Ces militantes devront avoir conscience qu'elles représentent aux yeux des masses l'image de la femme révolutionnaire émancipée, et elles devront se comporter en conséquence.

Camarades militantes, camarades militants, en changeant l'ordre classique des choses, l'expérience fait de plus en plus la preuve que seul le peuple organisé est capable d'exercer le pouvoir démocratiquement. La justice et l'égalité qui en sont les principes de base permettent à la femme de démontrer que les sociétés ont tort de ne pas lui faire confiance au plan politique comme au plan économique. Ainsi la femme exerçant le pouvoir dont elle s'est emparée au sein du peuple est à même de réhabiliter toutes les femmes condamnées par l'histoire.

Notre révolution entreprend un changement qualitatif, profond de notre société. Ce changement doit nécessairement prendre en compte les aspirations de la femme burkinabè. La libération de la femme est une exigence du futur, et le futur, camarades, est partout porteur de révolutions. Si nous perdons le combat pour la libération de la femme, nous aurons perdu tout droit d'espérer une transformation positive supérieure de la société. Notre révolution n'aura donc plus de sens. Et c'est à ce noble combat que nous sommes tous conviés, hommes et femmes.


Que nos femmes montent alors en première ligne !

C'est essentiellement de leur capacité, de leur sagacité à lutter et de leur détermination à vaincre, que dépendra la victoire finale. Que chaque femme sache entraîner un homme pour atteindre les cimes de la plénitude. Et pour cela que chacune de nos femmes puisse dans l'immensité de ses trésors d'affection et d'amour trouver la force et le savoir-faire pour nous encourager quand nous avançons et nous redonner du dynamisme quand nous flanchons. Que chaque femme conseille un homme, que chaque femme se comporte en mère auprès de chaque homme. Vous nous avez mis au monde, vous nous avez éduqués et vous avez fait de nous des hommes.

 Que chaque femme, vous nous avez guidés jusqu'au jour où nous sommes continue d'exercer et d'appliquer son rôle de mère, son rôle de guide. Que la femme se souvienne de ce qu'elle peut faire, que chaque femme se souvienne qu'elle est le centre de la terre, que chaque femme se souvienne qu'elle est dans le monde et pour le monde, que chaque femme se souvienne que la première à pleurer pour un homme, c'est une femme. On dit, et vous le retiendrez, camarades, qu'au moment de mourir, chaque homme interpelle, avec ses derniers soupirs, une femme : sa mère, sa soeur, ou sa compagne.
Les femmes ont besoin des hommes pour vaincre.

Et les hommes ont besoin des victoires des femmes pour vaincre. Car, camarades femmes, aux côtés de chaque homme, il y a toujours une femme. Cette main de la femme qui a bercé le petit de l'homme, c'est cette même main qui bercera le monde entier.

Nos mères nous donnent la vie. Nos femmes mettent au monde nos enfants, les nourrissent à leurs seins, les élèvent et en font des êtres responsables.

Les femmes assurent la permanence de notre peuple, les femmes assurent le devenir de l'humanité ; les femmes assurent la continuation de notre oeuvre ; les femmes assurent la fierté de chaque homme.
Mères, soeurs, compagnes, II n'y a point d'homme fier tant qu'il n'y a point de femme à côté de lui. Tout homme fier, tout homme fort, puise ses énergies auprès d'une femme ; la source intarissable de la virilité, c'est la féminité. La source intarissable, la clé des victoires se trouvent toujours entre les mains de la femme. C'est auprès de la femme, soeur ou compagne que chacun de nous retrouve le sursaut de l'honneur et de la dignité.

C'est toujours auprès d'une femme que chacun de nous retourne pour chercher et rechercher la consolation, le courage, l'inspiration pour oser repartir au combat, pour recevoir le conseil qui tempérera des témérités, une irresponsabilité présomptueuse. C'est toujours auprès d'une femme que nous redevenons des hommes, et chaque homme est un enfant pour chaque femme. Celui qui n'aime pas la femme, celui qui ne respecte pas la femme, celui qui n'honore pas la femme, a méprisé sa propre mère. Par conséquent, celui qui méprise la femme méprise et détruit le lieu focal d'où il est issu, c'est-à-dire qu'il se suicide lui-même parce qu'il estime n'avoir pas de raison d'exister, d'être sorti du sein généreux d'une femme.

Camarades, malheur à ceux qui méprisent les femmes ! Ainsi à tous les hommes d'ici et d'ailleurs, à tous les hommes de toutes conditions, de quelque case qu'ils soient, qui méprisent la femme, qui ignorent et oublient ce qu'est la femme, je dis : « Vous avez frappé un roc, vous serez écrasés ».

Camarades, aucune révolution, et à commencer par notre révolution, ne sera victorieuse tant que les femmes ne seront pas d'abord libérées. Notre lutte, notre révolution sera inachevée tant que nous comprendrons la libération comme celle essentiellement des hommes. Après la libération du prolétaire, il reste la libération de la femme. Camarades, toute femme est la mère d'un homme. Je m'en voudrais en tant qu'homme, en tant que fils, de conseiller et d'indiquer la voie à une femme. La prétention serait de vouloir conseiller sa mère. Mais nous savons aussi que l'indulgence et l'affection de la mère, c'est d'écouter son enfant, même dans les caprices de celui-ci, dans ses rêves, dans ses vanités. Et c'est ce qui me console et m'autorise à m'adresser à vous.

