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Casser le nègre comme le cheval

 

Nous publions intégralement ci-dessous un article fort poignant sur le caractère barbare et d'une rare violence des négriers. Au regard de la violence ourdie contre les mélanodermes un peu parttout dans le monde, on a comme l'impression que les procédés décrits ici, sont

d'actualité mais enfouis sous la bannière de la mondialisation-globalisation, des "guerres humanitaires", du concept de "démocratie", de la "bonne gouvernance".

  

  

  

CHER(E)S LECTEURS , À VOUS DE JUGER !

Le 27 avril 1848, la France prend un décret abolissant l’esclavage dans ses colonies. Dans les faits ce sera, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe et le 10 juin et Guyane pour ce qui est de ses colonies d’Amériques. Aujourd’hui, chaque 23 mai, les descendants d’esclaves français rendent hommage aux victimes de l’esclavage colonial. Chaque 10 mai, la république commémore les abolitionnistes et les anciennes terres d’esclavage d’Amérique commémorent leurs héros les 22 mai en Martinique, 27 Mai en Guadeloupe et 10 Juin en Guyane.
Nous sommes donc dans la pleine période des manifestations relatives à l’esclave. Alors, je livre à votre sagacité deux textes vieux de 300 ans :

- Un discours prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d’esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d’esclaves. Le terme « Lynching » (lyncher) est dérivé de son nom.

- « LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas est une étude du procédé prétendument scientifique du « cassage » de l’homme et de la fabrication d’esclave. Cela décrit les résultats des idées anglo-saxonnes et des méthodes pour assurer la relation maître/esclave.


 DISCOURS PRONONCE PAR WILLIE LYNCH DANS LA COLONIE DE VIRGINIE EN 1712 

« Messieurs, je vous salue ici sur la rive du fleuve de James en l’année mille sept cents douze de notre seigneur. D'abord, je vous remercie, messieurs de la colonie de la Virginie, de me faire venir ici. Je suis ici pour vous aider à résoudre certains de vos problèmes avec les esclaves. Votre invitation m'a atteint sur ma modeste plantation des Antilles, où j'ai expérimenté avec quelques-unes des plus récentes et des plus anciennes méthodes pour le contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme est mis en application.

Alors que notre bateau accosta au sud du fleuve James, nommé après notre roi illustre, dont nous chérissons sa version de la bible, j'ai vu assez pour savoir que votre problème n'est pas unique. Tandis que Rome utilisait des cordes de bois comme croix pour tenir les corps humains en grand nombre le long de ses chemins, vous utilisez ici l'arbre et la corde occasionnellement. J’ai aperçu le corps d'un esclave mort pendu a un arbre quelques kilomètres en arrière. Vous ne perdez pas seulement des réserves de valeurs par la pendaison, vous avez des soulèvements, les esclaves s'enfuient, vos collectes ne rapportent pas le bénéfice maximum, vous souffrez d'incendies occasionnels, vos animaux sont tués.

Messieurs, vous savez quels sont vos problèmes; Je n'ai pas besoin de les énumérer, je suis ici pour vous présenter une méthode afin de les résoudre. Dans mon sac ici, J'AI UNE METHODE COMPLETE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS A CHACUN D’ENTRE VOUS QU’ÉTANT INSTAURÉ CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENT ANNÉES.

Ma méthode est simple ; N'importe quel membre de votre famille ou de votre entourage peut l'utiliser. J’ai tracé les grandes lignes d'un certain nombre de différences parmi les esclaves, et je prends ces différences et les rends plus grandes. J'utilise la MÉFIANCE ET L'ENVIE pour la commande. Ces méthodes ont fonctionnées dans ma modeste plantation des Antilles et cela fonctionnera dans tout le sud. Prenez cette simple petite liste de différences, et méditez dessus.

Au top de ma liste il y a L’AGE, mais il est là seulement parce qu'il commence par A. La seconde est COULEUR ou teint, il y a L’INTELLIGENCE, la TAILLE, le SEXE, la TAILLE DES PLANTATIONS, le STATUS dans les plantations, L’ATTITUDE des propriétaires, si les esclaves vivent dans la vallée, sur une colline, à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, ont les cheveux fins, cheveux bruts, ou sont grand ou court.

Maintenant que vous avez une liste de différences, je donnerai un contour d'action, mais avant à celui, je vous assure que LA MEFIANCE EST PLUS FORTE QUE FONT CONFIANCE, ET L'ENVIE EST PLUS FORTE QUE L'ADULATION, LE RESPECT OU L'ADMIRATION.

L'esclave noir, après réception de cet endoctrinement, sera « auto-réapprovisionnant » pour des CENTAINES d'années, peut-être des MILLIERS.

N'oubliez pas que vous devez monter le VIEUX mâle noir contre le JEUNE mâle noir, et le JEUNE mâle noir contre le VIEUX mâle noir.

Vous devez utiliser les esclaves a peau FONCÉ contre les esclaves a peau CLAIRE, et les esclaves a peau CLAIRE contre les esclaves a peau foncé.

Vous devez utiliser la FEMELLE contre le MALE, et le MALE contre la FEMELLE. Il faut également que vos domestiques blancs et les contrôleurs méfient de tous les noirs, mais il est nécessaire que VOS ESCLAVES FASSENT CONFIANCE ET DEPENDENT DE NOUS. ILS DOIVENT NOUS AIMER, NOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU’A NOUS UNIQUEMENT.

Messieurs, ces kits sont vos clés pour la commande. Utilisez-les. Que vos épouses et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion. Utilisez cette méthode de façon intense pendant une année, les esclaves eux-mêmes resteront perpétuellement méfiants. Merci des messieurs, »
Willie Lynch


 FAISONS UN ESCLAVE (« LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas)

C’était dans l’intérêt et l’affaire (le business) des esclavagistes d’étudier la nature humaine, la nature de l’esclave en particulier, en vue de résultats pratiques. Moi même et beaucoup d’entre eux ont atteint d’étonnantes capacités dans cette direction. Ils n’avaient affaire ni à la terre, au bois et à la pierre, mais à des hommes, et pour leur propre sécurité et prospérité, ils avaient besoin de connaître le matériel sur lequel ils allaient travailler.

Conscient de l’injustice et du mal qu’ils perpétraient chaque heure et sachant ce qu’ils feraient eux-mêmes (dans cette situation). Etaient-ils les victimes d’un tel mal ? Ils surveillaient constamment les premiers signes de « craintives récompenses ». Ils observaient donc avec un œil habile, apprirent à lire avec une grande exactitude l’état d’esprit et le cœur de l’esclave, à travers son visage. Une inhabituelle sobriété, des distractions apparentes, maussaderie et indifférence, toutes humeurs hors de l’ordinaire étaient suffisantes pour suspicion et enquêtes.

« LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas est une étude du procédé scientifique du « cassage » de l’homme et de la fabrication d’esclave. Cela décrit les résultats des idées anglo-saxonnes et des méthodes pour assurer la relation maître/esclave.

LET'S MAKE A SLAVE "The Original and Development of a Social Being Called "The Negro”.

 

FAISONS UN ESCLAVE

De quoi avons-nous besoin?

Tout d’abord il nous faut un homme nègre, une femme négresse enceinte et son bébé nègre. Second, nous utiliseront le même principe de base employé pour casser un cheval, combiné avec quelques facteurs plus soutenus. Ce que nous faisons avec les chevaux c’est les casser d’une forme de vie à une autre qui les dépossède de leur état naturel, dans la nature. Tandis que la nature les pourvoit avec les capacités naturelles pour prendre soin de leurs progénitures, nous les cassons de ce cordon (lien) d’indépendance et nous créons donc un état de dépendance, ainsi nous sommes capables d’obtenir d’eux une production utile pour les affaires et le plaisir.

 

PRINCIPES CARDINAUX POUR FAIRE UN NÈGRE

De peur que nos générations futures ne comprennent pas les principes du cassage pour les deux bêtes, le nègre et le cheval. Nous savons que des plannings économiques courts résultent en des périodes économiques chaotiques; donc pour éviter des dommage dans l’économie, nous devons planifier en détails. Le cheval et le nègre sont mauvais pour l’économie dans leur état sauvage. Ils doivent tout deux être cassé et attaché pour une production ordonné.

Pour l’ordre, une attention spéciale et particulière doit être accordé a la FEMELLE et au JEUNE enfant.

Ces derniers doivent être HYBRIDES pour produire une variété et une quantité de travail. Tous deux doivent être enseignés à répondre à un nouveau langage particulier. Des instructions psychologiques et physiques de conditionnement doivent être crée pour eux.

Un animal et un nègre sauvage sont tous deux dangereux même s’ils sont capturés, car ils auront tendance à chercher à retrouver leur liberté, et en faisant cela, ils pourraient vous tuer pendant votre sommeil. Vous ne pouvez pas vous reposer. Ils dorment quand vous êtes éveillé, et sont éveillés lorsque vous dormez. Ils sont DANGEREUX près de la maison familiale et cela demande trop de travail à les surveiller hors de la maison. Par dessus tout, vous ne pouvez pas les faire travailler dans cet état naturel. C’est pourquoi le cheval et le nègre doivent tous deux être cassé; il s’agit de les casser d’une vie mentale à une autre.

 

LAISSEZ LE CORPS, PRENEZ L’AME

En d’autres termes, cassez la volonté de résister. Le procédé du cassage est le même pour le cheval et pour le nègre, il varie seulement et légèrement en degrés. Mais comme nous l’avons dit plus tôt, il y a un art dans le planning économique détaillé. VOUS DEVEZ GARDER VOS YEUX ET VOS PENSÉE SUR LA FEMELLE et sur L’ENFANT du cheval et du nègre. Un bref discours sur le développement de l’enfant va mettre de la lumière sur la clé des principes économiques.

Prêtez peu d’attention sur la génération du cassage original, mais CONCENTREZ VOUS SUR LA GENERATION FUTURE.

Ainsi, si vous cassez la mère, elle va casser l’enfant dans ses premières années de développement et lorsque l’enfant est assez âgé pour travailler, elle va vous le livrer (comme sur un plateau) car ses tendances protectrices auront étés perdues durant le cassage original. Par exemple prenez le cas de deux chevaux sauvages, une jument et un poulain et comparez le procédé du cassage avec deux nègres capturés dans leur état naturel, une négresse enceinte avec son enfant. Prenez le cheval et cassez-le pour un conditionnement limité.

