Le griot : le porteur de la parole en Afrique noire profonde - Page 5

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Qui part dire au sultan Seydou Djimoulu de Foumban que tout est resté changer si bien que le chef lance le cri de ralliement sur la place du marché et le peuple ne répond pas!!!!

Qui part dire aux Fons Abumbi I et II de Bafut que le derrière est resté devenir n'importe quoi si bien que l'administration a cousu les tenues aux chefs, a fabriqué d'autres chefs et les a classé en premier, deuxième, troisième, quatrième degré!!!!

Qui part dire au FO'O Pag Ndon de bouroukou que tout est resté se gâter si bien que le FO'O mange le taro sans viande?

Qui part dire à FO'O kamwa de Baham, à FO'O Fotso de Batoufam que tout resté se gâter au point où le FO'O porte lui même sa peau de panthère pour aller danser sur la place du marché, le temps est si mauvais qu'on traverse le cour d'eau avec le veuvage!!!!

Qui part dire a FO'O Naoussi de Bamougoum que l'eau est resté partir en montant si bien que le fils aîné considéré comme l'ami du père succède au père, l'enfant né hors de la peau de panthère est entrain de discuter la succession.

Qui part dire a FO'O Tchumtchoua de Bafoussam que tout est resté se gâter si bien que pendant la danse le FO'O lance la queue de cheval et personne n'attrape !!!

Qui part dire a FO'O Kemajou de Bangou, à FO'O Happy de Bana que le temps est resté changé de pieds de chaussure si bien que le coq a chanté en plein jour et les * enfants des animaux* se sont mêlés des choses de la chefferie.

Qui part dire a FO'O Djoumessi Mathias de Dschang que le derrière est pourri au point où le chef enlève chapeau, bracelets, tous ses attributs, porte le tricot d'un parti politique, abandonne son palais, son trône et se retrouve au quartier à se battre dans une campagne électorale contre une partie de son peuple.

Qui part dire à tous ceux avec qui nous étions et qui sont parti que tout est tellement gâté au point où les successeurs par des comportements déplorables ont chassés "Dieu" des lieux sacrés, les parents coupent la bière avec les enfants, les élèves tuent leurs enseignants, les parents enterrent les enfants et voient leurs malchances deux fois.

Que chacun sache qu'il paiera un jour le prix de tout le mal qu'il a fait à ce pays, les pleurs de ce peuple qui ne demande qu'un minimum d'attention ne peuvent pas se verser gratuitement. Ne soyez pas tellement rassasié aujourd'hui au point d'oublier que demain un autre jour se lèvera. Rassurez-vous que le nœud que vous faites la vous serez capable de défaire vous même demain lorsqu'on vous invitera a le faire.

Le peuple crie, pleure ,vous restez insensible que ce n'est pas un homme et une femme qui vous avaient aussi accouché? On a fendu un arbre et vous êtes sorti dedans?

Pour ma part, j'ai vu et je continue à voir. J'ai vu ceux qui partaient, j'ai vu ceux qui revenaient . Ils m'ont menacés, m'ont torturés, j'ai mangé les cacas pour ce pays, j'ai jamais désespéré et jusqu'aujourd'hui je ne désespère pas.

Je prie les Dieux de ce pays, je prie mes ancêtres afin qu'ils touchent le coeur de tous ceux qui sont habités par des mauvais esprit de méchanceté afin qu'ils comprennent que le Cameroun est au dessus de leurs calculs et intérêts, que nous passerons tous mais que le Cameroun restera et qu'il est urgent que chacun se concerte avec son coeur afin que nous pensons un nouveau Cameroun que nous transmettrons aux générations futures.

Chacun doit œuvrer à son niveau pour la paix dans ce pays et cela doit se faire dans la vérité car on n'enterre pas la pierre au sol et malheur a tous ceux qui mangent la sauce dans 2 canaris

Pour ceux qui font encore semblant d'ignorer, dans nos traditions, on dit " Fo'o peue Sii', FO'O avec Dieu. Ma mission est divine et j'aurai des comptes à rendre a " Si'i" et a mes ancêtres et non aux humains!

Fo'o Sokoudjou ce 6 février 2020, An 67 de mon règne , depuis son palais a Bamendjou


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