C'est pourquoi, Camarades, nous avons besoin de vous pour une véritable libération de nous tous. Je sais que vous trouverez toujours la force et le temps de nous aider à sauver notre société.

Camarades, il n'y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société, que jamais, mes pas ne me transportent dans une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J'entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J'attends et espère l'irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d'opprimées.

Camarades, en avant pour la conquête du futur ; Le futur est révolutionnaire ; Le futur appartient à ceux qui luttent.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !


 En guise de conclusion:

« À qui ferait-on croire, en effet, qu'une moitié du genre humain serait restée muette, inactive, silencieuse, absente, transparente même, tandis que l'autre partie s'affairait à combattre, à diriger, à construire, à protéger ? Pas même à la plus candide des intelligences. Car depuis que le monde est monde, les femmes aussi ont fait bouger les choses et il serait vain de faire croire que l'animation des scènes historiques ne relève que des hommes. Ailleurs, sous bien des latitudes, un nombre croissant d'auteurs s'attèlent à une relecture du passé pour y trouver des tempéraments féminins à valoriser, fussent-elles épouses ou favorites de rois. Mais jamais aucune femme noire n'a été consacrée comme héroïne par l'histoire dite traditionnelle. Alors, pourquoi ne pas célébrer, nous aussi, ces reines qui ont guidé leur peuple, ces résistantes hors du commun, ces mères qui ont forgé des destins de héros et toutes ces femmes noires anonymes qui, par leurs exploits, ont soutenu les combats de l'humanité? » (Sylvia Serbin. ''Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire''. Édition SEPIA, 2004, Avant-propos)

 

Aminata Dramane Traoré prône le changement de paradigme:


 

Drame à l’hôpital Laquintinie de Douala : le vampirisme politico-économique et médical à l’œuvre au Cameroun

Samedi, le 12 mars 2016

Drame à l'hôpital Laquintinie de Douala : elle ouvre le ventre de sa sœur morte pour ''sauver'' les jumeaux

 D'après la version des faits présentée par la famille de la victime, Madame Koumate Monique, âgée de 31 ans, a eu des contractions utérines. Sur le chemin de l'hôpital Laquintinie, elle a perdu connaissance dans le taxi qui la transportait. À son arrivée aux services des urgences, personne ne se serait occupé de cette patiente, racontent les membres de sa famille. Mais, selon d'autres sources, elle aurait fait un arrêt cardiaque et serait décédée bien avant et, l'hôpital refusa de l'opérer pour extraire les enfants encore vivants dans son ventre, faute de moyens. C'est un membre de sa famille qui tentera de sauver les bébés en ouvrant le ventre de la pauvre Monique avec une lame de rasoir. Peine perdue, ces deux petits anges étaient déjà morts, certainement par manque d'oxygène.
 

Vidéo décrivant l'horreur:

 


  Non-respect de la lettre-circulaire ministérielle sur la prise en charge des urgences dans les hôpitaux publics au Cameroun


 Les morguiers jouent le rôle des bouchers à l'hôpital Laquintinie de Douala :



 Décès du Dr Ngo Kana : symbole de la ''mort'' du Serment d'Hippocrate au Cameroun

Le Docteur Hélène Ngo Kana épouse Nlate Mfomo a trouvé la mort dans la nuit du 9 au 10 janvier 2016 à l'hôpital général de Douala. Enceinte, ce membre du corps médical attendait d'être accouché. Selon un de ses oncles, sa prise en charge n'a pas été effectuée à temps. Ce que le directeur général de l'hôpital général de Douala, Eugène Belley Priso, a réfuté le jour des obsèques de sa consœur.
 

Le rapport d'enquête sur le décès du Dr Hélène Ngo Nkana épouse Nlate Mfomo a été rendu public lundi 8 février 2016 à la « maison du médecin », à Yaoundé. La commission mise ne place par l'Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) et conduite par le Dr Robert Ivo Leke conclut que la jeune femme médecin a été victime d'erreur médicale, de négligence, d'incompétence et d'inconscience professionnelle.

Trois formations hospitalières et les médecins consultés sont déclarés responsables du drame.

« L'Ordre des médecins va en tirer toutes les conséquences. Si des médecins sont impliqués comme ça semble être le cas, ils vont passer au tribunal parce qu'il y a des sanctions comme le blâme, l'avertissement voire la radiation ».
 

Il appelle le ministère de la Santé publique à faire de même et annonce une enquête administrative qui donnera elle aussi ses conclusions.
 

