• Font size:
  • Decrease
  • Reset
  • Increase

Articles

La Drapétomanie ou « la maladie du Neg Mawon »

Prologue: 

Dans un de nos récents articles intitulé L'impérialisme scientifique ou l'apartheid médical, nous avons mis en lumière le cynisme de la «science médicale» qui vole au secours de l'idéologie esclavagiste pour tenter de justifier la ''supériorité'' de la ''race blanche'' sur la ''race noire''. La ''Drapétomanie'' est le parangon de l'idéologie Négrophobie. Nous remercions le frère de combat Franswa Makandal dans son brillant article traitant de la question. Nous avons choisit de publier l'intégralité de sa publication.

QU'EST-CE QU'UN NEG' MARRON ? 

Appelés Nègres Marrons, neg'marron, neg'mawons, ou cimarron, ils étaient aux Antilles, aux Amériques, et dans les Mascareignes (La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues), dans toutes les terres d'esclavage Les actuels descendants des neg'marrons sont basés aujourd'hui au Brésil, au Guyana, au Surinam (les Djukas, les Aucans, Kwinti, Matawi, Paramaccans et Saramaccans), en Guyane (les Aluku ou Bonis, les Saramakas), en Colombie, au Honduras, et à la Jamaïque. Certains Jamaïcains parlent encore d'anciens dialectes africains tel le coromanti (Tiré du nom de la ville côtière ghanéenne « Kormantse »).

Etymologie : du mot espagnol cimarrón : « vivant sur les cimes »; (cima = cime) c'est un mot découlant de la culture des Arawaks, qui désigne des animaux qui de domestiques retournent à l'état sauvage comme le cochon. À partir de 1540, ce terme désigne les esclaves fugitifs. Ce terme sera initialement appliqué aux Indiens fugitifs et finira par désigner peu à peu le sauvage, celui qui retourne vers l'état de nature. Un contingent d'hommes et de femmes noirs esclaves cachés dans la forêt ou les montagnes, qui avaient pour but d'échapper aux esclavagistes et de libérer ceux restés dans les plantations.

Ils n'hésitaient pas à incendier les plantations, tuer, à littéralement décimer tout un village de Blancs, si nécessaire et surtout pour la survie des leurs. Dans les cas où ils étaient retrouvés, ces esclaves fugitifs étaient battus à mort ou mutilés devant leurs frères pour les empêcher de courir à nouveau. Certaines des parties du corps des mutilés faisaient office de décoration chez les blancs esclavagistes ; cela leur permettaient de dissuader de façon concrète les autres esclaves souhaitant rejoindre les Marrons...Car le Neg'Marron est celui qui résiste et qui veut transmettre son héritage africain à ses frères en captivité.

Imhotep

imhotep imhotep2 

Pour soutenir nos efforts

Faites un don à l'institut Per aâ n Imhotep pour soutenir nos efforts.

Amount: 

devenir-membre-home