Cassez la femelle complètement jusqu’a ce qu’elles deviennent très docile, jusqu’a ce que vous ou n’importe qui puisse la chevaucher confortablement.

Elevé le cheval jusqu’a ce que vous obteniez la portée désiré. Ensuite vous pouvez libérer, rendez la liberté au cheval jusqu’à ce que vous ayez de nouveau besoin de lui. entraînez la femelle afin qu’elle vous mange dans la main, et elle enseignera son enfant à vous manger dans la main également. Quand au cassage du nègre non civilisé, utilisez le même procédé, mais variez les degrés et augmenter la pression pour créer un retournement d’esprit complet. Prenez le nègre le plus méchant et agité, dénudez-le devant les autres nègres, la femelle et l’enfant, brûlez-le, attachez chacune de ses jambes à un cheval différent faisant face à une direction opposée, faites partir les chevaux pour le “déchirer” devant l’autres nègres.

L’étape suivante consiste à prendre un autre nègre et avec un fouet le battre à mort, devant la femelle et l’enfant. Ne le tuez pas, METTEZ CRAINTE DE DIEU EN LUI afin qu’il soit utile pour les futures reproductions.

 

LE PROCÉDÉ DE CASSAGE DE LA FEMME AFRICAINE

Prenez la femelle et faites une série de test sur elle pour voir si elle se soumettra volontairement à vos désires. Testez-la de toutes les manières, parce qu’elle est le facteur le plus important pour une bonne économie. Si elle montre le moindre signe de résistance à se soumettre complètement à votre volonté, n’hésitez pas à utiliser le fouet sur elle pour extraire la dernière part de sa fierté d’elle. Prenez garde à ne pas la tuer, car dans ce cas vous gaspillerez une bonne économie. En état de soumission complète, elle entraînera son enfant dès son plus jeune âge à travailler quand elle sera en âge de le faire. Comprendre cela est la meilleur des choses.

Nous allons donc aller plus profondément dans ce domaine concernant ce que nous avons produit dans le procédé du cassage de la négresse. Nous avons inverse la relation, dans son état naturel non civilisé elle aurait eu été dépendant du nègre non civilisé, et elle aurait eu une tendance protectrice limité envers son enfant, et elle l’aurait éduqué pour qu’il soit dépendant comme elle. La nature a créé ce type de balance. Nous avons inverse la nature en brûlant et écartelant un nègre non civilisé et en fouettant l’autre à mort, tout cela en sa présence. En étant seule, non protégé, avec l’image du male détruit, la situation l’a causé à quitter son état psychologique d’indépendance à un état d’indépendance glacé (figé). Dans cet état, elle va éduquer son enfant MALE et femelle en rôle inverse.

Par CRAINTE pour la vie des jeune males elle va les entraîner psychologiquement a être MENTALEMENT FAIBLE et DEPENDANT, mais PHYSIQUEMENT FORT. Parce qu’elle est devenu psychologiquement indépendante, elle entraînera ses enfant femelles a être psychologiquement dépendant.


 Qu’avez vous donc?

 

Vous avez la NÉGRESSE A L’AVANT ET LE NÉGRE A L’ARRIERE ET APPEURÉ. C’est une situation parfaite pour l’économie. Avant le procédé de cassage, nous devions être sur nos gardes a tout moment. Désormais nous pouvons dormir tranquille, car à cause d’une grande crainte sa femme se tient en tant que garde pour nous. L’enfant ne peut pas éviter le procédé, il est instrument utile prêt a être attaché au cheval à un tendre âge. Lorsque l’enfant nègre atteint l’âge de 16 ans, il est complètement cassé, prêt pour une longue vie de travail, et à la reproduction d’une forte unité de travail.

Périodiquement, par le cassage du nègre sauvage non-civilisé, en jetant la négresse sauvage dans un état psychologique figé, en tuant l’image protectrice du male, et en créant un esprit de soumission et dépendant du male nègre, nous avons crée un cycle qui tourne sur son propre axe pour toujours, a moins qu’un phénomène ait lieu et rétablisse la position de l’esclave male et femelle. Nous savons de quoi nous parlons par exemple. Prenez les deux unités économiques d’esclaves et examinez-les avec attention.

 

UNITÉ DE MARIAGE DES NÉGRES

 

Nous accouplons deux nègres avec deux négresses. Ensuite nous éloignons les nègres d’elles et nous continuons les faire travailler. Supposons qu’une des femelles enfante une négresse et que l’autre enfante un nègre. Les deux négresses étant sans l’influence de l’image du male nègre, figées avec une psychologie indépendante, vont éduquer leur enfant dans des positions inverses. Celle avec l’enfant femelle lui apprendra a être comme elle, indépendante et négociable (nous négocions avec elle, à travers elle, par elle, nous la négocions à volonté). Celle avec l’enfant nègre étant subconsciemment figée, craint pour sa vie et l’éduque afin qu’il soit mentalement dépendant et faible, mais physiquement fort , en d’autres termes, le corps au-dessus de l’âme. Dans quelques années, lorsque ces deux enfants deviennent fertiles pour une reproduction précoce, nous leur feront perpétrer le cycle. Ceci est un planning long et détaillé.

 

ATTENTION: POSSIBILITÉ D’INTRUSIONS NÉGATIVES

Plus tôt nous avons parlé du bien non économique du cheval et du nègre dans leur état naturel sauvage; nous avons parlé du principe du cassage et de les attacher ensemble pour une production ordonnée. Plus encore, nous avons parlé de prêter une attention particulière a la femelle sauvage et son enfant pour un futur planning ordonnée, puis plus récemment nous avons mentionné qu’en inversant les positions du male et de la femelle sauvage, nous avons crée un cycle qui tourne sur son propre axe pour toujours à moins qu’un phénomène ait lieu et rétablisse les positions des sauvages male et femelle.

Nos experts nous ont avertit à propos des possibilités que ce phénomène se produise, car ils dissent que l’esprit a une forte tendance à se diriger et se corriger sur une période de temps donné si cela touche à certaines bases historiques substantielles, et ils nous ont avertit que le meilleur moyen de gérer ce phénomène est “d’effacer” l’histoire mentale de la brute et de créer un multitude de phénomènes d’illusions, afin que chaque illusion tourne dans son propre orbite, quelque chose similaire a une balle flottant dans un vacuum (aspirateur?).

Cette création de multiples phénomènes d’illusions entre dans les principes de reproduction du nègre et du cheval comme mentionné plus haut, le but est de créer une division diversifié de travail, créant ainsi différents niveaux de travail et différentes valeurs d’illusions à chaque niveau de connexion de travail.

Le résultat est la rupture des points de départs originaux pour chaque sphère d’illusion. Puisque nous avons le sentiment que le sujet ne devrait être plus compliqué alors que nous procédons dans l’explication de notre plan économique concernant le but, la raison et l’effet de la reproduction des chevaux et des nègres, nous allons donner les termes de définition suivants pour les générations futures. Le cycle à orbite signifie quelque chose qui tourne et ayant une tache. L’axe signifie sur quoi ou autour de quoi le corps tourne. Le phénomène signifie quelque chose au-dessus des conceptions ordinaires et inspire crainte et émerveillement.

La multiplicité signifie un grand nombre. Cela veut dire un globe. La reproduction croisée d’un cheval signifie prendre un cheval et le l’accoupler avec un âne, vous obtenez donc une mule qui n’est pas productive. La reproduction croisée des nègres signifie prendre autant de bonnes goûtes de sang blanc et les mettre dans autant de négresses que possible, en variant les doses avec le ton voulu, puis les laisser s’accoupler entre eux jusqu’a ce qu’un autre cycle de couleur apparaisse comme vous le désirez.

Ce que cela veut dire c’est; mettez le nègre et le cheval dans un pot de reproduction, mélanger le avec des asses et du bon sang blanc et qu’est-ce que vous obtenez? Vous avez une multitude de couleurs, des nègres inhabituels (spéciaux) certains auto-productifs, d’autres non (l’un constant [consistant] l’autre mourrant, nous gardons celui qui est consistant car nous pouvons remplacer les mules par d’autres instruments).


 LANGAGE

La reproduction terminée, pour un renforcement de leur point de départ, NOUS DEVONS COMPLETEMENT ANNIHILER LA LANGUE NATIVE du nouveau nègre et de la nouvelle mule et instituer un nouveau langage qui impliquera la nouvelle vie de travail des deux. Vous savez que la langue est une institution particulier. Cela mène jusqu’au Coeur des gens. Plus un individu connaît la langue d’un autre pays, plus il est capable de se déplacer dans tous les niveau de cette société. Donc, si un étranger est un ennemi du pays, au point qu’il maîtrise la langue, a ce point le pays est vulnérable a l’attaque ou l’invasion d’une culture étrangère. Par exemple, si vous prenez un esclave et que vous lui enseignez votre langage, il connaîtra tous vos secrets et il n’est plus un esclave car vous ne pouvez plus le tromper, et ETRE DUPE ET L’UN DES INGRÉDIENT BASIC DE LA MAINTENANCE DU SYSTEM ESCLAVAGISTE.

Par exemple, si vous dites a un esclave qu’il doit récolter “notre champs” et qu’il connaît bien la langue, il saura que “notre champs” ne signifiait pas “notre champs” et le système esclavagiste s’écroulerait, car il relaterai la base de ce que “notre champs” signifiait vraiment. Vous devez donc faire attention en mettant en place le nouveau langage car les esclaves seront bientôt dans votre maison, vous parlant “d’homme a homme” et c’est la mort de notre système économique. De plus, les définitions de mots ou de termes sont une petite partie du procédé.

Les valeurs sont crées et transportées a travers le langage. Une société totale (complète) possède beaucoup de systèmes de valeurs “inter-connectées” (connecté). Toutes les valeurs de la société ont des ponts (relais) de langage pour les connecter afin de fonctionner correctement dans la société. Mais dans ces ponts (relais) de langage, les systèmes de valeurs pourrait profondément être interféré et causer des conflits ou une guerre civile, le degrés de conflit étant déterminé par la magnitude des problèmes ou des forces relatives d’opposition peu importe la forme.