La jeune femme médecin, réputée attentionnée pour les malades indigents de l'hôpital Laquintinie de Douala où elle a commencé sa carrière il y a quelque 3 ans est décédée voilà plusieurs semaines. Des témoignages rapportent qu'elle a été négligée et abandonnée même par ses collègues de la corporation.
Alex Gustave Azebaze, journaliste d'investigation, spécialiste des droits de l'homme qui a suivi de bout en bout ce décès tragique de Dr Hélène, est tout simplement scandalisé :
 

« Quand négligence, mercantilisme et inhumanisme se rencontrent ! Quel gâchis de rigidités et de faussements anti-déontologiques. Cette jeune dame est morte à cause des facteurs que je viens de citer», dénonce-t-il très indigné.

Il laisse entendre que plus de 500 000 Fcfa ont été exigés à la patiente de façon inexpliquée sans quoi, elle ne serait pas traitée. Ayant souffert le martyr, la jeune mariée est morte et comme si cela ne suffisait pas:

« tandis que la famille et amis se concertent pour voir où la conduire à la morgue, entre Douala sa résidence professionnelle et Yaoundé où vivent, son mari, ses parents et ses beaux-parents, une facture de soins en Réanimation de quelque 300.000 FCFA leur est remise. Avec comme condition de payer avant de récupérer la dépouille », confie-le concerné à CAMERPOST.


 Voici ce qui est présenté comme le ''Communiqué du directeur de l'hôpital général de Douala'', il est non signé:

C'est la consternation totale. Que ce soit dans les hôpitaux publics ou dans le privé, il est difficile d'espérer un quelconque traitement si le patient n'a pas au préalable déboursé les sous. L'entourage des victimes et de nombreux défenseurs des droits humains viennent de saisir par correspondance les autorités gouvernementales et le ministre de la Justice afin que : « les personnes jugées coupables de négligence professionnelle, non-assistance à une personne en danger de mort, soient radiées du corps médical en cas de mort d'hommes, elles doivent également être jugées pour Homicide. Justice doit être rendue », a-t-on été informé.
 

Lire ici : le terrible trajet de la jeune « Dr Hélène Ngo Nkana » vers la morgue à Douala


Ma réaction : cette vidéo est d'une violence inouïe aux conséquences incalculables. Nous devons réapprendre à respecter la dignité des morts sous peine de ''représailles'' incalculables. Le seul fait de prendre en vidéo une telle horreur et de la diffuser, démontre que nous sommes tombés mains et pieds liés dans les pièges des vampires qui nous maintiennent sous leur domination satanique.
 

Cinq choses à faire dans l'immédiat et en urgence:
 

1. supprimer immédiatement cette vidéo;
 

2. mettre sur pied une ''cellule nationale et internationale'' pour la dénonciation de cet acte en mettant l'Ordre des médecins du Cameroun devant ses responsabilités morales car cela fait depuis au moins deux décennies que la santé publique au Cameroun est fortement détériorée. Continuer de garder le silence sur ces graves dérives sanitaires, c'est de la non-assistance pour personne en danger. C'est très grave ce qui se passe. L'Ordre des médecins doit se prononcer URGEMMENT!;
 

3. le ''ministre de la santé publique'', le directeur de l'hôpital Laquintinie ainsi que tous les intervenants de la chaîne de la santé publique doivent être interpellés le plus rapidement possible;
 

4. j'appelle toutes les femmes, quelle que soit la ''famille politique'' à se mettre debout comme des guerrières de la lignée des Kandaces pour inonder les rues du Cameroun afin de demander des comptes au pouvoir vampirique de Bivondo Barthélémy Biya Paul;
 

5. j'appelle tous les hommes, quelle que soit la ''famille politique'', à se mettre en branle autour des femmes combattantes. Voilà une situation qui interpellent les hommes, les vrais Hommes à démontrer qu'ils ne sont pas des ''émasculés du système Biya''. Cette situation tragique doit être le détonateur pour faire sauter tous ces voyous qui écument le sommet de l'État avec des cravates et des vestes de vampires à la leucodermie. Si le peuple camerounais laisse passer cette ''occasion'', il le paiera très cher. D'ailleurs il le paie déjà cher avec ses enfants disparus et retrouver mutilés pour le bonheur de ces voyous au col blanc. Le peuple camerounais doit arrêter de prier et d'attendre le ''retour du sauveur Jésus'' et prendre ses responsabilités.

Les Ancêtres nous observent. 


Nous n'avons plus de respect pour la vie humaine :

les ''bandits'' qu'on brûle en pleine journée sous un soleil ardent;

des jeunes filles qui se mettent nu sur la place publique, elles écartent les jambes, on réalise des vidéo qu'on publie à coeur joie sur les réseaux;

''Revenge Porn'' de Nathalie Koah, une véritable promotion du ''partouzianisme politico-financier'' de la République des ''Évolués'' de la postcolonie;

''Coller-la-petite'', sans oublier de ''coller les bêtises ou même la tante'' de l'artiste musicien Franco. Bon nombre de chanteuses du bikutsi prêtent leur voix à la décrépitude morale, entonnée par les ''églises du réveil'' vers ''Jésus-Christ-Celui qui soigne les rejetés des hôpitaux et des laissés-pour compte du capitalisme néolibéral mortifère''.

''Jésus-Christ-le-Sauveur des damnés de la terre, Celui qui dilue la Négrophobie mondialisée et tropicalisée est au commande. Ne craint rien, crois seulement et tu seras sauvés!'';

des enfants enlevés et retrouvés décapités;

des accidents de circulation dramatiques.

Information capitale:

Ces maux ne seraient pas survenus si nous n'avions pas tourné le dos à nos Ancêtres pour nous laisser séduire par le poison d'un Occident féroce et encore vorace du sang humain. Un Occident pour qui la vie humaine ne vaut que la valeur d'un billet de banque, du franc CFA dévalué et nazismé, de l'euro aux prises avec les dents crochus des Rothschild.

Nous avons trahi cruellement nos Ancetres et ils se sentent profondément humiliés. C'est très dure de se faire mutiler par sa propre progéniture et malgré plusieurs signaux d'appel à la retenu, les enfants demeurent sourds et continuent de se moquer de vous. Nos ennemis ne sont pas si forts qu'ils veulent nous faire croire. C'est nous qui courons dans tous les sens sans avoir une direction précise nous sommes dans un état de mal convulsivant !!!!

Voilà pourquoi les Forces du mal et leurs agents arrachent la vie de nos enfants notre responsabilité est directement engagée. Notre génération dans son écrasante majorité ne songe qu'à ''coller les bêtises''. Nous sommes trop pourris et nos mentalités fortement empoissonnées par la barbarie arabo-musulmane et eurocentristes. Nous sommes devenus les adorateurs des ennemis de nos Ancêtres. Par conséquent, nous avons pris fait et cause pour ceux qui les ont torturés. Nous allons payer très cher nos conneries jusqu'au dernier centime. C'est ce qu'on va voir ! Personne ne veut se remettre en question. Alors, continuons de foncer droit vers le mur. Après les vies de nos enfants arrachées, voilà des actes d'une portée vampirique certaine.

Vous vous rendez compte! Une maman qui ouvre le ventre de sa propre fille (défunte) qu'elle a mise au monde, pour extraire en ''urgence'' ses deux petits-enfants! Dans quelle société négro-africaine un tel acte a été posé depuis la nuit des temps?

Ce geste est un ''puissant message'' des NÉTÉROUS (Ancêtres) qui appellent à un ressaisissement.

Que chacun continue de philosopher

Wait and see!


 En guise de conclusion :

Aux grands maux les grands remèdes
 

Il y a des signes qui ne trompent pas. Le ''système Biya'' est en train de s'effondrer lamentablement avec son cortège de descente vers les ''Profondeurs des Abîmes Souterrains''. C'est pourquoi j'appelle instamment la Nouvelle Génération Consciente et Patriote Panafricaine à se tenir prêt pour accompagner le peuple dans la direction du vent de la Renaissance de KAMA.

Cliquez ici : Le « DÉSENVOÛTEMENT POLITIQUE » des Africains : le plus grand défi de tous les temps!

Réflexion sur les titres de notabilité des « élites » prévaricateurs des Républiques des ''Évolués'': le cas du Cameroun

Chèr(e)s internautes, permettez-moi de partager avec vous la question d'un certain ''Jean Bono'', posée sur la page ''Facebook'' du forum Culture et Tradition Bamiléké, en sa qualité de membre:

« Salut à tous. Je cherche un titre de notabilité à acheter. Je peux me rendre dans quel village pour ça ? »

Voici ma réaction:

I. Le cas des ''Élites'' Bamilékés

Encore une démarche pédagogique dénommée la « maïeutique », couramment employée en Égypte ancienne (et encore en usage dans nos villages par les Anciens) pour former les aspirants à la Seba (Connaissance), en l'occurrence les jeunes grecs venus chercher la Seba à Ta-Méry.

Pour mettre pied en plein débat suscité, vous avez crevé l'abcès de la dilution, de la perversion et de l'inversion des échelles de valeur qui ont longtemps constituées le socle des sociétés négro-africaines.

Si je puis me limiter à une histoire récente de KAMA (Afrique),

depuis l'arrivée des colons « missionnaires »;

depuis l'imposition du papier-monnaie comme référence et gage de « réussite » et d' « ascension sociale»;

depuis l'imposition du nazisme monétaire par la France gaulliste via la création du franc des colonies français d'Afrique (franc CFA) le 25 décembre 1945;

depuis l'imposition dans la conscience collective de la reconnaissance d'un « réel travail» que celui qui ramène de l'argent (papier-monnaie);

depuis que le FMI (Fond de Misère Instantanée), la Banque mondiale du vampirisme, les institutions internationales de la Négrophobie mondialisée, ont entrepris de disloquer le tissu social par des mesures d'ajustement structurel luciférien à faire frémir Hitler;

depuis que les « Élites» des « Républiques des Évolués » ont entrepris d'accentuer le chômage des masses en rapport avec le « réel travail »;

depuis que ces « Élites évoluées », qui se font ''sanctifiées'' dans les Loges occidentales et s'arrogent les titres de « notables» pour mieux manipuler le peuple et le spolier;

depuis qu'elles apportent un soutien financier considérable au parti-État RDPC, dans son entreprise d'aliénation mentale, spirituelle et culturelle des masses;

depuis que ces ''notables évoluées'', de connivence avec les autres ''Élites'' au pouvoir se sucrent sur le dos du peuple en se délectant des miettes du papier-monnaie que l'impérialisme eurocentriste a daigné les accordées à travers l'appareil de l'État dilué;

depuis que acquérir les diplômes aliénants dans les écoles de la fabrique des disciples du Comte Arthur de Gobineau, de Senghor Léopold, d'Olivier Pétré-Grenouilleau...