Par exemple, si vous mettez un esclave dans un enclos de cochon, que vous l’entraînez a y vivre et que vous lui incorporez de le considérer comme une situation de vie normal, le plus grand problème qu’il vous causera est qu’il vous ennuiera pour que l’enclos soit propre. Et quelque chose pourrait être incorporé dans son langage au point qu’il valorise une maison plus que son enclos de cochon, vous avez donc un problème. Il sera bientôt dans votre maison. (Note additionnelle: Henry Berry, parlant a la maison des délégué de Virginie en 1832, décrit la situation telle qu’elle existait dans le Sud a cette époque ainsi:

“Nous avons, autant que possible, fermer toutes les avenues par lesquelles la lumière pourrait entrer dans leurs âmes (les esclaves). Si nous pouvions supprimer la capacité a voir la lumière, notre travail serai complet; ils seraient alors au niveau des bêtes de champs et nous serions sauf. Je ne suis pas certains que nous ne pourrions pas le faire, si nous pourrions trouver le procédé, et ceci sur le prétexte de la nécessité”.)

Tiré de “Brown America, The story of a New Race” par Edwin R. Embree. 1931.
Source: The Talking DRAM.

 

NB: Ce texte remonte a près de 3 siècles, comprenez donc la longueur et les tournures particulières de certaines phrases…

  

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Le crime des nations arabo-musulmanes à l’encontre des peuples noirs

Publié dans Histoire Africaine
 

Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terres d'Islam, est comparable à un génocide. Cette déportation ne s'est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi – et dans une large mesure – une véritable entreprise programmée de ce que l'on pourrait qualifier « d'extinction ethnique par castration. »

Sur le sujet, bien des écrits témoignent des traitements abominables que les Arabo-musulmans réservaient aux captifs africains, et aussi de leur solide mépris envers les peuples du bilad as-Sudan (le Pays des Noirs.) Ainsi et à ce propos, l'historien Ibn-Khaldum énonce : « les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal », jugement qui se passe de commentaires.

LES HOMMES ESCLAVES EN TERRE ARABE

Bien des peuples africains s'étaient pourtant converti à l'Islam, notamment depuis l'arrivée des Almoravides. Cette conversion ne les préservait nullement de l'état de « proie », en dépit de leur statut d' « étrangers » et de « récents convertis. » Car si la loi islamique ne revêt aucune forme de discrimination liée à ce qu'il fallait bien nommer « la race » à l'époque, les Arabes prendront leurs aises avec l'esprit du texte. C'est ainsi que le marocain Ahmed al-Wancharisi décrétait que « seul un incroyant peut être réduit en esclavage... Mais s'il y a un doute sur la date à laquelle un homme est devenu esclave et s'est converti à l'Islam, on ne peut remettre en question sa vente ou sa possession. » Il ajoute que « la conversion à l'Islam, ne conduit pas forcément à la libération, car l'esclavage est une humiliation due à l'incroyance présente ou passée. » Argument que reprendront à leur compte les « soldats du Christ » dans le nouveau Monde à propos des peuples à peau brûlée qui sans doute étaient « trop cuits dans la matrice » (Ibn al Faqi.)


L'interprétation des textes sacrés laissait libre cours à ceux qui en avaient jugé de décider du sort des musulmans africains. Mais pourquoi cet impérieux besoin d'esclaves dans le monde arabe ? Et pour quel usage ? Nombreux furent les esclaves affectés à la surveillance des harems. Ceux-là, comme bien d'autres parmi les plus jeunes, subissaient au préalable le supplice de la castration pour des raisons aisément imaginables.

La plupart cependant étaient affectée aux tâches domestiques ou bien incorporés dans de véritables corps d'armée. Les adultes mâles « entiers » étaient employés aux travaux domestiques et guerriers, dans les mines de sel et d'or, voire dans les propriétés agricoles. Quant aux « femelles », les harems en étaient remplis, tout au moins pour les plus belles ! Celles dépourvues de charmes rejoignaient le troupeau des gardiennes de troupeaux et de « bonnes à tout faire » et cela, quelle que fût leur origine ethnique, il faut le préciser.

LES FEMMES ESCLAVES EN TERRE ARABE

Avant la traite des Noirs Il y eut d'abord les jeunes «slaves» (Européens) emmenés de force en Espagne pour y subir l'amputation les privant de leur virilité. La loi coranique interdisant aux vrais Croyants de pratiquer en personne l'opération, celle-ci était l'apanage d'un «peuple cousin» c'est-à-dire les Juifs. Ensuite, ce fut au tour des garçons du Continent noir de subir la même atteinte. Leurs chances de survie étaient minimes, la mort emportant de 70 à 80 % des « patients. »

Pour le reste, s'il existe bien des descendants de Noirs en terres arabes, ceux-la sont une exception. Ils doivent leur existence au désir des anciens maîtres, d'augmenter leur « cheptel » à bon compte et dans des buts essentiellement pratiques. Dès les débuts de la traite orientale, les Arabes avaient décidé de castrer les Noirs, pour empêcher qu'ils ne fassent souche. Ces malheureux étaient soumis à de terribles contraintes, pour éviter qu'ils ne s'intègrent en implantant une descendance en terre arabe.

LES FEMMES SLAVES

Sur le sujet, les commentaires d'une rare brutalité des Mille et une Nuits témoignent des traitements abominables que les Arabes réservaient aux captifs africains, dans leurs sociétés esclavagistes, cruelles et particulièrement méprisantes pour les Noirs. Sur l'exploitation sans vergogne des peuples africains dès le XVIIème siècle – exploitation motivée par des raisons essentiellement économiques et de « salubrité » -, les Européens, bien après Venise et Byzance, Portugais et Anglais en tête suivis de près par les Français et les Espagnols, ont allégrement remplacé les prédateurs arabo-musulmans en fait de chasse aux esclaves et de commerce ad hoc : c'est la Traite atlantique, de sinistre mémoire.


Toutefois, comme l'a souligné Fernand Braudel, la traite négrière n'a pas été une invention diabolique de l'Europe. C'est bien les Arabo-musulmans qui en sont à l'origine et l'ont pratiqué en grand. Si la Traite atlantique a duré de 1660 à 1790 environ, les Arabo-musulmans ont razzié les peuples noirs du VIIème au XXème siècle. Pendant près de mille ans, ils ont été les seuls à pratiquer la traite négrière.Aussi, la stagnation démographique, les misères, la pauvreté et les retards de développement actuels du continent noir, ne sont pas le seul fait du commerce triangulaire, comme bien des personnes se l'imaginent, loin de là. De même que si des guerres tribales et de sanglantes représailles eurent lieu tout au long des siècles, entre tribus voire entre ethnies africaines, tout cela restait modeste à bien des égards, jusqu'à l'arrivée des « visiteurs » arabo-musulmans.

AFRICAINS CAPTIFS DEVENUS ESCLAVES

Les historiens, dans leur grande majorité, sont formels : bien avant l'Islam, la traite orientale, qui s'est d'abord exercée à l'encontre des « slaves » (Européens : on parle de huit à dix millions de victimes ) a fini par tabler sur la facilité, en se reportant sur les peuples du Continent noir. Peuples que les Arabo-musulmans considéraient comme étant naïfs et dépourvus de moyens de défense efficaces.

Et s'il y eut de grands mouvements abolitionnistes en occident lors de la traite atlantique, on ne trouve nulles traces d'initiatives équivalentes dans le monde Arabo-musulman. Quant aux chiffres de cette traite orientale que nous verrons plus loin – du moins ceux parvenus jusqu'à nous, car ses acteurs ne tenaient pas de relations écrites au contraire des atlantistes -, sont effarants. L'historien anglais Reginald Coupland avance que le « total des Africains importés au cours des siècles doit être prodigieux », ce que soutiennent bien des auteurs qui ne peuvent être suspectés de parti pris.

Le Jihad (la guerre sainte contre les Incroyants) aidant, Arabes, Turcs, Persans et négriers du Maghreb ont saigné « à blanc » le continent noir, et ce pendant plus de treize siècles. L'expansion arabe était comparée par Ibn Khaldoum : « à des sentinelles n'épargnant même pas les forêts. » Ce savant arabe assurait que ses compatriotes, tels des Attila, semaient la ruine et la désolation partout où ils passaient, depuis la terre des Noirs jusqu'aux bords de la Méditerranée. Avec l'arrivée des Arabes les techniques des « collectes guerrières » en Afrique furent progressivement très étudiées et bien huilées. Ce commerce de chair entre certains monarques et les chasseurs d'hommes deviendra florissant.

L'OFFENSIVE DES ARABO-MUSULMANS

L'une de ces « techniques de guerre » consistait à ceci :

Après avoir encerclé un village en pleine nuit, les guetteurs éliminés, un meneur poussait un cri afin que ses complices allument leurs torches. Les villageois surpris dans leur sommeil étaient mis hors d'état de se défendre, les hommes et les femmes âgées massacrées ; le reste était garrotté en vue du futur et long trajet. Ceux qui avaient réussi à s'enfuir étaient pourchassés par les molosses dressés à la chasse à l'homme. Il arrivait que des fugitifs se réfugient dans la savane, à laquelle les trafiquants mettaient le feu pour les débusquer. Ensuite pour les rescapés commençait la longue marche vers la côte ou l'Afrique du Nord, à travers le désert impitoyable.


Les pertes estimées à environ 20 % du « cheptel », étaient inévitables. La progression des caravanes de captifs à travers cet océan de sable durait parfois des mois. Imaginons leurs conditions de survie, les adultes mâles « accouplés » à l'aide d'une fourche de bois et retenus par un collier de fer (qui à la longue creusait les chairs) au cours de leur interminable et dur trajet. Le froid des nuits, la chaleur des jours, la faim, les injures et le fouet, les maladies... Le souvenir de la patrie disparue en chemin, la crainte d'un futur inconnu, le voyage interminable sous les coups, la faim, la soif et l'épuisement mortel, ont paralysé leurs dernières facultés de résistance.

LA RÉVOLUTION DES ESCLAVES NOIRS

Arrivés en terres arabo-musulmanes, les captifs africains allaient se révolter. En Mésopotamie, furent déportés une masse considérable de captifs noirs. Ces hommes appelés Zendjs étaient originaires pour la plupart d'Afrique orientale. Ils étaient affectés à la construction de villes comme Bagdad et Basra. Ceci dans le vaste cadre d'un trafic qui allait prospérer pendant plus d'un millénaire, du VIIème au XXème siècle.