au détriment des travaux lumineux des savants et inventeurs noirs,

au détriment de la Maât (Justice-Vérité), principe cardinal de l'organisation et de l'équilibre des sociétés négro-africaines,

au détriment des écoles africaines authentiques du Savoir Ancestral,

au détriment des africains valeureux et méritants de par leur probité morale, leur grande qualité humaine de rassembleur et leur sens de responsabilité;

depuis que les détenteurs du réel pouvoir traditionnel se sont laissés séduire par ces grands vents de l'aliénation spirituelle, culturelle et matériel, de véritables sèves d'un Occident encore et sans cesse agressif et cynique,

NOUS SOMMES PERDUS!

Le grave est que bon nombre des détenteurs des titres de « notabilité évoluée » sèment la discorde dans les familles. Ils écrasent volontiers les aînés qui sont censés préserver et diffuser le Savoir ancestral utile à l'éducation des enfants aux prises avec l'aliénation mentale ourdie dans les écoles de la postcolonie. Dans la majorité des familles, c'est la parole des « notables évolués » qui est prise en compte.

La sagesse africaine qui dit que :

« même la chèvre a ses idées » n'est plus à l'ordre du jour.

On dit au pays :

« ta part quoi?

Tu peux même faire quoi?

Tu peux aller sur mes problèmes et retirer ta part combien?

Ah, restes tranquille! On mange les diplômes?»

Certains chefs de famille ne sont plus disposés à dire le droit selon la tradition de nos Ancêtres. Lorsqu'un « notable évolué » est accusé auprès du chef de famille pour mauvaise conduite et acte mettant en péril la justice et la stabilité de la famille, ce dernier vous regarde droit dans les yeux et clame :

« sache que c'est devant lui que je m'agenouille aussi pour manger...!!!!!! »


Le 02 mai 2014, un certain ''Soh Taffù le Kamit'' publia dans le forum ''Culture et Tradition Bamiléké (CTB)'' le post ci-dessous :

« COUP DE POING SUR LA TABLE N°1

LA ZOMBISATION DE LA TRADITION

Les Fo'o et Notables actuels au lieu de tirer la Tradition vers le haut ont préféré faire le contraire. En effet, à défaut de la tuer, ils l'ont transformé en zombie.

Avec eux, les cérémonies traditionnelles sont devenues une sorte d'expositions coloniales comme celles qui se déroulaient à la métropole de Paris au siècle dernier. Il suffit d'ouvrir un peu les yeux pour s'en apercevoir que les musées qui naissent ça et là sont en grande partie financer par l'Union Européenne et autres chancelleries occidentales. Pendant ce temps, Dzia Zeuh' Ladjie Toukam et ses alter égo Fo'o et notables sont concentrer pour boire, saouler, dormir et se réveiller pour aller quémander les miettes chez n'importe quel premier fantôme qui mine d'être généreux.

Pour nos Aïeux, la Tradition était dynamique. À cause des notables et Fo'o d'aujourd'hui, elle est devenue fade. Elle est passée d'un phénomène dynamique à un phénomène de stagnation. Dans une certaine mesure, on est tenté de donner raison à ce cancrelat qui vomissait que: "l'Afrique n'est pas entrée dans l'Histoire...répété les mêmes gestes."

Le raphia est en voie de disparition partout en pays bamiléké. Pas un seul notable, pas un seul fo'o ne s'émeut. Depuis, qu'ils ont dégusté les vins de bordeaux et autres liqueurs (SURTOUT QUE C'EST UN NOTABLE QUI EST MÊME LE PLUS GRAND IMPORTATEURS DE SPIRITUEUX), qui parmi eux va s'inquiéter si le vin de raphia venait à manquer???? Pa'a Kadji, Pa'a Sohaing, pa'a Fotso est là pour leur servir des produits de substitution noooooooooooorrrr? QUEL GÂCHIS!!!

Avec la disparition du raphia, les greniers traditionnels seront remplacés par les contreplaqués (N'EST CE PAS ILS BOMBENT LE TORSE QU'ILS ONT LE KAP??) Bientôt à la place de la kola et du vin de raphia les futurs époux recevront la kola et bordeaux.

Qu'attendent les représentants de la Tradition? Ils attendent le maître blanc. Le dieu blanc viendra leur leur dire comment pérenniser le raphia en industrialisant cette manne que la nature nous a offerte. Dans l'attente du maître blanc, tous sont accrochés à leur os de mor lam (culture du café, cacao) parce que le dieu blanc a demandé. FOUTAISE!

Que dire des princes, bande de bourgeoisie de pacotille incapable de faire mieux que leurs parents?

ÉCHEC TOTAL! ÉCHEC! ÉCHEC!

Il est temps de faire la RÉVOLUTION DU LÂAKAM!

Avant de se retrouver sur l'autre versant de la montagne, Mongo Beti posait la problématique suivante :

"Comment concilier les traditions avec les exigences de l'accession à l'industrialisation moderne pour que, d'une part, nous ne soyons pas en retard par rapport aux autres qui seraient tentés de nous coloniser, et que, d'autre part, nous ne perdions pas notre âme? Il faut concilier deux choses: les traditions, qui sont notre héritage ancestral, sans pour autant rester passifs devant l'évolution du monde, le progrès des sciences. Alors comment concilier l'aspiration au progrès scientifique et industriel et la nécessité de préserver ce qu'il y a de bien, d'utile, dans nos traditions?" (MONGO BETI PARLE, testament d'un esprit rebelle - Entretiens avec Ambroise Kom. p.190)

Soh Taffù le Kamit, le mari honorifique Maagni Parfaite Fotso. »


En réaction à ce post, un autre membre nommé ''Moukam Wabo Atchoueu Mpeu'' écrivit:

« Les Fô de Bams ont perdu de leur valeur. Hier les Fô tenaient leur pouvoir de la tradition. Mais aujourd'hui le parti politique auxquels il appartient qui détermine leur pouvoir. Hier ils étaient le fruit d'un consensus du défunt et des neuf (9). Ils savaient garder le mythe de leur pouvoir. Ils étaient respectés, ils avaient des plantations car certains étaient des grands cultivateurs. Ils savaient prendre soins des Reines et des notables. Hier les peuples étaient les oreilles du Fô les notables ses yeux et lui mêmes était la bouche du Royaume. Mais aujourd'hui c'est le contraire. Je prends l'exemple de BANDJOUN.

Quand le Fô kamgue2 a senti que l'administration devait installer des relais dans les quartiers alors il a anticipé en proposant au colon des chefs de quartier qui n'était autre que ses enfants. Le rôle de ses chefs de quartier était d'informé le Fô de toutes les situations dans tout 7 mtakdjie (Regions). Ainsi le colon s'adressait directement au Fô au lieu de consulter ces chefs de quartier.

Le rôle de chef de quartier étaient d'informé le Fô de tous ceux n'attachent pas le la clôture (nkèpé), ceux des notables qui ne défrichaient pas la descente de chez lui (le nkouok ntôo).

Le rôle des Reines c'est elle qui galvanisaient les femmes a allé cultiver le champ du Fô, a cueillir le café du Fô. A apporter au Fô le fruit de leur récolte pour que le Fô est son nkieung (grenier) toujours plein

Le rôle des notables

Ils se scindaient en trois groupes qui sont :

Les notables fils du Fô

Les notables princes en exil à Bandjoun

Les notables Serviteur du chef

Les notables fils du Fô : le Fô s'arrangeait à ce que ces enfants épousent les filles de divers horizon. La Fille de riche pour qu'il solidifie sa richesse, du pauvre pour aider cette famille et leur apporter de la grandeur, de cultivateur pour rien ne manque de la famille du Fô, d'éleveur de grand danseur et de grand orateur pour que les petits fils du Fô soit aussi demain des grands orateurs et danseurs etc....Le nom le plus élévé d'un fils de Fô ce le titre Souop ; je suis surpris de voir les fils de Fô qui veulent le titre de serviteur et le serviteur qui veut le titre réservé aux princes.

Les princes en exil était la plus part de temps des grand combattants. Permettaient aux Fô d'avoir une armée plus expérimenté. Le Fô les installa dans les zones frontaliers ainsi l'ennemi ne pouvait pas s'aventurer. Pour qu'ils ne perdent pas leur statut on leurs donnaient le premier nom que porte le Fô au laakam le moukam après Mouakm Wabo qui sont des Fô de 2emes degré. Le Fô leur donnaient ses filles en mariages ceci dans la logique de fidélité et de renseignement. Ainsi certain danse réservé au tseu (chefferie) est dansé chez les Moukam.

Le Fô savaient qu'ils y avaient des Moukam très puissant qui pouvait menacer sont autorité autour de lui installait ses plus fidèles les plus méritant les Sack. Vous verrez qu'a Bandjoun a côté des Moukam il y a les Souop et le Sack qu'ils l'ont a l'œil.

Tout ce monde était au service du Fô et il savait les récompensé.

Qu'est ce qui fait qu'il est respecté ?

Sa jeunesse au moment où il arrive au pouvoir

Sa longévité

Son autonomie financière

Le nombre de ses enfants

La réussite de ses enfants dans le village

Comment se présente la concession d'un notable ?

Le tâboueu (secrétaire particulier)

Le notable doit avoir le kolatier

Le raphia, le bananier plantain

Avoir plusieurs femmes

Le nguemdzè (pâturage)

Le court d'eau


Aujourd'hui c'est le contraire.

 La chefferie est déstabilisée par les enfants des serviteurs.