Les Zendjs considérés comme des sous-hommes par les Arabes, avaient la réputation, une fois réduits en esclavage, de se satisfaire assez rapidement de leur sort, donc particulièrement destinés au servage. Ainsi, l'essor de la traite transsaharienne et orientale fut aussi inséparable de celui du racisme. Depuis la nuit des temps, c'est un moyen simple et bassement efficace pour nier la dignité humaine de ceux que l'on voudrait asservir. Les Arabes employaient le mot Zendj dans une nuance péjorative et méprisante :

« Affamé, disaient-ils, le Zendj vole ; rassasié, le Zendj viole. » Dans ce pays les Noirs étaient affectés aux tâches les plus rebutantes. Parqués sur leur lieu de travail dans des conditions misérables, ils percevaient pour toute nourriture quelques poignées de semoule et des dattes. Les Africains laisseront éclater leur haine avec l'objectif de détruire Bagdad, la cité symbole de tous les vices. Armés de simples gourdins ou de houes et formés en petites bandes, ils se soulevèrent dès l'an 689.

Cette première insurrection se produisit au cours du gouvernement de Khâlid ibn 'Abdallah, successeur de Mus'ab ibn al-Zubayr. Les révoltés qui s'étaient organisés avaient réussi par la suite, à se procurer des armes. Ils se fortifièrent dans des camps installés à des endroits inaccessibles. Et à partir de ces différents points, ils lançaient des raids. Un grand nombre d'embuscades et de batailles tourneront à leur avantage. Ils réussirent par la suite à s'emparer de principales villes du bas Irak et du Khûzistân comme al-Ubulla, Abbâdân, Basra, Wâsit, Djubba, Ahwâz etc. Les troupes abbassides allaient toutefois réussir à réoccuper sans mal, toutes ces villes que les Zendjs avaient prises, pillées puis abandonnées.

Les Zendjs seront finalement vaincus, les prisonniers remis en esclavage ou décapités et leurs cadavres pendus au gibet. Ceci ne les dissuadera pas de fomenter une seconde révolte mieux organisée. Cette insurrection eut lieu cinq ans plus tard, en 694. Elle semble avoir été plus importante que la première, et surtout mieux préparée. Cette fois, les Zendjs furent rejoints par d'autres Noirs déserteurs des armées du calife, des esclaves gardiens de troupeaux venus du Sind en Inde et aussi d'autres originaires de l'intérieur du continent africain.

Les insurgés infligèrent dans un premier temps, une lourde défaite à l'armée du calife venue de Bagdad, avant d'être battus. Les armées arabes furent néanmoins obligées de s'y prendre à deux fois pour les écraser. Quant à la troisième révolte des Zendjs, elle est la plus connue et la plus importante. Elle secoua très fortement le bas Irak et le Khûzistân, causant des dégâts matériels énormes et des centaines de milliers de morts voire plus de deux millions selon certaines sources. C'est le 7 septembre 869, que sous les ordres d'un chef charismatique, Ali Ben Mohammed surnommé « Sâhib al-Zandj » qui veut dire le « Maître des Zendjs» que les Africains se soulevèrent. L'homme était d'origines assez obscures ¬ mais avait visiblement pu approcher les classes dirigeantes de son époque.


Il était également un poète talentueux, instruit, versé dans les sciences occultes et socialement engagé dans des actions d'aide auprès des enfants. Il leur apprenait à lire et à se familiariser avec des matières comme la grammaire et l'astronomie. Ali Ben Mohammed avait déjà fomenté plusieurs soulèvements dans d'autres régions du pays, avant de réussir, à la tête des Zendjs, la plus grande insurrection d'esclaves de l'histoire du monde musulman.

Cette révolte avait fini par être populaire. Les Zendjs réussirent à gagner la sympathie de nombreux paysans libres et même de pèlerins de passage. Après s'être affranchis, ils organisèrent un embryon d'État avec une administration et des tribunaux. Dans cette nouvelle entité autonome, ils appliquaient la loi du talion aux Arabes vaincus et aux soldats turcs, qui étaient réduits en esclavage et objet de trafic. Les Zendjs attaqueront par surprise et feront tomber Basra, sur trois fronts, le vendredi 7 septembre 871 à l'heure de la prière. Ils fixèrent ensuite leur capitale dans la ville proche de Al-Muhtara, siège de leur commandement militaire et administratif.

Solidement installés, ils frappèrent leur propre monnaie, organisaient leur État tout en essayant, de nouer des relations diplomatiques avec d'autres mouvements contemporains comme ceux des Karmates de Hamdân Karmat, et des Saffârides de Ya'kûb ibn al-Layth. Les Zendjs tiendront pendant près de 14 ans, avant d'être écrasés en 883, par une coalition de troupes envoyées par les califes locaux. Pour ce qui est de cette traite en direction des pays arabo-musulmans, elle fut la plus longue de l'histoire car faut-il le rappeler, l'Arabie Saoudite et la Mauritanie n'ont « officiellement » aboli l'esclavage qu'en 1962 pour le premier pays, et en 1980 pour le second — longtemps après la Tunisie et l'Algérie (1846) et les pays d'Europe.

On peut soutenir que le commerce négrier et les expéditions guerrières des Arabo-musulmans, furent pour l'Afrique noire et tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite atlantique. Dans la traite transsaharienne et orientale, les Arabes destinaient la plupart des femmes noires aux harems et castraient les hommes comme nous l'avons vu, par des procédés très rudimentaires qui causaient une mortalité considérable. Les descendants d'esclaves africains ont presque tous disparu sans laisser de traces. Ils sont aujourd'hui presque inexistants en Orient. Il est certain que cette pratique généralisée de la castration, en est l'un des principaux facteurs. Leurs possibilités de se reproduire étaient ainsi annihilées.

Quant aux conditions de vie de la majorité des survivants, un voyageur anglais rapporte qu'ils « étaient tellement éprouvantés, que cinq à six ans suffisaient pour supprimer une génération entière d'esclaves. Il fallait à nouveau refaire le plein. » Un tel holocauste, chose curieuse, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient le voir recouvert à jamais du voile de l'oubli, souvent au nom d'une certaine solidarité religieuse voire politique. En fait la plupart des historiens africains ou autres, ont restreint le champ de leurs recherches sur les traites négrières à celle pratiquée par les nations occidentales.

Notre propos n'a rien de moralisateur, car comment comparer ce qui fut, compte tenu des mentalités et des sensibilités de l'époque, avec notre présent. Le souhait est que les générations futures soient informées de l'antériorité et de la dimension de la traite transsaharienne et orientale. Et que les nations arabo-musulmanes se penchent enfin sur cette sinistre page de leur histoire, assument leur responsabilité pleine, entière et prononcent un jour leur aggiornamento comme les autres et c'est cela aussi, l'Histoire !

Source : « Le Génocide Voilé » de N'Diaye Tidiane

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Les grassfields, les grands oublies des razzias négrières

Les compagnies Européennes de négrier : Bimbia plaque tournante des Négriers (Cameroun)

 

Déjà 166 navires négriers identifiés d'après leur provenance en zone côtière baptisée Rio Dos Camaroes par des esclavagistes portugais, région qui, à la conférence de Berlin (1884-1885), est rebaptisée Kamerun... Plus d'une centaine d'autres équipages en identification.

La découverte est inédite.

Les grassfields et autres régions de l'hinterland furent les principales régions visées par le pillage esclavagiste, mais ça, personne n'en parle ! L'étude est réalisée entre septembre 2010 et juillet 2014 par une équipe de chercheurs américains conduite par Lisa-Marie Aubrey, du département d'Etudes africaines et africaines-américaines de l'Université d'État de l'Arizona. Il en ressort que, entre les années 1600 et 1800, la région du golfe de Guinée a été le théâtre de razzias de grande ampleur, bien au-delà de la proportion alléguée jusque-là.

L'attention des universitaires américains fût en effet attirée par le nombre croissant d'africains-américains qui, au test ADN de l'organisme African Ancestry qui a regroupé plus de 30 000 lignages dans sa banque de données de Washington D.C., révélèrent une ascendance ethnique dans les grassfields. (Parmi les plus célèbres à ce jour connus, on a Spike Lee, Quincy Jones, Erika Badu, Eddie Murphy). Les archives des esclavagistes ont fait le reste. Les trouvailles sont cruciales.

Les trois points d'embarquement furent: Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Le cheptel humain destiné au « Nouveau Monde » provenait donc pour l'essentiel des Grassfields, constituées de la région Bamiléké actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar...Des navires répertoriés, 9 ont quitté le territoire en 1600; 98 en 1700, et 59 en 1800.

15 négriers sont partis de Bimbia; 9 du Rio Del Rey et 32 à partir du fleuve Wouri. Les chercheurs n'ont pas encore déterminé d'où sont partis plus de 110 autres navires. Au nombre des bâtiments en attente d'identification (qui pourraient bien avoir amarré sur la même côte), Lisa Aubrey cite un certain «Bimbia» en 1802. Ledit négrier battant pavillon danois embarqua pas moins de 158 captifs. Le pourcentage de survie au «voyage du non-retour» fut d'à peu près 50%.


 Principales destinations des «camerounais»

La Grenade île caribéenne de 100 000 habitants à plus de 82% d'origine africaine, avec 26 navires en directe provenance du Cameroun ; la Républicaine Dominicaine, l' «île de Beauté» de 73 000 habitants avec 18 bateaux; Saint-Vincent, dont les us insulaires ressemblent à s'y méprendre aux traditions camerounaises : 4 navires... Autres destinations répertoriées: la Jamaïque, la Martinique, le Brésil, Cuba, la Barbade, l'Argentine, la Sierra-Leone, Panama, l'Espagne, la Guyane, Sainte-Lucie, Bahamas, Sierra-Leone...

La liste de débarquements devrait s'allonger au fur et à mesure avec : Trinidad et Tobago, Saint-Thomas, les Etats-Unis d'Amérique, Saint-Kitts, Antigu, Tortola, le Surinam, la Guadeloupe...Les nationalités des négriers quant à elles coulent de source: la Grande-Bretagne, le Portugal (parfois sous la couverture du Brésil), la France, l'Espagne (parfois sous pavillon uruguayen), la Hollande...Au total, 2000 noms d'esclaves «camerounais» disponibles d'après Lisa Aubrey.