Les Fô ne mettent plus long au pouvoir,

Ils n'ont plus de vison de jeunesse mais celle des retraités.

Ils refusent de travail et mendie auprès des élites.

Ils dépendent financièrement de certaines élites

Ils abandonnent la plantation

Ils deviennent vulgaires passe plus de temps dans les meetings politiques

Ils détruisent le mythe qui les entoure

Ils mangent en public,

Les notables

Ceux qui succèdent vont se cacher en Europe pour attendre les papiers

Ceux qui ne reviennent plus jamais hors qu'ils sont parmi les neuf

Ceux qui bradent les terrains de ces parents

Ceux qui passent les journées au bar en racontant les problèmes du Fô

Ceux qui détourné la succession a la chefferie pour des besoins pécuniaires

Ceux qui fuient la succession

Tous ces maux que j'ai citez n'aurait jamais existé si le Fô veillait sur son peuple. Je connais des concessions où la Fô a interdit le deuil là-bas par ce qu'il attend le vrai successeur. Nos Fô se comporte comme les retraités à qui la vie a accordé une deuxièmes chance il faut manger rapidement sa part. Depuis Fô kamgue2 aucun Fô Bandjoun n'a planté un kolatier que l'on peut récolter aujourd'hui. Le Feu Fô Baleng est venu deux fois à Bandjoun arrêter ses Collègues en moins de 30ans.

Le Fô d'aujourd'hui doit utiliser tous les canaux de communications pour atteindre son peuple.
Ils doivent travailler en avec les eaux et forêts ils sont là pour ça

Chaque village dispose des ingénieurs agronomes. Quel Fô a déjà demandé la carte de faune et de flore de son village pour voir les dégâts et le travail à faire, personne. Pourtant ce n'est pas l'expertise qui manque. Très peu connaissent la limite de leur village.

L'organisation de la fête dans nos chefferies est la preuve que nos traditions tendent à disparaitre. Ces fêtes sont devenu des calendriers politique et chaque président d'élite ne veut pas rater cette occasion elle ne répond plus à un besoin traditionnel. Je me souviens qu'il y avait des danses qui ne se faisaient que tous les 25 ans, aujourd'hui c'est chaque année que l'on organise. »


 II. Le cas des ''Élites'' Fang-bétis

Dans la Région du Sud Cameroun, les « élites » prennent en otage le pouvoir traditionnel.

Le 19 janvier 2011, en marge du comice agropastoral d'Ebolowa, Biya Barthélémy Bivondo Paul, présenté comme le ''Président de la République du Cameroun'', reçoit le titre de « Nnom Nguii », tandis que son pouse, Chantal reçoit le titre de « Nyia Meyong ».

D'après la tradition des peuples fang-béti, « Nnom Nguii » signifie littéralement « maître suprême de la science et de la sagesse millénaire ». En d'autres termes,le « Nnom Nguii » a un rôle capital dans la cosmogonie fang-béti.

« Nyia Meyong » signifie littéralement « La mères des peuples ».

La cérémonie de l'intronisation du « Nnom Nguii » a été présidée par Effa Désiré René, le président du forum des chefs traditionnels de la région du Sud. Sur les antennes du poste national de la Crtv, ce dernier déclare :

«Nous lui avons donné tout le pouvoir. Il est tout puissant, au-dessus de tout, c'est lui qui décide en dernier ressort».

Le récipiendaire du jour a apprécié sa distinction dès ses premiers mots lors de la cérémonie d'ouverture du comice :

« J'apprécie sincèrement le prestigieux titre que les populations de la région du Sud viennent de me décerner. Et de tout cœur, j'accepte d'être élevé à la dignité de ''Nnom Ngii'', c'est-à-dire le Maître suprême de la science et de la sagesse millénaires de cette région, j'espère être à la hauteur de cette dignité. Je ne trahis aucun secret en vous révélant que mon Épouse est aussi honorée de porter, désormais, le doux nom de ''Nyia Meyong'', c'est-à-dire la mère des peuples », a-t-il déclaré

La cérémonie a eu lieu dans l' «Aba Minkukuma» (« cases des chefs ») sur un site «profane». Quelques semaines seulement après le rite d'intronisation, des langues se sont déliées pour remettre en question cette initiation. Plusieurs Sages qui ne pouvaient néanmoins empêché le déroulement de l'opération y ont décelé un certain nombre d'irrégularités que ce soit au niveau de la forme que dans le fond.

Pour eux :

«Le Ngii n'est pas le sage encore moins un scientifique comme le définissent les chefs au moment de l'intronisation du président de la République. Dans notre tradition, le Ngii était le premier sorcier de la communauté. Son rite d'intronisation se faisait loin des enfants et des femmes. Les gens dansaient et faisaient plein de choses et à la fin, le Ngii apparaissait pour mettre un terme à la cérémonie», a révélé un octogénaire qui a requis l'anonymat.


Pour le cas de Paul Biya, plusieurs indiscrétions indiquent qu'en plus de la définition erronée attribuée à la fonction de Nnôm Ngii, le choix de construire l' «Aba Minkukuma» (« cases des chefs ») sur un site «profane» et d'y avoir célébré le rite d'intronisation n'est pas de nature à accorder du crédit à cette cérémonie qui devrait se dérouler au sein d'une chefferie comme le voudrait la tradition. Des allégations réfutées par sa majesté René Désiré Effa, président du conseil régional des chefs traditionnels du Sud qui y voit une manière de vouloir ternir l'image de la chefferie et des manœuvres pour déstabiliser la sérénité qui y règne en ce moment.

«Personnellement, je ne veux plus revenir sur quelque chose qui est déjà passé. Surtout quand cela concerne le chef de l'Etat. Nous l'avons intronisé sur un terrain neutre pour éviter la division et les frustrations. Nous nous sommes concertés et le préfet de la Mvila nous a offert un terrain à Bilon. Le travail que nous avons fait est sacré et il n'y a aucun débat à faire là-dessus», a-t-il réagit.

Confirmation de sacrilège :

quelques semaines après la cérémonie, Effa Désiré René tombe gravement malade tandis qu'on note la mort subite des deux chefs traditionnel qui l'ont assisté lors de la cérémonie d'intronisation de Biya Paul. L' « Aba Minkukuma », « cases des chefs » qui a servi de cadre à cette cérémonie tombe en ruine et est abandonnée. Toute chose qui n'empêche pas certaines indiscrétions à affirmer que l' « Aba Minkukuma » était beaucoup plus une histoire d'enveloppe qu'un lieu d'intronisation. D'aucuns en veulent pour preuve, le manque d'objectivité qui a sous-tendu l'organisation des rites. Le chef de Mebaé qui dit avoir été combattu par ses pairs au sujet de son Aba pense, quant à lui, que la solidarité des chefs du Sud reste de façade. Il affirme, en effet, que tout ce qui s'est passé au nom de la chefferie pendant le comice a été piloté par une poignée de chefs zélés par les hautes fonctions qu'ils occupent au sommet de l'Etat :

«Il est inadmissible que les trois chefs des villages qui ont tout donné au comice initient une demande d'audience pour dire merci au chef de l'Etat pour la libération, avant le comice, de sa majesté Joseph Nkotto qui croupissait en prison ; et pour tout ce que le comice a apporté de bien à nos villages. Et que, dans le même temps, des personnes mal intentionnées retirent notre dossier. J'ai même été écarté lors de la visite des étangs par le chef de l'Etat qui, par contre, a été reçu par mon collègue d'Akak Essatolo lors de la visite des parcelles du Minresi. Je voudrais que ceux qui sont à l'origine de ces manœuvres sachent que le chef de l'Etat est notre frère à nous tous. Et qu'à ce titre, nous avons tous le droit de le recevoir quand il se trouve parmi nous», regrette un Sage Fang-béti.


D'autres « élites » de la Région du Sud Cameroun prennent le pouvoir traditionnel en otage

Jacques Fame Ndongo, Martin Belinga Eboutou, Jean Mendoua, Gervais Mendo Zé sont aussi devenus des "dépositaires" de la tradition ancestrale.

 

Lire la suite ici

Des titres qui en disent long sur les particularismes d'une dictature africaine d'inspiration ''traditionnelle'' (Bantu). Rappelons que ces ''élites'' qui prennent en otage le peuple et le pouvoir traditionnel sont également des adeptes fidèles et soumis des ''loges eurocentristes''. Nous assistons-là à la ''tropicalisation'' de la Franc-maçonnerie et autres loges. Il s'agit d'un irrésistible besoin d'escamoter la légitimité populaire par un mélange des ''valeurs républicaines'' et ''traditionnelles'', par le biais d'une usurpation constante de titres et mérites érigée en véritable système de gouvernement.

« En effet, il est suicidaire de continuer à rester indifférents, passif ou muet face aux ravages des loges, sectes, réseaux maffieux et à la pratique de l'homosexualité au Cameroun, un pays qui se porte sportivement, économiquement et politiquement mal en ce moment. Pis, la flamme des loges, sectes et réseaux mafieux tue le mérite et consume toute réussite saine. La prise en otage de notre société par les cénacles cautionne toutes les dérives que nous essayons de combattre aujourd'hui. Le plus dramatique est que très peu de Camerounais appartenant aux cercles fermés assument publiquement leur identité. Le fait que la plupart des succès au Cameroun sont devenus louches, est un indicateur du déclin de notre société au moment où nous attendons l'avènement de la troisième République avec tous les espoirs que cela suscite. Loin de nous d'engager un combat contre l'existence des loges dans leur essence, nous condamnons leur utilisation chez nous au vu des pratiques qui en découlent. » (Charles Ateba Eyene. Le Cameroun sous la dictature des loges, sectes, du magico-anal et des réseaux mafieux. De véritables freins contre l'émergence en 2025 (La logique au cœur de la performance). Édition Saint-Paul Yaoundé, septembre 2012, p.20)

Vie, Santé, Force !

Sous-catégories

Imhotep

imhotep imhotep2 

Pour soutenir nos efforts

Faites un don à l'institut Per aâ n Imhotep pour soutenir nos efforts.

Amount: 

devenir-membre-home