La phonétique de leurs patronymes renverra à leur ethnicité d'origine selon les chercheurs. C'est que, de cette épopée, les esclavagistes, futurs colonisateurs et «civilisateurs» privèrent soigneusement les peuples victimes d'archives. La France a presque officiellement bloqué l'accès à sa mine d'informations nantaise sur la traite sous divers prétextes. Les esclaves contraints à l'assimilation doivent se contenter de la très officielle culpabilisation des «méchants africains qui ont vendu leurs frères aux blancs».

Le défunt intellectuel jésuite Engelbert Mveng évoquait pourtant déjà la résistance féroce des africains. Les «camerounaises» en particulier, semble-t-il, préféraient parfois se suicider plutôt que d'être réduites à la servitude. Les chercheurs confirment : «(...) les esclavagistes européens craignaient en particulier les femmes africaines», écrit Lisa Aubrey. Des capitaines et leur équipage rapportent le fait «de femmes africaines bagarreuses, usant de tous moyens et méthodes pour résister, notamment à l'aide de cailloux, de poisson, de sable ou tout autre objet à la portée.Hommes et femmes attaquaient physiquement les esclavagistes européens».

Dans certains cas, les africains «se saisirent du navire», mettant en échec sa mission...Mais l'enjeu d'un tel passé apocalyptique dépasse l'anecdotique. La cosmogonie des peuples est sans appel : autant d'âmes en peine au firmament des siècles, autant de morts, tant de douleur, de pleurs et de chagrin, tant de maillons manquant au fil des généalogies, etc., laissent une postérité écartelée et damnée malgré elle.

Donc vouée à être dominée. Pour se «laver», les peuples avisés y consacrent : rites funéraires, sacrifices expiatoires, célébrations commémoratives, voire monuments et journées du souvenir. D'autant que le Cameroun (Rio Dos Camaroes) charrie encore aujourd'hui, avec son nom de baptême esclavagiste, tout le symbolisme et les séquelles de ce violent passé. Férue de traditions, la politologue Lisa Aubrey est la première convaincue de l'indispensable rite funéraire national pour ces collatéraux dont le destin a sans doute maudit la terre des ancêtres :

« je crois que le Cameroun, à ce stade de l'histoire, détient entre ses mains la clé qui permettra de déverrouiller et de restaurer de l'histoire de toute l'Afrique - continentale et outre-mer, confie la politologue. Les ancêtres nous en ont confié la responsabilité».

Une sortie qui passe presqu'inaperçue de l'opinion publique à l'attention détournée par les affres du combat quotidien pour une vie pourtant maudite par les cris, les larmes, le sang de leurs frères qui réclament la paix!


 Traite négrière : Déjà 166 négriers en provenance du Cameroun identifiés par des chercheurs

 

Dr. Lisa Aubrey, "Breaking the Silence: Cameroon and the Transatlantic Slave Trade":


 

Déjà 166 navires négriers identifiés d'après leur provenance en zone côtière baptisée Rio Dos Camaroes par des esclavagistes portugais – région qui, à la conférence de Berlin (1884-1885), est rebaptisée Kamerun... Plus d'une centaine d'autres équipages en identification. La découverte est inédite. L'étude est réalisée entre septembre 2010 et juillet 2014 par une équipe de chercheurs américains conduite par la politologue Lisa-Marie Aubrey, du département des études africaines et africaines-américaines de l'Université d'État de l'Arizona.

Entre les années 1600 et 1800, la région du golfe de Guinée a, ainsi, été le théâtre d'une activité intense dans le commerce triangulaire, bien au-delà de la proportion alléguée jusque-là. L'attention des universitaires américains fut, en effet, attirée par le nombre croissant d'Africains-Américains qui, au test ADN de l'organisme African Ancestry – qui a regroupé plus de 30 000 lignages à sa banque de données de Washington D.C. – révélèrent une ascendance ethnique dans le Cameroun moderne.

Les archives des esclavagistes ont fait le reste. Les trouvailles sont cruciales.

Les trois points d'embarquement furent: Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Le cheptel humain destiné au Nouveau Monde provenait pour l'essentiel des Grassfieldsconstituées de la région Bamileke actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar... Plusieurs autres ethnies de l'hinterland entrent dans le compte.


 Ces pays occidentaux qui ont bâti leur richesse sur l'esclavage des noirs:

 

Y compris les Hausa...Des navires répertoriés, 9 ont quitté le territoire en 1600; 98 en 1700, et 59 en 1800. 15 négriers sont partis de Bimbia; 9 du Rio Del Rey et 32 à partir du fleuve Wouri. Les chercheurs n'ont pas encore déterminé d'où sont partis plus de 110 autres navires. Au nombre des bâtiments en attente d'identification - qui pourraient bien avoir amarré sur la même côte -, Lisa Aubrey cite un certain «Bimbia» en 1802.

Ledit négrier battant pavillon danois embarqua pas moins de 158 captifs. Seuls 143 arrivèrent à destination à... Sainte-Croix. Le taux de survie fut au «voyage du non-retour» fut d'à peu près 50%. Principales destinations des «Camerounais»? La Grenade, île caribéenne de 100 000 habitants à plus de 82% d'origine africaine, avec 26 navires en directe provenance du Cameroun ; la Républicaine Dominicaine, «île de beauté» de 73 000 habitants avec 18 bateaux; Saint-Vincent, dont les us insulaires ressemblent à s'y méprendre aux traditions camerounaises : 4 navires...

Autres destinations répertoriées: la Jamaïque; la Martinique; le Brésil; Cuba; la Barbade; l'Argentine; la Sierra-Leone; Panama; l'Espagne; la Guyane; Sainte-Lucie; Bahamas; Sierra-Leone...La liste de débarquements devrait s'allonger au fur et à mesure avec : Trinidad et Tobago; Saint-Thomas; les États-unis d'Amérique; Saint-Kitts; Antigua; Tortola; le Surinam; la Guadeloupe...Les nationalités des négriers coulent de source: la Grande-Bretagne, le Portugal – parfois sous la couverture du Brésil; la France; l'Espagne – parfois sous pavillon uruguayen –, la Hollande...Au total, 2000 noms d'esclaves «camerounais» disponibles d'après Lisa Aubrey. La phonétique de leurs patronymes renverra à leur ethnicité d'origine selon les chercheurs.

«Civilisateurs».

C'est que, de cette épopée, les esclavagistes, futurs colonisateurs et «civilisateurs» privèrent soigneusement les peuples victimes d'archives. La France a presque officiellement bloqué l'accès à sa mine d'informations nantaise sur la traite sous divers prétextes. Les esclaves contraints à l'assimilation doivent se contenter de la très officielle culpabilisation des «méchants Africains qui ont vendu leurs frères aux Blancs».

Le défunt intellectuel jésuite Engelbert Mveng évoquait pourtant déjà la résistance féroce des Africains. Les «Camerounaises» en particulier, semble-t-il, préféraient parfois se suicider plutôt que d'être réduites à la servitude. Les chercheurs confirment : «(...) les esclavagistes européens craignaient en particulier les femmes Africaines», écrit Lisa Aubrey. Des capitaines et leur équipage rapportent le fait «de femmes africaines bagarreuses, usant de tous moyens et méthodes pour résister, notamment à l'aide de cailloux, de poisson, de sable ou tout autre objet à la portée. Hommes et femmes attaquaient physiquement les esclavagistes européens». Dans certains cas, les Africains «se saisirent du navire», mettant en échec sa mission...


 Afrique- la résistance des Noirs au temps de l'esclavage- Neg'Marron

 

Mais l'enjeu d'un tel passé apocalyptique dépasse l'anecdotique. La cosmogonie des peuples est sans appel: autant d'âmes en peine au firmament des siècles, autant de morts, tant de douleur, de pleurs et de chagrin, tant de maillons manquant au fil des généalogies, etc., laissent une postérité écartelée et damnée malgré elle. Donc vouée à être dominée. Pour se «laver», les peuples avisés y consacrent : rites funéraires, sacrifices expiatoires, célébrations commémoratives, voire monuments et journées du souvenir.

Rio Dos Camaroes

D'autant que le Cameroun (Rio Dos Camaroes) charrie encore aujourd'hui, avec son nom de baptême esclavagiste, tout le symbolisme et les sequelles de ce violent passé. Férue de traditions, la politologue Lisa Aubrey est la première convaincue de l'indispensable rite funéraire national pour ces collatéraux dont le destin a sans doute maudit la terre des ancêtres. « Je crois que le Cameroun, à ce stade de l'histoire, détient entre ses mains la clé qui permettra de déverrouiller et de restaurer de l'histoire de toute l'Afrique - continentale et outre-mer, confie la politologue. Les ancêtres nous en ont confié la responsabilité».

Soboth Jean-Marc

Les origines eurasiatiques de l'excision

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Maman d’Afrique et d’ailleurs,

On a prétendu apporter la « civilisation », en élisant domicile sur ton point culminant. Tu as été mutilée depuis que les Arabo-musulmans ont foulé les pieds sur tes terres, en 652 de notre ère, à partir du Soudan. Tu continues de transmettre cette pratique barbare, par aliénation culturelle.

Je pose comme équation que: islam arabo-musulman = excision des femmes.

C’est le lieu ici, de faire une mise au point capitale : aucun papyrus égyptien ne met en évidence la pratique de l’excision à Ta Méri (« Pays Bien-aimé » = Égypte), aucun document ne met évidence la pratique de l’excision en nubien et nulle part ailleurs en Afrique.

Écoute la voix de ton autre fils, Amouna Ngouonimba :

 

"1) Les origines Arabes de l’excision

Le recueil de hadiths d’Abu1   Dawud mentionne très clairement et précisément l’existence de la pratique de l’excision en Arabie avant même la
  naissance de l’islam. Un hadith ’’désigne les traditions rapportant les   actes et paroles du Prophète, considérés comme des exemples à suivre. C’est   une ‘’loi orale’’ qui constitue le second fondement du droit après le Coran2’’

 

Dans Kitâb as-Sunnan (Sunan   Abu-Dawud), au livre 41 (Kitab Al-Adab) paragraphe 5251, nous lisons :   ‘’Umm Atiyyah al-Ansariyya rapporte: Une femme avait l'habitude de pratiquer l'excision à Médine. Le prophète (paix soit sur lui) lui dit: Ne coupe pas trop sévèrement, car cela est meilleur pour une femme et plus agréable pour un mari". p.15

 

1. Abu      Damwud (Sulaymân Ibn Al-As`ath Ibn Ishâq       As-Sejestâni): (817 `889): traditionniste de grand renom; auteur du      fameux « kitab al-sunan » (le livre des traditions) qui      est considéré par les spécialistes comme le meilleur ouvrage des      traditions après les deux « sahihs ». »

 

2. Tidiane      N’Diaye, Le génocide voilé, enquête historique, p. 240. Édition Gallimard,      2008

 

 

 


 

Le reportage ci-dessous apporte des éléments de preuve irréfutable sur la pratique de l’excision dans les pays Arabes ou sous influence arabo-musulmane.

 


 

« 2) Les origines juives de l’excision

 

Strabon dit qu’``on trouve ensuite le port d’Antiphile ; dans l’intérieur habitent les Créophages : ils se retranchent le prépuce, et pratiquent, à la manière des Juifs, l’excision des femmes3.

 

‘’Pratiquer l’excision ‘’à la manière des Juifs’’, c’est pratiquer la circoncision féminine, tout simplement4.» p.21-22

 

Strabon, dans l’ouvrage cité ci-dessus affirme : « Puis vient le port d’Antiphile, qui se trouve être adossé en quelque sorte au territoire des Créophages. Chez ce peuple, tous les hommes ont le gland déformé et comme mutilé, et toutes les femmes, conformément à la coutume rigoureuse des Juifs, subissent l’excision des petites lèvres5. »

 

« (...) Sir Richard Burton écrit:

 

La circoncision féminine est la règle parmi certaines tributs juives isolées. ce rite est le complément de la circoncision masculine. En nivelant la sensibilité des organes sexuels, la circoncision, je crois, malgré les savants historiens, qu'elle est pratiquée par certains juifs orientaux.»p.23

 

3. Strabon, Géographie, Page 272 (p.771), XVI.

 

4. Strabon, XVI, 4-L’Arabie.

 

5.Strabon, Géographie, Page 272 (p.771), XVI.

 

6. Sami Awad aldeeb Abu-Sahlieh, Circoncision: le complot du silence. Page 46 à 47. Éditions L'Harmattan, 2003.

 


 

Conclusion

 

Pour un débat utile, j'invite le public à se procurer l’excellent ouvrage du frère Amouna Ngouonimba. Nous ne devons plus laisser la place à des supputations sans fondement historique solide, sur les prétendues barbaries des Africains. Nous sommes en « guerre culturelle et idéologique». La Nouvelle Génération Consciente et Patriote (N.G.C.P), doit se former sans relâche. Aucune paresse ne doit justifier la quête du savoir.

 

La Connaissance (Seba), l’Amour-Lumière (Merout-Setout) et le Pouvoir (Oudjat), sont les manifestations d’Amon.

 

L’heure de la récréation est terminée !

 

 

 

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Eric Foner : « Il faut parler de l'héritage que l'esclavage a laissé dans notre société»

Par Nicolas RAULINE, Elsa CONESA Publié le 08/09/17 à 01h01

 Abolir l'esclavage ne suffit pas pour effacer le socle idéologique qui le sous-tend. L'exaltation de la Confédération est vue comme un symbole de la véritable Amérique. Spécialiste de la guerre de Sécession et de la période de reconstruction qui s'est ensuivie, Eric Foner a reçu le prix Pulitzer d'Histoire en 2011 et a présidé l'association des historiens américains. Il jette un regard critique sur l'Amérique de Trump, résultat des divisions qui traversent le pays depuis plus de cent cinquante ans.

Le point de départ des événements de Charlottesville fut le retrait des statues de généraux confédérés. Quelle est votre position sur le sujet en tant qu'historien ?

Les événements de Charlottesville n'ont pas démarré à cause des statues du général confédéré Lee, mais à cause de mouvements d'extrême droite venus célébrer ces monuments que les pouvoirs publics voulaient retirer. Ces suprémacistes revendiquent ces statues pour eux-mêmes, ce qui donne une indication de ce qu'elles symbolisent à leurs yeux. Mais le plus choquant fut sans doute la réaction du président, incapable de dénoncer clairement ces mouvements. Ces extrémistes, qui forment une partie infime de la population américaine, sont surreprésentés chez les supporters de Trump, et celui-ci ne veut pas se les mettre à dos. Cet épisode a forcé la société américaine à se pencher sur un phénomène qu'elle ne voulait pas voir, parce qu'il contredit l'image qu'elle a d'elle-même comme un pays progressiste, où règnent les idéaux démocratiques d'égalité et de tolérance. Ces mouvements disent l'inverse, et ont dorénavant trouvé un dirigeant qui leur manifeste une certaine sympathie.

Mais pensez-vous qu'il faille effacer les symboles des confédérés ?

La question des statues est complexe, et la réponse est différente pour chacune d'elles selon l'endroit où vous vous trouvez dans le pays. Dans le Tennessee, on trouve encore des statues du général confédéré Nathan B. Forrest, un fou sanguinaire et un marchand d'esclaves qui a massacré des soldats noirs qui s'étaient rendus, puis qui fut l'un des fondateurs du Ku Klux Klan. Je ne vois pas pourquoi ces statues sont encore debout, c'est comme si vous aviez une statue de Göring en Europe.

Trump a justifié le maintien des statues de Lee par le fait que Jefferson ou Washington avaient des esclaves, alors que ce sont des héros de la Révolution, un argument qui permet de justifier le statu quo. En réalité, ce qu'on reproche à Lee n'est pas d'avoir eu des esclaves - il en avait peu -, mais d'avoir conduit une armée de rebelles contre le gouvernement américain pour assurer la perpétuation de l'institution qu'était l'esclavage. Le fait de placer ces monuments dans l'espace public leur donne une dimension particulière. Je ne pense pas qu'il faille forcément les détruire, mais leur place est dans un musée.

La Guerre civile fait-elle toujours l'objet d'un débat historique ?

Beaucoup de gens dans l'opinion publique continuent de croire que la rébellion des confédérés n'était pas liée à la question de l'esclavage. C'est une contre-vérité monumentale. Le général Lee se battait pour défendre un gouvernement fondé sur l'esclavage. Ce n'était pas un secret, c'était explicite dans la Constitution des confédérés, dans les discours des dirigeants. Ils sentaient que l'esclavage était en danger. Mais cela prend du temps de diffuser cette vérité, en particulier dans une culture populaire façonnée par des films comme « Autant en emporte le vent », qui présente une vision romantique de l'histoire, selon laquelle l'esclavage n'était pas si terrible.

Comment lutter contre ces croyances ?

A mon sens, le problème aujourd'hui n'est plus vraiment le général Lee mais l'absence de monuments en hommage aux leaders noirs dans le Sud. Cela donne une vision de l'histoire totalement unilatérale. A Richmond, en Virginie, une statue du joueur de tennis noir Arthur Ashe a été installée au milieu d'autres statues de confédérés. Cela ne suffit pas à rétablir l'équilibre ! Il y a eu seize noirs élus au Congrès après la guerre, mais un seul a une statue, Robert Smalls. Le premier sénateur noir devrait aussi avoir une statue. Mais il est originaire du Mississippi, où cette idée ne suscite guère d'enthousiasme.

Ce qui est intéressant à mes yeux, c'est que les débats sur la Guerre civile refont presque toujours surface lorsque les Noirs se mobilisent pour défendre leurs droits. Certaines de ces statues ont été érigées en réaction au mouvement des droits civiques dans les années 1960. Et ce à quoi on assiste aujourd'hui à mon sens est une réponse au mouvement Black Lives Matter, c'est même une réponse à la victoire d'Obama ! Ceux que l'idée d'avoir un président noir dérangeait ont exhumé le débat sur la Guerre civile, et cette idée que les Blancs sont les « vrais » Américains. L'exaltation de la Confédération est vue comme un symbole de la véritable Amérique.


 Cela serait-il arrivé si Trump n'avait pas été élu ?

Trump a légitimé, normalisé ces idées qui n'avaient pas été exposées dans le débat public depuis très longtemps. Il les a banalisées, à la fois dans ses discours et en nommant des gens comme Steve Bannon à la Maison-Blanche. Et si les républicains ont été peu nombreux à prendre leurs distances avec Trump pendant la campagne, c'est que sa stratégie politique consistant à flirter avec l'extrême droite s'inscrit dans la continuité de celle du parti depuis cinquante ans.

La question des droits des Noirs, qui avait été transpartisane jusque dans les années 1960, s'est brusquement polarisée avec le mouvement des droits civiques. Le conservateur Barry Goldwater a pour la première fois gagné dans plusieurs Etats du Sud - qui étaient traditionnellement démocrates - en s'opposant au mouvement des droits civiques en 1964. Quatre ans plus tard, Nixon a repris avec succès la même stratégie. Puis Reagan a fait la même chose.

Aucun n'a tenu de propos ouvertement racistes, la tactique a consisté à utiliser des mots-clefs, comme « la loi et l'ordre », « criminalité », « drogue », « assistanat ». Il y a un sous-titre racial que tout le monde comprend, même s'il n'est pas explicite. Trump a été encore plus loin pendant la campagne, en affirmant que « les Mexicains sont des criminels », ou que « les Noirs vivent dans la pauvreté, le crime et la drogue ». Mais il a recyclé une stratégie éprouvée par le Parti républicain depuis cinquante ans, et sa victoire en est l'issue logique. Le Parti républicain a historiquement compté un grand nombre de défenseurs des droits des Noirs, à commencer par Lincoln évidemment, ou plus récemment des conservateurs comme Robert Taft ou Jacob Javits. Mais il a opéré un tournant idéologique dans les années 1960, dont Trump est l'héritier.

Que disaient les Pères fondateurs des Etats-Unis sur l'esclavage ?

Cette idée que les Noirs ne sont pas de vrais Américains a été posée lors de la fondation même de notre république. En 1790, la première loi de naturalisation affirmait déjà que « seuls les blancs » pouvaient devenir des citoyens américains par naturalisation. Et la Cour suprême a jugé que même les Noirs nés aux Etats-Unis ne pouvaient pas devenir des citoyens. Cela n'a évolué qu'après la guerre de Sécession, avec Abraham Lincoln. Mais l'idée a perduré. On la retrouve chez ceux qui ont mis en doute le certificat de naissance d'Obama, comme l'a fait Trump en 2011.

Ou dans les propos du ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur l'abrogation du programme protégeant les mineurs clandestins, accusés de prendre les emplois des Américains. On l'entend même dans les universités, en réaction aux programmes de discrimination positive. « Cette place était pour moi, untel l'a eue parce qu'il est noir. » Ce discours vise toutes les minorités, mais il trouve sa racine dans notre passé esclavagiste. Il est impossible d'avoir instauré un système aussi élaboré et puissant -4 millions d'esclaves ! - sans armure idéologique. Abolir l'esclavage ne suffit pas pour effacer le socle idéologique qui le sous-tend.

Vous diriez donc que les divisions, aux Etats-Unis, sont avant tout raciales plutôt que sociales ?

La question raciale est toujours présente, oui. Trump a bien sûr joué avec des arguments économiques au cours de la campagne : les questions raciales et migratoires, d'un côté, et le ressentiment contre les conséquences de la mondialisation, de l'autre. Et ce sont les deux sujets sur lesquels les démocrates et Hillary Clinton étaient les plus vulnérables. Les politiques économiques de Bush, de Clinton, d'Obama étaient plus ou moins les mêmes, ils promouvaient les accords de libre-échange et la mondialisation. Et les démocrates, mis à part Bernie Sanders, n'ont pas eu de réponse face aux conséquences négatives de la mondialisation. Ils ont seulement dit aux gens : « Vous avez perdu votre travail ? Allez en Californie, prenez votre ordinateur et devenez développeur. » L'opportunité était là pour Trump.

Vous avez beaucoup étudié la période de la reconstruction après la guerre de Sécession, dont les conséquences sont encore bien visibles aujourd'hui dans la société américaine. Quelles erreurs ont été commises selon vous, après la Guerre civile ?

La principale erreur est de ne pas être allé plus loin dans la protection des anciens esclaves et des descendants d'esclaves. Il y a eu un moment magnifique où la classe politique a tenté d'imposer des droits fondamentaux pour les Noirs : le droit de vote, l'éducation, etc. Mais il y a eu ensuite trop de compromis face à la pression exercée par des groupes violents, comme le Ku Klux Klan, et le gouvernement fédéral a relâché ses efforts pour protéger ces droits. Nous ne sommes pas allés jusqu'au bout du processus.

Existe-t-il toujours une division entre le « Nord » et le « Sud » ?

Quand vous regardez une carte électorale, c'est frappant : vous voyez la Guerre civile. Le Sud est républicain aujourd'hui, le reste du pays est plus partagé. Et la politique dans le Sud est toujours marquée par la division raciale : les Noirs votent démocrate, les Blancs votent républicain. L'arrivée d'Hispaniques a un peu modifié les choses, mais le schéma reste globalement le même.

Y a-t-il un problème dans la manière dont l'histoire est enseignée ?

Les Etats-Unis ne sont pas la France, c'est un pays décentralisé, l'éducation est l'affaire des Etats, il n'y a pas de programme national. Il est donc difficile de généraliser. Mais le problème, à mon sens, c'est que l'histoire n'est pas suffisamment enseignée. Beaucoup d'Etats ont réduit les connaissances requises en histoire et le temps alloué à cette matière, au bénéfice d'autres matières comme la technologie ou l'informatique. Dans les très bonnes écoles, on enseigne l'histoire, les autres se concentrent davantage sur des matières servant basiquement à trouver un travail.

L'éducation est-elle la clef pour résoudre les fractures révélées par la victoire de Trump ?

En tant que professeur, j'aurais tendance à dire oui, mais Abraham Lincoln est allé un an à l'école, en tout et pour tout, dans sa vie, même s'il s'est éduqué par lui-même. Plus que l'éducation, j'aurais tendance à parler de la responsabilité des leaders politiques. J'aimerais voir, un jour, un leader politique affronter réellement le thème des inégalités raciales dans ce pays, reconnaître que c'est un problème national et le combattre. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, évidemment. Barack Obama était dans une position difficile par rapport à cela.

Quand il pouvait le faire, on lui reprochait de parler en tant que Noir. Et en même temps, les Noirs lui ont reproché de ne pas en faire assez. Du coup, il a parlé de justice, d'inégalités, mais très peu de la question raciale. Il ne s'agit d'accuser personne, mais il faut parler de l'héritage que l'esclavage a laissé dans notre société. Le mouvement des droits civiques a créé des opportunités exceptionnelles. Sans lui, Barack Obama n'aurait sans doute pas pu aller à Harvard et devenir président. Mais il reste encore des inégalités criantes, il faut en être conscient.

Bureau de New York Elsa Conesa et Nicolas Rauline


Victor Hugo passe pour être l'auteur de l'observation selon laquelle « l'amour des Anglais pour la liberté se complique d'une certaine acceptation de la servitude d'autrui. » Si l'on réclame des preuves, c'est du côté de Domenico Losurdo qu'il faut se tourner, avec cette Contre-histoire du libéralisme qui paraît aux éditions La Découverte, traduction bienvenue d'un ouvrage italien, paru en 2006 aux éditions Laterza. Le philosophe d'Urbino, spécialiste de Hegel, nous y propose une enquête attentive sur les angles les moins flatteurs du libéralisme réel. Il insiste en particulier sur la permanence massive de pratiques attentatoires à toute liberté, dans les sociétés britanniques et américaines des XVIIIe et XIXe siècles.

Les premières révolutions « libérales » – celles d'Angleterre, d'Amérique et bien sûr, avant cela, de Hollande – ont largement renforcé l'esclavage. Bien loin de constituer une menace pour lui, leurs principes généreux l'ont conduit à son âge d'or – statistiquement visible à l'explosion du nombre d'esclaves. Domenico Losurdo parle ainsi d'un « accouchement gémellaire » du libéralisme et de l'esclavage racial. Ce thème constitue le point de départ de sa démarche qui, par un jeu serré de citations éclairées par quelques faits de contexte, nous conduit des colonies à la métropole, avant d'aborder la vision mondiale des libéraux classiques, puis de conclure par l'héritage supposé de cette vision dans les catastrophes politiques du siècle dernier.

De ces pages sombres dans l'histoire de l'Occident et de son expansion coloniale, les grandes lignes sont assez connues – derrière les principes humanistes de la « civilisation » et de la « liberté », les réalités prosaïques du mépris récurrent, de la contrainte physique et de l'exploitation pure et simple. Le travail de D. Losurdo le rappelle, mais il offre surtout une synthèse utile sur un aspect moins connu : le niveau d'assentiment, voire d'adhésion, des élites « libérales » de l'époque à ces pratiques anti-libérales. Nombre de grandes figures du pouvoir ou de la pensée confessent ici leur part d'ombre. John Calhoun, Francis Lieber, Andrew Fletcher et surtout John Locke : tous justifièrent le sort des esclaves. Washington, Jefferson et Madison en possédaient eux-mêmes. Quant à la constitution des États-Unis, elle les désigne par différentes périphrases, évoquant les « autres personnes », ou encore les « personnes soumises à des prestations de service ou de travail dans l'un des États ».

L'esclavage n'est pas seul en cause. Même dans l'ancienne métropole, cette Angleterre du XVIIIe siècle que Burke se complaît à présenter comme un paradis pour l'individu, la « pleine jouissance d'une sphère de liberté privée » n'est en fait que le privilège d'une minorité. La rafle y est un moyen ordinaire de pourvoir la marine et l'armée en « recrues ». Locke, Mandeville et d'autres auteurs avaient d'ailleurs justifié toutes sortes d'intrusions paternalistes dans la vie « privée » des classes dominées, s'agissant du sexe, de l'alcool, de la religion, des loisirs et des syndicats. Certains de ces contrôles finissent par écorner la liberté des dominants eux-mêmes, comme l'interdiction des mariages mixtes, dans l'Irlande soumise ou dans nombre d'États américains. En 1836, le président Jackson ordonne ainsi la censure postale contre toutes les publications critiques sur l'esclavage – un comble, pour un courant si prompt au pathos sur la liberté d'expression.

L'État de droit, de même, est facilement piétiné dès qu'il s'agit de lutte des classes. Ainsi, Tocqueville recommande-t-il en 1848 de fusiller sur place « tout ce qui faisait mine de se défendre » – une position qui annonce celle de Theodore Roosevelt ou, plus tard, l'indulgence pour le moins curieuse de l'ultra-libéral Ludwig Von Mises envers le fascisme italien. La pénalisation du vol, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, revêt quant à elle l'allure d'un véritable terrorisme préventif, où le culte sacrificiel de la propriété prime nettement sur les droits de la défense.

Plus dérangeante, vue d'après 1945, est la concomitance que Domenico Losurdo expose entre l'émergence des sociétés libérales et la montée en puissance d'une grille d'analyse racialiste, en politique intérieure comme dans les relations internationales. Sur les rejetons de l'Empire britannique, en Afrique du Sud ou en Virginie, la démocratie s'est bien souvent renforcée contre la figure de « races » jugées inférieures. Dans cette démocratie restreinte, une Herrenvolk democracy fondée sur l'idée d'un « sang de la liberté », la « liberté » des États devient un moyen de réduire à peu de chose celle des Noirs ou des Amérindiens.

On rejoint ainsi la thèse de Hannah Arendt, qui voyait dans les « massacres administratifs » de l'Empire victorien la matrice des génocides modernes et de leur processus de déshumanisation des minorités. Viennent à l'appui de cette théorie l'aura du Ku Klux Klan auprès des nazis allemands, ou encore les règles d'appartenance raciale en vigueur dans le sud états-unien ségrégationniste, qui définissent le statut de Noir comme une contamination (par le biais de la one-drop rule, annonciatrice des funestes critères de « judaïté »). La discrimination est aussi la règle dans l'ancienne métropole : à Oxford et Cambridge, par exemple, l'ouverture des postes enseignants à toutes les confessions religieuses n'interviendra qu'en 1871, tandis que le grand premier ministre libéral Disraeli considère quant à lui la « race » comme la « clé de l'histoire ».

Dans le sud des États-Unis, le démantèlement légal de cette ségrégation sera très tardif. D. Losurdo semble n'y voir qu'une ruse stratégique, dans le contexte de la guerre froide. Il produit pour cela une lettre de 1952 du ministre de la Justice à la Cour suprême. À propos d'une affaire en cours sur l'intégration dans les écoles publiques, le ministre, implicitement, met en garde les magistrats sur l'enjeu du rayonnement moral auprès des Nations montantes du tiers-monde, courtisées par l'URSS. Il rappelle à ce sujet que la ségrégation raciale « suscite des doutes, y compris parmi les nations amies, sur l'intensité de notre dévotion à la foi démocratique ».

Au final, cette Contre-histoire du libéralisme apporte un dossier très lourd au passif de l'idéologie de la liberté, qui domine notre politique encore aujourd'hui. L'ampleur des textes mobilisés dans ce but se paie d'un certain nombre de répétitions dans les thèmes, probablement inévitables. On pourra cependant regretter l'absence d'index thématique ou nominal. Plus fondamentalement, certains éléments de ce réquisitoire sont moins convaincants. Le rapprochement de 1776, 1861 et 1914 présentés comme les rejeux d'une tendance supposée à la guerre civile à outrance au sein d'une aire anglo-allemande encline à se croire supérieure et prédestinée à la liberté, constitue en particulier une sériation assez artificielle, qui accumule davantage qu'elle n'explique.

De même, l'analyse tend parfois à se construire uniquement autour de la catégorie intellectuelle de libéralisme, au détriment d'autres effets possibles, celui des processus historiques, comme celui des traditions politiques nationales. Le poids écrasant dans le matériau des références anglo-saxonnes rend ainsi difficile de distinguer ce qui est vraiment propre au libéralisme de ce qui relève peut-être d'une tradition politique anglaise d'indifférence aux valeurs d'égalité. Cette variable vient d'autant plus à l'esprit que le livre relève lui-même un net contraste avec les mondes libéraux français et latino-américains. Devant cette association systématique du libéralisme et des pires réalités de l'époque, on peut aussi regretter le silence (à quelques allusions près, pour Adam Smith et J. S. Mill) concernant les nombreux libéraux qui dénoncèrent ces pratiques, mais aussi rappeler le rôle actif de certains courants opposés au libéralisme pour les promouvoir.

À ces nuances près, le sens des évènements corrobore nettement la thèse du livre : l'époque de l'ascension libérale fut aussi celle du déclin de nombreux droits individuels, en lien avec des préjugés de caste et des intérêts. Ce travail historique implacable rend raison du mythe de l'idéalisme – la vision du libéralisme comme un mouvement moral, uniquement préoccupé par l'application d'une doctrine généreuse et universelle. Domenico Losurdo le définit plutôt comme « la conscience de soi d'une classe de propriétaires d'esclaves ou de serviteurs, qui se forme au moment où le système capitaliste commence à émerger ».

À la première dispute, les libéraux de l'époque n'avaient d'ailleurs pas été longs à se dire leur vérité. On apprend ainsi que John Millar, un représentant des Lumières écossaises, disciple d'Adam Smith, s'amusait en 1771 des grands discours des colons d'Amérique autour de leur « liberté » foulée par la Couronne, venant de gens qui vivaient essentiellement de l'esclavage : « Le hasard n'a peut-être pas produit une situation plus capable que celle-ci de ridiculiser une hypothèse libérale ou de montrer combien peu la conduite des hommes est, au fond, orientée par quelque principe philosophique. »
 
Référence électronique:

Jérémy Perrin, « Domenico Losurdo, Contre-histoire du libéralisme », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique [En ligne], 122 | 2014, mis en ligne le 14 mars 2014, consulté le 21 juin 2019.

URL : http://journals.openedition.org/chrhc/3342

LA BANQUE DE FRANCE FUT CREE AVEC L'ARGENT DE L'ESCLAVAGE

pyepimanla-histoire 12 Mai 2016

Les colons du Nouveau Monde français ont dépassé les Américains dans leur avidité pour le travail des esclave. Lorsque les États-Unis ont acquis la Louisiane à la France, le premier gouverneur envoyé de Washington a rendu compte que : " Aucun sujet semble être aussi intéressant pour les esprits des habitants de toutes les régions du pays que j'ai visités que celui de l'importation de brutes nègres d'Afrique. cette autorisation serait aller plus loin avec eux, et de mieux concilier le gouvernement des États-Unis, que tout autre privilège qui pourrait être étendu à ce pays .... ouvriers blanc, disent-ils, ne peuvent pas être fait dans ce climat malsain. "

Intrus français avaient sauté dans le commerce des esclaves africains de l'Atlantique au début du 16ème siècle, un siècle avant le premier Yankee ne fasse voile pour l'Afrique. Près de 200 navires à destination de la Sierra Leone ont navigué de trois ports normands entre 1540 et 1578.

Un renégat portugais, naviguant sous pavillon français comme Jean Alphonse, a été l'un des pionniers de la mise en place du "commerce triangulaire" entre l'Afrique, le Nouveau Monde et l'Europe. Le gouvernement français a cherché à promouvoir des économies de plantation dans ses colonies des Antilles. Avec un capital, au crédit, à la technologie - et les esclaves - empruntés aux Pays-Bas, ces îles ont commencé à prospérer en tant que centres d'exportation de sucre.


Les Hollandais établi le premier succès moulin à sucre françaises en 1655. Par 1670, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Christophe avait 300 exploitations sucrières. Réalisant que l'esclave était la clé pour cela, le monopole de la Compagnie des Indes Occidentales, en grande partie financé par l'Etat, a été organisé en 1664.

Une flotte française a pris de nombreuses usines aux Néerlandais à Goré et la Sénégambie dans les années 1670. En 1672, le gouvernement français a offert une prime de 10 livres par esclave transporté vers les Antilles françaises. Cela a entraîné la formation d'une deuxième société de monopole, la Compagnie du Sénégal fondée en 1673. En 1679 elle comptait 21 navires en service .

Totaux de l'esclavage français au 17ème siècle étaient inférieurs à ce qu'ils auraient pu être en raison de l'incompétence, de faillites, et la mauvaise gestion et les règles strictes royales sur l'achat ou vente à d'autres empires. En 1720, cependant les négociants privés français avaient brisé les monopoles et la traite des esclaves explosé sous le drapeau français .

Au cours des seules années 1730, les Français ont expédié probablement plus de 100.000 esclaves d'Afrique. Le gouvernement a augmenté la prime par esclave livré à 100 livres, et en 1787 haussé à nouveau à 160 000. Par les années 1760, le nombre moyen de navires esclavagistes qui quittent les ports français était de 56 par an, ce qui ne ressemble pas à un grand nombre, mais ils étaient gros navires, en moyenne 364 esclaves par bateau. Les cortège d'horreurs de la traversée, bien sûr, ont été multipliées dans les plus gros navires. En 1767, le français a dépassé la Colombie dans la production de sucre pour la première fois .

Publié par pyepimanla-histoire

source: Site histoire des Antilles et de l'Afrique

Bénin: une base de données en ligne pour voir la liste de tous les déportés en esclavage

Par Paul Arnaud DEGUENON le 4 Avr 2018 à 02: 55 Dernière mise à jour 12 Mai 2018 à 12: 15

Réalisée par l'association « symbole-amitié », cette base de donnée permet non seulement de rendre un nom, une identité, une histoire, presque un visage à des milliers de déportés, mais aussi d'établir un lien solide avec des noms antillais datant de l'abolition de l'esclavage.

Elle est constituée de plusieurs milliers de noms d'Africains déportés en esclavage, principalement au XIXème siècle, depuis les anciens ports de traite de la côte béninoise (Ouidah, Porto Novo, etc.) Selon les auteurs, la réalisation de cette base de donnée unique et inédite au Bénin est basée sur leur volonté de sonder la mémoire africaine qui repose sur la tradition orale en allant à la rencontre de la population âgée des villages. « Nous avons choisi de faire confiance à ces vieillards, de faire confiance aux techniques ancestrales de transmission orale, tout en nous appuyant sur un questionnaire le plus complet possible », ont-ils fait savoir sur leur site.

Elle accessible directement à partir de ce lien: Consulter la base de donnée

[bs-quote quote= »Au cours de cette enquête, nous avons rencontré 6503 vieillards de 65 à 92 ans, et parcouru 423 villages dans 6 départements du Bénin. 92% de la population interrogée, hommes et femmes, est adepte de divinités. Une partie d'entre eux exercent de hautes fonctions soit en tant que patriarche, soit en tant que chef de culte, soit en tant que tête couronnée. La majorité d'entre eux a reconnu l'intérêt du projet qui, par la même occasion, leur a permis de réactualiser des événements très anciens auprès des jeunes générations. » style= »style-6″ align= »center » author_name= »Les auteurs de la base de donnée »][/bs-quote]

Sur le plan émotionnel, enquêteurs et enquêtés ont ressenti et partagé des moments de joie et de peine au cours des récits. Un certain nombre d'entre les vieillards ont été envahis par l'émotion, soupçonnant que l'esclavage aura été la cause probable du dépeuplement de leurs collectivités. Au bout de plusieurs mois d'enquête sur le terrain (un travail de longue haleine dans des conditions d'hygiène et de confort difficiles), nous sommes parvenus à compiler, formulaire après formulaire, des dizaines de milliers de données recueillies sous la forme de cette base de données.

Nous avons eu l'opportunité de visiter des lieux sacrés tenus secrets suivant l'ordre de nos guides, ce qui fut pour nous l'occasion d'en apprendre davantage sur les techniques de la conservation de la mémoire. Cette base n'est pas exhaustive et, tant qu'il reste à faire, rien n'est fait, dit-on, raison pour laquelle nous sommes ouverts à toute personne désireuse de venir en aide à ce projet. Nous serions également heureux d'apprendre que nos découvertes ont servi d'outils à d'autres chercheurs, ou de pistes aux fils et aux filles descendants des déportés qui sont à la recherche de leurs racines africaines.

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